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GOUV

Projet de loi de finances pour 2026

Projet de loi Partiellement conforme

Les rapports parlementaires sur ce texte

Répartition des amendements

Par statut
A_DISCUTER 47 DISCUTE 405 EN_TRAITEMENT 178 IRRECEVABLE 96 IRRECEVABLE_40 73 NON_RENSEIGNE 7 RETIRE 17
Tous les groupes

Amendements (823)

Art. ART. 23 14/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 4 14/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

La référence au chiffre d’affaires pour déterminer le champ d’application de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises aboutit à toucher plus durement les entreprises ayant une forte activité sur le territoire français alors même que ce sont celles qui contribuent le plus à l’économie locale et nationale, et qui sont les plus fortes contributrices à l’impôt sur les sociétés en France.

Le présent amendement permet aux entreprises ayant choisi de maintenir leur activité sur le territoire français de bénéficier d’une diminution du montant de cette contribution en fonction de leur contribution à l’effort national.

Cette réduction dépend de la proportion du chiffre d’affaires réalisé sur le territoire français par rapport au chiffre d’affaires total du redevable ou de son groupe, étant précisé qu’elle ne s’applique que pour les groupes qui réalisent au moins 50 % de leur chiffre d’affaires mondial en France.

Lorsque l’entité appartient à un groupe GloBE, la notion de groupe retenue pour le calcul de cette réduction, est celle utilisée pour les besoins de la réglementation Pilier 2 de l’OCDE applicable en France, à la suite de la transposition par la loi de finances pour 2024 de la directive européenne (UE)2022/2523 du 15 décembre 2022

Dispositif

Compléter cet amendement par les quatre alinéa suivant : 

« III. – Le V est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les redevables qui réalisent une part majoritaire de leur chiffre d’affaires en France bénéficient d’une réduction du montant de la contribution exceptionnelle et déterminée en fonction de la proportion du chiffre d’affaires réalisé en France par rapport au chiffre d’affaires total réalisé en France et hors de France.

« Le taux de cette réduction est fixé par décret.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 36 14/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Ce sous-amendement vise à exclure la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques du plafonnement des taxes affectées proposé par l'amendement du groupe Les Démocrates.

Si l'instauration d'un plafond de rendement peut se justifier sur les taxes dont le dynamisme n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires, tel n'est pas le cas des sociétés mères des courses hippiques.

Comme l'a souligné l’Inspection Générale des Finances dans un récent rapport, la filière française des courses hippiques traverse aujourd’hui une crise économique sans précédent. Les sociétés de courses sont en effet confrontées à une diminution drastique de leurs ressources : en une dizaine d’années, le PMU a perdu la moitié de ses clients notamment en raison d'une concurrence accrue, liée au développement des jeux et paris en ligne ainsi qu'aux évolutions des pratiques de jeu.

Le risque que la tendance à la baisse des enjeux du pari hippique se poursuive durablement a ainsi été soulevé par l'IGF.

Pourtant, la filière équine dans son ensemble génère 11 milliards d'euros de flux financiers et près de 66 000 emplois en activité principale, dont 29 000 dans le secteur des courses hippiques selon les chiffres de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE).

Par ailleurs, les sociétés mères de la filière, qui agissent de manière associative, se sont vu confier par l’État des missions de service public d’amélioration de l’espèce équine, de formation, de promotion de l’élevage et de développement rural. Au confluent des politiques d’aménagement du territoire, de développement rural et d’emploi, le secteur repose ainsi sur un modèle unique: les ressources issues des paris permettent de soutenir la filière hippique française en finançant les courses et l’élevage. Ainsi, grâce à ce modèle, la filière hippique est autonome financièrement. Elle redistribue tous ses revenus aux acteurs agricoles qui la composent et contribue significativement au budget de l’Etat, à hauteur de 825 millions d’euros en 2023, ainsi qu’à l’économie des territoires.

Ce modèle économique essentiel et vertueux pour les mondes agricole et rural, crée toutefois une forte interdépendance entre le niveau des recettes des courses et des paris et la capacité des sociétés mères à financer la filière et remplir correctement ses missions de service public.

Dès lors, limiter le rendement de la redevance sur les paris hippiques priverait la filière de moyens vitaux et pourrait, en l’absence d’autres financements, mettre en péril son avenir.

C'est la raison pour laquelle ce sous-amendement vise à sortir la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques - France Galop et la Société d'Encouragement à l'élevage du Trotteur Français (SETF) - du plafonnement des recettes prévue par l'amendement n°3104.

Dispositif

Supprimer les alinéas 177 à 180.

Art. ART. 23 14/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 36 14/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Ce sous-amendement vise à exclure la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques du plafonnement des taxes affectées proposé par le rapporteur général.

Si l'instauration d'un plafond de rendement peut se justifier sur les taxes dont "le dynamisme n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires", pour reprendre les termes de l'exposé des motifs de l'amendement du rapporteur, tel n'est pas le cas des sociétés mères des courses hippiques.

Comme l'a souligné l’Inspection Générale des Finances dans un récent rapport, la filière française des courses hippiques traverse aujourd’hui une crise économique sans précédent. Les sociétés de courses sont en effet confrontées à une diminution drastique de leurs ressources : en une dizaine d’années, le PMU a perdu la moitié de ses clients notamment en raison d'une concurrence accrue, liée au développement des jeux et paris en ligne ainsi qu'aux évolutions des pratiques de jeu.

Le risque que la tendance à la baisse des enjeux du pari hippique se poursuive durablement a ainsi été soulevé par l'IGF.

Pourtant, la filière équine dans son ensemble génère 11 milliards d'euros de flux financiers et près de 66 000 emplois en activité principale, dont 29 000 dans le secteur des courses hippiques selon les chiffres de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE).

Par ailleurs, les sociétés mères de la filière, qui agissent de manière associative, se sont vu confier par l’État des missions de service public d’amélioration de l’espèce équine, de formation, de promotion de l’élevage et de développement rural. Au confluent des politiques d’aménagement du territoire, de développement rural et d’emploi, le secteur repose ainsi sur un modèle unique: les ressources issues des paris permettent de soutenir la filière hippique française en finançant les courses et l’élevage. Ainsi, grâce à ce modèle, la filière hippique est autonome financièrement. Elle redistribue tous ses revenus aux acteurs agricoles qui la composent et contribue significativement au budget de l’Etat, à hauteur de 825 millions d’euros en 2023, ainsi qu’à l’économie des territoires.

Ce modèle économique essentiel et vertueux pour les mondes agricole et rural, crée toutefois une forte interdépendance entre le niveau des recettes des courses et des paris et la capacité des sociétés mères à financer la filière et remplir correctement ses missions de service public.

Dès lors, limiter le rendement de la redevance sur les paris hippiques priverait la filière de moyens vitaux et pourrait, en l’absence d’autres financements, mettre en péril son avenir.

C'est la raison pour laquelle ce sous-amendement vise à sortir la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques - France Galop et la Société d'Encouragement à l'élevage du Trotteur Français (SETF) - du plafonnement des recettes prévue par l'amendement n°2188.

Dispositif

Supprimer les alinéas 177 à 180.

Art. ART. 23 14/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Ce sous-amendement procède à des aménagements rédactionnels. Il vise à corriger une erreur de rédaction du présent amendement, qui taxait le CBD à hauteur de 51,4%, à rebours de la volonté originelle de l’amendement.

Dispositif

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« ou des substances autres que le tabac susceptibles d’être fumées ».

II. – En conséquence, substituer à l’alinéa 3 les quatre alinéas suivants :

« II. – En conséquence, à l’alinéa 23, substituer aux mots :

« produits susceptibles d’être fumés ou inhalés après avoir été chauffés » 

les mots :

« tabacs manufacturés ».

III. – Compléter cet amendement par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 23 14/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 4 14/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Ce sous-amendement vise à interpeler sur la nécessité d'atténuer pour les entreprises le choc de cette surtaxe qui devait être exceptionnelle lors de sa création l'année dernière. Il divise les taux par deux.

Dispositif

I. – À l’alinéa 15, substituer au taux : 

« 18 % »

le taux :

« 9 % ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 18, substituer au taux : 

« 33 % »

le taux :

« 16,5 % ».

III. – Compléter cet amendement par l’alinéa suivant : 

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 23 14/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 23 14/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 4 13/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs


La référence au chiffre d’affaires pour déterminer le champ d’application de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises aboutit à toucher plus durement les entreprises ayant une forte activité sur le territoire français alors même que ce sont celles qui contribuent le plus à l’économie locale et nationale, et qui sont les plus fortes contributrices à l’impôt sur les sociétés en France.

Le présent amendement permet aux entreprises ayant choisi de maintenir leur activité sur le territoire français de bénéficier d’une diminution du montant de cette contribution en fonction de leur contribution à l’effort national.

Cette réduction dépend de la proportion du chiffre d’affaires réalisé sur le territoire français par rapport au chiffre d’affaires total du redevable ou de son groupe, étant précisé qu’elle ne s’applique que pour les groupes qui réalisent au moins 50 % de leur chiffre d’affaires mondial en France.

Lorsque l’entité appartient à un groupe GloBE, la notion de groupe retenue pour le calcul de cette réduction, est celle utilisée pour les besoins de la réglementation Pilier 2 de l’OCDE applicable en France, à la suite de la transposition par la loi de finances pour 2024 de la directive européenne (UE)2022/2523 du 15 décembre 2022.

Dispositif

Compléter cet amendement par les dix alinéas suivants : 

« III. – Le V est complété par neuf alinéas ainsi rédigés :

« Les redevables qui réalisent une part majoritaire de leur chiffre d’affaires en France bénéficient d’une réduction du montant de la contribution exceptionnelle déterminée en fonction de la proportion du chiffre d’affaires réalisé en France par rapport au chiffre d’affaires total réalisé en France et hors de France.

« Le taux de cette réduction est déterminé comme suit :

« – 10 % de la contribution exceptionnelle lorsque le chiffre d’affaires réalisé en France est supérieur à 50 % et inférieur à 70 % du chiffre d’affaires total réalisé en France et hors de France ;

« – 15 % de la contribution exceptionnelle lorsque le chiffre d’affaires réalisé en France est supérieur à 70 % et inférieur à 90 % du chiffre d’affaires total réalisé en France et hors de France ;

« – 20 % de la contribution exceptionnelle lorsque le chiffre d’affaires réalisé en France est supérieur à 90 % du chiffre d’affaires total réalisé en France et hors de France.

« Cette réduction est déduite du montant de la contribution exceptionnelle due en application des dispositions du I au IV du présent article 48.

« Pour le calcul de cette réduction :

« – Le numérateur est constitué par le chiffre d’affaires réalisé en France au sens du II par le redevable. Par exception, lorsque l’entité appartient à un groupe au sens du 26° de l’article 223 VK du code général des impôts, le chiffre d’affaires à prendre en compte dans le numérateur est celui réalisé en France par l’ensemble des entités appartenant au groupe.

« – Le dénominateur est constitué par le chiffre d’affaires réalisé en France au sens du II par le redevable, majoré du chiffre d’affaires réalisé hors de France par le redevable. Par exception, lorsque l’entité appartient à un groupe au sens du 26° de l’article 223 VK du code général des impôts, le chiffre d’affaires à prendre en compte dans le dénominateur est le chiffre d’affaires total réalisé en France et hors de France par l’ensemble des entités appartenant au groupe. »

La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

 
 

Art. ART. 4 13/01/2026 NON_RENSEIGNE
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Art. APRÈS ART. 12 12/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 4 12/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Ce sous-amendement vise à interpeler sur la nécessité d'atténuer pour les entreprises le choc de cette surtaxe qui devait être exceptionnelle lors de sa création l'année dernière. Il divise les taux par deux.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 5, substituer au taux :

« 10,3 % »,

le taux :

« 5,15 % ».

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 6, substituer au taux :

« 20,6 % »

le taux :

« 10,3 % ».

 

Art. ART. 4 12/01/2026 NON_RENSEIGNE
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Art. ART. 25 SEXDECIES 12/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Toute politique de taxation de l’alcool n’est efficace que si elle produit un effet réel sur les comportements de consommation. La différenciation envisagée entre alcools produits localement et alcools importés peut modifier les arbitrages des consommateurs sans nécessairement réduire les volumes consommés, ce qui en affaiblirait l’impact sanitaire nonobstant les impacts économiques et sociaux. C’est pourquoi une étude d’impact sanitaire approfondie est indispensable afin d’évaluer les effets de la mesure sur l’alcoolisation, les hospitalisations, les violences et les parcours de soins.

L’étude d’impact économique est intégrée à cette évaluation dans une logique subordonnée : elle vise à s’assurer que la politique de santé publique déployée ne crée pas d’effets de contournement ou de déséquilibres contre-productifs sur les plans économiques et sociaux qui viendraient, in fine, nuire à l’objectif sanitaire poursuivi.

Dispositif

Compléter cet article par les sept alinéas suivants :

« III – L’entrée en vigueur du présent article est subordonnée à la réalisation d’une étude d’impact sanitaire et comportementale portant sur les effets de la majoration des tarifs des alcools et qui évalue :

« – Les niveaux et les modalités de consommation ;

« – les ventes, les reports de consommation et les substitutions entre catégories de boissons alcoolisées ;

« – les indicateurs précoces de dommages sanitaires et sociaux liés à l’alcool, notamment les passages aux urgences, les signalements de violences intrafamiliales et les mesures de protection de l’enfance.

« Cette étude d’impact intègre également une analyse économique précise visant à identifier les effets de la majoration sur la production et la consommation des alcools produits localement et sur la consommation des alcools importés en vue de garantir l’efficacité des objectifs de santé publique.

« Elle est remise dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi.

« Un dispositif d’évaluation pluriannuelle est mis en place afin de mesurer dans le temps les effets de la mesure sur la morbidité, la mortalité et les pathologies liées à l’alcool. »

Art. ART. 25 SEXDECIES 12/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

À La Réunion, l’alcool constitue l’un des premiers déterminants évitables de mortalité, de morbidité et de violences intrafamiliales. Il pèse lourdement sur les urgences, la psychiatrie, la protection de l’enfance et les parcours de vie. Toute mesure fiscale portant sur les alcools engage donc, avant toute autre considération, une responsabilité de santé publique.

L’article 25 sexdecies entend répondre à cet enjeu par une hausse de la fiscalité sur les alcools forts.

Encore faut-il que cette augmentation soit réellement structurée comme un outil de prévention, de réduction des risques et de prise en charge des personnes en difficulté, et non comme une simple recette budgétaire supplémentaire.

Or, l’affectation du produit de cette majoration au Département de La Réunion ne permet pas aujourd’hui de garantir cette finalité. En l’état du droit, la politique de lutte contre les addictions, la prévention, le soin et la réduction des risques relèvent principalement de l’État et de l’Agence régionale de santé. Sans mécanisme de fléchage explicite, le lien entre la taxe et la politique de santé publique devient fragile, alors même que les besoins sanitaires sont massifs et documentés.

Cet amendement propose donc d’affecter le produit de la majoration de la taxe à l’ARS de La Réunion.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 10, substituer aux mots :

« au département »

les mots : 

« à l’Agence régionale de santé ».

Art. ART. 19 12/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 19 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit de porter le montant de l’Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux (IFER) applicable aux installations solaires photovoltaïques mises en service avant le 1er janvier 2021 et dont la puissance électrique installée est supérieure ou égale à 100 kWc de 8,51 € à 16,05 € par kWc, soit une hausse de 88 %.

Cela ferait une différence colossale de 400% pour le prix de l’FER entre les anciennes installations et les nouvelles.

Cette mesure aura des conséquences économiques et industrielles particulièrement lourdes pour la filière solaire, déjà soumise à une fiscalité plus élevée que les autres modes de production d’énergie décarbonée.

Faire peser rétroactivement une hausse fiscale sur des installations existantes, dont le mode de financement a été construit sur la base du taux d’IFER en vigueur lors de leur mise en service, reviendrait à remettre en cause la stabilité du cadre économique et réglementaire sur lequel repose la confiance des investisseurs, et ce pour un gain extrêmement modeste pour l’Etat, puisqu’estimé à environ 50 millions d’euros.

De plus, avec des consommations électriques qui continueront d’augmenter tendanciellement, la priorité doit aujourd’hui être de défendre un mix énergétique décarboné.

Alors que la filière solaire s’industrialise avec le développement de gigafactories et de projets hybrides (solaire + stockage), affaiblir ce secteur stratégique irait à l’encontre de nos objectifs affichés de décarbonation et de souveraineté énergétique.

Cet amendement vise donc revenir sur cette hausse rétroactive de fiscalité pour les installations photovoltaïques, et à la rendre bien plus supportable en diminuant son montant et sa durée.

Dispositif

I. – À la première phrase de l’alinéa 3, substituer à l’année : 

« 2029 » 

l’année :

« 2027 ».

II. – En conséquence, au même alinéa 3, substituer au montant :

« 7,54 € »

le montant :

« 1 € ».

III.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet amendement par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;II.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes résultant pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I< sup>er< /sup> du livre III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %.

Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf.

Dispositif

I. – Compléter l’alinéa 5 par les mots : 

« , ainsi qu’aux logements que le contribuable acquiert et qui font ou ont fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257. »

II. – En conséquence, substituer aux alinéas 17 et 18 l’alinéa suivant :

« j) Pour les logements situés en France relevant des classes énergétiques D, E, F et G, au sens de l’article L. 173‑1‑1 du code de la construction et de l’habitation, que le contribuable acquiert et qui font l’objet de travaux d’amélioration dont le montant représente au moins 20 % du prix d’acquisition du logement net de frais, et qui ont été donnés en location à titre de résidence principale à la demande du contribuable, une fraction de l’amortissement du prix d’acquisition du logement net de frais augmenté du montant des travaux. »

III. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 104 130 398 € en AE et 100 483 510 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 86 995 892 € en AE et 83 349 934 € en CP pour le programme 303 – Immigration et asile ;

– 17 134 506 € en AE et 17 133 576 € en CP pour le programme 104 – Intégration et accès à la nationalité française.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant l'adoption des crédits de la mission et le rejet de la seconde partie.

Art. ART. 65 UNDECIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« de ces organismes »,

les mots :

« des opérateurs ».

Art. ART. 10 SEPTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 septies institue un crédit d’impôt pour la gestion durable des haies qui serait largement redondant avec les aides déjà existantes :

– d’une part, le « bonus haies » prévu dans le cadre de la politique agricole commune, a été revalorisé de 7 euros à 20 euros par hectare en 2025, pour un coût supplémentaire de 20 millions d’euros ;

– d’autre part, le « Pacte en faveur de la haie » a été doté de 45 millions d’euros en crédits de paiement en 2024, de 40 millions d’euros en 2025, et devrait bénéficier de 27,9 millions d’euros en 2026 ;

– en outre, la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a créé une certification garantissant la gestion durable des haies.

Aussi, instituer un crédit d’impôt supplémentaire nuirait à la cohérence de l’action publique et entraînerait des charges administratives supplémentaires pour les exploitants agricoles tout en comportant des risques d’effets d’aubaine.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 34 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel, tenant compte de la suppression, proposée à l’alinéa 46 du présent article, du troisième alinéa du III de l’article 52 de la loi n° 2004‑1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005.

Dispositif

Après l’alinéa 46, insérer l’alinéa suivant :

« bis) Au premier alinéa du b, le mot : « quatrième » est remplacé par le mot : « troisième »

Art. ART. 3 QUINQUIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article modifie le régime de l’article 787 B du CGI en supprimant le mécanisme du pacte réputé acquis et en introduisant une exclusion ciblée liée aux opérations de family buy out, sans évaluation préalable de ses effets juridiques et économiques.

Alors que des pistes plus consensuelles existent pour renforcer le dispositif (exclusion des biens somptuaires, allongement de la durée de l’engagement individuel), cette réforme partielle et technique fait peser un risque important d’effets de bord non évalués.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 15 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article prévoit une exonération du tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers pour les vols en provenance du territoire français métropolitain ou ultramarin dont le trafic annuel est inférieur à 150 000 passagers commerciaux et qui assurent une liaison soumise à une obligation de service public en application du règlement précité du 24 septembre 2008, soit les lignes dites d’ « aménagement du territoire ».

Or, outre qu'une telle exonération doit être soumise à l'autorisation de la Commission européenne, la loi de finances pour 2025 a d'ores et déjà prévu un tarif réduit pour ces lignes, qui doit entrer en vigueur au plus tard un mois après la réception de l'autorisation de la Commission européenne. Le maintien de cet article reviendrait ainsi à prévoir deux tarifs différents pour les mêmes lignes.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 6.

Dispositif

À l’alinéa 4, supprimer les mots : 

« à compter de cette même date, et ».

Art. ART. 34 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 11, substituer au mot :

« inscrits »,

le mot :

« prévus ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 13, substituer au mot :

« inscrits »,

le mot :

« prévus ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 126 456 830 € en AE et 122 612 487 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 75 895 352 € en AE et 74 878 957 € en CP pour le programme 138 – Emploi outre-mer, dont 1 065 259 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 50 561 478 € en AE et 47 733 530 € en CP pour le programme 123 – Conditions de vie outre-mer.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 151 362 084 € en AE et 151 380 900 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 65 600 639 € en AE et 65 606 701 € en CP pour le programme 304 – Inclusion sociale et protection des personnes, dont 17 000 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 81 313 832 € en AE et 81 326 586 € en CP pour le programme 157 – Handicap et dépendance ;

– 4 447 613 € en AE et 4 447 613 € en CP pour le programme 137 – Égalité entre les femmes et les hommes.

Art. ART. 12 QUATERDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article procède à une refonte d’ampleur du régime d’imposition des plus-values immobilières, affectant simultanément les taux, les mécanismes d’abattement et les conditions d’exonération, sans garantie quant à ses effets sur le fonctionnement du marché immobilier.

Selon les conclusions de la Cour des comptes, la substitution des abattements pour durée de détention par la seule prise en compte de l’érosion monétaire conduirait, sur longue période, à un surcroît d’imposition, sans certitude quant à un effet incitatif sur les cessions.

Compte tenu de la sensibilité de ces paramètres et de l’absence d’évaluation probante des effets attendus, il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement opère deux corrections importantes :

– il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ;

– il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus.

Dispositif

I. – Compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante :

« Cette option comporte l’engagement du propriétaire de louer le logement nu à usage d’habitation principale de manière effective et continue à une personne autre qu’un membre de son foyer fiscal et qu’un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus. »

II. – En conséquence, après la première phrase de l’alinéa 12, insérer la phrase suivante :

« Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l’un des associés ou à un membre du foyer fiscal, un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus d’un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement. »

III. – En conséquence, compléter l’alinéa 24 par les mots :

« de manière effective et continue à une personne autre qu’un membre de son foyer fiscal et qu’un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus. »

IV. – En conséquence, après la première phrase de l’alinéa 25, insérer la phrase suivante :

« Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l’un des associés ou à un membre du foyer fiscal, un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus d’un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement. »

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préciser que la valeur du prix d’acquisition du logement s’entend exclusivement de la valeur hors foncier, en cohérence avec l’alinéa 7.

Dispositif

I. – À l’alinéa 10, après le mot :

« valeur »,

insérer les mots :

« hors foncier ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 23, après le mot :

« valeur »,

insérer les mots :

« hors foncier ».

Art. ART. 84 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

I. – À la première phrase, substituer au mot : 

« auraient » 

le mot : 

« ont ».

II. – En conséquence, à la seconde phrase, substituer aux mots : 

« son intégration » 

les mots : 

« l’intégration de l’agent ».

III. – En conséquence, à la même seconde phrase, substituer aux mots : 

« conformément à l’arrêté »

les mots : 

« en application de l’arrêté du 9 juillet 2025 ». 

Art. ART. 3 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article substitue à l’IFI une « contribution des hauts patrimoines » dont l’assiette et les exonérations conduisent à une contraction significative du nombre de redevables et du rendement de l’impôt, sans garantir une meilleure efficacité économique.

Le relèvement du seuil d’assujettissement à 2,57 millions d’euros exonérerait près des deux tiers des contribuables actuellement soumis à l’IFI et entraînerait une perte de recettes estimée à 600 millions d’euros, les placements financiers à moyen et long termes étant exclus de l’assiette.

En outre, le critère d’imposition retenu, fondé sur une distinction imprécise entre patrimoines productifs et improductifs, soulève des interrogations constitutionnelles au regard de l’exigence d’un critère objectif et rationnel, justifiant la suppression de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 3 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer la restriction du régime fiscal du Plan épargne retraite (PER).

L'examen au Sénat a conduit à restreindre le bénéfice des avantages fiscaux du PER aux versements effectués après 70 ans. Cette disposition, adoptée sans évaluation préalable, nuit à la lisibilité de nos règles fiscales applicables à un outil d'épargne de plus en plus populaire chez les Français (plus de 11 millions de titulaires d'un PER en 2025).

Aussi dans un souci de stabilité de notre cadre fiscal, il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 357 777 674 € en AE et 363 243 292 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 141 671 082 € en AE et 142 822 117 € en CP pour le programme 177 – Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables ;

– 80 630 678 € en AE et 80 630 678 € en CP pour le programme 109 – Aide à l'accès au logement ;

– 89 435 471 € en AE et 94 415 711 € en CP pour le programme 135 – Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat ;

– 12 933 031 € en AE et 12 254 708 € en CP pour le programme 112 – Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire, dont 40 536 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 29 511 786 € en AE et 29 511 786 € en CP pour le programme 147 – Politique de la ville, dont 95 717 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 3 595 626 € en AE et 3 608 292 € en CP pour le programme 162 – Interventions territoriales de l'État.

Art. ART. 16 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article crée une taxe sur les billets de croisière incluant une escale sur le territoire français, de 15 euros par personne et par escale touristique dans un port maritime français.

Or bien que l’exposé sommaire de l’amendement indique que cette taxe ciblerait les « croisières internationales », la rédaction de cet article a une portée bien plus large puisqu’elle conduirait à taxer « toute escale dans un port maritime français ». Le dictionnaire de l’Académie française définissant l’escale comme une « halte dans un port pour embarquer et débarquer des passagers », les navires transportant des passagers entre les îles françaises et le continent seraient touchés par cette taxe, ce qu’il faut éviter pour préserver la continuité territoriale.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 25 OCTODECIES 09/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

L’article 25 octodecies proroge jusqu’au 31 décembre 2028 la date de cession de biens permettant de bénéficier, sous certaines conditions, d’abattements de taxes foncières et d’exonérations de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à Mayotte. Cette mesure incitative contribue au processus de reconstitution des titres de propriété, alors que Mayotte se caractérise par un grand nombre de parcelles dépourvues de titre de propriété régulier. 

Malgré l’intention de l’auteur, M. Thani Mohamed Soilihi, exprimée dans l’exposé sommaire de son amendement, l’article ne prévoit en revanche pas de prorogation de l’exonération de droits de mutation à titre onéreux (DMTO) dont bénéficient les cessions de biens immeubles effectuées par une personne publique, les actes de notoriété et les décisions judiciaires constatant la prescription acquisitive. 

Le présent amendement vise à assurer la cohérence des dispositifs de régularisation du foncier à Mayotte, en prolongeant également l’exonération de DMTO prévue par l’article 1043 B du code général des impôts jusqu’au 31 décembre 2028.

Dispositif

I. – Au début de l’alinéa 1, ajouter les mots : 

« Au premier alinéa de l’article 1043 B, ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 32 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 24, supprimer les mots : 

« Les dépenses intégrées dans le patrimoine à compter du 1er janvier 2026 pour » ;

II. – En conséquence, au même alinéa 24, substituer au mot :

« ouvrent » ;

le mot :

« ouvre ».

III. – En conséquence, compléter la première phrase de l’alinéa 25 par les mots :

« , pour toute intégration réalisée à compter du 1er janvier 2026 ».

Art. ART. 19 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« jusqu’au 31 décembre 2024 »,

les mots : 

« avant le 1er janvier 2026 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer à la date :

« 1er janvier 2025 »,

la date :

« 1er janvier 2026 ».

Art. ART. 27 VICIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

I. – À l’alinéa 51, substituer aux mots :

« entre en vigueur le »

les mots :

« s’applique à compter du ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 52. 

III. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 53. 

IV. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 54. 

V. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 55. 

VI. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 56. 

VII. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 57. 

Art. ART. 34 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Dans sa version initiale, l’article 34 augmente de 50 %, à compter de 2026, la compensation apportée par l’État aux collectivités territoriales au titre de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) dont bénéficient les terrains à usage agricole en métropole à hauteur de 30 %.

Les amendements adoptés au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement induisent, par rapport au texte initial, un surcoût de 100 millions d’euros pour l’État au titre de 2025 puis de 50 millions d’euros chaque année à compter de 2026. Ils ont pour effet :

– d’appliquer rétroactivement, à compter de l’année 2025, la compensation de l’exonération de TFNB aux collectivités territoriales ;

– de doubler la hausse de la compensation attribuée aux collectivités territoriales au titre de leur perte de TFNB prévue à l’article 34, sans lien avec l'augmentation du taux d'exonération de TFNB dont bénéficient les terrains agricoles en application de l'article 66 de la loi de finances pour 2025.

Le présent amendement propose de rétablir l’article 34 dans sa version initiale, en ce qu’il permet un soutien équilibré aux collectivités territoriales sans induire de hausse massive des dépenses de l’État.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer à l’année : 

« 2025 »

l’année :

« 2026 ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa 2, substituer au nombre :

« 2 »

le nombre :

« 1,5 ».

III – En conséquence, supprimer les alinéas 5 et 6.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 15, substituer aux mots :

« qu’il »,

les mots :

« que le contribuable ».

Art. ART. 49 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

La situation financière du pays est extrêmement préoccupante.

L’objectif prioritaire doit être le retour à un déficit public inférieur à 3 % du PIB, condition indispensable au redressement durable des finances publiques.

Pour y parvenir, le rapporteur général considère que les marges de manœuvre se situent prioritairement du côté de la maîtrise des dépenses, plutôt que dans une nouvelle augmentation des impôts, déjà parmi les plus élevés d’Europe.

Afin de réduire les dépenses publiques, le rapporteur général, prenant acte des difficultés récurrentes à convaincre les acteurs de la nécessité de telles économies, propose une diminution généralisée des dépenses de l’État, pour un montant moyen de 2 %.

Cette réduction n’est pas uniforme : elle est modulée en fonction de la nature des dépenses et peut ainsi varier, selon les missions et les programmes, de 0 à 4,7 %, la baisse moyenne s’établissant à environ 2 %.

L’application de ce rabot budgétaire aura en outre pour effet vertueux de contraindre les opérateurs et les services de l’État concernés à engager des réformes de structure indispensables.

Autrement dit, alors qu’il est d’usage, dans le débat politique, de considérer que les réformes de structure constituent le préalable à la baisse de la dépense publique, le rapporteur général, tirant les enseignements de l’échec des politiques qui se sont limitées à cette approche, soutient au contraire que c’est la contrainte budgétaire elle-même, par la réduction imposée des crédits, qui conduira l’État à se réformer en profondeur.

