Carte de l'éducation prioritaire
Posée le 08/05/2025 • Ministère interrogé : Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche
Olivier Paccaud Les Républicains
Sénateur — Oise
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/05/2025
M. Patrick Mignola, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Monsieur le sénateur Paccaud, je vous prie d'excuser l'absence de Mme la ministre d'État, qui aurait voulu vous remercier d'avoir mis votre puissance rhétorique, parfois dans la langue de Shakespeare,...
M. Olivier Paccaud. Yes ! (Sourires.)
M. Patrick Mignola, ministre délégué. ... au service du plus beau combat, le plus grand qui vaille dans la République. Pour reprendre une phrase que répète régulièrement le Premier ministre : « La naissance ne peut pas être un verdict. »
Que l'on soit né en zone d'éducation prioritaire, donc en zone urbaine dense, ou en zone rurale, le rôle de l'éducation prioritaire et des 2,6 milliards d'euros qui sont consacrés à cette politique publique doit en effet être revisité, sur la base à la fois de ce que la Cour des comptes a constaté et du travail qui est actuellement réalisé je puis vous le confirmer au sein du ministère de l'éducation nationale.
En effet, nous pouvons relever que le dédoublement des classes de grande section de CP et CE1 a été réalisé et qu'il a commencé à produire des effets positifs à certains endroits. Pour autant, les politiques d'évaluation doivent être approfondies, et il faut effectivement mettre à l'ordre du jour la révision de la carte de l'éducation prioritaire, qui date de 2014.
C'est bien le travail qui est actuellement mené au sein du ministère de l'éducation nationale. Il sera partagé je peux en prendre l'engagement ici au nom de Mme la ministre d'État, sous l'autorité du Premier ministre avec les parlementaires et les élus locaux.
M. le président. La parole est à M. Olivier Paccaud, pour la réplique.
M. Olivier Paccaud. Je me félicite de cette nouvelle.
La procrastination n'est jamais la solution. Vous connaissez, je pense, la célèbre formule du docteur Henri Queuille, qui a siégé dans cet hémicycle : « Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Puisse-t-elle ne pas être la devise du ministère de l'éducation nationale ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
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