Suppression de l'aide au recrutement en contrat de professionnalisation
Nathalie DelattreRDSE
Sénatrice — Gironde
La question
Mme Nathalie Delattre appelle l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé et des solidarités sur le projet de décret qui vise à supprimer l'aide au recrutement en contrat de professionnalisation dès le 1er mai 2024. Dans le cadre de la réduction des dépenses liées à l'apprentissage, l'annonce de la suppression de l'aide à l'embauche pour les contrats de professionnalisation suscite de nombreuses inquiétudes parmi les partenaires sociaux. Au premier rang de ces instances sociales, la confédération générale des petites et moyennes entreprises redoute que la suppression d'une telle aide entraîne une diminution drastique de la conclusion de ce type de contrats. S'il est nécessaire de réaliser des économies, elle souhaite l'interroger sur la pertinence d'une telle suppression. En effet, les contrats de professionnalisation offrent souvent l'opportunité à des jeunes inactifs d'intégrer le marché de l'emploi. Les petites et moyennes entreprises bénéficient de cette facilité de trésorerie, qui renforce l'activité et l'attractivité économique sur l'ensemble du territoire. Il y a lieu de s'interroger sur la suppression de cette aide économique et l'impact à moyen et long termes sur les finances publiques et la mise en emploi, impact bien plus conséquent que l'économie de 200 millions d'euros souhaitée par le Gouvernement. Elle lui demande de bien vouloir la rassurer quant à ses intentions sur la remise en cause de cette aide économique mais surtout professionnalisante, et l'évaluation de son impact.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Nathalie Delattre
Inscription à l'ordre du jour du projet de loi DDADUE et avenir du bioéthanol d'origine viticole
Déploiement effectif du dispositif permettant aux infirmiers d'établir les certificats de décès
Renforcement de la prévention et de la prise en charge de l'anorexie mentale
Déremboursement des prescriptions des médecins exerçant en secteur 3