 

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 103 021 096 € en AE et 103 252 327 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 67 711 437 € en AE et 67 923 896 € en CP pour le programme 105 – Action de la France en Europe et dans le monde, dont 6 929 874 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 28 176 229 € en AE et 28 176 229 € en CP pour le programme 185 – Diplomatie culturelle et d'influence ;

– 7 133 430 € en AE et 7 152 202 € en CP pour le programme 151 – Français à l'étranger et affaires consulaires.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant le rejet des crédits de la mission.

Art. ART. 52 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Compléter l’alinéa 224 par les mots :

« et aux collectivités régies par les articles 73, 74 et 76 de la Constitution ».

Art. ART. 34 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 9, supprimer le mot : 

« conjointement ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 18, supprimer le mot : 

« conjointement ».

Art. ART. 27 UNDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Substituer à l’alinéa 8 les deux alinéas suivants :

« c) Le 6° est ainsi rédigé :

« 6° Les abris de jardin et les serres de jardin destinés à un usage non professionnel dont la surface est inférieure ou égale à 20 mètres carrés, les pigeonniers et les colombiers ; »

Art. ART. 29 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 12, substituer au mot :

« dédiée »,

le mot :

« spécifique ».

Art. ART. 2 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – Le A du I s’applique à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer à la date : 

« 1er janvier 2026 »,

les mots : 

« premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi. »

III. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose de revenir sur la nouvelle subvention pour charge de service public attribuée à l'ANAH en 2026.

L'ANAH remplit des missions utiles pour la rénovation énergétique et l'adaptation des logements en opérant des dispositifs tels que MaPrimeRénov’ et MaPrimeAdapt’. Elle bénéficie à ce titre de transferts du budget de l'Etat ainsi que de financements issus des certificats d'économie d'énergie (CEE).

Cependant, le projet loi de finances pour 2026 prévoit de lui attribuer également une subvention pour charge de service public supplémentaire de 169,9M€, sans que les annexes budgétaires précisent l'objet de ce financement.

Aussi, alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, nous proposons d'économiser le montant de cette subvention. 

En conséquence, le présent amendement propose de retirer 169 900 000 d'euros en AE et en CP à l’action 04 "Réglementation, politique technique et qualité de la construction" du programme 135 "Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat"

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France.

Dispositif

À l’alinéa 4, après le mot :

« logements »,

insérer les mots :

« situés en France ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'OFPRA.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Aussi le présent amendement propose de retirer 6 055 997 euros en AE et CP à l'action 02 "Garantie de l'exercice du droit d'asile" du programme 303 "Immigration et asile".

Art. AVANT ART. 49 09/01/2026 NON_RENSEIGNE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 10 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à affirmer que les dépenses décidées par l’État et imposées aux collectivités doivent être compensées, singulièrement pour les Départements dont la plupart des dépenses ne sont pas pilotables.

En 2026, en l’absence de gel, le RSA va être revalorisé au 1er avril. Cette revalorisation – fixée sans concertation voire sans information – pourrait être de 1,1% (compte tenu de l’inflation).

Financeurs du RSA, les Départements ne peuvent être appelés une nouvelle fois à absorber ce qui équivaut à environ 110 millions d’euros en année pleine.

Leurs dotations sont gelées depuis des années, comme l’a été la dynamique de TVA en 2025.

Quelle que puisse être la pertinence de ce type de décisions nationales, elles conduisent mécaniquement à augmenter les dépenses de fonctionnement des conseils départementaux… alors qu’on leur demande de les réduire par ailleurs

Dans l’état des finances départementales, cette hausse non compensée n’éstt pas soutenable. C’est pourquoi de nombreux Départements ont choisi de ne pas verser les avances aux CAF, afin d’alerter sur des pratiques à proscrire : il n’est ainsi plus possible que des charges soient imposées par l’État dans le champ d’action des collectivités, sans qu’elles soient décidées avec elles et compensées.

Sur 6 milliards de dépenses imposées entre 2022 et 2025, les seules revalorisations successives du RSA représentent 1,37 milliard d’euros non compensé (et même 3,5 milliards en impact cumulé).

Pour toutes ces raisons, le présent amendement prévoit une compensation par l’État à hauteur de 110 millions d’euros (montant en année pleine) pour 2026.

Le présent amendement propose d’abonder de 110 millions d’euros l'action 01 « Aides exceptionnelles aux collectivités territoriales » du programme 122. Seraient diminués d’autant les crédits de l'action 01 « Soutien aux projets des communes et groupements de communes » du programme 119. 

Il n’est évidemment absolument pas question de diminuer les crédits précités, mais uniquement de respecter les règles de recevabilité financière et de présentation des amendements ; l’auteur de cet amendement défend donc la levée du « gage » et la compensation par le gouvernement.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués au CEREMA.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Ainsi il est proposé de retirer 9 417 450 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) à l'action 11 "Etudes et expertise en matière de développement durable" du programme 159 "Expertise, information géographique et météorologie".

Art. ART. 3 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’article 3 bis instaurant une « contribution des hauts patrimoines ».

Cet article conduit à créer, de fait, un nouvel impôt en incluant de nouvelles catégories d'actifs au sein de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière. Sont notamment concernés : les liquidités et divers placements financiers, les actifs numériques, certains droits de la propriété littéraire, artistique ou industrielle, ou encore l'ensemble des biens meubles corporels.

Dans un souci de stabilité et lisibilité de notre législation fiscale, il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 65 UNDECIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« hors »,

les mots :

« à l’exception des ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à Météo France.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 13 376 413 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au P159 "Expertise, information géographique et météorologie". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 13 "Météorologie".

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à réduire de 200M€ supplémentaires le budget de l’Aide Médicale d’État (AME).

Entre 2015 et 2023, le nombre de bénéficiaires de l’AME a augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente ainsi plus d’1,2 milliard d’euros avec une hausse de près de 50 % depuis 2017.

Sans remettre en cause l’existence d’un dispositif de prise en charge médicale, nous proposons une réforme du panier de soins accessibles via l’aide médicale d’État en le recentrant sur les interventions urgentes. C’est le sens d’amendements déposés par notre groupe en première lecture, car rien ne justifie que des étrangers en situation irrégulière aient droit à une prise en charge plus large que celle dont tout Français peut bénéficier. Une telle refonte des conditions de l’AME pouvant intervenir par décret, nous demandons au Gouvernement de prendre, sans plus attendre, des dispositions règlementaires permettant de limiter le panier de soins et de dégager des économies budgétaires dès 2026. 

Cette transformation de l’AME en « aide médicale d’urgence » permettrait ainsi de réaliser une économie budgétaire estimée de manière réaliste à 400 millions d’euros. 

Aussi, en tenant compte la réduction de crédits déjà adoptée par le Sénat à hauteur de 200 millions d’euros, au titre de l’adoption de l’article 77 sexies étendant le régime de l’accord préalable, cet amendement prévoit une baisse supplémentaire du même montant en AE et CP des crédits dédiés à l’AME. Cette baisse est imputée sur l’action 02 « Aide Médicale de l’État » du programme 183 « Protection maladie ». 

Art. ART. 77 QUATER 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel

Dispositif

I. – À l’alinéa 29, substituer à la seconde occurrence des mots :

 « de collectivités territoriales »

 le mot :

 « locaux ».

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« III. – Le titre III du livre IV de la quatrième partie du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

« 1° Au d de l’article L. 4331‑3, la référence : « L. 4312‑9 » est remplacée par la référence : « L. 1612‑32 » ;

« 2° À l’article L. 4434‑10, la référence : « L. 4312‑1 » est remplacée par la référence : « L. 1612‑26 ». »

Art. ART. 67 BIS 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet article ne porte pas sur les ressources de l’État ni sur les impositions de toute nature affectées à une personne morale autre que l’État. Il s’agit donc d’un cavalier budgétaire puisque cette mesure ne relève pas du domaine exclusif ou du domaine partagé du projet de loi de finances. Ce dispositif pourrait donc faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel. L'amendement propose donc de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 76 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.

Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable.

Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.

Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.

Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.

Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au nombre :

 « 890 »

le nombre : 

« 750 ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, après la date :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – En conséquence, au même alinéa 7, supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

IV.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;XI.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre&nbsp;IV du titre&nbsp;I< sup>er< /sup> du livre&nbsp;III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose une année blanche des financements apportés aux opérateurs de l’État.

La mission Recherche et enseignement supérieur finance plusieurs opérateurs. Ils remplissent des missions essentielles tant pour la formation de nos étudiants et chercheurs que pour la recherche publique. Cependant, dans un contexte budgétaire contraint et sans remettre en cause l’action de ces structures, il nous apparaît nécessaire de maintenir leurs financements au niveau de l’année passée.

Le présent amendement prévoit ainsi de revenir au niveau 2025 des subventions pour charge de service public pour les structures suivantes : Agence nationale de la Recherche, CNRS, IFREMER, INRAE, INRIA, IRD, INED, Universités et assimilés, Ecoles et formations d’ingénieurs, Autres opérateurs d’enseignement supérieur et de recherche, Opérateurs de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche, Communauté d’universités et d’établissements, IFP Energies Nouvelles, Réseau des œuvres universitaires et scolaires.

Aussi le présent amendement propose de retirer :

– 18 956 000 euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ». Cette baisse est imputée à hauteur de 250 000 euros en AE et en CP à l’action 02 « Agence nationale de la recherche », pour le maintien au niveau 2025 du financements à l’ANR. Ainsi qu’à hauteur de 18 706 000 en AE et en CP à l’action 14 « Moyens généraux et d’appui à la recherche » pour le maintien au niveau 2025 du financement au CNRS (13 210 000 euros), à l’IFREMER (30 000 euros), à l’INRAE (3 451 000 euros), à l’INRIA (868 000 euros), à l’IRD (1 088 000 euros) et à l’INED (59 000 euros).

– 167 993 151 euros en AE et en CP au programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire » dont 141 617 153 euros pour les Universités et assimilés, 12 020 541 euros pour les Ecoles et formations d’ingénieurs, 12 687 441 euros pour les autres opérateurs d’enseignement supérieur et de recherche, 1 165 718 euros pour les opérateurs de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche, 502 298 euros pour les communautés d’universités et d’établissements. Cette baisse est imputée à hauteur de 34 181 749 euros en AE et en CP à l’action 01 « Formation initiale et continue du baccalauréat à la licence », à hauteur de 20 943 480 euros en AE et en CP à l’action 02 « Formation initiale et continue de niveau master », à hauteur de 22 871 455 euros en AE et en CP à l’action 03 « Formation initiale et continue de niveau doctorat », à hauteur de 2 575 020 euros en AE et en CP à l’action 05 « Bibliothèques et documentation » à hauteur de 697 055 euros en AE et en CP à l’action 13 « Diffusion des savoirs et musées », à hauteur de 43 292 272 euros en AE et en CP à l’action 15 « Pilotage et support du programme », à hauteur de 43 432 120 euros en AE et en CP à l’action 17 « Recherche ».

– 517 750 euros en AE et en CP au programme 190 « Recherche dans les domaines de l’énergie, du développement et de la mobilité durables ». Cette baisse est imputée intégralement (517 750 euros en AE et en CP) à l’action 17 « Recherche dans le domaine des nouvelles technologies de l’énergie ». Ce montant correspondant au maintien au niveau 2025 du financement à IFP Energies nouvelles.

– 14 373 638 en AE et en CP au programme 231 « Vie étudiante ». Cette baisse correspondant au maintien au niveau 2025 du financement au Réseau des œuvres universitaires et scolaires. Elle est intégralement imputée en AE et en CP (14 373 638 euros) à l’action 04 « Pilotage et animation du programme ».

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à rendre pleinement opérant le statut du bailleur privé.

Le présent amendement ajuste le statut du bailleur privé créé par le Sénat afin de le rendre viable et de répondre à la crise du logement dans notre pays.

Sur la base des recommandations du rapport Daubresse-Cosson, d'échanges nourris avec les professionnels du secteur et en tenant compte de la nécessité d'encadrer le dispositif tout en maintenant l'objectif d'un statut du bailleur privé ambitieux, le présent amendement propose les ajustements suivants :

L'imputation du déficit foncier créé par l’amortissement sur le revenu global. Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez d’épargne pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent sans emprunt, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements écarte de facto la classe moyenne de l’investissement immobilier tel qu’envisagé par le rapport Daubresse – Cosson.

Le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’acquisition par des investisseurs ayant recours à l’emprunt. Rappelons également que le plafond de déficit foncier n’a pas été réévalué depuis 25 ans.

Le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement à 8000 € par an et par foyer fiscal. Pour mémoire, le rapport Daubresse – Cosson ne prévoyait aucun plafond de ce type. Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable que le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement (que propose l’amendement) car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal s’avère plus pertinente.

La suppression de la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value, qui constitue un frein important au moment de l’investissement. En effet, par cette réintégration, c’est le principe même de l’avantage lié à l’amortissement qui est « effacé » au moment de la revente du bien.

Le maintien d'un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantages, trop complexe à mettre en œuvre (les loyers Loc’Avantages figurent dans un arrêté de 430 pages).

L'augmentation de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires.

Enfin, il procède à une évolution rédactionnelle : les logements rénovés à neuf étaient logés dans la partie logements anciens (j) alors qu’ils relèvent du même régime fiscal que les logements neufs (les logements rénovés à neufs sont taxés en TVA 20 %) et sont soumis aux mêmes exigences réglementaires.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, après le mot : 

« achèvement », 

insérer les mots :

« ou qui font ou ont fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257 ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 8, substituer au taux : 

« 3,5 % », 

le taux : 

« 4 % ».

III. – En conséquence, à la même première phrase du même alinéa 8, substituer aux mots :

« du IV de l’article 199 tricies »,

les mots : 

« de l’article 279‑0 bis A ».

IV. – En conséquence, à la seconde phrase dudit alinéa 8, supprimer le mot :

« même ».

V. – En conséquence, compléter le même alinéa 8 par les mots : 

« de l’article 199 tricies du présent code ».

VI. – En conséquence, supprimer l’alinéa 17.

VII. – En conséquence, au début de la première phrase de l’alinéa 18, substituer au mot :

« La »,

le mot :

« Une ».

VIII. – En conséquence, à la même première phrase du même alinéa 18, supprimer les mots : 

« dans les mêmes conditions ».

IX. – En conséquence, à ladite première phrase dudit alinéa 18, substituer au mot : 

« habitation, »

le mot : 

« habitation ».

X. – En conséquence, à la même première phrase du même alinéa 18, substituer aux mots : 

« présent j »

la référence : 

« i ».

XI. – En conséquence, compléter la même première phrase du même alinéa 18 par les mots : 

« et qui ont été donnés en location à titre de résidence principale à compter de cette même date. »

XII. – En conséquence, supprimer la seconde phrase du même alinéa 18.

XIII. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 21, substituer au taux : 

« 3 % », 

 le taux : 

« 3,5 ».

XIV. – En conséquence, à la même première phrase du même alinéa 21, substituer aux mots : 

« du IV du même article 199 tricies »,

les mots : 

« de l’article 279‑0 bis A ».

XV. – En conséquence, à la seconde phrase dudit alinéa 21, supprimer le mot : 

« même ». 

XVI. – En conséquence, compléter le même alinéa 21 par les mots : 

« de l’article 199 tricies du présent code ».

XVII. – En conséquence, à l’alinéa 30, substituer au mot : 

« déductions », 

les mots : 

« avantages fiscaux consentis ».

XVIII. – En conséquence, supprimer l’alinéa 32.

XIX. – En conséquence, substituer aux alinéas 35 à 37 les deux alinéas suivants :

« b) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La limite mentionnée au deuxième alinéa est portée à 21 400 € pour les contribuables qui constatent un déficit foncier sur un logement pour lequel est pratiquée la déduction prévue au i ou au j du 1° du I de l’article 31. »

XX. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 5 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher une hausse de la fiscalité sur les familles en maintenant la réduction d’impôt pour frais de scolarité.

La suppression de la réduction d’impôt sur les frais de scolarité conduirait à une augmentation d’impôt pour des millions de familles. 

D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cette disposition n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait nécessaire de la supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire.

Dispositif

I. – Supprimer l’alinéa 11 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 13.

II. – En conséquence, à l’alinéa 15, substituer aux mots

 « les références : « 199 quater F, » et « 199 vicies A, » sont supprimées »

les mots :

« la référence : « 199 vicies A, » est supprimée ; ».

Art. ART. 3 QUINQUIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil.

L’examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont la suppression du pacte réputé acquis et de la possibilité de cumuler de l’exonération avec le recours au mécanisme de family buy out (FBO).

Le Pacte Dutreil n’est pas un cadeau aux entreprises mais un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d’entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE.

Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d’un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 34 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 ter élargit le bénéfice du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités et à leurs groupements contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012.

Le dispositif proposé, qui se concentre sur les communes et exclut les EPCI sans justification apparente, n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 8 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« définies aux a à g du II de l’article 244 quater B et au 1 du A du II de l’article 244 quaterbis, représentant au moins 5 % des charges, à l’exception des pertes de change et des charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement, fiscalement déductibles au titre de cet exercice »,

les mots :

« au sens du c du présent 3°, ».

Art. ART. 25 DECIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet article proroge jusqu’à la fin de l’année 2028 le taux réduit de TVA de 10 % pour les travaux sylvicoles réalisés au profit d’exploitants agricoles, ainsi que les travaux de prévention des incendies de forêt menés par des associations syndicale.

Afin de garantir l’effectivité de l’intention du législateur, il est proposé d’appliquer la prorogation de ce taux réduit dès le 1er janvier 2026, de manière conforme à l’intention annoncée par le Gouvernement dans son communiqué du 30 décembre 2025.

Dispositif

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – Le I s’applique à compter du 1er janvier 2026.

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 77 568 813 € en AE et 77 723 657 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 9 757 863 € en AE et 9 912 707 € en CP pour le programme 204 – Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins, dont 3 500 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 56 557 950 € en AE et 56 557 950 € en CP pour le programme 183 – Protection maladie ;

– 11 253 000 € en AE et 11 253 000 € en CP pour le programme 379 – Compensation à la Sécurité sociale du coût des dons de vaccins à des pays tiers et reversement des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR).

Art. ART. 11 SEPTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 11 septies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, supprime l’exonération de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) mobile dont bénéficient les stations radioélectriques de téléphonie mobile en zone de montagne.

Le présent amendement propose de maintenir cette exonération, justifiée par la différence de traitement qui subsiste dans l’accès au réseau mobile entre les zones densément peuplées et certaines zones de montagne moins denses.

Cette dépense fiscale, qui concernerait moins de 9 000 stations, représente une perte de recettes relativement marginale et contribue à l’aménagement numérique du territoire dans les zones prioritaires.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 67 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 67 du projet de loi de finances prévoit qu’à compter du 1er juillet 2026, les aides personnelles au logement (APL) destinées aux étudiants étrangers non ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen – actuellement versées sans conditions de ressources – seraient réservées à ceux d’entre eux qui sont titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux.

Cet amendement propose d’étendre ce recentrage des APL, justifié par des raisons de bonne gestion des fonds publics et de réciprocité vis-à-vis des États étrangers, en intégrant également dans la mesure les ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen.

Une telle mesure ne serait nullement contraire au droit de l’Union européenne. En effet, aux termes du considérant 10 de la directive 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, il convient « d’éviter que les personnes exerçant leur droit de séjour ne deviennent une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant une première période de séjour. L’exercice du droit de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille, pour des périodes supérieures à trois mois, devrait, dès lors, rester soumis à certaines conditions ».

En outre, dans un arrêt C-67/14 – Alimanovic du 15 septembre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne a établi que la liberté de circulation des personnes et les directives et règlements qui en font application « ne s’opposent pas à une réglementation d’un État membre qui exclut du bénéfice de certaines prestations spéciales en espèces à caractère non contributif […] et qui sont également constitutives d’une prestation d’assistance sociale […] alors que ces prestations sont garanties aux ressortissants de cet État membre qui se trouvent dans la même situation ».

Dispositif

Substituer aux alinéas 1 à 4 l’alinéa suivant :

« I. – Le 2° du I de L. 822‑2 du code de la construction et de l’habitation est complété par les mots : « , à l’exception des ressortissants étrangers titulaires d’un visa long séjour ou d’un titre de séjour mentionnés aux articles L. 422‑1 à L. 422‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne remplissant pas les conditions d’études, d’âge, de diplôme, de nationalité, de ressources ou de mérite pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux. » »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’Agence nationale du sport (ANS) et à réinternaliser ses missions.

Créée en 2019, l’Agence nationale du sport fait partie des agences pointées par la commission d’enquête du Sénat. Sans remettre en cause la nécessité de soutenir tant le sport de haut niveau que les équipements sportifs de proximité, l’existence d’une agence en plus du ministère des sports, des directions régionales et départementales au sein des préfectures, de l’action des collectivités territoriales ou encore de l’INSEP, ne nous apparait pas nécessaire.

Aussi, nous proposons que l’ANS soit supprimée et que ces missions relatives aux sports de haut niveau soient transférées à l’INSEP et que les moyens destinés au développement d’équipements sportifs de proximité soient fléchés vers les collectivités territoriales.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 6 820 102 euros en AE et en CP au programme 129 « Sport ». Cette baisse est imputée à hauteur de 3 510 000 euros en AE et en CP à l’action 01 « Promotion du sport pour le plus grand nombre ». Et à hauteur de 3 310 102 euros en AE et en CP à l’action 02 « Développement du sport de haut niveau ».

Art. ART. 25 SEPTDECIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – Au début de l’alinéa 17, substituer au mot : 

« Au »

le mot : 

« Le ». 

II. – En conséquence, au même alinéa 17, substituer aux mots :

« est complété par »,

les mots :

« , après le mot :« publication », sont insérés ». 

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 17, substituer aux mots :

« déduction au titre »,

le mot :

« fraction ».

Art. ART. 73 BIS 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, après la seconde occurrence du mot :

 « territoriales »,

insérer les mots :

 « de Nouvelle-Calédonie ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa 4, supprimer les mots : 

« de Nouvelle‑Calédonie ».

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 6, supprimer les mots : 

 « , dans le respect du statut particulier de cette collectivité ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 255 649 063 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 9 332 230 € en CP pour le programme 421 – Soutien des progrès de l'enseignement et de la recherche ;

– 1 495 514 € en CP pour le programme 422 – Valorisation de la recherche ;

– 6 354 690 € en CP pour le programme 423 – Accélération de la modernisation des entreprises ;

– 174 555 188 € en CP pour le programme 424 – Financement des investissements stratégiques ;

– 63 911 441 € en CP pour le programme 425 – Financement structurel des écosystèmes d'innovation.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 141 073 993 € en AE et 142 584 607 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 48 703 261 € en AE et 53 259 818 € en CP pour le programme 175 – Patrimoines ;

– 50 234 546 € en AE et 46 960 336 € en CP pour le programme 131 – Création ;

– 34 300 399 € en AE et 33 599 722 € en CP pour le programme 361 – Transmission des savoirs et démocratisation de la culture ;

– 7 835 787 € en AE et 8 764 731 € en CP pour le programme 224 – Soutien aux politiques du ministère de la culture, dont 3 818 163 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 32 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 32 prévoyait, dans sa rédaction initiale, de modifier le fonctionnement du fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée des collectivités territoriales (FCTVA) via :

– une exclusion des dépenses de fonctionnement des dépenses éligibles FCTVA liées à l’entretien des bâtiments publics, de la voirie et des réseaux et à la fourniture de services informatiques ;

– un décalage d’un an du versement du FCTVA à plusieurs catégories d’intercommunalités ;

– un élargissement de l’assiette du FCTVA afin que soient éligibles les contributions des collectivités versées dans le cadre des concessions d’aménagement lorsqu’elles sont destinées à financer un équipement public ainsi que les redevances versées aux sociétés publiques locales d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) dans le cadre de la construction, la reconstruction, la réhabilitation et la rénovation d’écoles élémentaires ou maternelles publiques.

Il est proposé de confirmer le maintien dans l’assiette du FCTVA, introduit au Sénat, des dépenses de fonctionnement précitées. Il est également proposé de maintenir les autres dispositions initialement incluses dans l’article et confirmées par le Sénat.

En revanche, le rapporteur général propose de supprimer l’ajout du Sénat visant à rendre éligibles au FCTVA les dépenses effectuées dans le cadre d’opérations réalisées en régie, qui apparaît inapplicable. En effet, la rédaction retenue ne définit pas précisément les opérations en régie visées. Or les dépenses en régie ne peuvent, de manière générale, être intégrées au FCTVA dans la mesure où elles comprennent des dépenses de personnel difficiles à isoler des dépenses de personnel et pour lesquelles la TVA n’est pas imputable.  

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 10 et 11.

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 26.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués aux agences régionales de santé (ARS).

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 31 357 081 euros en AE et en CP au programme 155 "Soutien aux ministères sociaux". Cette baisse est imputée à l'action 33 "Financement des agences régionales de santé".

Art. ART. 79 BIS 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’aligner le régime des arrêts de travail du secteur public sur celui du secteur privé.

Cette mesure avait été adoptée par la commission des finances lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025. Elle comportait alors deux volets : l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique ainsi que la mise en place d’un taux de remplacement de 90 %. Soit la norme en vigueur dans le secteur privé.

Si l’indemnisation à 90 %, en lieu et place du plein traitement, a bien été adoptée dans la loi de finances pour 2025, le Gouvernement d’alors avait finalement renoncé à l’instauration de trois jours de carence.

Si l’absentéisme recule par rapport aux années précédentes, le rapport annuel sur l’état de la fonction publique pour 2025 confirme qu’un écart subsiste entre le nombre moyen de jours d’absence du secteur privé (10,6 en 2024) et celui de la fonction publique (11,1). De plus, il reste significatif selon les versants, notamment concernant la fonction publique territoriale (13,3 jours).

Aussi, dans un contexte de hausse continue des dépenses d’indemnités journalières, le présent propose de parachever l’alignement de toutes les fonctions publiques sur le secteur privé. C’est une mesure d’équité et de bon sens, rien ne justifiant une telle disparité. En première lecture, cette disposition a été adoptée par la commission des finances.

Selon un rapport de l’IGF et de l’IGAS, publié en juillet 2024, cette mesure permettrait de dégager des économies budgétaires de l’ordre de 289 millions d’euros.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« À la fin du I de l’article 115 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « quatrième ».

Art. ART. 76 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à exclure, au titre de l’année 2026, les départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. 

Dans son dernier rapport sur les finances publiques locales, la Cour des comptes qualifie la situation financière des départements de « défavorable », conséquence de l’effet de ciseaux lié à la chute des recettes de droits de mutations à titre onéreux (DMTO) en 2023 et 2024 et à la hausse de leurs dépenses obligatoires en matière d’action sociale.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au nombre :

 « 890 »

le nombre : 

« 750 ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, après la date :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – En conséquence, au même alinéa 7, supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

IV.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;XI.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre&nbsp;IV du titre&nbsp;I< sup>er< /sup> du livre&nbsp;III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 67 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer un délai de résidence minimal de trois ans sur le territoire pour bénéficier des aides personnelles au logement (APL).

Personne ne devrait avoir un droit automatique à bénéficier de la solidarité nationale en arrivant en France. Il est légitime de prévoir un délai minimal, en séjour régulier, pour qu’un étranger non ressortissant de l’UE puisse percevoir des prestations sociales non contributives. Une telle condition est d’ores et déjà en vigueur pour le RSA pour lequel la loi prévoit un délai de résidence préalable de cinq ans.

Le présent amendement s’inscrit dans la volonté du législateur exprimée lors de l’adoption de dispositions analogues au sein de la loi « contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » en décembre 2023. Le Conseil constitutionnel avait censuré ces dispositions dans décision n° 2023‑863 DC du 25 janvier 2024 les considérant comme des cavaliers législatifs. Lors de l’examen du RIP déposé par les parlementaires Les Républicains, il avait jugé que le délai de 5 ans portait une atteinte « disproportionnée » aux exigences constitutionnelles (décision n° 2024‑6 RIP du 11 avril 2024).

Prenant acte de la décision du Conseil constitutionnel, nous proposons l’instauration d’un délai de trois ans. Cette mesure permettra de dégager des économies budgétaires importantes. A titre de point de référence, l’Institut Montaigne chiffrait en 2022 à 2,1 Md€ les économies générées par la mise en place d’un délai de 5 ans pour les allocations familiales et les aides au logement.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« remplissant les conditions prévues au deuxième alinéa du même article L. 512‑2, à l’exception des ressortissants étrangers, titulaires d’un visa de long séjour ou d’un titre de séjour, mentionnés aux articles L. 422‑1 à L. 422‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne remplissant pas les conditions d’études, d’âge, de diplôme, de nationalité, de ressources ou de mérite pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux »,

les mots :

« justifiant de trois ans de résidence au sens de l’article L. 111‑2‑3 du code de la sécurité sociale. Cette condition n’est pas applicable aux réfugiés, aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux apatrides ».

Art. ART. 9 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 9 bis, introduit par le Sénat, prévoit que l’appréciation de la notion d’ensemble de services s’effectue au niveau du foyer fiscal, indépendamment du nombre ou de l’identité des structures ou prestataires intervenant.

Il convient tout d’abord de rappeler que le crédit d’impôt en faveur des services à la personne (CISAP) a été conçu pour soutenir les contribuables ayant recours à un prestataire pour réaliser des activités directement au domicile. Les prestations accomplies hors du domicile n’y ouvrent droit qu’à titre exceptionnel, seulement lorsqu’elles s’inscrivent dans un ensemble cohérent de services comprenant des interventions effectuées au domicile.

C’est précisément pour encadrer l’éligibilité de prestations accomplies presque exclusivement à l’extérieur que le législateur a introduit la notion d’ensemble de services dans la loi de finances pour 2022. Pour être admises au bénéfice du CISAP, ces dernières doivent impérativement être rattachées à une offre globale incluant une prestation principale effectuée chez le contribuable et fournie par un même prestataire, garantissant ainsi le caractère unitaire et accessoire des activités réalisées à l’extérieur.

Or, le présent article modifie profondément ce cadre : en prévoyant que l’appréciation de la notion d’ensemble de services doit désormais s’effectuer au niveau du foyer fiscal, et non plus au niveau de la prestation, il en neutralise pratiquement la portée. En l’absence d’exigence d’unicité du prestataire, un contribuable pourrait en effet cumuler des services rendus hors du domicile par plusieurs organismes dès lors qu’il bénéficie par ailleurs du CISAP pour une prestation réalisée chez lui, même par un intervenant différent et même lorsque cette prestation ne dispose d’aucun lien avec celles réalisées à l’extérieur.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 36 BIS 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

L’article 36 bis étend le bénéfice de la réduction d’impôt au titre des dons effectués par les particuliers prévue à l’article 200 du CGI et de la réduction d’impôt au titre du mécénat d’entreprise prévue à l’article 238 bis du même code aux versements réalisés en faveur d’organismes publics ou privés dont la gestion est désintéressée et qui ont pour activité principale la rénovation du patrimoine remarquable des gares ferroviaires. En l’occurrence, il s’agit des dons et du mécénat en faveur de SNCF Gares &amp; Connexions, affectataire des gares françaises, qui sont détenues par l’État.

Dans un rapport de 2021 sur la gestion des gares françaises, la Cour des comptes souligne toutefois que SNCF Gares &amp; Connexions gagnerait plutôt à renouveler son partenariat avec l’État et SNCF Gares &amp; Connexions, passant par un soutien public renforcé. En ce sens, les dons et le mécénat ne donneraient pas à l’opérateur la visibilité nécessaire sur les investissements de rénovation des gares à réaliser ; ils ne paraissent pas un outil adapté sur le long terme.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à garantir le fait que le statut du bailleur privé sera effectivement utilisé par les contribuables, en le rendant plus attractif.

Pour cela, il procède aux modifications suivantes :

– il prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf ;

– il propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif ;

– il propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire ;

 – et il prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent.

Dispositif

I. – Compléter l’alinéa 5 par les mots : 

« , ainsi qu’aux logements que le contribuable acquiert et qui font ou ont fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer au taux :

« 3,5 % », 

le taux :

« 4 % ».

III. – En conséquence, substituer aux alinéas 17 et 18 l’alinéa suivant :

« j) Pour les logements situés en France relevant des classes énergétiques D, E, F et G, au sens de l’article L. 173‑1‑1 du code de la construction et de l’habitation, que le contribuable acquiert et qui font l’objet de travaux d’amélioration dont le montant représente au moins 20 % du prix d’acquisition du logement net de frais, et qui ont été donnés en location à titre de résidence principale à la demande du contribuable, une fraction de l’amortissement du prix d’acquisition du logement net de frais augmenté du montant des travaux. »

IV. – En conséquence, à l’alinéa 30, substituer au montant :

« 8 000 € »,

le montant :

« 10 000 € ».

V. – En conséquence, supprimer les alinéas 34 à 37.

VI. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à France Travail.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 58 144 143 euros en AE et en CP au programme 102 "Accès et retour à l'emploi". Cette baisse est imputée à l'action 02 "Structures de mise en œuvre de la politique de l'emploi".

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). 

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement propose ainsi de retirer 6 192 447 euros en AE et en CP au programme 103 "Accompagnement des mutations économies et développement de l'emploi". Cette baisse est imputée à l'action 02 "Formation professionnelle des demandeurs d'emploi".

Art. ART. 3 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil.

L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l'exclusion des actifs numériques du bénéfice de l'exonération prévue par le présent article.

Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE.

Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement de repli du groupe Droite Républicaine propose de réduire le budget de l'ADEME.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons par cet amendement une baisse, somme toute modérée, de 5% du budget alloué à l'ADEME. Cela représenterait une économie de près de 50M€.

Il est ainsi proposé de retirer 49 653 914 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (en CP) au programme 181 "Prévention des risques". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 12 "Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie".

Art. ART. 25 SEPTIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet article fait bénéficier d’une TVA au taux réduit de 5,5 % les réparations des cycles, de l’électroménager, des chaussures et articles de cuir, des vêtements et du linge de maison, au lieu de 20 %.

Or le coût de cette mesure, évalué à 350 millions d’euros, semble excessif par rapport à son bénéfice, qui demeure incertain.

De plus, il convient de rappeler qu'un "bonus réparation" a été institué en 2023, notamment pour les réparations d'électroménager, de chaussures et de textiles. Son montant est de 50 euros pour un lave-linge, de 40 euros pour un aspirateur, de 8 euros pour la pose de patins sur des chaussures et de 7 euros pour le rapiècement d'un trou dans un vêtement. 

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 20 09/01/2026 NON_RENSEIGNE
Contenu non disponible.
Art. ART. 25 TERDECIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet article prévoit une exonération, à La Réunion, des ventes et des importations de produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité dont les caractéristiques sont déterminées par arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et des outre-mer.

Cependant, outre que La Réunion bénéficie déjà de taux réduits de TVA bien inférieurs à ceux applicables en métropole, à savoir un taux normal de 8,5 %, au lieu de 20 %, et un taux réduit de 2,1 %, au lieu de 10 et 5,5 %, certains produits de première nécessité y sont déjà exonérés de TVA à La Réunion.

De plus, une baisse de TVA ne garantit pas une baisse des prix aux consommateurs.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 10 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à clarifier le dispositif d’exonération d’impôt relatif aux indemnités d’abattage prévu par le présent article.

L’article 10 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit l’exonération d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés de la différence entre l’indemnité perçue au titre de l’abattage sanitaire des animaux et leur valeur nette comptable inscrite à l’actif au moment de cet abattage.

L’objet de cet amendement rédactionnel est de clarifier la portée de la mesure en simplifiant sa rédaction. En effet, il doit être clair pour les agriculteurs que le non-emploi de la totalité de l’indemnité dans un délai de 24 mois ne les prive pas d’exonération et que ce délai permet uniquement de déterminer la limite de cette exonération.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 29, supprimer les mots : 

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 30, substituer aux mots :

« dans les conditions prévues au même premier alinéa »,

les mots :

« au terme d’un délai de vingt-quatre mois à compter de la date de sa perception ».

III. – En conséquence, à la fin du même alinéa 30, substituer aux mots :

« suivant celui de la perception de l’indemnité »,

les mots :

« au cours duquel intervient l’expiration de ce même délai ».

IV. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 33, supprimer les mots : 

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 34, substituer aux mots :

« dans les conditions prévues au même premier alinéa »,

les mots :

« au terme d’un délai de vingt-quatre mois à compter de la date de sa perception ».

VI. – En conséquence, à la fin du même alinéa 34, substituer aux mots :

« suivant celui de la perception de l’indemnité »,

les mots :

« au cours duquel intervient l’expiration de ce même délai ».

Art. ART. 65 QUINQUIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l'instauration d'une "taxe casseurs".

L'article 65 quinquies introduit par le gouvernement au Sénat conduit à instaurer une véritable "taxe casseurs" sur les Français les obligeant à payer une surprime à leurs contrats d'assurance pour couvrir le risque de dégradations causées par les émeutes urbaines.

Cette disposition pose, à nos yeux, au moins deux problèmes de fond. Le premier étant qu'elle instille l'idée que les Français devraient payer deux fois pour pallier la carence de l'Etat à assurer l'ordre public. En effet, ils y contribuent déjà largement par leurs impôts, puisque nulle mission n'est plus consubstantielle à l'Etat que celle s'assurer la sécurité des biens et des personnes. Le second consiste à faire payer à la majorité le coût des agissements d'une minorité de délinquants. Ce n'est pas acceptable. Notre groupe propose, plutôt qu'une taxe sur les Français qui subissent ces actes, d'instaurer un véritable principe de "casseur-payeur" en suspendant par exemple le droit aux prestations sociales des auteurs d'émeutes, d'incendies, de dégradations.

Aussi, nous proposons la suppression pure et simple de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 23 010 054 € en AE et 22 130 271 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 10 243 613 € en AE et 9 470 733 € en CP pour le programme 348 – Performance et résilience des bâtiments de l'Etat et de ses opérateurs ;

– 1 981 425 € en AE et 1 795 425 € en CP pour le programme 349 – Transformation publique, dont 7 500 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 10 520 730 € en AE et 10 599 827 € en CP pour le programme 148 – Fonction publique, dont 1 450 € en AE et en CP ;

– 264 286 € en AE et 264 286 € en CP pour le programme 368 – Conduite et pilotage de la transformation et de la fonction publiques, dont 264 286 € en AE et en CP.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement propose ainsi de retirer en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) 5 777 150 euros à l'action 04 "Actions transversales" du programme 206.

Art. ART. 10 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article conditionne partiellement l’exonération de droits de mutation applicable aux parts de groupements forestiers à de nouveaux critères de gestion durable définis en dehors du cadre existant.

Or, le dispositif actuel prévoit déjà des exigences de gestion sylvicole durable par renvoi au code forestier, notamment l’existence d’un plan ou d’un règlement de gestion durable, rendant cette évolution redondante.

Un éventuel renforcement des conditions devrait relever d’une modification du code forestier.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose de supprimer l'Ademe.

Dans ce débat budgétaire, notre groupe défend une priorité : la baisse des dépenses publiques. La Droite Républicaine a depuis des années alerté sur l'enchevêtrement de structures et d'agences administratives qui représente à la fois un coût pour les finances publiques et une source de complexité inutile.

Aussi, nous proposons d'agir en supprimant des agences dont l'utilité n'est pas démontrée. C'est le sens de cet amendement qui propose de supprimer les crédits de fonctionnement alloués à l'Ademe. Cette agence se superpose à d'autres opérateurs agissant dans le domaine environnemental, à l'image du Cerema, des agences de l'eau, de l'ANSES, de l'OFB ou encore de l'ONF. Dans un souci de lisibilité de l'action publique et d'économies budgétaires, nous demandons la suppression de l'Ademe. 

Les crédits d'intervention opérés par l'agence pourront être réalloués aux services déconcentrés de l'Etat ainsi qu'aux collectivités territoriales, notamment les Régions en matière de financement des investissements stratégiques et industriels.

Il est ainsi proposé de retirer 993 078 285 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (en CP) au programme 181 "Prévention des risques". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 12 "Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie".

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 19.

Dispositif

À l’alinéa 17, supprimer les mots : 

« à compter de cette même date, et ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). 

Créée pour simplifier l’action territoriale, l’ANCT a finalement ajouté une couche supplémentaire dans un millefeuille administratif déjà dense. La commission d’enquête du Sénat sur les agences a récemment recommandé sa suppression.

Dans un contexte particulièrement contraint pour nos finances publiques, marqué par la nécessité de réduire notre déficit et de contenir nos dépenses, il nous apparait nécessaire d'agir pour tout à la fois rationaliser l'organisation administrative de l'Etat et dégager des économies budgétaires.

Les missions actuellement remplies par l’ANCT pourront être confiés aux services de l’État et notamment aux préfectures.

En conséquence, il est proposé de retirer 66 646 442 euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) de l’action 13 « soutien aux opérateurs » du programme 112 « impulsion et coordination de la politique d’aménagement du territoire ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à réaliser près de 2 millions d'euros d’économies en stabilisant les crédits affectés aux déplacements qui ne relèvent pas de l’activité diplomatique ainsi que ceux affectés aux moyens généraux de la Présidence de la République.

Si, pour la deuxième année consécutive, la dotation de la Présidence de la République reste stable, on constate toutefois que cette tendance n’est pas uniforme au sein des différentes catégories de dépenses de cette institution.

En effet, en 2026, les dépenses d’investissement devraient diminuer de 12,9 %, les dépenses de sécurité de 8,6 %, et les dépenses liées à l’activité présidentielle qui ne relèvent pas de la diplomatie de 7,8 %. Toutefois, dans le même temps, les dépenses affectées aux moyens généraux augmenteront de 13,2 % et celles liées aux déplacements non diplomatiques de 31,5 %.

Or, dans un contexte où des efforts budgétaires sont demandés à l’ensemble des Français, il est légitime que la Présidence de la République participe elle aussi à cet effort collectif en diminuant son propre train de vie. C’est pourquoi, sans renier la trajectoire de diminution des dépenses dans les autres catégories, il est proposé de geler les enveloppes consacrées aux déplacements qui sortent du domaine réservé du Président de la République et aux moyens de fonctionnement de l’institution.

Concrètement, cet amendement prévoit de diminuer de 1,8 millions d'euros la dotation affectée à la Présidence de la République pour l'année 2026, correspondant au gel des crédits affectés aux déplacements qui ne relèvent pas de l’activité diplomatique pour 881 200 euros et au gel des crédits alloués aux moyens généraux pour 924 320 euros.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 32 909 447 € en AE et 32 093 500 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 16 169 432 € en AE et 16 123 726 € en CP pour le programme 180 – Presse et médias ;

– 16 740 015 € en AE et 15 969 774 € en CP pour le programme 334 – Livre et industries culturelles.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant le rejet des crédits de la mission.

Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 65 BIS 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 65 bis, adopté au Sénat, modifie les modalités de reversement d’une fraction des recettes issues des quotas carbone. Si l’objectif poursuivi est celui de renforcer le soutien financier aux autorités organisatrices de la mobilité, la rédaction de cet article conduit toutefois à exclure les régions de ces reversements lorsqu’elles exercent la compétence mobilité en tant qu’autorités organisatrices de substitution.

Cette exclusion aurait un impact financier direct : en 2026, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes auraient reçu respectivement 2,72 M€, 3,8 M€ et 2,92 M€ si les régions avaient été maintenues dans ce dispositif. 

Ces sommes importantes sont pourtant nécessaires pour soutenir les investissements structurants des régions en faveur des mobilités et du désenclavements des territoires.

En France, près de la moitié des EPCI sont en effet couvertes par une région exerçant la compétence mobilité en substitution. Exclure les régions pénalise donc ces territoires ruraux. La suppression de l’article 65 bis permet de revenir à la répartition existante, en assurant un reversement aux régions lorsqu’elles interviennent en substitution des AOM, garantissant ainsi le financement des infrastructures essentielles.

Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec l’association « Régions de France ». 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 4 471 747 € en AE et 12 780 350 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 4 471 747 € en AE et 4 471 747 € en CP pour le programme 145 – Épargne ;

– 8 308 603 € en CP pour le programme 344 – Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque.

Les programmes portant des crédits évaluatifs ne sont pas concernés.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant l'adoption des crédits de la mission et le rejet de la seconde partie.

Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 65 UNDECIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 14, substituer aux mots : 

« État, en explicitant les définitions retenues et les données disponibles, en lien notamment avec leur type de comptabilité et leur mode de financement », 

les mots : 

« État. Il explique les définitions retenues et les données disponibles, en fonction notamment du type de comptabilité et du mode de financement de chaque opérateur ou organisme. »

Art. ART. 27 DUODECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 duodecies assouplit les règles de liaison des taux de fiscalité locale en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), en prévoyant que :

– les communes dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les communes du département l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peuvent excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %) ;

– les EPCI à fiscalité propre dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen national constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les EPCI de leur catégorie l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peut excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %).

Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit existant, alors qu’un assouplissement supplémentaire de la règle de liaison des taux pourrait entraîner une hausse substantielle et imprévue de la fiscalité pesant sur certains contribuables. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 13 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 71 TER 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet article vise à créer un congé d'accompagnement spécifique pour les salariés de plus de 59 ans concernés par les plans de transformation des imprimeries de presse quotidienne. 

Ce congé, d'une durée de 36 mois, interviendrait à la suite des dispositifs d'accompagnement prévus par le droit commun en cas de licenciement économique ou de rupture conventionnelle dans le cadre d'un accord collectif (congé de reclassement et congé de mobilité).

Ce dispositif s'apparente à un système de préretraite pour les salariés concernés, qui serait principalement financé par l’État. Le Gouvernement prévoit d'ailleurs un financement du dispositif à hauteur de 15 millions d'euros sur trois ans. 

Ce dispositif coûteux paraît particulièrement avantageux pour les salariés concernés et sans contreparties significatives pour les entreprises en bénéficiant. Les difficultés du secteur de la presse ne suffisent pas à justifier cette prise en charge par l’État d'un système de préretraite.

Sur le plan juridique par ailleurs, cet article encourt la censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire. En effet, la nature de la disposition est manifestement étrangère au domaine de la loi de finances. Selon l’auteur de cet amendement, l'incidence, à titre secondaire, de cet article sur le budget de l’État ne saurait, à elle seule, suffire à rendre l’article recevable.

 

 

 

 

Dispositif

Supprimer cet article. 

Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Lors de l'examen du texte au Sénat, un amendement a été adopté afin de minorer de 200 millions d’euros le financement public dédié à l’Aide Médicale d’État (AME), afin de tirer les conséquences de l’extension de l’obligation d’accord préalable des caisses primaires d’assurance maladie voté par les sénateurs et d’anticiper la révision du panier de soins « non urgents » que le Gouvernement doit opérer.

Le dérapage budgétaire qui caractérise cette prestation, dont la progression ne fait l’objet d’aucun contrôle, plaide pour une refonte plus large de son périmètre, en mettant en œuvre prioritairement les recommandations formulées il y a près de deux ans dans le rapport présenté par MM. Évin et Stefanini. Entre 2015 et 2023, le nombre de bénéficiaires de l’AME a en effet augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente ainsi plus d’1,2 milliard d’euros avec une hausse de près de 50 % depuis 2017. 

Alors que des efforts sont demandés aux Français dans le contexte très dégradé des finances publiques, il n'est pas acceptable que des étrangers en situation irrégulière aient droit à une prise en charge plus large que celle dont tout Français peut bénéficier, sans chercher à y apporter les restrictions nécessaires pour contenir cette dépense à un niveau raisonnable pour la solidarité nationale.

Sans remettre en cause l’existence d’un dispositif de prise en charge médicale préservant la santé des bénéficiaires de l’AME et de l’ensemble de la population, le rapporteur spécial plaide pour une réforme en profondeur de cette prestation répondant strictement à ses objectifs humanitaires et sanitaires, conformément aux standards des pays européens. Cette transformation de l’aide médicale de l’État en aide médicale d’urgence (AMU) pourrait représenter une économie d’au moins 400 millions d’euros par rapport à la dépense constatée en 2024, soit 200 millions d'euros de plus que le montant des économies votées au Sénat.

 

Le présent amendement prévoit ainsi une baisse équivalente en AE et CP des crédits dédiés à l’AME. Cette baisse est imputée sur l’action 02 « Aide Médicale de l’État » de programme 183 « Protection maladie ». 

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le vol de bijoux et joyaux de la Couronne de France du 19 octobre dernier au Louvre a frappé nos concitoyens au cœur. Au-delà de la perte matérielle, il s’agit là d’agressions symboliques intolérables à notre histoire, à notre identité. « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir », écrivait le Maréchal Foch au crépuscule de sa vie. A l’heure où s’étiole le sentiment d’appartenance à la nation, nous devons tout faire pour protéger et mettre en valeur notre patrimoine, legs commun de notre passé.

Au-delà de la situation du Louvre, sur laquelle de nombreuses alertes avaient déjà été exprimées, ce drame met en lumière un déficit d’investissement général en matière de sécurité du patrimoine muséal Français. Ces carences exigent un sursaut de la puissance publique. Tel est le sens de cet amendement qui propose la création d’un "Fonds d’action pour la sécurisation du patrimoine national", à l’instar du "plan d’action sécurité des cathédrales" initié après l’incendie de Notre-Dame.

Ce fonds doit permettre d’une part la réalisation d’un audit de la qualité de la sécurité du patrimoine des musées nationaux relevant du ministère de la Culture et, d’autre part, de la mise en place et du financement des travaux de sécurisation prioritaires tels qu’évalués par l’audit. Porté par le présent amendement à 50 millions d’euros pour l’année 2026, ce fonds a vocation à être pérennisé en fonction des besoins identifiés par les conclusions de l’audit.

Pour des raisons de recevabilité financière imposées par l’article 40 de la Constitution, cet amendement compense l’apport à l’action 3 Patrimoine des musées de France du programme 175 Patrimoines par la minoration à la même hauteur de l'action 1 du programme 131 Création. Toutefois, nous n’entendons pas affecter le budget dédié à cette action ; c’est pourquoi nous demandons au gouvernement de lever le gage sur cet amendement.
 

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 29, substituer à la référence :

« h », 

la référence :

« I ».

II. – En conséquence, au même alinéa 29, substituer à la référence :

« j bis »,

la référence :

« I bis ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 30, substituer à la référence :

« j bis) »,

la référence :

« I bis ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique.

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à différents opérateurs du programme 214, à savoir l'ONISEP, le CEREQ et le Réseau Canopé.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Il est ainsi proposé de retirer 5 420 708 euros en AE et en CP à l'action 07 "Établissements d'appui de la politique éducative" du programme 214.

Art. ART. 31 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à assurer l’équité de l’effort demandé aux Régions dans le cadre du projet de loi de finances.

À l’issue de l’examen au Sénat, l’effort demandé aux collectivités territoriales, notamment aux communes et aux Départements, a été sensiblement réduit par rapport au projet de loi initial. Cependant, certaines évolutions adoptées conduisent à produire des inégalités entre collectivités.

C’est le cas des différentes dispositions votées concernant les Régions. Si le Sénat a adopté la non minoration de la DCRTP (soit un allègement de 180M€), il a également maintenu un effort de 500M€ pour l’ensemble des Régions au titre du Dilico, soit un quasi doublement par rapport à 2025. Or, seules quelques Régions sont encore concernées par cette dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) tandis que toutes le sont par le Dilico.

Aussi, dans un souci d’équité entre les Régions, il est proposé, par cet amendement, de maintenir l’effort initial prévu par le Gouvernement sur la DCRTP et de, via un autre amendement à l’article 76, réduire de 200 millions d’euros le Dilico pour l’ensemble des Régions.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 16, substituer au montant :

« 278 463 770 € »,

le montant :

« 97 697 770 € ».

 

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement, adopté en commission des finances lors de l'examen du texte en première lecture, propose de diminuer de 5 % le montant de l’aide publique versée aux partis et groupements politiques.

La situation budgétaire actuelle impose une maîtrise rigoureuse des dépenses de l’État. Dans ce contexte, il est indispensable que l’ensemble des administrations et des organismes bénéficiant de financements publics fassent preuve de responsabilité et de sobriété. Les partis et groupements politiques ne sauraient être exclus de cette contribution collective à la maîtrise des dépenses publiques. 

Alors que les Français supportent déjà d’importants efforts liés au redressement nos finances publiques, il serait juste et symboliquement fort que les formations politiques fassent preuve d’exemplarité qui se traduit par une diminution mesurée de leur financement public.

Il revient également aux partis politiques, s’ils veulent démontrer leur sens des responsabilités en matière de gouvernance et de bonne gestion des deniers publics dans la perspective des prochaines échéances électorales, d’assumer cette réduction comme un signe de cohérence et de sérieux budgétaire. En effet, on ne peut pas réclamer des efforts partagés sans en consentir soi-même.

Concrètement, cet amendement prévoit donc de réduire de 3,4 millions d’euros en AE et en CP les crédits de l’action 01 « Financement des partis » du programme 232 « Vie politique ».

Art. ART. 21 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement de repli à la suppression de l'article 21 bis vise à éviter l'élargissement du champ de la filière REP ameublement aux produits des arts de la table et des équipements de la cuisine.

Cette disposition adoptée sans concertation préalable avec les acteurs concernés, alors même que les metteurs sur le marché financent déjà les filières REP existantes, impacterait directement les industriels et les consommateurs.  

Les produits visés par ces nouvelles obligations bénéficient déjà aujourd’hui de dispositifs de collecte et de recyclage efficaces. Les éventuelles difficultés qui pourraient être identifiées peuvent par ailleurs être résolues par de simples ajustements des dispositifs existants, sans création d’une nouvelle obligation.

Enfin, l’intégration de ces produits dans la REP ameublement entraînerait une écocontribution supplémentaire, générant des hausses de coûts pour les consommateurs, bénéfice environnemental démontré.

C'est pourquoi cet amendement vise à supprimer l'élargissement du champ de la filière REP ameublement aux produits des arts de la table et des équipements de la cuisine

Dispositif

Supprimer les alinéas 15 et 16.

Art. ART. 10 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique.

Il propose de faire participer les autorités administratives indépendantes à l’effort de redressement de nos comptes publics.

Il reprend une recommandation du rapporteur spécial de la mission Direction de l’action du Gouvernement, qui a constaté que les crédits de paiement du programme 308 Protection des droits et libertés augmentent de 3 millions d’euros dans le PLF 2026 tel qu’initialement déposé par le Gouvernement. Les autorisations d’engagement diminuent mais seulement du fait de la fin du déménagement de la HATVP en 2025.

Le Sénat, s’il a prévu une mesure d’économie de 7 millions d’euros sur l’ensemble du programme 129 Coordination du travail gouvernemental, n’a prévu aucune participation des autorités administratives indépendantes à l’effort de redressement des comptes publics. Cet absence de mise à contribution des autorités administratives indépendantes n’apparait pas acceptable. Ces autorités doivent, elles aussi, contribuer à l’effort collectif de réduction des déficits. Le rapporteur spécial a relevé que les effectifs de ces autorités augmentent à nouveau dans le PLF 2026 (+ 7 ETPT) avec un plafond d’emplois fixé à 757 ETPT. Pour mémoire, le plafond d’emplois exécuté en 2017 était de 534 ETPT. L’augmentation des effectifs s’élèverait ainsi à 42 % en dix ans. Sur cette période, la hausse du plafond d’emplois de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’élève à 55 %, celle de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) à 76 %. 

Comme toutes les administrations, ces autorités doivent prendre leur part pour contribuer au redressement des finances publiques.

En conséquence, cet amendement propose dans un premier temps de supprimer la hausse des crédits de 3 000 000 d’euros initialement prévue par le Gouvernement dans le PLF 2026 sur le programme 308 Protection des droits et libertés. Il propose ainsi de réduire de 750 000 euros les crédits de l’action 03 – Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, de 750 000 euros les crédits de l’action 02 – Commission nationale de l’informatique et des libertés ; de 750 000 euros les crédits de l’action 09 – Défenseur des droits et de 750 000 euros les crédits de l’action 10 – Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

Art. ART. 17 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 11, substituer au mot :

« conformément »,

les mots :

« dans les conditions prévues ».

Art. ART. 10 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 2 QUATER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à prolonger l'exonération des pourboires pour trois ans, jusqu'en 2028.

La loi de finances pour 2022 prévoyait d'exonérer, d'impôt sur le revenu et de cotisations et contributions sociales, les sommes remises volontairement par les clients pour le service. Cette mesure rencontre l'attrait tant des entreprises que des salariés. Elle stimule l'attractivité des métiers aujourd'hui en tension, particulièrement dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration. Tout en constituant un soutien au pouvoir d'achat pour les employés dont les pourboires représentent parfois une part importante de la rémunération.

Cette exonération arrive à échéance au 31 décembre 2025, après avoir été prorogée pour un an lors de l'adoption de la loi de finances pour 2025. Si le Sénat a adopté une prolongation d'un an, jusqu'au 31 décembre 2026, il semble souhaitable de la prolonger dans la durée. Une prolongation jusqu'en 2028 s'inscrit dans l'esprit de la loi organique relative aux lois de financement de la sécurité sociale (LOLFSS) et de la loi de programmation des finances publiques (LPFP) qui bornent les exonérations sociales et fiscales à trois ans.

Dans le débat budgétaire, la Droite Républicaine défendre une priorité : la revalorisation du travail et la lutte contre l'assistanat. C'est le sens de cet amendement dont l'adoption contribuerait à valoriser l'engagement des salariés dans leur travail et pour un service de qualité auprès des clients.

Cet amendement, porté par notre groupe en première lecture, a été adopté en séance publique à l'Assemblée nationale.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer à l’année : 

« 2026 », 

l’année : 

« 2028 ».

II. – À l’alinéa 3, substituer à l’année : 

« 2026 »,

l’année : 

« 2028 ».

III. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 25 SEXIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet article fait bénéficier les margarines et graisses végétales d’un taux de TVA réduit de 5,5 %, au lieu de 20 %.

Or, outre que l'impact précis d'une baisse de TVA est toujours difficile à prévoir, le coût de cette mesure est estimé à 50 millions d'euros.

Aussi est-il proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 21 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement, adopté en commission des finances, vise à revenir sur l’augmentation particulièrement significative de la TGAP adoptée involontairement par le Sénat pour l’incinération des déchets.
 
La trajectoire inscrite dans le texte en discussion alourdirait très fortement une taxe qui a déjà été multipliée par plus de 5 au cours des 6 dernières années. 

Cette augmentation de la fiscalité aurait pour effet de rendre l’incinération plus coûteuse, y compris lorsqu’elle est réalisée dans des installations modernes et performantes prévoyant la valorisation énergétique des déchets non recyclables. Cette mesure réduirait ainsi l’intérêt, pour les collectivités, de recourir à ces équipements vertueux et pourrait les conduire à se tourner vers des solutions de traitement moins efficaces sur le plan environnemental, telles que l’enfouissement. 

Par ailleurs, cette trajectoire ne permettrait pas d’atteindre les objectifs nationaux du service public de gestion des déchets fixés par la « Loi AGEC ». En effet, les collectivités se situent en bout de chaîne : elles doivent traiter un flux de déchets résiduels qu’elles ne maîtrisent pas. Or, pour la part de déchets non recyclables, aucune alternative n’existe aujourd’hui en dehors de l’incinération ou de l’enfouissement.

La valorisation énergétique des déchets non recyclables, par l'incinération, offre pourtant des bénéfices environnementaux et économiques concrets : elle permet de produire localement de l’énergie bas carbone et ainsi de sécuriser nos approvisionnements énergétiques.

Alourdir la fiscalité des collectivités, et donc in fine des ménages, sur l’incinération viendrait donc fragiliser la compétitivité de l’une des sources françaises d’énergie renouvelable et de récupération.

Enfin, définir dès maintenant une hausse substantielle de la TGAP apparaît prématurée. En effet, l’éventuelle inclusion des unités de valorisation énergétique dans le système européen des quotas de carbone, pour laquelle une décision de la Commission européenne est attendue mi 2026, fait peser de nombreuses incertitudes sur la filière. A ce stade, nul ne peut anticiper précisément l’ampleur des charges nouvelles qui en découleraient.
 
C’est pour l’ensemble de ces raisons que le présent amendement entend rétablir la trajectoire de la taxe sur les déchets incinérés proposée dans le texte initial.

Tel est l'objet de cet amendement travaillé avec la Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement (FNADE).

Dispositif

Rédiger ainsi les deuxième et avant-dernière lignes du tableau de l’alinéa 180 :

« 

Non dangereuxDe 65 % à 100 %1617181920
Inférieure à 65 %2933374145

 »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à réaliser une économie de 419 000 euros en gelant les subventions pour charges de service public versées aux opérateurs de l’État en matière de patrimoine culturel et d’architecture.

Au sein du programme 175 « Patrimoines » de la mission « Culture », la plupart des opérateurs de l’État voient leurs subventions pour charges de service public être reconduites ou diminuer pour l’année 2026 par rapport au montant défini dans la loi de finances initiale pour 2025.

Toutefois, le PLF 2026 prévoit une augmentation de la subvention pour charge de service public de 143 000 euros pour l’établissement public du Palais de la Porte Dorée, de 143 000 euros pour le Musée Guimet, de 94 000 euros pour le Musée Picasso et de 39 000 euros pour la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Compte tenu du contexte budgétaire actuel et des efforts demandés à l’ensemble des administrations publiques, ces augmentations de subventions n’apparaissent pas justifiées, d’autant plus que, l’an dernier, la loi de finances prévoyait déjà des augmentations de subventions pour deux d’entre eux : le Musée Picasso à hauteur de 500 000 euros et la Cité de l’architecture et du patrimoine à hauteur de 65 000 euros.

C’est la raison pour laquelle, au sein du programme 175 – « Patrimoines », il est proposé de diminuer de 380 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les crédits de l’action 03 « Patrimoine des musées de France » et de 39 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les crédits de l’action 02 « Architecture et sites patrimoniaux » .

Tel est l’objet de cet amendement source d’économies budgétaire.

Art. ART. 9 QUINQUIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 9 quinquies, introduit par le Sénat, ouvre la possibilité pour les contribuables non résidents de bénéficier de la réduction d’impôt pour les dons effectués par des particuliers, prévue à l’article 200 du CGI, à condition que la prise en compte de ces dons et versements ne soit pas de nature à minorer l’impôt dû par le contribuable dans son État de résidence.

Il convient tout d’abord de souligner que l’extension de la réduction d’impôt au titre des dons des particuliers aux contribuables non-résidents a été examinée puis écartée dans le rapport de juillet 2020 remis par le Gouvernement au Parlement sur la réforme de la fiscalité des non-résidents, au motif qu’une telle mesure conduirait à l’octroi d’un avantage disproportionné à ces contribuables. Ceux-ci ne disposant en effet pas d’une obligation fiscale illimitée en France, ils ne peuvent, en conséquence, disposer d’avantages fiscaux illimités.

Par ailleurs, l’ouverture, strictement encadrée, de certains avantages fiscaux aux contribuables non-résidents s’inscrit dans le cadre d’une réforme d’ensemble de la fiscalité des non-résidents, achevée par la loi de finances initiale pour 2021. Dans la perspective de préserver la stabilité du cadre fiscal ainsi défini, il n’apparaît pas opportun de remettre en cause les paramètres du régime d’imposition applicable aux non-résidents.

C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 77 TER 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 9, après le mot :

 « communes »,

 insérer le mot :

 « membres ».

II. – En conséquence, au même alinéa 9, supprimer le mot :

 « correspondant ».

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 13, substituer aux mots : 

« dont au moins une commune est située dans » et, après le mot : « proximité », sont insérés les mots : « et dont aucune commune n’est située dans la zone d’implantation »

les mots : 

« , autres que ceux mentionnés au b, dont au moins une commune est située dans ».

Art. ART. 65 TER 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La transition écologique et la promotion des énergies renouvelables constituent aujourd’hui un enjeu majeur de la politique nationale. Les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans leur déploiement, bien qu’elles se heurtent à de nombreuses contraintes techniques, financières et réglementaires.

Afin d’encourager l’installation d’éoliennes et de centrales photovoltaïques, les lois de finances pour 2019 et 2023 ont fait évoluer la fiscalité professionnelle unique applicable aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Ces réformes ont permis aux communes membres de percevoir automatiquement une quote-part de 20 % de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) générée par les installations éoliennes depuis le 1er janvier 2019, et par les installations photovoltaïques depuis le 1er janvier 2023.

Le code général des impôts prévoit aujourd’hui que les communes membres d’un EPCI à fiscalité professionnelle unique peuvent, si elles le souhaitent, reverser une partie de ces recettes à leur intercommunalité (articles 1609 nonies C, I bis, 1 bis et 1 ter). En revanche, l’inverse n’est pas permis : un EPCI ne peut pas, à ce jour, transférer directement une fraction des IFER perçues vers les communes d’implantation ou les communes voisines concernées.

Certes, des mécanismes de redistribution existent déjà, comme la révision libre des attributions de compensation prévue au 1° bis du V du même article. Cependant, cette procédure se révèle lourde et contraignante : elle exige une double majorité (les deux tiers du conseil communautaire et la majorité simple des conseils municipaux concernés) et engage durablement les finances de l’intercommunalité. Une fois fixées, les attributions de compensation ne peuvent être modifiées qu’avec un nouvel accord, ce qui limite leur souplesse d’adaptation. En outre, l’augmentation de ces attributions au profit des communes membres diminue mécaniquement le coefficient d’intégration fiscale de l’EPCI, ce qui peut réduire sa dotation globale de fonctionnement (DGF) et ses reversements au titre du fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC).

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de créer un dispositif plus simple et plus flexible permettant un partage équitable des recettes issues de l’IFER éolienne et photovoltaïque, sans incidence négative sur les indicateurs financiers des collectivités concernées.

Le présent amendement, adopté lors de l’examen en commission des finances en première lecture, vise donc à autoriser les EPCI à reverser, par convention, une fraction des IFER qu’ils perçoivent aux communes d’implantation des équipements, ainsi qu’aux communes limitrophes. Cette possibilité offrirait un cadre de coopération locale plus souple, adapté aux réalités territoriales et favorable à l’acceptabilité des projets d’énergies renouvelables.

Dispositif

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant : 

« a bis) Le même a est complété par une phrase ainsi rédigée : « Sur délibération de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, une fraction du produit mentionné à l’article 1519 D peut être versée aux communes membres de cet établissement public. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 17, insérer les deux alinéas suivants : 

« – Après le 1 ter, il est inséré un1 quater ainsi rédigé : 

« 1 quater. – Sur délibération de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, une fraction des produits mentionnés aux articles 1519 D et 1519 F peut être versée aux communes membres de cet établissement public. »

Art. ART. 65 SEPTIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 17, substituer aux mots :

« bénéficier d’ »

le mot :

« conclure ».

Art. ART. 5 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article réduit l’accise du biocarburant HVO, aujourd'hui de 60,75 euros / mégawattheure (MWh,) pour la fixer à 12,91 euros / MWh, soit un niveau très proche de celle du B100.

Outre son coût direct, évalué par le Gouvernement à 95 millions d’euros, cette mesure risque de favoriser les ventes de HVO au point de déstabiliser les autres biocarburants et d'entraîner des pertes industrielles pour les producteurs français concurrents. Selon le Gouvernement, ces effets indirects pourraient entraîner un coût d'1,2 milliard d'euros par an.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à réaliser plus de 13 millions d’euros d’économies en maintenant au niveau de 2025 les subventions pour charges de service public accordées à l’opérateur « Manufactures nationales, Mobilier-Sèvres » issu du rapprochement, fin 2024, de Sèvres-Cité de la Céramique et du Mobilier national.

En effet, dans le projet de loi de finances pour 2026, le financement apporté par l’État à cet opérateur progresse de 13 millions d’euros par rapport à celui voté en loi de finance initiale pour 2025 pour les deux opérateurs distincts, qui prévoyait déjà une augmentation de 4 millions d’euros pour les charges de service public du Mobilier national. Entre 2024 et 2026, cette fusion aura donc produit près de 17 millions d’euros de dépenses supplémentaires.

Si le regroupement de deux établissements doit permettre de réaliser des économies, on constate que la création de cet établissement public unifié s’est plutôt traduite par une augmentation des dépenses qui n’est pas acceptable.

Nous le savons, les fusions peuvent entraîner un surcoût dans un premier temps. Toutefois cette augmentation de près d’un tiers des crédits en un an semble disproportionnée. Par ailleurs, le projet annuel de performance nous apprend que le schéma d’emploi pour cet opérateur est en diminution de seulement 1 ETP pour l’an prochain. Au vu de la situation budgétaire actuelle, les auteurs de cet amendement estiment qu’un effort supplémentaire doit être réalisé par l’opérateur « Manufactures nationales, Mobilier-Sèvres ».

Concrètement, cet amendement prévoit de réduire de 13,17 millions d’euros en AE et en CP les crédits de l’action 02 « Soutien à la création, à la production et à la diffusion des arts visuels » du programme 131 « Création ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à geler les crédits de l’aide à la vie familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine (AVFS) à leur niveau de 2025.

L’aide à la vie familiale et sociale (AVFS), anciennement aide à la réinsertion familiale et sociale (ARFS), est une aide financière destinée à accompagner le rapprochement familial des anciens travailleurs migrants âgés, résidant en foyer de travailleurs migrants ou résidence sociale et disposant de faibles ressources. Elle permet de compenser la perte de certaines prestations sociales servies sous condition de résidence lors des séjours prolongés qu’ils effectuent dans leurs pays d’origine.

Dans un contexte de contrainte budgétaire, augmenter de 30 % les crédits de cette aide ne nous semble pas raisonnable, alors même l’année 2025 avait connu une progression de 72 % par rapport à l’année précédente. Nous ne pouvons nous résoudre à voir ces dépenses augmenter inlassablement.      

C’est la raison pour laquelle le présent amendement vise à diminuer de 350 000 euros les crédits de l’action 18 « Aide à la vie familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine (AVFS) » du programme 304 – « Inclusion sociale et protection des personnes ».

Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 9 SEPTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

À la première phrase, substituer à la date : 

« 1er janvier 2026 »,

les mots :

« lendemain de la promulgation de la présente loi ».

Art. ART. 8 QUATER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 5, supprimer les mots :

« au sens susmentionné ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Lors de l'examen du projet de loi de finances au Sénat, le gouvernement a fait adopter un amendement visant à augmenter de 6 millions d'euros la dotation qui sera versée par l’Etat à l’Agence de santé de Wallis-et-Futuna en 2026.

Or, l’agence de santé de Wallis-et-Futuna bénéficie déjà de crédits de paiement de près de 70 millions d’euros (56,6 millions d'euros de dotation de fonctionnement et 13 millions d'euros de financement exceptionnel pour la reconstruction de l'hôpital de Futuna), en progression constante depuis plusieurs années (+ 25 % en 2025, + 20 % en 2026), soit plus du tiers des crédits de paiement du programme 204. 

Outre les besoins de reconstruction de l’hôpital local, le déficit structurel de cette agence est alimentée par le coût croissant des évacuations sanitaires et la durée des séjours, qui devraient faire l’objet d’un contrôle plus strict. 

Pour autant, l’absence de toute contribution de la population de ce territoire à son système de santé constitue une anomalie à laquelle il est temps de mettre fin. Cela doit passer par la mise en place de cotisations sociales afin de ne pas peser sans limite sur la solidarité nationale. 

Dans l'attente d'une évolution des modalités de financement de cette agence au regard des conclusions qui seront prochainement rendues par la mission diligentée par l’IGA et l’IGAS, cet amendement propose de supprimer l'abonnement des crédits votés au Sénat.  

Pour cela, il est proposé de diminuer de 6 millions d'euros en autorisations d'engagement et en crédits de paiement l’action 19 « Modernisation de l'offre de soins » du programme 204 « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins ».

Art. ART. 76 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer de l’équité dans l’effort demandé aux collectivités territoriales.

L’examen du projet de loi de finances au Sénat a conduit à réduire sensiblement l’effort demandé aux collectivités territoriales au titre du Dilico pour 2026, de 2 milliards d’euros à 890 millions d’euros. Cependant, cet allègement bénéficie intégralement aux communes, exclues du Dilico, et aux Départements et EPCI, qui ont vu leur contribution divisée par deux. Les Régions étant la seule strate de collectivités dont l’effort demandé au titre du Dilico augmentera en 2026 par rapport à 2025.

Aussi le présent amendement prévoit, dans un souci d’équité, de réduire de 500 à 300 millions d’euros l’effort demandé aux Régions. Une baisse qui resterait moins importante, par rapport au texte initial, que la version adoptée par le Sénat pour les autres strates.

De plus, afin de ne pas dégrader l’équilibre financier du texte, ce moindre effort au titre du Dilico serait gagé sur le retour à la minoration de la DCRTP prévue par le Gouvernement à l’article 31. Là aussi, il s’agit d’une mesure d’équité, le Dilico impacte l’ensemble des Régions tandis que la DCRTP ne concerne que quelques-unes d’entre elles.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 4, substituer au montant :

« 890 millions d’euros »,

le montant :

« 690 millions d’euros ».

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 7, substituer au montant :

« 500 millions d’euros »,

le montant :

« 300 millions d’euros ».

Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 65 UNDECIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 18, substituer aux mots :

« à ces organismes »,

les mots :

« aux opérateurs ».

Art. ART. 10 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 21 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article soumet à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), au taux de 0,05 euro par unité mise sur le marché, les metteurs sur le marché des produits manufacturés polluants destinés aux ménages ne bénéficiant d’aucune filière de recyclage, y compris visé par les mécanismes de responsabilité élargie du producteur. Il s’agit de faire contribuer à la gestion des déchets les metteurs sur le marché de ces produits.

Cependant, cette mesure entraînerait une hausse des prix pour les consommateurs.

De plus, il semble préférable de responsabiliser les producteurs par la création de nouvelles filières de responsabilité élargie. En effet, à l’inverse de l’éco-contribution, qui finance directement les efforts d’une filière en faveur de l’éco-conception et du traitement des déchets, la TGAP abonde le budget général de l’État. La contribution d'une TGAP amont aux progrès de l’éco-conception paraît donc plus aléatoire que celle de l’éco-contribution.

C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 13 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« déduction au titre »,

le mot :

« fraction ».

Art. ART. 36 QUATER 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« aux organismes et selon les pourcentages suivants »

les mots : 

« selon les modalités suivantes ».

Art. ART. 2 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d'inflation à 1% pour 2025.

Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR.

La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu.

Dispositif

I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° À la première phrase du second alinéa de l’article 196 B, le montant : « 6 794 € » est remplacé par le montant : « 6 842 € »

2° Le I de l’article 197 est ainsi modifié :

a) Le 1 est ainsi modifié :

– Aux deux premiers alinéas, le montant : « 11 497 € » est remplacé par le montant : « 11 612 € » ;

– À la fin du deuxième alinéa et au troisième alinéa, le montant : « 29 315 € » est remplacé par le montant : « 29 608 € » ;

– À la fin du troisième alinéa et à l’avant-dernier alinéa, le montant : « 83 823 € » est remplacé par le montant : « 84 661 € » ;

– À la fin de l’avant-dernier alinéa et du dernier alinéa, le montant : « 180 294 € » est remplacé par le montant : « 182 097 € »

b) Le 2 est ainsi modifié :

– Au premier alinéa, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 1 809 € » ;

– À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, le montant : « 4 224 € » est remplacé par le montant : « 4 266 € » ;

– À la fin du troisième alinéa, le montant : « 1 069 € » est remplacé par le montant : « 1 080 € » ;

– À la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le montant : « 1 785 € » est remplacé par le montant : « 1 803 € » ;

– À la première phrase du dernier alinéa, le montant : « 1 993 € » est remplacé par le montant : « 2 013 € » ;

c) Le 3 est ainsi modifié :

– Le montant : « 2 450 € » est remplacé par le montant : « 2 475 € » ;

– Le montant : « 4 050 € » est remplacé par le montant : « 4 091 € » ;

d) Le a du 4 est ainsi modifié :

– Le montant : « 889 € » est remplacé par le montant : « 898 € » ;

– Le montant : « 1 470 € » est remplacé par le montant : « 1 485 € » ;

3° Le 1 du III de l’article 204 H est ainsi modifié :

a) Le tableau du a est ainsi rédigé :

Base mensuelle de prélèvementTaux proportionnel
Inférieure à 1 636 €0 %
Supérieure ou égale à 1 636 € et inférieure à 1 700 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 700 € et inférieure à 1 809 €1,3 %
Supérieure ou égale à 1 809 € et inférieure à 1 930 €2,1 %
Supérieure ou égale à 1 930 € et inférieure à 2 062 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 062 € et inférieure à 2 173 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 173 € et inférieure à 2 317 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 317 € et inférieure à 2 741 €5,3 %
Supérieure ou égale à 2 741 € et inférieure à 3 138 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 138 € et inférieure à 3 574 €9,9 %
Supérieure ou égale à 3 574 € et inférieure à 4 023 €11,9
Supérieure ou égale à 4 023 € et inférieure à 4 694 €13,8
Supérieure ou égale à 4 694 € et inférieure à 5 630 €15,8 %
Supérieure ou égale à 5 630 € et inférieure à 7 044 €17,9 %
Supérieure ou égale à 7 044 € et inférieure à 8 798 €20 %
Supérieure ou égale à 8 798 € et inférieure à 12 212 €24 %
Supérieure ou égale à 12 212 € et inférieure à 16 540 €28 %
Supérieure ou égale à 16 540 € et inférieure à 25 963 €33 %
Supérieure ou égale à 25 963 € et inférieure à 55 613 €38 %
Supérieure ou égale à 55 613 €43 %

b) Le tableau du b est ainsi rédigé :

Base mensuelle de prélèvementTaux proportionnel
Inférieure à 1 877 €0 %
Supérieure ou égale à 1 877 € et inférieure à 1 991 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 991 € et inférieure à 2 193 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 193 € et inférieure à 2 395 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 395 € et inférieure à 2 644 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 644 € et inférieure à 2 789 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 789 € et inférieure à 2 884 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 884 € et inférieure à 3 173 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 173 € et inférieure à 3 924 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 924 € et inférieure à 5 021 €9,9 %
Supérieure ou égale à 5 021 € et inférieure à 5 702 €11,9 %
Supérieure ou égale à 5 702 € et inférieure à 6 605 €13,8 %
Supérieure ou égale à 6 605 € et inférieure à 7 914 €15,8 %
Supérieure ou égale à 7 914 € et inférieure à 8 798 €17,9 %
Supérieure ou égale à 8 798 € et inférieure à 9 999 €20 %
Supérieure ou égale à 9 999 € et inférieure à 13 751 €24 %
Supérieure ou égale à 13 751 € et inférieure à 18 280 €28 %
Supérieure ou égale à 18 280 € et inférieure à 27 886 €33 %
Supérieure ou égale à 27 886 € et inférieure à 60 953 €38 %
Supérieure ou égale à 60 953 €43 %

c) Le tableau du c est ainsi rédigé :

Base mensuelle de prélèvementTaux proportionnel
Inférieure à 2 010 €0 %
Supérieure ou égale à 2 010 € et inférieure à 2 173 €0,5 %
Supérieure ou égale à 2 173 € et inférieure à 2 422 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 422 € et inférieure à 2 731 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 731 € et inférieure à 2 836 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 836 € et inférieure à 2 933 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 933 € et inférieure à 3 029 €4,1 %
Supérieure ou égale à 3 029 € et inférieure à 3 365 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 365 € et inférieure à 4 644 €7,5 %
Supérieure ou égale à 4 644 € et inférieure à 6 011 €9,9 %
Supérieure ou égale à 6 011 € et inférieure à 6 779 €11,9 %
Supérieure ou égale à 6 779 € et inférieure à 7 866 €13,8 %
Supérieure ou égale à 7 866 € et inférieure à 8 653 €15,8 %
Supérieure ou égale à 8 653 € et inférieure à 9 587 €17,9 %
Supérieure ou égale à 9 587 € et inférieure à 11 126 €20 %
Supérieure ou égale à 11 126 € et inférieure à 14 968 €24 %
Supérieure ou égale à 14 968 € et inférieure à 19 038 €28 %
Supérieure ou égale à 19 038 € et inférieure à 30 512 €33 %
Supérieure ou égale à 30 512 € et inférieure à 64 405 €38 %
Supérieure ou égale à 64 405 €43 %

II. – Les 1° du I s’appliquent à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes.

III. – Le 2° du I s’applique aux revenus perçus ou réalisés à compter du premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Art. ART. 3 QUATER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil.

L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l’exclusion de certains biens désignés comme « non professionnels » et l’augmentation de la durée de conservation des titres et parts de société de 4 à 6 ans.

Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE.

Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 8 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel permettant d'éviter que des dispositions caduques demeurent dans le code général des impôts.

Dispositif

I. – Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Le d du 3° de l’article 44 sexies‑0 A du code général des impôts est abrogé.

« I ter. – Le 3° du I et le 2° du A du III de l’article 199 terdecies‑0 A ter du code général des impôts sont abrogés.

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« II. – Les I bis et I ter du présent article s’appliquent à compter du 1er janvier 2029. »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués aux opérateurs du programme 134, à savoir Atout-France, Business France et l'Agence nationale des fréquences.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Il est ainsi proposé de retirer 7 411 270 euros au programme 134 en AE et en CP. Cette baisse est imputée à l'action 04 "Développement des postes, des télécommunications et du numérique" à hauteur de 1 960 455 euros, à l'action 07 "Développement international des entreprises et attractivité du territoire" à hauteur de 4 301 175 euros et à l'action 23 "Industrie et services" à hauteur de 1 149 640 euros.

 

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l'agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT).

Dans ce débat budgétaire, notre groupe défend une priorité : la baisse des dépenses publiques. La Droite Républicaine a depuis des années alerté sur l'enchevêtrement de structures et d'agences administratives qui représente à la fois un coût pour les finances publiques et une source de complexité inutile.

Aussi, nous proposons d'agir en supprimant les agences dont l'utilité n'est pas démontrée. C'est le sens de cet amendement qui propose de supprimer les crédits alloués à l'ANACT. Il convient de relever que de nombreux autres organismes interviennent déjà dans le domaine de l'emploi, dont certains avec des missions semblables à l'ANACT (Comité national de prévention et de santé au travail ou encore le Conseil d'orientation des conditions de travail).

Le présent amendement propose de retirer 11 250 000 euros en AE et en CP au programme P111 "Amélioration de la qualité d'emploi et des relations du travail". Cette baisse (11 250 000 euros en AE et en CP) est imputée à l'action 01 "Santé et sécurité au travail".

Art. ART. 5 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à conserver la réduction d’impôt pour frais de scolarité.

Il apparaît nécessaire de ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les familles dans un contexte où les frais de scolarité, notamment ceux relatifs aux fournitures ou aux repas, ont particulièrement augmenté ces dernières années.

Dispositif

I. – Supprimer l’alinéa 11 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 13.

II. – En conséquence, à l’alinéa 15, substituer aux mots

 « les références : « 199 quater F, » et « 199 vicies A, » sont supprimées »

les mots :

« la référence : « 199 vicies A, » est supprimée ; ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 29 920 087 € en AE et en CP, répartis de la façon suivante :

– 20 613 399 € en AE et en CP pour le programme 198 – Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres ;

– 4 009 732 € en AE et en CP pour le programme 197 – Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins ;

– 5 296 956 € en AE et en CP pour le programme 195 – Régimes de retraite des mines, de la SEITA et divers.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant l'adoption des crédits de la mission et le rejet de la seconde partie.

Art. ART. 30 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’augmenter les droits de timbre concernant plusieurs procédures liées à l’immigration.

Dans un contexte à la fois de forte pression migratoire et de dégradation des comptes publics, l’augmentation des droits de timbre à destination des étrangers qui souhaitent s’installer et vivre en France apparait justifiée.

Aussi, le présent amendement propose de majorer de 50 % les hausses prévues par cet article pour les procédures suivantes :

– Délivrance et renouvellement de titre de séjour ;

– Délivrance d’une carte de séjour ou de résident ;

– Délivrance et renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour ;

– Visa de régularisation ;

– Délivrance, renouvellement, duplicata ou changement des cartes de séjour.

Dispositif

I – À la fin de l’alinéa 3, substituer au montant :

« 300 euros »,

le montant :

« 380 euros ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, substituer au montant :

« 100 euros »

le montant :

« 150 euros ».

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 8, procéder à la même substitution.

IV. – En conséquence, à l’alinéa 13, substituer au montant :

« 300 euros »,

le montant :

« 400 euros ».

V. – En conséquence, à la fin du même alinéa 13, substituer au montant :

« 100 euros »,

le montant :

« 150 euros ».

VI. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 14, substituer au montant :

« 50 euros »,

le montant :

« 75 euros ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement de repli du groupe Droite Républicaine propose d'instaurer une année blanche aux financements attribués à l'ADEME.

Si la suppression de l'agence, proposée par un autre amendement, n'était pas adoptée, nous demandons que la subvention attribuée à l'ADEME soit a minima maintenue à son niveau 2025.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Cet amendement permettrait de dégager une économie substantielle de 104,7M€ sans remettre en cause l'existence et les missions de l'agence.

Il est ainsi proposé de retirer 104 717 972 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (en CP) au programme 181 "Prévention des risques". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 12 "Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie".

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 6, soit neuf ans.

Dispositif

Compléter la première phrase de l’alinéa 12 par les mots :

« mentionnée à la première phrase du troisième alinéa du présent i. »

Art. ART. 21 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer l'instauration d'une écocontribution qui fragiliserait nos filières industrielles.

Cet article est le fruit d'un amendement adopté au Sénat contre l'avis de la commission et du gouvernement. Il élargit la filière d’écocontribution « REP Ameublement » aux produits des arts de la table, aux accessoires et aux produits d’équipements de la cuisine. Elaborée sans concertation avec les entreprises directement concernées, cette disposition impacterait directement les industriels du secteur mais aussi les consommateurs puisque le coût de cette contribution serait répercuté sur les prix et donc le pouvoir d'achat des ménages. Aussi, le présent amendement propose la suppression de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 65 BIS 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 65 bis modifie la répartition de la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM), tout en excluant les AOM régionales du bénéfice de ces financements. 

Les nouvelles règles de répartition seraient fondées, d’une part, sur un indice synthétique construit sur la base de critères de densité et de revenu par habitant et, d’autre part, sur la population de l’AOM affectataire. 

L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager la réforme du dispositif. En outre, l’exclusion des AOM régionales du bénéfice de ces financements est susceptible de nuire au développement de l’offre de transport. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose la suppression du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP).

Issu de la fusion récente entre le Haut-Commissariat au Plan et France Stratégie, le HCSP est un organe rattaché auprès du Premier ministre chargé de produire des travaux prospectifs pour éclairer l'action du gouvernement.

Si la prospective est un outil indispensable de l'action publique, chaque ministère est déjà dotée de directions dédiées à cette tâche. De plus, d'autres organismes placés auprès du gouvernement tels que le Conseil d'analyse économique (CAE), le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) ou encore le Secrétariat général pour l'investissement (SGPI) remplissent des missions analogues.

Un rapport sénatorial a récemment pointé l'utilité "très mitigée" du Haut-Commissariat à travers 18 notes redondantes et parfois "beaucoup moins précises et approfondies" que des rapports d’autres organes administratifs chargés de missions d’expertise et de conseil auprès des décideurs publics.

Aussi, le présent amendement propose de réduire de 10 M€ les crédits du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan, rattachés à l’action 11 « Stratégie et prospective » du programme 129.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 174 898 861 € en AE et 182 833 451 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 163 267 395 € en AE et 170 915 277 € en CP pour le programme 119 – Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements ;

– 11 631 466 € en AE et 11 918 174 € en CP pour le programme 122 – Concours spécifiques et administration.

Art. ART. 65 SEPTIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

Après l’alinéa 19, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Au second alinéa du b du 6° du 1 de l’article 80 duodecies du code général des impôts, les références : « du I de l’article 72 de la loi n° 2019‑828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique et de l’article L. 552‑1 » sont remplacées par les références : « des articles L. 552‑1 à L. 552‑4 ».

« I ter. – À la fin du premier alinéa du 5° bis du III de l’article L. 136‑1‑1 du code de la sécurité sociale, les références : « I et III de l’article 72 de la loi n° 2019‑828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique » sont remplacées par les références : « articles L. 552‑1 à L. 552‑4 du code général de la fonction publique ». »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer une année blanche pour l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, marqué par la nécessité de réduire notre déficit, nous proposons de contenir la hausse des dépenses des agences et opérateurs. Cette décision nous apparait d’autant plus justifiée que les crédits alloués à l'ANRU connaissent une hausse de 132 % par rapport à l’année précédente.

En conséquence, il est proposé de retirer 66 000 000 € en autorisations d’engagement (AE) et en crédit de paiement (CP) de l’action n° 04 « Rénovation urbaine et amélioration du cadre de vie » du programme 147 « Politique de la ville ».

Art. ART. 13 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 2 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement a pour objet d’assurer la coordination rédactionnelle du présent article avec celle de l’article L. 5785‑2‑1 du code des transports.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« au registre de Mata’Utu »,

les mots :

« à Wallis-et-Futuna ».

Art. ART. 12 QUINQUIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer à la référence :

« II »,

la référence :

« I ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 1 454 093 106 € en AE et 1 433 693 671 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 707 978 354 € en AE et 705 976 984 € en CP pour le programme 150 – Formations supérieures et recherche universitaire, dont 2 256 890 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 150 605 426 € en AE et 149 915 490 € en CP pour le programme 231 – Vie étudiante ;

– 398 221 979 € en AE et 381 876 268 € en CP pour le programme 172 – Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ;

– 85 917 099 € en AE et 85 917 099 € en CP pour le programme 193 – Recherche spatiale ;

– 68 716 611 € en AE et 69 091 869 € en CP pour le programme 190 – Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables ;

– 25 024 563 € en AE et 25 210 563 € en CP pour le programme 192 – Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle ;

– 6 975 891 € en AE et 6 975 891 € en CP pour le programme 191 – Recherche duale (civile et militaire) ;

– 10 653 183 € en AE et 8 729 507 € en CP pour le programme 142 – Enseignement supérieur et recherche agricoles, dont 1 346 303 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 13 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à faire obstacle à un nouveau durcissement du malus automobile.

L’article 13 prévoit une nouvelle hausse de fiscalité sur les automobilistes à partir de 2028 qui constitue également une source d’incertitude et d’instabilité pour les entreprises de la filière.

En première lecture, nous avions obtenu que le Gouvernement revienne par amendement sur ce durcissement du malus en 2028. Cette avancée n’a cependant pas été entérinée au Sénat.

Aussi, le présent vise à supprimer les barèmes prévus, pour l’année 2028, pour le malus CO2, la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 9 à 16.

II. – En conséquence, supprimer la dernière ligne du tableau de l’alinéa 19.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 40 à 46.

IV. – En conséquence, supprimer les alinéas 57 et 58.

V. – En conséquence, à l’alinéa 78, substituer aux mots :

« 9° et des b et c »,

les mots :

« du b ».

VI. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 25 NONIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Le transport de voyageurs en montgolfière bénéficie d’ores et déjà d’un taux réduit de TVA de 10 %. 

En revanche, le maintien de cet article conduirait à appliquer ce taux réduit à des prestations dont l’objet principal n’est pas le transport de voyageurs, mais une activité culturelle ou de loisir.

C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 9 QUATER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 3° Au dernier alinéa du I de l’article 978, les mots : « douzième et treizième » sont remplacés par les mots : « treizième et avant-dernier ».

Art. ART. 58 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 16 QUINQUIES 09/01/2026 RETIRE
Contenu non disponible.
Art. ART. 10 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 13 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 13 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à renforcer le soutien à l’électrification tout en le recentrant sur les véhicules électriques contribuant à notre résilience.
D’une part, l’application du malus masse aux véhicules électriques pénalise l’achat de ce type de véhicules. Cet amendement vise donc à exonérer l’ensemble des véhicules légers électriques et hydrogène du champ de ce malus masse
D’autre part, l’amendement restreint le champ des véhicules électriques bénéficiant d’une majoration dans le cadre de la taxe annuelle pour le verdissement des flottes (TA) aux seuls véhicules électriques dont les chaînes de production et d’approvisionnement contribuent à notre résilience.
Pour ce faire, il remplace la notion de véhicule à faible empreinte carbone par celle de véhicule résilient. Le calcul du score permettant d’être caractérisé comme un véhicule résilient (anciennement véhicule à faible empreinte carbone) évolue ainsi en y ajoutant des points associés à l’assemblage du véhicule et la production de ses composants en Europe.
La perte de recettes générées par l’abrogation du malus masse pour les véhicules électriques est estimée inférieure à 30 millions d’euros en 2026. Le remplacement de la notion de véhicule à faible empreinte carbone par celle du véhicule résilient aura pour effet de réduire la proportion de véhicules favorisés dans le cadre de la taxe annuelle incitative au verdissement des flottes ce qui générera des recettes estimées supérieures à 1 million d’euros.
Les pertes résiduelles de recettes pour l’État seront intégralement compensées par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs.
L’entrée en vigueur de cette réforme est prévue au 1er août 2026 afin d’en prévoir les modalités d’application précises.
 

Dispositif

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 34 : 

« Art. L. 421‑79. – Est exonéré tout véhicule dont la source d’énergie est exclusivement l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux. »

II. – En conséquence, supprimer les deux dernières colonnes du tableau de l’alinéa 36.

III. – En conséquence, après l’alinéa 58, insérer les huit alinéas suivants :

« 14° Au 1er août 2026, l’article L. 421‑3‑1 est ainsi rédigé :

« Les véhicules légers à faibles émissions, à très faibles émissions, résilients s’entendent au sens respectivement des articles L. 224‑6‑2, L. 224‑6‑4 et L. 224‑6‑5 du code de l’environnement. » ;

« 15° Au 1er août 2026, l’article L. 421‑79 est ainsi modifié :

« Les mots : « à faible empreinte carbone » sont remplacés par le mot : « résilient » » ;

« 16° Au 1er août 2026, l’article L. 421‑132‑5 est ainsi modifié :

« a) Le tableau du deuxième alinéa est ainsi rédigé :

« 

CatégorisationQualification environnementaleTaux de majoration
Véhicule de tourisme qui n'est pas à usage spécialRésilient50%
Véhicule de tourisme à usage spécial ou véhicule qui n'est pas un véhicule de tourismeFaibles émissions

Résilient

100%

150%


 ;

« b) Au dernier alinéa, les mots : « à faible empreinte carbone » sont remplacés par le mot : « résilient » »

V. – En conséquence, après l’alinéa 65, insérer les onze alinéas suivants :

« 4° Au 1er août 2026, le paragraphe 2 de la sous-section 1 de la section 2 bis du chapitre IV du titre II du livre II du code de l’environnement est ainsi modifié :

« a) L’intitulé du paragraphe 2 est remplacé par un intitulé ainsi rédigé : « Véhicules résilients » ;

« b) L’article L. 224‑6‑5 du même code est ainsi modifié :

« – Au premier alinéa, les mots : « à faible empreinte carbone » sont remplacés par le mot : « résilient » ;

« – Le 2° est ainsi rédigé :

« 2° Un score associé au véhicule est supérieur à des minima déterminés dans les conditions prévues à l’article L. 224‑6‑8. Ce score est déterminé en tenant compte d’un critère relatif à l’empreinte carbone du véhicule, au sens de l’article L. 224‑6‑6 du présent code, ainsi que d’un critère relatif à la résilience de ses chaînes de production et d’approvisionnement au sens de l’article L. 224‑6‑7 bis du présent code. Un décret détermine les procédures selon lesquelles l’atteinte de la valeur minimale du score est attestée. »

« c) Après l’article L. 224‑6‑7, est inséré l’article L. 224‑6‑7 bis ainsi rédigé :

« Art. L. 224‑6‑7 bis. – Le critère relatif à la résilience des chaînes de production et d’approvisionnement du véhicule résilient évalue notamment la localisation du site d’assemblage du véhicule et l’origine de ses composants. Il est évalué selon les conditions prévues à l’article L. 224‑6‑8. »

« d) L’article L. 224‑6‑8 est ainsi modifié :

« – Le 1° est remplacé par : « 1° Les minima mentionnés à l’article L. 224‑6‑5. Ces niveaux sont différenciés selon l’autonomie électrique et les paramètres représentatifs de la capacité de transport propres à la version dont relève le véhicule. » ;

« – Le 2° est remplacé par : « 2° Les modes d’évaluation et les critères mentionnées aux articles L. 224‑6‑5 à l’article L. 224‑6‑7 bis, les valeurs forfaitaires mentionnées à l’article L. 224‑6‑7 ainsi que les règles de calcul et les pondérations nécessaires à l’application du présent paragraphe. »

VI. – En conséquence, à l’alinéa 78, les mots : « et 9° et des b et c du 13° du II » sont remplacés par les mots : « , 9°, des b et c du 13°, du 14°, du 15° et du 16° du II ainsi que le 4° du III »

VII. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

I. – À l’alinéa 15, substituer à la date :

« 1er janvier 2026 »,

les mots :

« lendemain de la promulgation de la loi n° du de finances pour 2026 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 28, substituer à la date :

« 1er janvier 2026 »,

les mots :

« lendemain de la promulgation de la loi n° du de finances pour 2026 ».

Art. ART. 11 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 11 sexies institue une taxe sur les réseaux sociaux qui par son assiette et son taux se rapproche fortement de la taxe sur certains services numériques (TSN ou taxe GAFAM) déjà en vigueur. Dans un contexte géopolitique tendu, une telle taxe risque de porter préjudice aux intérêts économiques de la France, alors que l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est fragile. Par ailleurs, une taxe n’est pas l’outil adapté pour répondre aux problématiques que soulèvent les réseaux sociaux par rapport à la protection des enfants et de la vie privée et par rapport à la situation oligopolistique des plateformes numériques : les règlements européens sur les marchés numériques (DMA) et sur les services numériques (DSA) constituent une réponse plus adaptée.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal.

Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire.

Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire.

Dispositif

I. – À l’alinéa 30, substituer au montant :

« 8 000 € »,

le montant :

« 10 000 € ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 31 615 259 € en AE et 33 089 866 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 28 025 149 € en AE et 29 432 755 € en CP pour le programme 129 – Coordination du travail gouvernemental, dont 1 599 449 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 3 590 110 € en AE et 3 657 111 € en CP pour le programme 308 – Protection des droits et libertés, dont 352 485 € de titre 2 en AE et en CP.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant le rejet des crédits de la mission.

Art. ART. 33 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement rétablit l’article 33 dans sa version adoptée, en première lecture, par l’Assemblée nationale. Par conséquent, il tend à : 

– minorer la dynamique des fractions de TVA transférées aux collectivités territoriales, lorsqu’elle est positive, par le taux d’inflation constaté au titre de l’année précédente, en étendant ce mécanisme d’écrêtement à la fraction de TVA octroyée aux régions en compensation de leur perte de dotation globale de fonctionnement (DGF) – cette modification tien compte du refus, exprimé à l’Assemblée nationale comme au Sénat, de transformer cette fraction de TVA en DGF régionale (article 31 du projet de loi) ; 

– affecter la dynamique de TVA non versée aux collectivités territoriales en application des changements de calcul précités au fonds de sauvegarde des départements (FSD), dont la limite de 600 millions d’euros – contre 300 millions d’euros dans le texte initial ;

– supprimer le dispositif de « contemporéanisation » du versement des fractions de TVA, rendu sans objet par la modification du mode de calcul des fractions de TVA. 

Dispositif

I. – Rétablir les I à III de l’alinéa 1 dans la rédaction suivante : 

« I. – Le 1 des B, C et D du V de l’article 16 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 est ainsi modifié :

« 1° Le septième alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. » ;

« 2° Le dernier alinéa est supprimé.

« II. – Le C du IV de l’article 8 de la loi n° 2020‑1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. »

« III. – Le A des XXIV et XXV de l’article 55 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. »

II. – En conséquence, après le même alinéa 1, insérer les quatre alinéas suivants : 

« III bis. – Le VIII de l’article 149 de la loi n° 2016‑1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 est ainsi modifié :

« a) Le premier alinéa est ainsi rédigé : 

« Au titre des premiers mois de chaque année, le ratio déterminé au II du présent article est appliqué à l’évaluation proposée des recettes nettes de taxe sur la valeur ajoutée pour l’année précédente inscrites dans l’annexe au projet de loi de finances de l’année. Une régularisation est effectuée dès que le produit net de la taxe sur la valeur ajoutée encaissé l’année précédente est révisé. » ;

« b) Le second alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. »

III. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« IV. – Au titre de l’année 2026, la part du produit de la taxe sur la valeur ajoutée non versée en application des I à III du présent article est affectée au fonds de sauvegarde mentionné au 2° du 4 du E du V de l’article 16 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, dans la limite d’un montant qui, cumulé aux sommes affectées à ce même fonds en 2024 et 2025, n’excède pas 600 millions d’euros. Si ce plafond n’est pas atteint en 2026, le montant correspondant à la différence entre celui‑ci et le montant cumulé des versements sur le fonds de sauvegarde en 2024 et 2025 fait l’objet d’une attribution à due concurrence d’une part du produit de la taxe sur la valeur ajoutée revenant à l’État. »

IV. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 3 : 

« V. – Le dernier alinéa du C du IV de l’article 8 de la loi n° 2020‑1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 et le dernier alinéa du A du XXV de l’article 55 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 sont supprimés. »

V. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« VIII. – La perte de recettes pour l’État résultant du IV du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. APRÈS ART. 70 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 19, soit neuf ans.

Dispositif

Compléter la première phrase de l’alinéa 25 par les mots :

« mentionnée à la première phrase du troisième alinéa du présent j ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'Office français de la biodiversité (OFB).

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Il est ainsi proposé de retirer 5 132 041 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au programme 113 "Paysages, eau et biodiversité". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 07 "Gestion des milieux et biodiversité".

Art. ART. 10 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L'article 10 du projet de loi de finances pour 2026 prévoit l'exonération d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés de la différence entre l’indemnité perçue au titre de l’abattage sanitaire des animaux et leur valeur nette comptable inscrite à l’actif au moment de cet abattage. L’objet de cet amendement rédactionnel est de clarifier la portée de la mesure en simplifiant sa rédaction. En effet, il doit être clair pour les agriculteurs que le non-emploi de la totalité de l’indemnité dans un délai de 24 mois ne les prive pas d’exonération. Ce délai permet uniquement de déterminer la limite de cette exonération.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 29, supprimer les mots : 

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 30, substituer aux mots :

« dans les conditions prévues au même premier alinéa »,

les mots :

« au terme d’un délai de vingt-quatre mois à compter de la date de sa perception ».

III. – En conséquence, à la fin du même alinéa 30, substituer aux mots :

« suivant celui de la perception de l’indemnité »,

les mots :

« au cours duquel intervient l’expiration de ce même délai ».

IV. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 33, supprimer les mots : 

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 34, substituer aux mots :

« dans les conditions prévues au même premier alinéa »,

les mots :

« au terme d’un délai de vingt-quatre mois à compter de la date de sa perception ».

VI. – En conséquence, à la fin du même alinéa 34, substituer aux mots :

« suivant celui de la perception de l’indemnité »,

les mots :

« au cours duquel intervient l’expiration de ce même délai ».

VII. – En conséquence, après l’alinéa 42, insérer l'alinéa suivant :

« III bis. – Sont exonérées d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés les aides perçues à raison de demandes déposées entre le 29 juin 2025 et le 31 janvier 2026 ».

VIII. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 6 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher l’augmentation de l’impôt sur le revenu des retraités.

L’article issu du Sénat prévoit le maintien de l’abattement de 10 %, contrairement à la version initiale du Gouvernement, avec un abaissement du plafond à 3000 euros. De plus, l’article 6 prévoit de recentrer l’abattement spécial. Ces deux mesures conjuguées se traduiraient par une hausse de l’impôt sur le revenu de millions de retraités.

D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cet article n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait souhaitable de le supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. APRÈS ART. 12 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 2 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d'indice des prix à la consommation hors tabac à 0,9% pour 2025.

Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR.

La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu.

 

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

« A. – À la première phrase du second alinéa de l’article 196 B, le montant : « 6 794 € » est remplacé par le montant : « 6 855 € » ;

« B. – Le I de l’article 197 est ainsi modifié :

« 1° Le 1 est ainsi modifié :

« a) Aux deux premiers alinéas, le montant : « 11 497 € » est remplacé par le montant : « 11 600 € » ;

« b) À la fin du deuxième alinéa et au troisième alinéa, le montant : « 29 315 € » est remplacé par le montant : « 29 579 € » ;

« c) À la fin du troisième alinéa et à l’avant-dernier alinéa, le montant : « 83 823 € » est remplacé par le montant : « 84 577 € » ;

« d) À la fin des deux derniers alinéas, le montant : « 180 294 € » est remplacé par le montant : « 181 917 € » ;

« 2° Le 2 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 1 807 € » ;

« b) À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, le montant : « 4 224 € » est remplacé par le montant : « 4 262 € » ;

« c) À la fin du troisième alinéa, le montant : « 1 069 € » est remplacé par le montant : « 1 079 € » ;

« d) À la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le montant : « 1 785 € » est remplacé par le montant : « 1 801 € » ;

« e) À la première phrase du dernier alinéa, le montant : « 1 993 € » est remplacé par le montant : « 2 011 € » ;

« 3° Au a du 4, le montant : « 889 € » est remplacé par le montant : « 897 € » et le montant : « 1 470 € » est remplacé par le montant : « 1 483 € » ;

« C. – Le 1 du III de l’article 204 H est ainsi modifié :

« 1° Le tableau du second alinéa du a est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 1 635 €0 %
Supérieure ou égale à 1 635 € et inférieure à 1 698 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 698 € et inférieure à 1 807 €1,3 %
Supérieure ou égale à 1 807 € et inférieure à 1 928 €2,1 %
Supérieure ou égale à 1 928 € et inférieure à 2 060 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 060 € et inférieure à 2 170 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 170 € et inférieure à 2 315 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 315 € et inférieure à 2 738 €5,3 %
Supérieure ou égale à 2 738 € et inférieure à 3 135 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 135 € et inférieure à 3 571 €9,9 %
Supérieure ou égale à 3 571 € et inférieure à 4 019 €11,9 %
Supérieure ou égale à 4 019 € et inférieure à 4 690 €13,8 %
Supérieure ou égale à 4 690 € et inférieure à 5 624 €15,8 %
Supérieure ou égale à 5 624 € et inférieure à 7 037 €17,9 %
Supérieure ou égale à 7 037 € et inférieure à 8 789 €20 %
Supérieure ou égale à 8 789 € et inférieure à 12 200 €24 %
Supérieure ou égale à 12 200 € et inférieure à 16 523 €28 %
Supérieure ou égale à 16 523 € et inférieure à 25 937 €33 %
Supérieure ou égale à 25 937 € et inférieure à 55 558 €38 %
Supérieure ou égale à 55 558 €43 %

 » ;

« 2° Le tableau du second alinéa du b est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 1 875 €0 %
Supérieure ou égale à 1 875 € et inférieure à 1 989 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 989 € et inférieure à 2 191 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 191 € et inférieure à 2 392 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 392 € et inférieure à 2 642 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 642 € et inférieure à 2 786 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 786 € et inférieure à 2 881 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 881 € et inférieure à 3 170 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 170 € et inférieure à 3 920 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 920 € et inférieure à 5 016 €9,9 %
Supérieure ou égale à 5 016 € et inférieure à 5 697 €11,9 %
Supérieure ou égale à 5 697 € et inférieure à 6 599 €13,8 %
Supérieure ou égale à 6 599 € et inférieure à 7 907 €15,8 %
Supérieure ou égale à 7 907 € et inférieure à 8 789 €17,9 %
Supérieure ou égale à 8 789 € et inférieure à 9 989 €20 %
Supérieure ou égale à 9 989 € et inférieure à 13 738 €24 %
Supérieure ou égale à 13 738 € et inférieure à 18 253 €28 %
Supérieure ou égale à 18 253 € et inférieure à 27 858 €33 %
Supérieure ou égale à 27 858 € et inférieure à 60 893 €38 %
Supérieure ou égale à 60 893 €43 %

 » ;

« 3° Le tableau du second alinéa du c est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 2 008 €0 %
Supérieure ou égale à 2 008 € et inférieure à 2 170 €0,5 %
Supérieure ou égale à 2 170 € et inférieure à 2 420 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 420 € et inférieure à 2 728 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 728 € et inférieure à 2 833 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 833 € et inférieure à 2 930 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 930 € et inférieure à 3 026 €4,1 %
Supérieure ou égale à 3 026 € et inférieure à 3 362 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 362 € et inférieure à 4 639 €7,5 %
Supérieure ou égale à 4 639 € et inférieure à 6 005 €9,9 %
Supérieure ou égale à 6 005 € et inférieure à 6 772 €11,9 %
Supérieure ou égale à 6 772 € et inférieure à 7 858 €13,8 %
Supérieure ou égale à 7 858 € et inférieure à 8 644 €15,8 %
Supérieure ou égale à 8 644 € et inférieure à 9 577 €17,9 %
Supérieure ou égale à 9 577 € et inférieure à 11 115 €20 %
Supérieure ou égale à 11 115 € et inférieure à 14 953 €24 %
Supérieure ou égale à 14 953 € et inférieure à 19 020 €28 %
Supérieure ou égale à 19 020 € et inférieure à 30 482 €33 %
Supérieure ou égale à 30 482 € et inférieure à 64 341 €38 %
Supérieure ou égale à 64 341 €43 %

 ».

« II. – Les A et B du I s’appliquent à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes.

« III. – Le C du I s’applique aux revenus perçus ou réalisés à compter du premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. APRÈS ART. 3 SEXIES 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Substituer à l’alinéa 7 les quatre alinéas suivants :

« b) Le A du III est ainsi rédigé : 

« A. – Par dérogation au A du I de l’article 199 terdecies– 0 A, le taux de la réduction d’impôt est porté :

« 1° À 50 % pour les souscriptions mentionnées aux 1° et 2° du I ;

« 2° À 40 % pour les souscriptions mentionnées au 3° du I ; »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 8 498 691 € en AE et 10 017 491 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 5 816 955 € en AE et 7 212 865 € en CP pour le programme 165 – Conseil d'État et autres juridictions administratives, dont 2 312 907 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 434 620 € en AE et 434 620 € en CP pour le programme 126 – Conseil économique, social et environnemental, dont 138 955 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 2 247 116 € en AE et 2 370 006 € en CP pour le programme 164 – Cour des comptes et autres juridictions financières, dont 1 211 237 € de titre 2 en AE et en CP.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant l'adoption des crédits de la mission et le rejet de la seconde partie du texte.

Art. ART. 2 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement prévoit l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que les seuils et limites qui lui sont associés, sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac prévue en 2025, qui s’établit à 0,9 % selon les dernières données de l’INSEE. Il s'agit du niveau d'inflation retenu dans le PLFSS afin d'indexer les pensions de retraites ainsi que les tranches de CSG.

Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu.

En conséquence, cet amendement propose de réécrire cet article afin de prévoir l’indexation de l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, tout en ajustant les conditions de son entrée en vigueur en tenant compte de la date d’adoption de la loi de finances pour 2026 au cours de l’année 2026.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

« A. – À la première phrase du second alinéa de l’article 196 B, le montant : « 6 794 € » est remplacé par le montant : « 6 855 € » ;

« B. – Le I de l’article 197 est ainsi modifié :

« 1° Le 1 est ainsi modifié :

« a) Aux deux premiers alinéas, le montant : « 11 497 € » est remplacé par le montant : « 11 600 € » ;

« b) À la fin du deuxième alinéa et au troisième alinéa, le montant : « 29 315 € » est remplacé par le montant : « 29 579 € » ;

« c) À la fin du troisième alinéa et à l’avant-dernier alinéa, le montant : « 83 823 € » est remplacé par le montant : « 84 577 € » ;

« d) À la fin des deux derniers alinéas, le montant : « 180 294 € » est remplacé par le montant : « 181 917 € » ;

« 2° Le 2 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 1 807 € » ;

« b) À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, le montant : « 4 224 € » est remplacé par le montant : « 4 262 € » ;

« c) À la fin du troisième alinéa, le montant : « 1 069 € » est remplacé par le montant : « 1 079 € » ;

« d) À la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le montant : « 1 785 € » est remplacé par le montant : « 1 801 € » ;

« e) À la première phrase du dernier alinéa, le montant : « 1 993 € » est remplacé par le montant : « 2 011 € » ;

« 3° Au a du 4, le montant : « 889 € » est remplacé par le montant : « 897 € » et le montant : « 1 470 € » est remplacé par le montant : « 1 483 € » ;

« C. – Le 1 du III de l’article 204 H est ainsi modifié :

« 1° Le tableau du second alinéa du a est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 1 635 €0 %
Supérieure ou égale à 1 635 € et inférieure à 1 698 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 698 € et inférieure à 1 807 €1,3 %
Supérieure ou égale à 1 807 € et inférieure à 1 928 €2,1 %
Supérieure ou égale à 1 928 € et inférieure à 2 060 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 060 € et inférieure à 2 170 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 170 € et inférieure à 2 315 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 315 € et inférieure à 2 738 €5,3 %
Supérieure ou égale à 2 738 € et inférieure à 3 135 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 135 € et inférieure à 3 571 €9,9 %
Supérieure ou égale à 3 571 € et inférieure à 4 019 €11,9 %
Supérieure ou égale à 4 019 € et inférieure à 4 690 €13,8 %
Supérieure ou égale à 4 690 € et inférieure à 5 624 €15,8 %
Supérieure ou égale à 5 624 € et inférieure à 7 037 €17,9 %
Supérieure ou égale à 7 037 € et inférieure à 8 789 €20 %
Supérieure ou égale à 8 789 € et inférieure à 12 200 €24 %
Supérieure ou égale à 12 200 € et inférieure à 16 523 €28 %
Supérieure ou égale à 16 523 € et inférieure à 25 937 €33 %
Supérieure ou égale à 25 937 € et inférieure à 55 558 €38 %
Supérieure ou égale à 55 558 €43 %

 » ;

« 2° Le tableau du second alinéa du b est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 1 875 €0 %
Supérieure ou égale à 1 875 € et inférieure à 1 989 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 989 € et inférieure à 2 191 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 191 € et inférieure à 2 392 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 392 € et inférieure à 2 642 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 642 € et inférieure à 2 786 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 786 € et inférieure à 2 881 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 881 € et inférieure à 3 170 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 170 € et inférieure à 3 920 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 920 € et inférieure à 5 016 €9,9 %
Supérieure ou égale à 5 016 € et inférieure à 5 697 €11,9 %
Supérieure ou égale à 5 697 € et inférieure à 6 599 €13,8 %
Supérieure ou égale à 6 599 € et inférieure à 7 907 €15,8 %
Supérieure ou égale à 7 907 € et inférieure à 8 789 €17,9 %
Supérieure ou égale à 8 789 € et inférieure à 9 989 €20 %
Supérieure ou égale à 9 989 € et inférieure à 13 738 €24 %
Supérieure ou égale à 13 738 € et inférieure à 18 253 €28 %
Supérieure ou égale à 18 253 € et inférieure à 27 858 €33 %
Supérieure ou égale à 27 858 € et inférieure à 60 893 €38 %
Supérieure ou égale à 60 893 €43 %

 » ;

« 3° Le tableau du second alinéa du c est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 2 008 €0 %
Supérieure ou égale à 2 008 € et inférieure à 2 170 €0,5 %
Supérieure ou égale à 2 170 € et inférieure à 2 420 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 420 € et inférieure à 2 728 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 728 € et inférieure à 2 833 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 833 € et inférieure à 2 930 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 930 € et inférieure à 3 026 €4,1 %
Supérieure ou égale à 3 026 € et inférieure à 3 362 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 362 € et inférieure à 4 639 €7,5 %
Supérieure ou égale à 4 639 € et inférieure à 6 005 €9,9 %
Supérieure ou égale à 6 005 € et inférieure à 6 772 €11,9 %
Supérieure ou égale à 6 772 € et inférieure à 7 858 €13,8 %
Supérieure ou égale à 7 858 € et inférieure à 8 644 €15,8 %
Supérieure ou égale à 8 644 € et inférieure à 9 577 €17,9 %
Supérieure ou égale à 9 577 € et inférieure à 11 115 €20 %
Supérieure ou égale à 11 115 € et inférieure à 14 953 €24 %
Supérieure ou égale à 14 953 € et inférieure à 19 020 €28 %
Supérieure ou égale à 19 020 € et inférieure à 30 482 €33 %
Supérieure ou égale à 30 482 € et inférieure à 64 341 €38 %
Supérieure ou égale à 64 341 €43 %

 ».

« II. – Les A et B du I s’appliquent à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes.

« III. – Le C du I s’applique aux revenus perçus ou réalisés à compter du premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 81 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement rétablit les mesures d’économies proposées par le Gouvernement et supprimées par le Sénat : l’inéligibilité au compte personnel de formation (CPF) des bilans de compétences et le plafonnement des droits mobilisables pour l’ensemble des formation non certifiantes, y compris la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Il reprend en outre les mesures d’économies votées par le Sénat : la restriction du recours au CPF pour financer la préparation aux épreuves du permis de conduire ainsi que le plafonnement des droits mobilisables pour les formation certifiantes inscrites au répertoire spécifique.

Il procède enfin à plusieurs modifications rédactionnelles.

Dispositif

I. – Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« – le 2° est abrogé ; »

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer aux mots :

« catégories de véhicules terrestres »,

les mots :

« permis de conduire un véhicule terrestre ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 10, substituer aux mots :

« catégories de véhicules terrestres »,

les mots : 

« permis de conduire un véhicule terrestre ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer aux mots :

« aux 2° et 3° du », 

les mots :

« au ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 14, substituer aux mots :

« résultant de l’application »,

les mots :

« en application ».

VI. – En conséquence, supprimer les alinéas 17 et 18.

Art. ART. 25 QUINQUIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer la disposition adoptée par le Sénat conditionnant l’application du taux réduit de TVA à 5,5 % pour la pose, l’installation et l’entretien de panneaux photovoltaïques à l’intervention d’un installateur titulaire d’un signe ou label de qualité, notamment la qualification RGE.

Un tel conditionnement va à l’encontre de l’objectif d’un accès réellement ouvert, simplifié et équitable au marché de la transition énergétique pour l’ensemble des artisans du bâtiment. En subordonnant le bénéfice d’un taux de TVA réduit à la détention d’une certification, cette mesure introduit une restriction disproportionnée et discriminante à l’exercice de l’activité.

Cette disposition est d’autant plus contestable que les difficultés liées à l’obtention et au maintien de la qualification RGE, en particulier pour les entreprises artisanales du bâtiment, sont largement dénoncées. La lourdeur administrative et la complexité du processus d’obtention de la qualification représentent aujourd’hui de véritables freins pour les TPE du bâtiment, qui, faute de temps et de moyens, renoncent à y accéder. De ce fait, cette mesure exclurait ces entreprises compétentes du périmètre du taux réduit et participerait à la concentration du marché.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 65 QUINQUIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 65 quinquies prévoit de faire peser sur les assurés et, plus largement, sur l’ensemble des Français, le coût des destructions survenues lors des émeutes. Un tel mécanisme revient à socialiser les conséquences financières d’actes de délinquance grave, en les transférant vers des cotisants et des contribuables qui en sont totalement étrangers.


Il n’est ni juste ni responsable de demander aux ménages, déjà fortement sollicités, de supporter le coût de comportements délictueux. La réparation des dommages liés aux violences urbaines doit relever de la responsabilité de leurs auteurs et de la puissance publique, non d’une mutualisation forcée au détriment des assurés.


Le présent amendement vise donc à supprimer cet article afin d’éviter que les Français n’aient à payer pour les destructions commises par des casseurs lors des émeutes.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 46 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Substituer à l’alinéa 38 les trois alinéas suivants :

« c) Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

« – à la première phrase, l’année : « 2025 » est remplacée par l’année : « 2027 » ;

« – à la seconde phrase, l’année : « 2025 » est remplacée par l’année : « 2027 ». »

Art. ART. 76 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.

Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable.

Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.

Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.

Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.

Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au nombre :

 « 890 »

le nombre : 

« 750 ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, après la date :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – En conséquence, au même alinéa 7, supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

IV.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;XI.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre&nbsp;IV du titre&nbsp;I< sup>er< /sup> du livre&nbsp;III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 27 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Les situations de squat constituent une vacance subie par le propriétaire, qui ne peut ni occuper ni louer son bien. 

Il serait manifestement injuste que celui-ci soit redevable de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires du seul fait d’une occupation illégale. 

Le présent amendement vise à reconnaître explicitement ce cas de force majeure et à protéger les propriétaires victimes d’occupation sans droit ni titre.

Dispositif

Après l’alinéa 10 insérer l’alinéa suivant :

« La vacance est également réputée indépendante de la volonté du contribuable lorsque le logement est occupé sans droit ni titre, sous réserve que le propriétaire ait engagé les démarches nécessaires pour faire constater cette occupation et obtenir la libération des lieux. »

Art. ART. 49 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 34 BIS 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 29 09/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 30 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Le PLF 2026 crée une contribution pour l’aide juridique de 50 € par instance civile et prud’homale (hors bénéficiaires de l’aide juridictionnelle, État, et procédures expressément exonérées). Porter ce montant à 100 € permet d’abonder plus fortement le financement de l’aide juridictionnelle et d’accélérer la modernisation des greffes et des outils numériques, sans peser sur les justiciables les plus fragiles qui demeurent exonérés de plein droit.

Sur le plan constitutionnel, le Conseil constitutionnel a admis qu’une contribution modeste, exonérant les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et proportionnée au financement de la justice ne porte atteinte ni au droit au recours ni à l’égalité devant les charges publiques (décision n° 2012‑231/234 QPC, 13 avr. 2012). La hausse proposée s’inscrit dans ce cadre : montant raisonnable, exonérations maintenues, objectif d’intérêt général.

Dispositif

À l’alinéa 18, substituer au montant :

« 50 euros »

le montant : 

« 100 euros ».

Art. ART. 30 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement assume un choix de responsabilité : faire couvrir par les usagers le coût réel des procédures (titres de séjour, visa de régularisation) afin d’améliorer les délais, la sécurisation documentaire et l’égalité de traitement sur tout le territoire.

C’est un signal de souveraineté et de sérieux : la France accueille, régularise et contrôle selon des règles lisibles et respectées ; il est légitime de décourager les recours abusifs et de financer un service public plus efficace sans solliciter davantage le contribuable général.

La revalorisation proposée aligne nos tarifs sur les standards européens, renforce la crédibilité de la politique migratoire et consacre un principe simple : les démarches doivent être financées à leur juste niveau, au bénéfice des Français comme des demandeurs de bonne foi.

Dispositif

I – À la fin de l’alinéa 3, substituer au montant :

« 300 euros »,

le montant :

« 380 euros ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, substituer au montant :

« 100 euros »

le montant :

« 150 euros ».

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 8, procéder à la même substitution.

IV. – En conséquence, à l’alinéa 13, substituer au montant :

« 300 euros »,

le montant :

« 400 euros ».

V. – En conséquence, à la fin du même alinéa 13, substituer au montant :

« 100 euros »,

le montant :

« 150 euros ».

VI. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 14, substituer au montant :

« 50 euros »,

le montant :

« 75 euros ».

Art. ART. 9 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer à la référence :

« II »,

la référence :

« I ».

Art. ART. 27 09/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 8 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 51, substituer aux mots : 

« à compter du », 

les mots : 

« entre le ».

II. – En conséquence, au même alinéa 51, substituer aux mots : 

« jusqu’au », 

le mot : 

« le ».

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts).

Dispositif

Compléter l’alinéa 27 par la phrase suivante :

« Les a et b du présent 1° ne sont pas applicables au montant des travaux déductibles au titre de l’amortissement prévu au présent j ».

Art. ART. 27 QUATERDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à éviter une hausse de la fiscalité sur les automobilistes.

Cet article prévoit ouvre la voie à une hausse de la fiscalité sur l’immatriculation de véhicules avec le relèvement du plafond du tarif régional de la taxe « cartes grises ». Alors qu’un durcissement des malus automobiles dans les années à venir est déjà prévu par la loi, cette possibilité donnée aux Régions, dont certaines ont déjà augmenté leurs tarifs pour atteindre le plafond, conduirait à alourdir sans nul doute la fiscalité pesant sur l’achat de véhicules en France et pénaliserait encore davantage la filière automobile française et européenne.

Aussi, le présent amendement propose de maintenir le droit existant.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 5 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le Sénat a adopté un amendement exonérant à hauteur de 50 % les indemnités allouées à des personnes atteintes d’une affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Ce dispositif ne s’appliquerait qu’aux contribuables pour lesquels ces indemnités constituent des revenus imposés dans la catégorie des traitements et salaires, les indemnités perçues par les travailleurs indépendants continuant d’être entièrement imposables en application de cet article.

Le présent amendement inclut donc ces travailleurs non-salariés relevant de l’impôt sur le revenu dans le champ de la modification adoptée par le Sénat, en prévoyant une exonération à hauteur de 50 % d’impôt sur le revenu des indemnités versées aux personnes atteintes d’une affection nécessitant un traitement prolongé et une prise en charge thérapeutique particulièrement coûteuse.

Dispositif

Rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« 7° À la fin du second alinéa de l’article 154 bis A, les mots : « ne sont pas prises en compte pour la détermination du revenu imposable de leur bénéficiaire » sont remplacés par les mots : « sont exonérées de l’impôt sur le revenu à hauteur de 50 % de leur montant. »

Art. ART. 5 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« au sens de l’article 156 à hauteur de 50 % », 

les mots : 

« à hauteur de 50 % de leur montant ».

Art. ART. 15 QUATER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 15 quater institue un suramortissement des avions de transport de passagers, de fret et de courrier et des avions cargos dont l’acquisition permet une réduction des émissions de CO2. Peuvent bénéficier de la déduction les avions qui qui permettent une réduction d’au moins 15 % des émissions de CO2 par rapport aux aéronefs qu’ils remplacent.

Cependant, les avions neufs représentent déjà en moyenne des émissions de CO2 inférieures de 15 % : aussi, cette déduction n’aurait aucun effet incitatif et comporterait un effet d’aubaine massif et très coûteux pour les finances publiques.

Par ailleurs, la loi de finances pour 2025 a institué un crédit d’impôt au titre de l’incorporation de carburants d’aviation durables. Cette nouvelle déduction serait ainsi redondante avec le dispositif créé l’année dernière.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. 

Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. 

L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent.

Cet amendement garantit ainsi que le mécanisme d’amortissement sera effectivement utilisé par les contribuables.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 34 à 37.

II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 21 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Il s’agit de rétablir la trajectoire de la taxe sur les déchets incinérés proposée par le Gouvernement dans le texte initial.

En effet, la trajectoire qui figurait par erreur dans les amendements adoptés par le Sénat ferait peser une charge financière excessive sur les collectivités territoriales et réduirait l’incitation à privilégier l’incinération dans des installations performantes à l’enfouissement ou à l’incinération dans des installations moins performantes.

Dispositif

Rédiger ainsi les deuxième et avant-dernière lignes du tableau de l’alinéa 180 :

« 

Non dangereuxDe 65 % à 100 %1617181920
Inférieure à 65 %2933374145

 »

Art. ART. 46 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet article met à la charge des personnes condamnées tout ou partie des frais de justice, en matière pénale, selon des modalités susceptibles d’alourdir significativement le coût de l’accès au juge.

Un tel dispositif est de nature à dissuader les justiciables d’exercer les voies de recours, celles-ci étant susceptibles d’engendrer des frais supplémentaires, au détriment du droit à un recours effectif.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 13 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article restreint le bénéfice du suramortissement visant à soutenir l’acquisition de poids lourds et de véhicules utilitaires légers peu polluants et la transformation de ces véhicules à motorisation thermique en véhicules à motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible à hydrogène, aux véhicules affectés à une activité en France.

Dans la mesure où une telle restriction n'est pas conforme au droit européen, il est proposé de la supprimer.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 SEXDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« régions et »

II. – En conséquence, après le même alinéa 2 insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Au même premier alinéa, après le mot : « régional », sont insérés les mots : « , de l’organe délibérant des collectivités régies par l’article 73 de la Constitution » ; ».

Art. ART. 27 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 sexies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, augmente d’un point de pourcentage le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) pesant sur les contrats d’assurances relatifs aux automobiles. En outre, il augmente à due concurrence le taux de la fraction qualifiée conventionnellement de « TSCA‑SDIS », reversée par les départements aux services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), afin de renforcer les moyens de ces derniers.

Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui renchérirait le coût des assurances pour les automobilistes et grèverait leur pouvoir d’achat.

Par ailleurs, la fraction de « TSCA-SDIS » n’est pas juridiquement affectée aux SDIS. Une augmentation de ces ressources libres d’emploi ne s’accompagnerait pas nécessairement d’un soutien financier accru des départements aux SDIS.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 SEPTDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 septdecies prolonge de cinq ans l’expérimentation de la recentralisation du revenu de solidarité active (RSA).

Trois départements participent à cette expérimentation, prévue par la loi de finances pour 2022 : la Seine-Saint-Denis et les Pyrénées-Orientales depuis le 1er mars 2022, l’Ariège depuis le 1er janvier 2023. La date d’échéance actuellement prévue est le 31 décembre 2026, une évaluation de l’expérimentation devant être conduite par l’État et chacun des départements six mois avant son terme, c’est-à-dire au cours de la première moitié de l’année 2026.

Dans l’attente de ces travaux, le présent amendement propose de maintenir le terme initial de l’expérimentation, fixée au 31 décembre 2026, avant d’envisager son éventuelle prolongation. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à garantir le fait que le statut du bailleur privé sera effectivement utilisé par les contribuables, en le rendant plus attractif.

Pour cela, il procède aux modifications suivantes :

– il limite l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France ;

– il prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf ;

– il propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif ;

 – il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ;

– il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus ;

– il propose une modification afin d’éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts) ;

– il propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire ;

 – et il prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent.

Il propose également quelques modifications rédactionnelles afin de garantir la bonne application juridique du dispositif. Surtout, il procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. Une application rétroactive du dispositif pourrait en effet constituer un effet d’aubaine pour les contribuables ayant acquis un logement entre le 1er janvier 2026 et la date de promulgation de la loi, situation susceptible, le cas échéant, d’entraîner la censure de l’ensemble de l’article par le Conseil constitutionnel.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° Le 1° du I de l’article 31 est ainsi modifié :

« a) Le i est ainsi rétabli :

« i) Pour les logements situés en France acquis neufs ou en état futur d’achèvement et donnés en location à titre de résidence principale à la demande du contribuable, une fraction de l’amortissement du prix d’acquisition du logement.

« La déduction au titre de l’amortissement est applicable, dans les mêmes conditions, aux logements au sein d’un bâtiment d’habitation que le contribuable fait construire, ainsi qu’aux logements que le contribuable acquiert et qui font ou ont fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257.

« Cette déduction n’est applicable qu’en contrepartie d’un engagement des propriétaires de louer le logement pendant une durée minimale de neuf ans. Cette location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure.

« L’amortissement ne peut être pratiqué sur la valeur du foncier, lequel est estimé forfaitairement à 20 % du prix d’acquisition net de frais.

« Le taux de l’amortissement est fixé à 4 % pour les logements affectés à la location intermédiaire au sens du IV de l’article 199 tricies. Ce taux est majoré d’un point ou de deux points au titre d’un logement affecté respectivement à la location sociale ou à la location très sociale au sens du même IV.

« La période d’amortissement a pour point de départ le premier jour du mois d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure.

« Le cumul des amortissements pratiqués sur un bien ne peut excéder la valeur hors foncier du prix d’acquisition majoré, le cas échéant, du montant des travaux.

« Le bénéfice de la déduction est subordonné à une option qui doit être exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l’année de mise en location du logement. Cette option comporte l’engagement du propriétaire de louer le logement nu à usage d’habitation principale de manière effective et continue à une personne autre qu’un membre de son foyer fiscal et qu’un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus.

« Le présent i s’applique dans les mêmes conditions lorsque l’immeuble est la propriété d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés, à la condition que le porteur de parts s’engage à conserver la totalité de ses titres jusqu’à l’expiration de la période de location mentionnée à la première phrase du troisième alinéa du présent i. Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l’un des associés ou à un membre du foyer fiscal, un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus d’un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement.

« La déduction au titre de l’amortissement n’est pas applicable aux revenus des titres dont le droit de propriété est démembré. Toutefois, lorsque le transfert de la propriété des titres ou le démembrement de ce droit résulte du décès de l’un des époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire des titres ou titulaire de leur usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du dispositif prévu au présent i pour la période restant à courir à la date du décès.

« Le revenu net foncier de l’année au cours de laquelle l’un des engagements définis au présent i n’est pas respecté est majoré du montant des amortissements déduits. Pour son imposition, la fraction du revenu net foncier correspondant à cette majoration est divisée par le nombre d’années civiles pendant lesquelles l’amortissement a été déduit. Le résultat est ajouté au revenu global net de l’année de la rupture de l’engagement et l’impôt correspondant est égal au produit de la cotisation supplémentaire ainsi obtenue par le nombre d’années utilisé pour déterminer le quotient. En cas d’invalidité correspondant au classement dans la deuxième ou la troisième des catégories mentionnées à l’article L. 341‑4 du code de la sécurité sociale, de licenciement ou de décès du contribuable ou de l’un des époux soumis à imposition commune, cette majoration ne s’applique pas.

« Le bénéfice du présent i est exclusif, pour un même logement, des articles 199 undecies A, 199 undecies C, 199 tervicies et 199 novovicies. Il n’est pas non plus applicable aux immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine, mentionnés au premier alinéa du 3° du I de l’article 156.

« Le présent i s’applique aux logements acquis ou faisant l’objet d’un contrat préliminaire de réservation mentionné à l’article L. 261‑15 du code de la construction et de l’habitation entre le lendemain de la promulgation de la loi n° du de finances pour 2026 et le 31 décembre 2028 et, à défaut, aux logements que le contribuable fait construire lorsqu’ils font l’objet d’un dépôt de permis de construire entre ces mêmes dates ; »

« b) Le j est ainsi rétabli :

« j) Pour les logements situés en France relevant des classes énergétiques D, E, F et G, au sens de l’article L. 173‑1‑1 du code de la construction et de l’habitation, que le contribuable acquiert et qui font l’objet de travaux d’amélioration dont le montant représente au moins 20 % du prix d’acquisition du logement, et qui ont été donnés en location à titre de résidence principale à la demande du contribuable, une fraction de l’amortissement du prix d’acquisition du logement augmenté du montant des travaux.

 « Cette déduction n’est applicable qu’en contrepartie d’un engagement du propriétaire de louer le logement pendant une durée minimale de neuf ans. Cette location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure.

« L’amortissement ne peut être pratiqué sur la valeur du foncier, lequel est estimé forfaitairement à 20 % du prix d’acquisition net de frais et hors travaux.

« Le taux de l’amortissement est fixé à 3 % pour les logements affectés à la location intermédiaire au sens du IV de l’article 199 tricies. Ce taux est majoré de 0,5 point ou d’un point au titre d’un logement affecté respectivement à la location sociale ou à la location très sociale au sens du même IV.

« La période d’amortissement a pour point de départ la location du logement.

« Le cumul des amortissements pratiqués sur un bien ne peut excéder la valeur hors foncier du prix d’acquisition majoré, le cas échéant, du montant des travaux.

« Le bénéfice de la déduction est subordonné à une option qui doit être exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l’année de mise en location du logement. Cette option est irrévocable pour le logement considéré et comporte l’engagement du propriétaire de louer le logement nu à usage d’habitation principale.

« Le présent j s’applique dans les mêmes conditions lorsque l’immeuble est la propriété d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés, à la condition que le porteur de parts s’engage à conserver la totalité de ses titres jusqu’à l’expiration de la période de location mentionnée à la première phrase du deuxième alinéa du présent j. Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l’un des associés ou à un membre du foyer fiscal, un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus d’un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement.

« La déduction au titre de l’amortissement n’est pas applicable aux revenus des titres dont le droit de propriété est démembré. Toutefois, lorsque le transfert de la propriété des titres ou le démembrement de ce droit résulte du décès de l’un des époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire des titres ou titulaire de leur usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du dispositif prévu au présent j pour la période restant à courir à la date du décès.

« Le revenu net foncier de l’année au cours de laquelle l’un des engagements définis au présent j n’est pas respecté est majoré du montant des amortissements déduits. Pour son imposition, la fraction du revenu net foncier correspondant à cette majoration est divisée par le nombre d’années civiles pendant lesquelles l’amortissement a été déduit. Le résultat est ajouté au revenu global net de l’année de la rupture de l’engagement et l’impôt correspondant est égal au produit de la cotisation supplémentaire ainsi obtenue par le nombre d’années utilisé pour déterminer le quotient. En cas d’invalidité correspondant au classement dans la deuxième ou la troisième des catégories prévues à l’article L. 341‑4 du code de la sécurité sociale, de licenciement ou de décès du contribuable ou de l’un des époux soumis à imposition commune, cette majoration ne s’applique pas.

« Le bénéfice du présent j est exclusif, pour un même logement, des articles 199 undecies A, 199 undecies C, 199 tervicies et 199 novovicies. Il n’est pas non plus applicable aux immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine, mentionnés au premier alinéa du 3° du I de l’article 156. Les dispositions des a et du présent 1° ne sont pas applicables au montant des travaux déductibles au titre de l’amortissement prévu au présent j.

« Le présent j s’applique aux logements que le contribuable acquiert entre le lendemain de la promulgation de la loi n° du de finances pour 2026 et le 31 décembre 2028 ; »

« c) Après le I, il est inséré un I bis ainsi rédigé :

« I bis) La somme des déductions au titre des amortissements prévus aux i et j ne peut excéder 10 000 € par an et par foyer fiscal ; »

« 2° Au c du 2 de l’article 32, les mots : « g et h » sont remplacés par les mots : « à j » ;

« 3° Au premier alinéa du III de l’article 150 VB, après la première occurrence des mots : « en application », sont insérés les mots : « des i et j du 1° du I de l’article 31 ou » ;

« 4° Au quatrième alinéa du 3° du I de l’article 156, les deux occurrences de l’année : « 2025 » sont remplacées par l’année : « 2027 ».

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 6 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement, de repli dans le cas où cet article serait maintenu, vise à conserver l’application de l’abattement spécial pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

En effet, la suppression de l’abattement spécial applicable aux contribuables âgés de plus de 65 ans, compte tenu de sa conception au bénéfice des ménages modestes – puisqu’il s’applique pour les ménages disposant de moins de 28 170 euros de revenus –, serait susceptible d’entraîner l’entrée dans l’imposition de plusieurs centaines de milliers de contribuables aujourd’hui non imposables.

Dispositif

Supprimer les alinéas 2 à 4.

Art. ART. 65 SEPTIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« La rupture conventionnelle »

la référence :

« L’article L. 552‑1 ».

Art. ART. 65 TER 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 65 ter modifie la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) lors du renouvellement d’un parc éolien terrestre ou d’une centrale photovoltaïque.

Le rapporteur général souscrit à l’objectif porté par cet article permettant notamment d’intéresser financièrement les communes à l’installation d’infrastructures énergétiques sur leur territoire, tout en considérant que la rédaction adoptée par le Sénat soulève d’importantes difficultés : 

– les exposés sommaires des amendements à l’origine de cet article mentionnent à la fois l’IFER sur les éoliennes et l’IFER sur les centrales photovoltaïques, alors que leurs dispositifs tendent à modifier uniquement la répartition du produit de cette première ;

– la définition proposée du « renouvellement » des installations n’exclut pas les situations dans lesquelles la « modification substantielle ou notable » du parc a pour effet de réduire la puissance installée et, in fine, le produit d’IFER dû aux collectivités territoriales bénéficiaires ;

– la possibilité offerte aux EPCI de diminuer unilatéralement le montant des attributions de compensation (AC) aux communes ne respecte pas leur autonomie financière. En effet, le versement des attributions de compensation est une contrepartie à un transfert de compétences et non pas une compensation financière d’affectation de ressources.

Par conséquent, il propose de concentrer le dispositif sur les éoliennes terrestres, qui soulèvent les plus grandes difficultés d’acceptabilité, de renforcer la définition du « renouvellement » et de supprimer la mesure relative aux attributions de compensation.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« Le livre Ier du code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° Le 2 du II de l’article 1609 quinquies C est ainsi modifié :

« a) Au a, après le mot : « et », sont insérés les mots : « , à l’exception de celles ayant fait l’objet à compter du 1er janvier 2027 d’une modification substantielle ou notable au sens de l’article L. 181‑14 du code de l’environnement induisant une augmentation de la puissance installée du parc éolien dans lequel ces installations sont situées ou maintenant celle‑ci, ».

« b) Au b, après la date : « 2019 », insérer les mots : « ou aux installations ayant fait l’objet à compter du 1er janvier 2027 d’une modification substantielle ou notable au sens de l’article L. 181‑14 du code de l’environnement induisant une augmentation de la puissance installée du parc éolien dans lequel ces installations sont situées ou maintenant celle‑ci, ».

« 2° Le I bis de l’article 1609 nonies C est ainsi modifié :

« a) Le a du 1 est ainsi rédigé :

« a) Aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique hydraulique situées dans les eaux intérieures ou dans la mer territoriale et, à l’exception de celles ayant fait l’objet à compter du 1er janvier 2027 d’une modification substantielle ou notable au sens de l’article L. 181‑14 du code de l’environnement induisant une augmentation de la puissance installée du parc éolien dans lequel ces installations sont situées ou maintenant celle‑ci, aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent installées avant le 1er janvier 2019, prévue à l’article 1519 D ;

« b) Le 1 bis est ainsi rédigé :

« 1 bis. Sur délibération de la commune d’implantation des installations prise dans les conditions prévues au I de l’article 1639 A bis, d’une fraction du produit perçu par la commune des composantes de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux prévue à l'article 1519 D et relative aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent installées à compter du 1er janvier 2019 ou aux installations ayant fait l’objet à compter du 1er janvier 2027 d’une modification substantielle ou notable au sens de l’article L. 181‑14 du code de l’environnement induisant une augmentation de la puissance installée du parc éolien dans lequel ces installations sont situées ou maintenant celle‑ci ; ».

Art. ART. 27 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le Gouvernement propose, à l’article 27, un nouveau report de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation.

Face à la tentation de l’immobilisme, le présent amendement vise à engager, dès le 1er janvier 2027, une révision des valeurs locatives des locaux d’habitation, réforme sans cesse repoussée alors que la fiscalité locale repose en grande partie sur des bases fiscales obsolètes. Ainsi, pour renouveler des valeurs locatives dont la plupart sont fondées sur une évaluation datant des années 1970, il est proposé d’opérer une révision pas à pas, à chaque vente d’un bien.

La valeur locative de chaque local d’habitation sera donc révisée à l’occasion de la vente de ce local afin de lisser le renouvellement des valeurs locatives. Il s’agit d’une mesure réaliste tant l’horizon auquel doit intervenir cette réforme capitale semble s’éloigner continument. Cette révision progressive sera mise en œuvre jusqu’à ce que la révision de l’ensemble des locaux d’habitation, prévue par la loi de finances pour 2020, intègre les nouvelles valeurs locatives dans les bases d’imposition locales.

Dispositif

I. – Substituer aux alinéas 32 à 39 les vingt-quatre alinéas suivants : 

« II. – Après l’article 1496 bis du code général des impôts, il est inséré un article 1496 ter A ainsi rédigé :

« Art. 1496 ter A. – I. – Par dérogation à l’article 146 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, les conditions de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation et des locaux servant à l’exercice d’une activité salariée à domicile mentionnés aux articles 1496 et 1497 du code général des impôts, retenues pour l’assiette des impositions directes locales et de leurs taxes additionnelles, sont fixées par le présent article.

« II. – À compter du 1er janvier 2027, la valeur locative de chacun des locaux mentionnés au I du présent article est révisée à l’occasion de chaque mutation à titre onéreux du local.

« III. – A. – Les propriétés mentionnées au I du présent article sont classées dans les quatre sous-groupes suivants :

« 1° Les maisons individuelles ;

« 2° Les appartements situés dans les immeubles collectifs ;

« 3° Les locaux d’habitation qui présentent des caractéristiques exceptionnelles ;

« 4° Les dépendances isolées.

« Les propriétés appartenant aux sous-groupes mentionnés aux 1° et 2° sont classées par catégorie en fonction de leur consistance. Les propriétés appartenant au sous-groupe mentionné au 4° sont classées par catégorie en fonction de leur utilisation. Ces catégories de locaux sont déterminées par décret en Conseil d’État.

« B. – 1. La valeur locative de chaque propriété ou fraction de propriété, au sens de l’article 1494 du code général des impôts, mentionnée aux 1°, 2° et 4° du A du présent III est déterminée en fonction de l’état du marché locatif à la date de référence du 1er janvier de l’année de la mutation à titre onéreux du local.

« Elle est obtenue par application d’un tarif par mètre carré, déterminé conformément au 2 du présent B, à la consistance du local définie au 3 du présent B. Ces tarifs et ces secteurs sont arrêtés par le représentant de l’État dans le département.

« 2. a. Il est constitué, dans chaque département, un ou plusieurs secteurs d’évaluation qui regroupent les communes ou sections cadastrales de communes qui, dans le département, présentent un marché locatif homogène.

« b. Les tarifs par mètre carré sont déterminés sur la base des loyers moyens constatés dans chaque secteur d’évaluation, par catégorie de propriétés.

« Pour la détermination de ces tarifs, il n’est pas tenu compte des loyers des locaux donnés en location, à la date de référence mentionnée au 1 du présent B :

« 1° Par les organismes mentionnés à l’article L. 411‑2 du code de la construction et de l’habitation et attribués sous condition de ressources ;

« 2° Sous le régime de la réglementation des loyers établie par la loi n° 48‑1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement.

« Lorsque les loyers déclarés pour la détermination des loyers moyens mentionnés au premier alinéa du présent b sont en nombre insuffisant ou ne peuvent être retenus, ces tarifs sont déterminés par comparaison avec les tarifs fixés pour les autres catégories de locaux du même sous-groupe du même secteur d’évaluation.

« À défaut d’éléments suffisants ou pouvant être retenus au sein du même secteur d’évaluation, ces tarifs sont déterminés par comparaison avec ceux qui sont appliqués pour des propriétés de la même catégorie ou, à défaut, du même sous-groupe dans des secteurs d’évaluation présentant des niveaux de loyer similaires dans le département ou, à défaut, dans un autre département.

« Les tarifs par mètre carré peuvent être majorés ou minorés par application d’un coefficient de localisation de 1,1, 1,15, 1,2 ou 1,3 ou de 0,7, 0,8, 0,85 ou 0,9 destiné à tenir compte de la situation particulière de la parcelle d’assise de la propriété au sein du secteur d’évaluation.

« 3. La consistance des propriétés ou fractions de propriété relevant des sous-groupes mentionnés aux 1° et 2° du A du présent III s’entend de la surface réelle, mesurée au sol entre murs ou séparations et arrondie au mètre carré inférieur, majorée de la superficie au sol de leurs dépendances affectée de coefficients fixés par décret, pour tenir compte de leur utilisation et de leurs caractéristiques physiques.

« Pour les propriétés ou fractions de propriété relevant du sous-groupe mentionné au 4° du même A, la consistance s’entend de la superficie au sol.

« C. – 1. La valeur locative des locaux d’habitation qui présentent des caractéristiques exceptionnelles mentionnés au 3° du A du présent III est déterminée par voie d’appréciation directe, en appliquant un taux de 8 % à la valeur vénale de la propriété ou fraction de propriété, telle qu’elle serait constatée si elle était libre de toute location ou occupation à la date de référence définie au 2 du présent C.

« 2. La valeur locative des propriétés et fractions de propriétés mentionnées au 1 du présent C est déterminée au 1er janvier de l’année de la mutation à titre onéreux du local.

« IV. – Le résultat de chaque révision de la valeur locative d’un local d’habitation mentionnée au I est pris en compte à compter de l’établissement des bases au titre de l’année suivant l’année durant laquelle a eu lieu la mutation à titre onéreux.

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« VII. – L’article 1496 ter A du code général des impôts est abrogé le 1er janvier 2028. »

 

« VIII. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 27 VICIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 54, substituer à la date :

« 29 février 2025 »,

la date : 

« 1er mars 2025 ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 142 226 704 € en AE et 147 219 717 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 91 255 731 € en AE et 95 624 786 € en CP pour le programme 149 – Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt ;

– 23 700 254 € en AE et 23 648 096 € en CP pour le programme 206 – Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation, dont 1 849 037 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 6 392 219 € en AE et 7 068 335 € en CP pour le programme 215 – Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture, dont 2 855 904 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 20 878 500 € en AE et 20 878 500 € en CP pour le programme 381 – Allègements du coût du travail en agriculture (TODE-AG).

Art. ART. 12 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« aux plafonds de ressources »,

les mots :

« à ceux ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 68 604 895 € en AE et 51 892 304 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 20 833 201 € en AE et 20 205 048 € en CP pour le programme 219 – Sport, dont 671 691 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 29 138 788 € en AE et 29 138 788 € en CP pour le programme 163 – Jeunesse et vie associative ;

– 18 632 906 € en AE et 2 548 468 € en CP pour le programme 385 – Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant le rejet des crédits de la mission.

Art. ART. 3 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article restreint le champ du pacte Dutreil en excluant les actifs numériques du bénéfice de l’exonération de 75 % des droits de mutation à titre gratuit, sans qu’aucune évaluation préalable de ses effets n’ait été conduite.

Une telle modification, ciblant une catégorie d’actifs sans analyse de son impact sur les entreprises concernées et leurs conditions de transmission, fragilise la cohérence du dispositif existant.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 15 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 15 sexies porte de 50 à 100 millions d’euros la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM).

Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui contribue à aggraver le déficit budgétaire de l’État en le privant de cette ressource publique.

L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager le renforcement du dispositif. 

Par ailleurs, les AOM disposent de la faculté, également récente, d’instaurer un versement mobilité régional pour financer leur politique de transport en application de l’article 118 de la loi de finances pour 2025. Six régions se sont d’ores et déjà saisies de ce nouveau levier de financement. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 80 425 139 € en AE et 80 768 333 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 76 841 053 € en AE et 77 184 247 € en CP pour le programme 169 – Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant, mémoire et liens avec la Nation ;

– 3 584 086 € en AE et 3 584 086 € en CP pour le programme 158 – Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale, dont 7 545 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 8 QUINQUIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« conformément à »,

les mots :

« en application de ».

Art. ART. 12 SEPTDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 septdecies, introduit par le Sénat, revient, pour les chambres d’hôtes, sur les modifications introduites par la loi n° 2024‑1039 du 19 novembre 2024, en rétablissant leur éligibilité au régime « micro-BIC » jusqu’à un chiffre d’affaires de 188 700 euros et en leur accordant à nouveau un abattement de 71 % au titre de l’impôt sur le revenu.

D’une part, un abattement porté à 71 % jusqu’à 188 700 euros de revenus constitue un régime particulièrement dérogatoire par rapport au droit commun, qui est de 50 % d’abattement pour 77 700 euros de revenus pour les locations meublées hors meublés de tourisme non classés. À ce titre, les chambres d’hôtes bénéficient déjà d’une fiscalité attractive par rapport aux meublés de tourisme non classés, ces derniers étant soumis à un abattement de 30 % jusqu’à 15 000 euros de revenus.

D’autre part, les chambres d’hôtes réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 77 700 euros peuvent opter pour le régime en réel BIC, particulièrement favorable fiscalement lorsqu’elles supportent des charges importantes. Il est généralement admis qu’à partir de 80 000 euros de recettes, ce régime est beaucoup plus avantageux que celui du « micro-BIC », l’abattement forfaitaire ayant été conçu à des fins de simplicité pour les activités qui génèrent un chiffre d’affaires limité.

C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 24 SEXIES 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

L’article 24 sexies étend l’éligibilité au crédit d’impôt international (C2I) aux dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne ni résidents en France. L’article plafonne par ailleurs les dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes incluses dans l’assiette du C2I à 30 % du budget de production de l’œuvre cinématographique ou audiovisuelle.

Dans sa revue de dépenses sur les aides au cinéma, l’IGF a souligné que le C2I est « un outil efficace pour attirer des tournages en France », et « ne préconise donc pas d’évolution de ce dispositif ». Cet élargissement de l’assiette du crédit d’impôt ne contribuerait pas nécessairement à l’attractivité de la France mais pourrait être très coûteux.

Par ailleurs, le plafonnement proposé par l’article pénaliserait au contraire des productions étrangères mais employant des acteurs français ou européens, limitant l’attractivité de la France.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 662 564 571 € en AE et 663 532 708 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 141 849 303 € en AE et 141 963 228 € en CP pour le programme 140 – Enseignement scolaire public du premier degré, dont 139 269 871 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 215 036 145 € en AE et 215 036 145 € en CP pour le programme 141 – Enseignement scolaire public du second degré, dont 198 232 421 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 141 757 196 € en AE et 141 953 910 € en CP pour le programme 230 – Vie de l'élève, dont 28 157 642 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 81 737 838 € en AE et 81 737 838 € en CP pour le programme 139 – Enseignement privé du premier et du second degrés, dont 39 870 603 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 49 282 921 € en AE et 50 822 561 € en CP pour le programme 214 – Soutien de la politique de l'éducation nationale, dont 10 998 718 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 32 901 168 € en AE et 32 019 026 € en CP pour le programme 143 – Enseignement technique agricole, dont 5 749 323 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 151 182 841 € en AE et 144 814 929 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 96 928 594 € en AE et 93 680 804 € en CP pour le programme 156 – Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local, dont 34 820 668 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 26 265 165 € en AE et 24 015 218 € en CP pour le programme 218 – Conduite et pilotage des politiques économiques et financières, dont 2 702 627 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 27 989 082 € en AE et 27 118 907 € en CP pour le programme 302 – Facilitation et sécurisation des échanges, dont 6 934 048 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 21 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article introduit une contribution d’office pour les producteurs relevant d’une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) qui ne s’acquittent pas de l’éco-contribution ou n'affichent pas leur identifiant unique, élargit le champ de la filière REP de l’ameublement, en y incluant les produits des arts de la table et d’équipements de la cuisine et rend obligatoire la mention de l’identifiant unique attribué à tout producteur participant à une filière REP sur ses factures.

Or l'obligation d'une mention de l'identifiant unique sur les facteurs ne semble pas pleinement relever du domaine de la loi de finances.

De plus, l'obligation d'affichage de l'identifiant unique constitue une nouvelle obligation très lourde, dont il n'est pas démontré qu'elle permette de lutter efficacement contre la fraude aux éco-contributions.

Enfin, un taux de de contribution de 5 % du montant hors taxes des ventes en cas de défaut d'affichage de l'identifiant unique est excessif.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

En 2026, en l’absence de gel des prestations sociales, le revenu de solidarité active (RSA) sera revalorisé sur l'inflation au 1er avril. Cette revalorisation devrait être de 1,1%, ce qui équivaut pour les départements, qui financent le RSA, à une hausse de leurs dépenses d'environ 110 millions d'euros.

Les départements ne peuvent être appelés une nouvelle fois à financer une augmentation qu'ils n'ont pas décidée. Quelle que puisse être la pertinence de ce type de décisions nationales, elles conduisent mécaniquement à augmenter les dépenses de fonctionnement des conseils départementaux, alors qu’on leur demande de les réduire par ailleurs.

En conséquence, cet amendement propose une compensation par l’État de la hausse des dépenses revenant aux départements du fait de la revalorisation du RSA à hauteur de 110 millions d’euros pour 2026. Pour cela, il abonde de 110 millions d’euros l'action 01 « Aides exceptionnelles aux collectivités territoriales » du programme 122 et diminue à due concurrence les crédits de l'action 01 « Soutien aux projets des communes et groupements de communes » du programme 119.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. 

L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif.

Dispositif

I. – À l’alinéa 8, substituer au taux :

« 3,5 % », 

le taux :

« 4 % ».

II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 34 QUATER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 quater modifie l’année de référence servant à déterminer le montant du versement du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités territoriales et à leurs groupements lorsque ceux-ci sont contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), tout en ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012.

Le dispositif proposé n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 106 401 921 € en AE et 110 371 469 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 40 781 283 € en AE et 38 429 600 € en CP pour le programme 354 – Administration territoriale de l'Etat, dont 10 804 566 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 13 297 863 € en AE et 13 361 261 € en CP pour le programme 232 – Vie politique, dont 76 115 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 52 322 775 € en AE et 58 580 608 € en CP pour le programme 216 – Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur, dont 4 486 525 € de titre 2 en AE et en CP.

Cet amendement a été adopté par la commission des finances, avant le rejet des crédits de la mission.

Art. ART. 24 BIS 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 24 bis exclut de l’assiette de la taxe sur la publicité télévisuelle et autres ressources liées à la diffusion de services de télévision les frais de régie et étend le bénéfice de l’abattement de 30 millions d’euros actuellement applicable aux sommes perçues par les éditeurs de services de télévision qui ne bénéficient pas de ressources procurées par la diffusion de messages publicitaires à ceux dont « la diffusion du service se fait auprès d’au moins 95 % de la population du territoire métropolitain, selon des modalités établies par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ».

Cependant, l’exclusion des frais de régie de l’assiette de la taxe pourrait entraîner des effets pervers car elle créerait une distorsion de concurrence entre les éditeurs de télévision selon que leur régie soit internalisée ou externalisée.

Par ailleurs, la diffusion des services de télévision auprès de 95 % de la population découle d’une obligation légale : le fait d’accorder un avantage fiscal sur la base de critères qui constituent par ailleurs des obligations légales n’apparaît pas justifié.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 77 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

 « les mots : « au Département de Mayotte, » sont remplacés par les mots : « au Département‑Région de Mayotte »

 les mots :

 « après le mot : « Mayotte », sont insérés les mots : ».

 II. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer aux mots :

« article XX »

 les mots :

« article 33 ».

 III. – En conséquence, au même alinéa 6, substituer au mot :

 « simultanément »

 le mot :

 « toutes ».

Art. ART. 34 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À la vingtième ligne de la première colonne du tableau de l’alinéa 36, substituer au mot :

« Département »,

le mot :

« Département‑Région ».

II. – En conséquence, à la dernière ligne de la même première colonne du même tableau de l’alinéa 39, substituer au mot :

« Département »,

le mot :

« Département‑Région ».

Art. ART. 12 VICIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 vicies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, proroge de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2028, la date jusqu’à laquelle certains logements financés, acquis ou aménagés avec l’aide de l’État peuvent bénéficier d’une extension de dix ans d’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB).

L’exonération de TFPB – et son extension – pèsent principalement sur les finances du bloc communal et représentent un coût important, évalué en 2024 à plus de 1,3 milliard d’euros par la direction générale des finances publiques (DGFiP).

Le dispositif, qui n’arrive à expiration qu’au 31 décembre 2026, gagnerait à faire l’objet d’une évaluation approfondie avant d’envisager sa prolongation.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 82 09/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer au mot : 

« réunit » 

le mot : 

« remplit ».

II. – En conséquence, au même alinéa 2, substituer au mot : 

« par »

le mot : 

« à » 

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« l’entrée en vigueur de ».

Art. ART. 3 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement.

En effet, cet article remet en cause le régime fiscal du plan d’épargne retraite (PER) en supprimant les avantages fiscaux liés aux versements effectués par le titulaire d’un PER après qu’il a atteint 70 ans.

Une telle évolution affecte l’équilibre du dispositif sans évaluation globale de ses effets sur les comportements d’épargne ni sur la lisibilité du cadre fiscal.

Cet amendement de repli prévoit donc de porter cet âge limite de 70 ans à 75 ans.

Dispositif

À l’alinéa 9, substituer au mot :

« soixante-dixième »,

le mot :

« soixante-quinzième ».

Art. ART. 36 QUATER 09/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« telles que mentionnées dans le décret n° 2024‑531 du 10 juin 2024 modifiant le décret n° 2022‑750 du 29 avril 2022 établissant la liste des communes dont l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l’érosion du littoral »

les mots : 

« , désignées en application de l’article L. 321‑15 du code de l’environnement ».

Art. ART. 18 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article revient sur la hausse de 4,40 euros par mégawattheure (MWh) de l’accise sur le gaz naturel combustible et la baisse de 3 euros / MWh de l’accise sur l’électricité pour les ménages adoptées par le Sénat.

En effet, une telle hausse de l’accise sur le gaz naturel combustible, sans concertation, apparaît précipitée, d’autant qu’elle frapperait sans distinction de ressources tous les ménages.

Il convient également de rappeler que le montant de cette accise a d’ores et déjà été doublé en loi de finances pour 2024.

Dispositif

I. – À la deuxième ligne de la première colonne du tableau de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« fiouls domestiques et ».

II. – En conséquence, à la même deuxième ligne de la seconde colonne du même tableau du même alinéa 8, substituer au nombre :

« 15,13 »,

le nombre :

« 10,73 ».

III. – En conséquence, supprimer l'avant-dernière ligne dudit tableau dudit alinéa 8.

IV. – En conséquence, à la deuxième ligne de la seconde colonne du tableau de l’alinéa 13, substituer au nombre :

« 21,69 »,

le nombre :

« 24,69 ».

V. – En conséquence, à la dernière ligne de la même seconde colonne du même tableau du même alinéa 13, substituer au nombre :

« 20,00 »,

le nombre :

« 20,42 ».

VI. – En conséquence, à la deuxième ligne de la seconde colonne du tableau de l’alinéa 15, substituer au nombre :

« 21,38 »,

le nombre :

« 24,38 ».

VII. – En conséquence, à la dernière ligne de la même seconde colonne du même tableau du même alinéa 15, substituer au nombre :

« 19,67 »,

le nombre :

« 20,04 ».

VIII. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 17, substituer au montant : 

« 16,24 € »,

le montant : 

« 19,24 € ».

IX. – En conséquence, procéder à la même substitution à l'alinéa 18.

X. – En conséquence, à la fin du même alinéa 18, substituer au montant : 

« 15,84 € »,

le montant : 

« 18,84 € ».

Art. ART. PREMIER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à tirer les conséquences du fait que la loi de finances pour 2026 ne sera adoptée que postérieurement au 31 décembre 2025.

Dispositif

I. – À l’alinéa 3, substituer à l’année :

« 2025 »,

l’année :

« 2026 ».

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 4, substituer à la date :

« 31 décembre 2025 »,

les mots :

« lendemain de sa publication ».

III. – En conséquence, à l'alinéa 5, substituer à la date :

« 1er janvier 2026 »,

les mots :

« lendemain de sa publication ».

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France.

Dispositif

À l’alinéa 17, après le mot :

« logements »,

insérer les mots :

« situés en France ».

Art. ART. 65 SEPTIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 27, substituer aux mots :

« aux personnels affiliés au régime de retraite institué en application du décret n° 2004‑1056 du 5 octobre 2004 relatif au régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État »

les mots :

« au personnel mentionné au 5° de l’article L. 6 du code général de la fonction publique ».

Art. ART. 10 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 sexies du PLF subordonne le bénéfice du crédit d’impôt au titre d’investissements forestiers (ou Dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement en forêt – « DEFI ») à ce que les opérations de valorisation et de vente du bois résultant des acquisitions, souscriptions ou travaux ouvrant droit au crédit d’impôt soient réalisées uniquement avec des personnes physiques résidant dans l’Union européenne ou avec des personnes morales établies dans l’Union européenne.

Aussi, cet article modifierait profondément la nature du crédit d’impôt, serait facilement contournable (puisqu’il suffirait de réexporter ensuite le bois à l’extérieur de l’Union européenne pour respecter la condition), ne paraît pas compatible avec les libertés de circulation des marchandises et des capitaux, et est redondante avec des dispositifs de labellisation comme le label « Transformation UE ».

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 13 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer la hausse en 2028, prévue par le texte du Gouvernement, du malus sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, comme l’avait voté l’Assemblée nationale en première lecture, sur la proposition du Gouvernement lui-même. Comme l’indiquait l’exposé sommaire de l’amendement n° I-4032 du Gouvernement, « en application du principe de prévisibilité triannuelle des barèmes, l’absence de barème spécifique pour l’année 2028, pour chacune de ces taxes, vaut engagement à ne pas augmenter la fiscalité sur cette année ». Il s’agit d’éviter de pénaliser la filière automobile française dans un contexte de concurrence commerciale accrue sur le plan international.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 9 à 16.

II. – En conséquence, supprimer la dernière ligne du tableau de l’alinéa 19.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 40 à 46.

IV. – En conséquence, supprimer les alinéas 57 et 58.

V. – En conséquence, à l’alinéa 78, substituer aux mots :

« 9° et des b et c »,

les mots :

« du b ».

VI. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 3 QUATER 09/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement.

Cet amendement de repli conserve les dispositions de l’article 3 quater tel qu’issu du Sénat en précisant la liste des biens somptuaires exclus de l’assiette du pacte Dutreil.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer au mot :

« premier »

le mot :

« deuxième ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« « L’exonération ne s’applique pas à la fraction de la valeur vénale des parts ou des actions mentionnées au premier alinéa représentative de la valeur des éléments d’actif suivants, lorsqu’ils ne sont pas affectés par la société à l’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale au sens du même premier alinéa : ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 4, supprimer les mots :

« non professionnel ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 5, supprimer les mots :

« non professionnel ».

V. – En conséquence, au début de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« Lorsqu’ils ne sont pas affectés à une activité professionnelle, ».

VI. – En conséquence, à l’alinéa 7, substituer aux mots :

« les métaux précieux et les »

les mots :

« métaux précieux, ».

VII. – En conséquence, au début de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« Lorsqu’ils ne sont pas affectés à une activité professionnelle, »

VIII. – En conséquence, au début de l’alinéa 9, supprimer les mots :

« Lorsqu’ils ne sont pas affectés à une activité professionnelle, ».

IX. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 10, supprimer :

« non exclusivement affectés à un usage professionnel ».

X. – En conséquence, supprimer l’alinéa 12.

Art. ART. 8 TER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel visant à alléger la rédaction de l'article.

Dispositif

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 20 les deux phrases suivantes :

« Par ailleurs, la valeur réelle de la société émettrice mentionnée au 1° du II du présent article ainsi que le multiple de performance prévu au premier alinéa du même II sont ajustés des compléments de prix mentionnés à la première phrase du présent B reçus par tout associé de la société. La limite définie au premier alinéa du II est ajustée en conséquence. »

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 739 089 298 € en AE et 776 003 990 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 311 204 928 € en AE et 314 604 697 € en CP pour le programme 102 – Accès et retour à l'emploi ;

– 378 910 345 € en AE et 406 757 250 € en CP pour le programme 103 – Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi ;

– 1 906 400 € en AE et 3 588 237 € en CP pour le programme 111 – Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail ;

– 47 067 625 € en AE et 51 053 806 € en CP pour le programme 155 – Soutien des ministères sociaux, dont 5 386 395 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 19, substituer aux mots :

« le louer »,

les mots :

« louer le logement ».

Art. ART. 77 BIS 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel

Dispositif

I. – Au début de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« Cette reconnaissance n’est pas incluse »

les mots : 

 « Le montant versé au titre de cette reconnaissance n’est pas inclus ».

 II. – En conséquence, à l’alinéa 11, après le mot :

 « attributions »,

 insérer les mots :

 « exercées au nom de l’État ».

Art. ART. 8 QUATER 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« – les mots : « au même deuxième alinéa » sont remplacés par les mots : « aux mêmes deuxième et troisième alinéas » ; »

Art. ART. 27 QUINDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À la première phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« privées »,

insérer les mots :

« , qui emploient au moins onze salariés ».

II. – En conséquence, à la fin de la même première phrase du même alinéa 4, supprimer les mots :

« , qui emploient au moins onze salariés ».

Art. ART. 68 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel (redépôt de l'amendement CF2232, adopté en commission des finances avant le rejet du texte).

Dispositif

Substituer aux mots : 

« les dispositions concernées n’ont été abrogées »,

les mots : 

« ces décrets n’ont été abrogés ».

Art. ART. 34 SEXIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 51, substituer à la référence :

« VI »,

la référence :

« IV ».

Art. ART. 12 OCTIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« des propriétaires de les louer »,

les mots :

« du propriétaire de louer le logement ».

Art. ART. 65 UNDECIES 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« recouvrent »,

les mots :

« portent sur ».

Art. ART. 27 QUATERDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 quaterdecies porte le plafond du tarif de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation de véhicules (cartes grises) de 60 euros à 70 euros par cheval administratif.

Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui affecte le pouvoir d’achat des Français, en particulier dans les zones où l’offre de transport est insuffisante et rend nécessaire l’utilisation de la voiture.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 UNDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 undecies prévoit plusieurs modifications techniques du cadre juridique applicable à la taxe d’aménagement, issues des travaux de la mission d’information sénatoriale du 12 novembre 2025 relative aux dysfonctionnements dans la collecte de la taxe d’aménagement menée par M. Sautarel et Mme Briquet. 

Le III de cet article prévoit son application à compter du 1er janvier 2026. 

Si la rétroactivité des dispositions favorables aux contribuables ne pose pas de difficulté, tel n’est pas le cas des mesures désavantageuses. Il est proposé de ne pas faire une application rétroactive de ces dernières, en l’espèce la réduction du périmètre des magasins et boutiques d’une surface inférieure à 400 m² éligibles à une exonération de taxe d’aménagement (b) du 3° du I de l’article) et la taxation d’office sans mise en demeure préalable des personnes ayant procédé à une construction sans déclaration légale (1° et 2° du II de l’article). 

Dispositif

I. – À l’alinéa 16, après la référence :

« I »,

insérer les mots :

« , à l’exception du b du 3°, ».

II. – En conséquence, au même alinéa 16, après la référence :

« II »

insérer les mots :

« , à l’exception des 1° et 2°, ». 

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 130 305 089 € en AE et 123 519 982 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 99 191 922 € en AE et 79 907 993 € en CP pour le programme 134 – Développement des entreprises et régulations, dont 2 155 963 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 750 153 € en AE et 13 323 230 € en CP pour le programme 343 – Plan France Très haut débit ;

– 5 649 070 € en AE et 5 483 077 € en CP pour le programme 220 – Statistiques et études économiques, dont 2 057 365 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 24 713 944 € en AE et 24 805 682 € en CP pour le programme 305 – Stratégies économiques, dont 745 697 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 27 QUINDECIES 09/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination avec l’article 27 sexdecies, qui étend le champ d’application du versement mobilité régional (VMR) à l’outre-mer.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« de la région ou de la collectivité de Corse »

les mots :

« de la collectivité ».

II. – En conséquence, à la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« du territoire de la région ou de la collectivité de Corse »

les mots :

« de la collectivité ».

III. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa 4, substituer au mot : 

« régions » ;

le mot :

« collectivités ».

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 996 366 944 € en AE et 883 689 254 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 275 745 000 € en AE et 215 565 322 € en CP pour le programme 203 – Infrastructures et services de transports ;

– 13 498 199 € en AE et 13 471 186 € en CP pour le programme 205 – Affaires maritimes, pêche et aquaculture ;

– 17 611 990 € en AE et 18 372 019 € en CP pour le programme 113 – Paysages, eau et biodiversité ;

– 31 190 100 € en AE et 31 190 100 € en CP pour le programme 159 – Expertise, information géographique et météorologie ;

– 123 049 765 € en AE et 69 047 459 € en CP pour le programme 181 – Prévention des risques ;

– 57 879 705 € en AE et 57 294 767 € en CP pour le programme 174 – Énergie, climat et après-mines ;

– 415 242 066 € en AE et 392 610 516 € en CP pour le programme 345 – Service public de l'énergie ;

– 25 350 914 € en AE et 28 853 813 € en CP pour le programme 217 – Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables, dont 14 600 715 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 30 225 000 € en AE et 50 491 317 € en CP pour le programme 380 – Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires ;

– 6 574 205 € en AE et 6 792 755 € en CP pour le programme 235 – Sûreté nucléaire et radioprotection, dont 1 144 159 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 205 812 793 € en AE et 170 610 197 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 62 888 228 € en AE et 59 943 500 € en CP pour le programme 110 – Aide économique et financière au développement ;

– 4 650 000 € en AE et 4 650 000 € en CP pour le programme 365 – Renforcement des fonds propres de l'Agence française de développement ;

– 52 543 180 € en AE et 71 699 697 € en CP pour le programme 209 – Solidarité à l'égard des pays en développement ;

– 85 731 385 € en AE et 34 317 000 € en CP pour le programme 384 – Fonds de solidarité pour le développement.

Art. ART. 79 BIS A 09/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

En premier lieu, le rapporteur général relève que cet article, introduit par le Sénat, propose de priver les auto-entrepreneurs du bénéfice du RSA au-delà d’une période de 24 mois. Or, le RSA est un revenu de subsistance, se fondant sur l’alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946 qui repose sur le principe de sécurité matérielle et le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. En outre, il introduit une différence de traitement entre les bénéficiaires du RSA micro entrepreneurs et les autres bénéficiaires du RSA, qui n’est pas justifiée. Pour ces raisons, ce dispositif pourrait faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel.

En second lieu, le rapporteur général observe que le Gouvernement prévoit de renforcer les mesures d’accompagnement de ces bénéficiaires du RSA dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adopté par le Sénat en novembre et qui sera examiné en séance par l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines.

Pour ces raisons, le rapporteur général propose la suppression de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 34 BIS 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 29 08/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 29 08/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 29 08/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement, adopté en commission des affaires culturelles en première lecture, vise à préserver la cohésion territoriale et économique assurée par les radios de proximité, en rétablissant une partie des crédits du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER).
Le FSER constitue la principale ressource des 770 radios associatives françaises, présentes dans tous les territoires : urbains, ruraux et ultramarins. Ces structures non lucratives assurent une mission d’intérêt général : elles informent, éduquent, relient et fédèrent les citoyens autour de projets culturels, sociaux et économiques, tout en favorisant la cohésion territoriale et la participation citoyenne.

Or, avec une baisse de 44 % de ses crédits en 2026 (-15,7 M€), le FSER ne pourrait plus remplir sa mission de soutien à ces médias de proximité, dont une part importante opère dans des zones rurales, périurbaines ou isolées. Par ailleurs, en 2024 le Plan Culture et Ruralité a introduit un bonus à destination radios associatives rurales et ultramarines qui s'élevait à 2,3 Millions d’euros, or cette mesure désormais inscrite dans le décret d’application de l’article 80 de la loi du 30 septembre 19861 mais resteront sans financement en 2025 et 2026.
Aussi cet amendement vise à rétablir les crédits du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER) à leur niveau de 2024, soit 38 millions d’euros en y incluant le bonus ruralité.

En conséquence, il est proposé d’abonder de 18 000 000 euros en AE et CP les crédits de l’action 6 « Soutien à l’expression radiophonique locale » du programme 180 «Presse et médias », et de compenser à due concurrence sur l’action 1 « Livre et lecture » du programme 334 « Livre et industries culturelles ».

Art. ART. 13 08/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 13 08/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

 Le Sénat a totalement supprimé les avantages des anciens Premiers ministres lors de la première lecture du PLF 2026.

Le rapporteur spécial propose de réduire de 10 à 5 ans les avantages des anciens Premiers ministres et non de les supprimer totalement. En adoptant cet amendement, le coût pour les finances publiques est évalué à 380 000 euros en AE et CP pour 2026, contre 900 000 euros en AE et CP initialement prévus dans le PLF déposé par le Gouvernement.

Le Sénat ayant supprimé 1 600 000 d’euros du programme 129 - en se fondant à tort sur les montants consommés en 2024, et donc sans tenir compte du décret du 16 septembre 2025 (voir infra) - , le rapporteur spécial est contraint de proposer, par cet amendement, de rétablir 1 220 000 euros sur ce programme.

Les précisions apportées par le rapporteur spécial en première lecture sont reproduites ci-dessous :

 

17 anciens Premiers ministres bénéficient ou peuvent bénéficier d’une prise en charge de certaines de leurs dépenses et d’emplois affectés, dans le cadre d’un régime récemment modifié par le décret n° 2025-965 du 16 septembre 2025.

Dans sa version initiale, le décret n° 2019-973 du 20 septembre 2019 relatif à la situation des anciens Premiers ministres prévoyait que l’État met à leur disposition, sur leur demande :

-       un véhicule de fonction et un conducteur automobile, sans limites de durée ; 

-       un agent pour un secrétariat particulier pendant une durée maximale de dix ans à compter de la fin de leurs fonctions et au plus tard jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de soixante-sept ans.

Cette possibilité ne s’applique toutefois pas aux anciens Premiers ministres qui disposent d’un secrétariat ou d’un véhicule de fonction pour l’exercice d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une fonction publique.

Les anciens Premiers ministres dont les fonctions ont cessé avant la publication du décret précité du 20 septembre 2019 bénéficient du secrétariat particulier pendant une durée de dix ans à compter de cette publication.

Les dépenses afférentes aux anciens Premiers ministres atteignent en 2024 un total de 1,58 million d’euros (1,42 million d’euros en 2023), soit + 11 % d’évolution. Cette évolution résulte de l’intégration au dispositif de Mme Borne et de M. Attal. À périmètre constant, les dépenses des anciens Premiers ministres sont toutefois stables (+ 0,3 %), mais non en baisse. Ces dépenses avaient déjà progressé de 11 % entre 2022 et 2023. Les dépenses pour 2025 ne sont pas disponibles à ce jour.

Le décret n° 2025-965 du 16 septembre 2025 a modifié le décret précité, en limitant à 10 ans le bénéfice du véhicule de fonction et du conducteur automobile et en précisant que les Premiers ministres dont les fonctions ont cessé depuis plus de dix ans à la date de publication du présent décret cessent de bénéficier des moyens précités au plus tard le 1er janvier 2026.

Du fait de ce décret, neuf anciens Premiers ministres dont la fin de fonction est supérieure à 10 ans ne bénéficieront plus de conducteurs à compter du 1er janvier 2026 (M. Laurent Fabius, Mme Edith Cresson, M. Edouard Balladur, M. Alain Juppé, M. Lionel Jospin, M. Jean-Pierre Raffarin, M. Dominique de Villepin, M. François Fillon, M. Jean-Marc Ayrault).

En 2026 :

-       3 anciens Premiers ministres continueraient à bénéficier d’un conducteur et d’une voiture de fonction (M. Cazeneuve, M. Attal, M. Barnier) et 5 pourraient potentiellement, selon l’évolution de leur situation et s’ils en font la demande, en bénéficier (M. Valls, M. Philippe, M. Castex, Mme Borne, M. Bayrou).

-       7 anciens Premiers ministres continueraient à bénéficier d’un secrétariat (M. Fabius, Mme Cresson, M. Jospin, M. Raffarin, M. de Villepin, M. Fillon, M. Cazeneuve) et 5 pourraient potentiellement, selon l’évolution de leur situation et s’ils en font la demande, en bénéficier (M. Valls, M. Philippe, M. Castex, Mme Borne, M. Attal). M. Barnier et M. Bayrou ont atteint la limite d’âge et ne peuvent à ce titre en faire la demande.

Le coût prévisionnel pour 2026 est de 0,9 million d’euros, selon les données transmises par les services du Premier ministre.

Le rapporteur spécial considère que ces avantages demeurent disproportionnés et décalés par rapport aux efforts demandés aux Français dans le cadre du redressement des finances publiques et à l’exemplarité attendue d’anciens Premiers ministres.

Dès lors, elle propose que la durée pendant laquelle les anciens Premiers ministres bénéficient de ces avantages soit divisée par deux, et soit ainsi réduite à 5 ans après la fin de leur fonction. Elle souhaite en outre que cette mesure s’applique rétroactivement pour les 7 anciens Premiers ministres concernés, avec la fin de la mise à disposition d’un secrétariat particulier au plus tard au 1er janvier 2026, à l’instar de ce qu’avait prévu le décret précité du 25 septembre s’agissant de la fin rétroactive de la mise à disposition d’un chauffeur. 

Avec l’adoption de cette proposition de réforme, 3 anciens Premiers ministres ne pourraient plus bénéficier de conducteurs (M. Cazeneuve, M. Philippe et M. Valls) et 7 ne pourraient plus bénéficier d’un secrétariat particulier (M. Fabius, Mme Cresson, M. Jospin, M. Raffarin, M. de Villepin, M. Fillon, M. Cazeneuve).

Les économies ainsi générées devraient atteindre 520 000 euros, dont 500 000 euros de dépenses de personnel par rapport à ce que prévoyait le Gouvernement lors du dépôt du PLF 2026.

Le coût pour les finances publiques serait dès lors de 380 000 euros en AE et CP.

L’adoption de cet amendement de crédit nécessitera, pour sa mise en œuvre, un nouveau décret d’application.

Au regard de l’amendement adopté par le Sénat, le rapporteur spécial propose de majorer de 1 220 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, l’action 10 Soutien du programme 129 Coordination du travail gouvernemental et de minorer à due concurrence l’action 10 Haute autorité pour la transparence de la vie publique du programme n° 308 Protection des droits et libertés.

Art. ART. LIMINAIRE 08/01/2026 NON_RENSEIGNE
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Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le rapporteur spécial de la mission Direction de l'action du Gouvernement constate que les crédits de paiement du programme 308  Protection des droits et libertés augmentent de 3 millions d'euros dans le PLF 2026 tel qu'initialement déposé par le Gouvernement. Les autorisations d'engagement diminuent mais seulement du fait de la fin du déménagement de la HATVP en 2025.

Le Sénat, s'il a prévu une mesure d'économie de 7 millions d'euros sur l'ensemble du programme 129 Coordination du travail gouvernemental, n'a prévu aucune participation des autorités administratives indépendantes à l’effort de redressement des comptes publics.

Cet absence de mise à contribution des autorités administratives indépendantes est jugé inacceptable par le rapporteur spécial de la mission.

Elle considère que ces autorités doivent, elles aussi, contribuer à l’effort collectif de réduction des déficits, tout en absorbant de nouvelles missions ou une augmentation des saisines. Elle relève d'ailleurs que les effectifs de ces autorités augmentent à nouveau dans le PLF 2026 (+ 7 ETPT) avec un plafond d’emplois fixé à 757 ETPT.

Pour mémoire, le plafond d’emplois exécuté en 2017 était de 534 ETPT. L’augmentation des effectifs s’élèverait ainsi à 42 % en dix ans, ce qui lui paraît trop important. Sur cette période, la hausse du plafond d’emplois de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’élève à 55 %, celle de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) à 76 %. Le rapporteur spécial souhaite d'ailleurs que soit fixé une fois pour toutes un niveau maximal d’effectif pour ces autorités et stopper ainsi leur croissance sans fin. Comme toutes les administrations, ces autorités doivent prendre leur part pour contribuer au redressement des finances publiques.

En conséquence, par cet amendement, elle propose dans un premier temps de supprimer la hausse des crédits de 3 000 000 d'euros initialement prévue par le Gouvernement dans le PLF 2026 sur le programme 308 Protection des droits et libertés. Elle propose ainsi de réduire de 750 000 euros les crédits de l'action 03 – Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, de 750 000 euros les crédits de l'action 02 – Commission nationale de l'informatique et des libertés ; de 750 000 euros les crédits de l'action 09 – Défenseur des droits  et de 750 000 euros les crédits de l'action 10 – Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

 

Art. ART. 61 TER 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 3, après la première occurrence du mot : 

« et », 

insérer les mots : 

« à des ».

Art. ART. 10 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 16, après le mot : 

« baisse », 

insérer les mots : 

« de plus de 10 % ». 

II. – En conséquence, au même alinéa 16, substituer au mot : 

« exercice, »

le mot : 

« exercice ». 

III. – En conséquence, à la fin dudit alinéa 16, supprimer les mots : 

« , supérieure à 10 % ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 17, après le mot : 

« baisse », 

insérer les mots : 

« de plus de 15 % ».

V. – En conséquence, au même alinéa 17, substituer au mot : 

« exercice, »

le mot : 

« exercice ». 

VI. – En conséquence, à la fin dudit alinéa 17, supprimer les mots : 

« , supérieure à 15 % ».

Art. ART. 4 QUINQUIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 32, substituer aux mots :

« soumis au régime des »,

les mots :

« soumises aux régimes prévus aux ».

Art. ART. 26 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 54, substituer au mot :

« les »,

le mot :

« des ».

Art. ART. 11 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« articles L. 2333‑34 et suivants ou L. 2333‑43 et suivants »

les mots :

« paragraphes 3 ou 5 de la présente sous-section. ».

Art. ART. 36 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer l’affectation de 90 millions d’euros du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans le but de décarboner le secteur du transport maritime. 

Cette affectation votée par le Sénat est redondante avec une dotation budgétaire équivalente inscrite sur le programme 205 Affaires maritimes, pêche et aquaculture

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 25 à 28.

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 67.

Art. ART. 60 08/01/2026 RETIRE
Contenu non disponible.
Art. ART. 11 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 14, substituer aux mots :

« les mots : « le montant de la taxe perçue » sont remplacés par les mots : « le produit de la taxe »,

les mots :

« le mot : « perçue » est remplacé par les mots : « ».

 

Art. ART. 61 TER 08/01/2026 RETIRE
Contenu non disponible.
Art. ART. 60 08/01/2026 RETIRE
Contenu non disponible.
Art. ART. 10 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 18, supprimer les mots :

« et déduction faite des transferts de charges d’exploitation affectés ».

Art. ART. 11 QUATER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 55, substituer à la première occurrence du mot :

« toute »,

le mot :

« une ».

Art. ART. 20 08/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer une exonération sur la consommation d’eau potable pour les entreprises introduite par le Sénat. Cette exonération à la redevance sur la consommation d’eau potable s’appliquerait à hauteur de 75 % du montant dû en 2026, 50 % en 2027 et 25 % en 2028, avant de disparaître en 2029. Elle entrainerait une perte de recette pour les agences de l’eau de l’ordre de 16 millions d’euros pour l’année 2026.

Cette exonération apparaît redondante avec une aide prévue par décret par le Gouvernent afin d’atténuer les conséquences de la réforme de la fiscalité de l’eau pour les entreprises industrielles les plus impactées par la hausse de la redevance sur la consommation d’eau potable. 

Les agences de l’eau verseront, au titre des années d’activité 2025 à 2027, une aide annuelle transitoire et dégressive aux entreprises concernées – elle sera versée avant le 15 mai 2026 au titre des années 2025 et 2026. Les entreprises sont éligibles au dispositif lorsque le coût de la redevance sur l’eau potable dépasse 0,75 % de leur valeur ajoutée. La compensation financière versée couvrira : 100 % du dépassement en 2025, 67 % en 2026 et 33 % en 2027. L’objectif est d’atténuer progressivement l’impact de la redevance lorsque celle-ci devient disproportionnée au regard de l’activité économique de l’entreprise.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 35 à 39.

II. – En conséquence, à l’alinéa 55, supprimer les mots : 

« ainsi que de la mise en place d’une exonération temporaire d’assiette de la redevance pour la consommation d’eau potable au bénéfice des entreprises ».

III. – En conséquence, supprimer l’alinéa 56.

Art. ART. 20 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à annuler l’augmentation de l’abattement sur la redevance pour consommation d’eau potable accordé aux irrigants qui n’ont pas d’autre solution que le raccordement au réseau d’eau potable. Sont notamment concernées certaines cultures de maraîchage, d’horticulture et d’arboriculture.

Le Gouvernement avait prévu un abattement de de 20 000 m3 d’eau par an, tandis que le Sénat a porté ce volume à de 50 000 m3 d’eau par an.

Le seuil de 20 000 m³ d’eau par an a été défini afin de couvrir l’essentiel des exploitations concernées par une forte augmentation de leur consommation d’eau potable, tout en maintenant une incitation à la sobriété hydrique.

D’après les éléments transmis par le Gouvernement, le relèvement de l’abattement de 20 000 à 50 000 m³ ne bénéficierait qu’à une dizaine d’exploitations supplémentaires. En effet, le besoin moyen en eau d’une exploitation maraîchère intensive est estimé entre 1 500 et 3 000 m³ par hectare et par an pour l’irrigation. Ainsi, une exploitation maraîchère de 10 hectares consomme en moyenne environ 20 000 m³ d’eau par an.

Par ailleurs, selon le recensement agricole de 2020, la surface moyenne des exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture est de 11 hectares, ce qui confirme la pertinence du seuil initialement retenu.

Dispositif

I. – À l’alinéa 33, substituer au nombre :

« 50 000 »

le nombre :

« 20 000 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 55, supprimer les mots : 

« du a du 3° du I ainsi que ».

Art. ART. 7 BIS 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

I. – À l’alinéa 7, substituer au mot : 

« définies », 

le mot : 

« mentionnées ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’alinéa 9.

Art. ART. 39 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement de correction légistique.

Dispositif

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant : 

« I A. – Au premier alinéa de l’article 3 de la loi n° 60‑1356 du 17 décembre 1960 de finances rectificative pour 1960, les mots : « des finances et des affaires économiques » sont remplacés par les mots : « chargé des finances ». »

Art. ART. 10 TER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

Avant l’alinéa 1 insérer l’alinéa suivant :

« I A. – À la première phrase du II de l’article 73 E du code général des impôts, les mots : « de l’avant-dernier » sont remplacés par les mots : « du septième ». »

Art. ART. 12 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

À l’alinéa 23, substituer aux mots :

« en cas de retrait du quartier d’implantation de l’activité »,

les mots :

« lorsque le quartier d’implantation de l’activité est retiré ».

Art. ART. 11 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« deuxième et troisième »

les mots :

« troisième et dernière ».

Art. ART. 26 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 61, substituer au mot :

« et »,

les mots :

« ; ils sont ».

Art. ART. 11 QUATER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 32, substituer aux mots :

« conformément au »,

les mots :

« en application du ».

II. – En conséquence, à l'alinéa 33, substituer aux mots :

« conformément au »,

les mots :

« en application du ».

Art. ART. 4 QUINQUIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

À l’alinéa 23, substituer au mot :

« dudit »,

les mots :

« du présent ».

Art. ART. 36 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale avant le rejet du projet de loi de finances pour 2026. 

La multiplication des taxes affectées, dont le produit échappe au budget général de l’État, constitue une source persistante de complexité et de fragmentation des finances publiques. Ce mécanisme d’autonomie financière, pensé pour sécuriser des politiques publiques, a fini par affaiblir la maîtrise parlementaire sur la dépense et brouiller le principe d’universalité budgétaire. En 2026, divers opérateurs et organismes recevront près de 56,9 milliards d’euros pour financer leurs missions, soit environ 10 % des dépenses de l’État.

Or, le dynamisme de ces recettes n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires. Certains voient leurs ressources croître mécaniquement sans lien avec leur activité réelle, ni l’efficacité de leur action, tandis que d’autres continuent de solliciter des crédits budgétaires complémentaires. Cela contribue fortement à la dérive de nos finances publiques et nuit à l’efficacité de la dépense publique. Alors que la dépense publique devrait augmenter de 1,7 % en valeur en 2026 par rapport à 2025, le montant des taxes affectées à des tiers progressera de près de 10 % sur la même période.

Le présent amendement propose donc de geler, pour l’exercice à venir, le montant des taxes affectées à des tiers, afin de stopper la dérive mécanique de ces recettes et d’inciter les organismes concernés à une meilleure gestion de leurs moyens existants.

Le présent amendement concerne les opérateurs et organismes divers bénéficiant d’une taxe affectée non plafonnée. Il soumet l’ensemble de ces affectations à un plafond fixé pour 2026 au niveau du rendement 2025. Lorsque ce plafond est inférieur au rendement prévu pour l’année 2026, la fraction excédentaire sera reversée au budget général de l’État pour un montant d’environ 510 millions d’euros. 

Du fait de la nature spécifique du financement de ces organismes, trois exceptions sont prévues pour l’Unédic, affectataire de la contribution sociale généralisée (CSG), les centres techniques industriels et les comités professionnels de développement économique, ainsi que le Comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers.

Dispositif

I. – À la ligne 1 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le montant :

« 1 870 000 000 » ;

II. – En conséquence, à la ligne 6 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 62 000 000 » ;

III. – En conséquence, à la ligne 10 dudit tableau dudit alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 123 656 000 » ;

IV. – En conséquence, à la ligne 12 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 1 747 000 000 » ;

V. – En conséquence, à la ligne 17 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 380 000 » ;

VI. – En conséquence, à la ligne 19 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 133 290 000 » ;

VII. – En conséquence, à la ligne 20 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 28 000 000 » ;

VIII. – En conséquence, à la ligne 27 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 2 973 900 » ;

IX. – En conséquence, à la ligne 37 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 507 000 000 » ;

X. – En conséquence, à la ligne 40 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 506 048 823 » ;

XI. – En conséquence, à la ligne 44 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 8 300 000 » ;

XII. – En conséquence, à la ligne 47 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 404 919 661 » ;

XIII. – En conséquence, à la ligne 50 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 290 200 000 » ;

XIV. – En conséquence, à la ligne 51 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 38 000 000 » ;

XV. – En conséquence, à la ligne 53 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 136 740 000 » ;

XVI. – En conséquence, à la ligne 54 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 241 516 000 » ;

XVII. – En conséquence, à la ligne 55 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 251 946 000 » ;

XVIII. – En conséquence, à la ligne 56 du même tableau du même alinéa 2 substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 2 970 000 » ;

XIX. – En conséquence , à la ligne 57 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 145 607 000 » ;

XX. – En conséquence, à la ligne 58 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots

« non plafonnée »

le nombre :

« 41 093 000 » ;

XXI. – En conséquence, à la ligne 59 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 90 000 » ;

XXII. – En conséquence, à ligne 60 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 10 000 » ;

XXIII. – En conséquence, à la ligne 61 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 7 652 000 » ;

XXIV. – En conséquence, à la ligne 64 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 130 983 111 » ;

XXV. – En conséquence, à la ligne 66 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 498 330 000 » ;

XXVI. – En conséquence, à la ligne 68 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 4 410 000 » ;

XXVII. – En conséquence, à la ligne 70 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 5 880 00 » ;

XXVIII. – En conséquence, à la ligne 90 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 109 506 698 » ;

XXIX. – En conséquence, à la ligne 91 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 672 336 479 » ;

XXX. – En conséquence, à la ligne 92 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 900 000 » ;

XXXI. – En conséquence, à la ligne 93 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 26 466 381 » ;

XXXII. – En conséquence, à la ligne 94 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 24 891 090 » ;

XXXIII. – En conséquence, à la ligne 95 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 68 500 000 » ;

XXXIV. – En conséquence, à la ligne 96 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 120 000 000 » ;

XXXV. – En conséquence, à la ligne 97 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 60 364 108 » ;

XXXVI. – En conséquence, à la ligne 98 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 190 917 674 » ;

XXXVII. – En conséquence, à la ligne 99 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 202 978 558 » ;

XXXVIII. – En conséquence, à la ligne 101 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 485 833 » ;

XXXXIX. – En conséquence, à vla ligne 102 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 315 613 005 » ;

XL. – En conséquence, à la ligne 103 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 18 710 185 » ;

XLI. – En conséquence, à la ligne 104 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 13 068 864 » ;

XLII. – En conséquence, à la ligne 105 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 67 543 128 » ;

XLIII. – En conséquence, à la ligne 107 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 344 906 » ;

XLIV. – En conséquence, à la ligne 109 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 56 309 600 » ;

XLV. – En conséquence, à la ligne 114 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 69 223 562 » ;

XLVI. –  En conséquence, à la ligne 115 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 600 000 » ;

XLVII. – En conséquence, à la ligne 116 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 900 000 » ;

XLVVIII. – En conséquence, à la ligne 117 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 2 935 000 » ;

XLIXEn conséquence, à la ligne 118 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 376 777 755 » ;

L. –  En conséquence, à la ligne 119 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 773 767 058 » ;

LI. –  En conséquence, à la ligne 120 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 800 000 » ;

LII. – En conséquenc, à la ligne 121 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 3 329 484 246 » ;

LIII En conséquence, à la ligne 124 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 1 470 000 » ;

LIV. –  En conséquence, à la ligne 125 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 4 500 000 » ;

LV. –  En conséquence, à la ligne 132 du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 128 325 577 ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XXVI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 25 QUATERDECIES 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« conseil départemental »,

le mot :

« Département-Région ».

Art. ART. 27 NONIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – A l’alinéa 16, substituer au mot :

« augmentée »

le mot :

« augmenté ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 20, substituer au mot :

« augmentée »

le mot :

« augmenté ».

Art. ART. 25 QUATERDECIES 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

I. – À la deuxième phrase de l’alinéa 15, substituer aux mots : 

« assemblées délibérantes » ;

les mots :

« organes délibérants ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la seconde phrase de l’alinéa 16.

Art. ART. 11 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 7, substituer au mot : 

« produit »

le mot :

« montant ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer au mot : 

« produit »

le mot :

« montant ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer au mot : 

« produit »

le mot :

« montant ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 18, substituer au mot : 

« produit »

le mot :

« montant ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 20, substituer au mot : 

« produit »

le mot :

« montant ».

 

 

 

Art. ART. 25 QUATERDECIES 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

I. – Au début de l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« Par redevable, le montant »,

les mots : 

« Le montant par redevable ».

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 5, procéder à la même substitution.

Art. ART. 11 QUATER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 56, substituer aux mots :

« équivalent subvention »,

le mot :

« équivalent-subvention ».

Art. ART. 11 OCTIES 08/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

À l'alinéa 20, supprimer les mots : 

« , s’il y a lieu, ».

Art. ART. 49 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale, en conservant plusieurs amendements adoptés par le Sénat :

– l'amendement II-2074 du Gouvernement ;

– l'amendement II-2024 de la commission des finances du Sénat ;

– l'amendement II-2025 de la commission des finances du Sénat ;

– l'amendement II-2026 de la commission des finances du Sénat et son identique ;

– l'amendement II-9 de la commission des finances du Sénat.

L'amendement II-2027 rect. de la commission des finances du Sénat (+ 1,17 Md€ liés au financement de la cogénération et du biométhane par crédits budgétaires) n'est finalement pas retenu, en raison du maintien de l'article 42 dans le texte (qui prévoit un financement par voie de taxe affectée).

En conséquence, le montant des crédits de la mission est en diminution de 1,17 Md€ par rapport au texte du Sénat mais maintenu au même niveau que dans le texte initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à – 80 000 000 € en AE et en CP sur le programme 203 – Infrastructures et services de transports ; à – 90 000 000 € en AE et en CP sur le programme 205 – Affaires maritimes, pêche et aquaculture ; à – 200 000 000 € en AE et en CP sur le programme 181 – Prévention des risques ; à + 120 000 000 € en AE et en CP sur le programme 174 – Énergie, climat et après-mines ; à - 949 878 147 € en AE et en CP sur le programme 345 – Service public de l'énergie ; à + 10 000 000 € en AE et en CP sur le programme 217 – Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables ; à + 130 000 000 € en AE et en CP sur le programme 380 – Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires ; à – 10 000 000 € en AE et en CP sur le programme 235 – Sûreté nucléaire et radioprotection ; et le programme Fonds territorial climat est supprimé (– 100 000 000 € en AE et en CP).

Art. ART. 12 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 13, substituer aux mots :

« dans le cas d’une activité non sédentaire remplissant les conditions du »,

les mots :

« pour une activité non sédentaire remplissant les conditions prévues au ».

Art. ART. 60 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer au mot :

« conditionné »

le mot :

« subordonné ».

Art. ART. 20 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de permettre la mise en œuvre de la nouvelle redevance pour pollution de l’eau par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), cet amendement précise les modalités de mesure des rejets de ces substances par les industriels. 

En complément des obligations déjà prévues par le code de l’environnement, il confie au pouvoir réglementaire le soin de définir ces modalités dans certains cas spécifiques. L’objectif est de permettre la prise en compte des mesures de rejets de PFAS déjà réalisées par les industriels, notamment dans le cadre des campagnes de surveillance imposées en 2024 par l’arrêté du ministre de la transition écologique du 20 juin 2023, ainsi que des mesures prescrites à certaines installations par arrêté préfectoral.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 23, substituer aux mots : 

« des résultats des mesures réalisées par le redevable en application des articles L. 181‑12, L. 181‑14 ou L. 512‑5 » ;

les mots :

« des mesures réalisées, le cas échéant, par le redevable en application des articles L. 181‑12, L. 181‑14 ou L. 512‑5, ou sur la base des mesures réalisées à cet effet par le redevable dans des conditions déterminées par décret. »

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 24, substituer aux mots :

« réalisées en application des articles L. 181‑12, L. 181‑14 ou L. 512‑5 »

l

es mots :

« mentionnées à l’alinéa précédent. »

III. – En conséquence, à l’alinéa 25, supprimer le mot : 

« dédié ». 

Art. ART. 60 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« quand celui-ci n’excède »

les mots :

« pour sa fraction n’excédant ».

Art. ART. 4 QUINQUIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« soumis au régime des »,

les mots :

« soumises aux régimes prévus aux ».

Art. ART. 11 QUINQUIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

À l’alinéa 4, supprimer la référence :

« 1° du ».

Art. ART. 11 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 7, après le mot : 

« taxes », 

insérer le mot : 

« additionnelles ».  

Art. ART. 12 TER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 10, substituer au mot :

« supprimé »,

les mots :

« remplacé par la mention : « B. – » ».

Art. ART. 26 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

Après l’alinéa 56, insérer l’alinéa suivant :

« G bis. – À la seconde phrase du 6 de l’article 223 WM, les mots : « second alinéa » sont remplacés par la référence : « III » ; ».

Art. ART. 36 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement avait été adopté en première lecture avant le rejet du projet de loi de finances initiale pour 2026.

Il vise à annuler les hausses de plafonds proposées par le Gouvernement dans le texte initial et maintenues par le Sénat en première lecture pour les opérateurs bénéficiant de taxes affectées. En effet, le dynamisme de ces recettes n’est pas corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires et contrevient à l’objectif de maîtrise des dépenses publiques.

Les opérateurs et organismes divers concernés par le « gel » de leur plafond sont l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le Centre national de la musique (CNM), France compétences et Voies navigables de France (VNF).

L’adoption de cet amendement permettrait de reverser 415 millions d’euros au budget général de l’État.

Dispositif

I. – À la ligne 2 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 271 000 000 »

le montant :

« 270 000 000 » ;

II. – En conséquence, à la ligne 3 de la même dernière colonne du même tableau du même alinéa 2, substituer au montant :

« 1 619 455 925 »

le montant :

« 1 221 042 970 » ;

III. – En conséquence à la ligne 62 de la dite dernière colonne dudit tableau dudit alinéa 2, substituer au montant :

« 58 000 000 »

le montant :

« 53 000 000 » ;

IV. – En conséquence, à la ligne 63 de la même dernière colonne du même tableau du même alinéa 2, substituer au montant :

« 21 000 000 »

le montant :

« 18 000 000 » ;

V. – En conséquence, à ligne 106 de la même dernière colonne du même tableau du même alinéa 2, substituer au montant :

« 11 031 758 276 »

le montant :

« 10 620 466 270 » ;

VI. – En conséquence, à la ligne 135 de la même dernière colonne du même tableau du même alinéa 2, substituer aux mots :

« Non plafonnée »

le montant :

« 143 100 000 ».

II – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XXVI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 11 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« au réel en application des articles L. 2333‑29 à L. 2333‑31 ou de manière forfaitaire en application des articles L. 2333‑40 à L. 2333‑41 »

les mots :

« selon les modalités prévues au paragraphe 2 de la présente sous-section ou de manière forfaitaire en application du paragraphe 4. ».

Art. ART. 25 QUATERDECIES 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 11 par les mots :

« du présent article ».

Art. ART. 36 08/01/2026 RETIRE
Contenu non disponible.
Art. ART. 4 QUINQUIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 24, substituer aux mots :

« même 1° »,

la référence :

« 1° du I ».

Art. ART. 4 QUINQUIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 30, substituer aux mots :

« relevant de »,

les mots :

« soumise à ».

Art. ART. 7 BIS 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« liste les »

insérer les mots :

« dresse la liste des ».

Art. ART. 24 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« qui sont encaissées en son nom propre par le redevable »,

les mots :

« que le redevable encaisse en son nom propre ».

Art. ART. 65 QUATER 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet article introduit par amendement au Sénat confère au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) un accès dérogatoire au secret professionnel en matière fiscale, pour les taxes qui lui sont affectées mais dont le recouvrement relève de la DGFiP. Selon les auteurs de l’amendement, l’accès à ces informations permettrait au CNC de pouvoir établir son budget et, en cas de contentieux, de disposer des informations nécessaires à la couverture financière d’éventuels dégrèvements qui pourraient en résulter.

Toutefois, les ressources du CNC présentent une stabilité relative et l’établissement dispose par ailleurs d’une trésorerie significative, dont le niveau est notamment justifié par la nécessité de faire face à d’éventuels contentieux fiscaux.

Dans ces conditions, le CNC semble disposer des capacités financières suffisantes pour assumer les conséquences de tels contentieux. Dès lors, l’octroi d’un accès dérogatoire au secret fiscal, fondé sur ce seul objectif, apparaît disproportionné.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 29 BIS 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 3, supprimer la deuxième occurrence des mots : 

« en Nouvelle-Calédonie ».

Art. ART. 25 QUATERDECIES 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 16, substituer à la dernière occurrence du mot : 

« les » ;

le mot :

« des ».

Art. ART. 10 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 29, supprimer les mots : 

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 30, substituer aux mots :

« dans les conditions prévues au même premier alinéa, cette différence est rapportée au résultat de l’exercice suivant celui de la perception de l’indemnité »

les mots :

« à l’expiration d’un délai de deux ans à compter de la date de la perception de l’indemnité, cette différence est rapportée au résultat de l’exercice au cours duquel intervient l’expiration de ce même délai ».

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 33, supprimer les mots :

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

IV. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 34, substituer aux mots :

« dans les conditions prévues au même premier alinéa, cette différence est rapportée au résultat de l’exercice suivant celui de la perception de l’indemnité »

les mots :

« à l’expiration d’un délai de deux ans à compter de la date de la perception de l’indemnité, cette différence est rapportée au résultat de l’exercice au cours duquel intervient l’expiration de ce même délai. ».

Art. ART. 11 QUATER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 60, substituer aux mots :

« l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie »,

les mots :

« l’établissement public mentionné au I de l’article L. 131‑3 du code de l’environnement ».

Art. ART. 29 BIS 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 8 et 9.

II. – En conséquence, compléter cet article l’alinéa suivant :

« II. – Au début du premier alinéa de l’article L. 241-4 du code des communes de la Nouvelle Calédonie, sont ajoutés les mots : « Sous réserve de l’article 201 de la loi n° 2018 1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, ».

Art. ART. 43 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir l’article 43 dans sa rédaction initiale.

Le Sénat a abaissé à 35 millions d’euros le montant du prélèvement sur la trésorerie inutilisée des aérodromes affectataires de la taxe sur les nuisances sonores. Or, la version initiale de l’article prévoyait un prélèvement de 80 millions d’euros, au bénéfice du budget général de l’État.

Le rétablissement de la rédaction initiale permet de mobiliser plus efficacement des ressources disponibles, sans remettre en cause le financement des actions de lutte contre les nuisances sonores.

Dispositif

Rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« II. – Le montant de ce prélèvement est égal à la différence entre celui du solde mentionné à l’article L. 6360‑3 du code des transports et quarante‑cinq millions d’euros. »

Art. ART. 36 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir le montant du plafond du prélèvement sur les paris sportifs en ligne de la Française des jeux affecté à l’Agence nationale du sport (ANS) à 180,4 millions d’euros.

Le Sénat a voté une augmentation de 50 millions d’euros de ce plafond, soit un total de 230 millions d’euros d’euros affectés pour l’année 2026.

Dispositif

I. – À la ligne 21 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 230 444 000 »

le montant :

« 180 444 000 ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 66.

Art. ART. 7 BIS 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

Au début de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« À La Réunion, pour les bénéfices provenant d’exploitations situées dans les communes »

les mots :

« Pour les bénéfices provenant d’exploitations situées dans les communes de La Réunion ».

Art. ART. 20 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement apporte une correction technique aux modalités de constatation des paramètres fiscaux indexés sur l’inflation.

Dispositif

Après l’alinéa 53, insérer les trois alinéas suivants : 

« 8° L’article L. 213‑11‑15‑2 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, les mots : « d’un montant annuel de 0,90 euro hors taxes » sont remplacés par les mots : « de trois factures par an et » ;

« b) Au début du deuxième alinéa, les mots : « Ces montants sont indexés » sont remplacés par les mots : « Ce montant est indexé ». »

Art. ART. 36 08/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir à 40 millions d’euros le plafond de la taxe sur les nuisances sonores affectée aux principaux aérodromes de France. 

L’augmentation de 10 millions d’euros votée par le Sénat ne répond pas à des besoins identifiés, la trésorerie dédiée aux travaux d’insonorisation des aérodromes concernés s’élevant déjà à 110 millions d’euros en 2025. 

Dispositif

I. – À la ligne 126 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 000 000 »

le montant ;

« 40 000 000 ». 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 70.

Art. ART. 4 QUINQUIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 37, substituer au mot : 

« l’apport ; » 

le mot : 

« l’apport. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 38, supprimer la mention :

« 6° ».

III. – En conséquence, au début de l’alinéa 39, supprimer la mention :

« 7° ».

Art. ART. 10 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

À l’alinéa 21, substituer aux mots :

« professionnel de l’expertise comptable au sens de l’article 371 bis A de l’annexe II du présent code ou d’un centre de gestion agréé au sens de l’article 371 A de la même annexe II »,

les mots :

« expert-comptable inscrit au tableau de l’ordre des experts comptables dans les conditions prévues par l’ordonnance n° 45‑2138 du 19 septembre 1945 portant institution de l’ordre des experts-comptables et réglementant le titre et la profession d’expert-comptable ».

Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à augmenter le budget de 40 M€ dont était doté le Fonds de développement de l’inclusion (FDI) et que le PLF 2026 a supprimé. 

Destiné à développer et à soutenir les Structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), le FDI peut être mobilisé pour différents types d’actions comme l’aide au démarrage d’une structure nouvelle, l’aide au développement, à l’adaptation et à la diversification des activités, l’aide à l’appui - conseil ; l’aide à la professionnalisation, l’évaluation et l’expérimentation ou encore l’aide exceptionnelle à la consolidation financière. 

Ce fonds est indispensable au soutien des SIAE, dans la période d’incertitude budgétaire que nous connaissons. Les coupes budgétaires massives vont mettre en difficulté l’ensemble des SIAE mais les plus fragiles d’entre elles risquent de fermer définitivement. Pour limiter la casse sociale et économique, il est clé de réintroduire un FDI qui pourra répondre aux difficultés conjoncturelles des structures. 

Cet amendement augmente de 40 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action n°3 « Accompagnement des personnes les plus éloignées du marché du travail » du Programme 102 « Accès et retour à l’emploi ». Pour assurer sa recevabilité financière – et uniquement dans ce but, cet amendement réduit artificiellement de 40 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action n°31 « Affaires immobilières » du Programme 155 « Soutien des ministères sociaux ». Cette baisse artificielle à des fins de recevabilité appelle le gouvernement à lever le gage. 

Cet amendement a déjà été adopté par la Commission des finances de l’Assemblée nationale. 

 

Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 31 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à mettre en cohérence la hausse de la DSR (150 M€) et de la DSU (140M€) fixée à l’article 72 du présent projet de loi avec le gel de l’enveloppe globale de DGF (à périmètre constant), telle qu’arrêté au présent article.

 

Ce PLF 2026 prévoit en effet une augmentation des dotations de péréquation communales à un niveau similaire à celui de la LFI pour 2025 mais sans financement associé. Ce faisant, il conduit à ce que l’augmentation de la DSR et de la DSU soit effectuée par prélèvement sur la dotation forfaitaire. Or, en 2025, il s’avère que plusieurs centaines de communes ont désormais une dotation forfaitaire égale à zéro.

 

Ces communes sans dotation forfaitaire ne pourront ainsi pas participer au financement de la péréquation, ce qui est paradoxal, ou plus précisément « antipéréquateur », étant donné que ce sont, schématiquement les communes dites « riches » qui ne disposent plus de dotation forfaitaire.

 

Ainsi, le présent amendement, afin d’éviter que le financement de la péréquation soit paradoxalement antipéréquateur (solliciter plus fortement la dotation forfaitaire de communes moins riches que celles qui n’en disposent plus), propose d’ajuster l’enveloppe de DGF à due concurrence de l’augmentation de DGR et de DSU.

On observera qu’il s’agit d’une augmentation de 0,89%, nécessaire pour éviter un financement antipéréquateur de la DSU/DSR mais insuffisant pour maintenir le pouvoir d’achat global des budgets locaux (hypothèse d’inflation de 1,3% retenu dans le présent PLF).

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 5, substituer au montant : 

 « 27 405 973 591 € »

le montant :

« 27 695 973 591 € ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VIII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 12 OCTODECIES 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement de repli vise à maintenir le budget dédié l’insertion par l’activité économique (IAE) à son niveau réalisé en 2025, soit 47 M€ de plus que le niveau voté au PLF 2026 au Sénat (1 387 M€) afin de limiter la suppression de 60 000 parcours d’insertion (20 000 ETP conventionnés) initialement prévues dans le PLF 2026.

Dans un contexte de hausse du chômage et de ralentissement de l’économie, il paraît indispensable de maintenir une politique de l’emploi ambitieuse, notamment grâce à l’IAE, qui fait la preuve de son efficacité
depuis 40 ans.


Sur les plus de 300 000 personnes éloignées de l’emploi qui s’engagent dans un parcours d’insertion, près des deux tiers retrouvent le chemin de l’emploi. En plus de retrouver le chemin de l’émancipation par le
travail, ce retour vers l’emploi des personnes sorties positivement de l’IAE est un véritable levier de réduction du déficit public puisque cela représente moins de dépenses sociales et sanitaires et plus de recettes fiscales
et de cotisations sociales.

Cet amendement augmente de 47 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de la sousaction 03-02 « Insertion par l’activité économique » de l’action n°3 « Accompagnement des personnes les plus éloignées du marché du travail » du programme n° 102 « Accès et retour à l’emploi ».

Pour assurer sa recevabilité financière – et uniquement dans ce but, cet amendement réduit artificiellement de 47 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement du Programme 155 « Soutien des
Ministères sociaux ».

Cet amendement est issu d’une proposition de la Fédération des entreprises d’insertion, de Chantier Ecole, Cocagne, Coorace, Emmaus, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), le Mouvement des Régies, Resto du Coeur, Tissons la Solidarité, l’UNAI

Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à geler le budget dédié l’insertion par l’activité économique (IAE) à son niveau voté en loi de Finances pour 2024 corrigé de l’inflation dans l’optique d’éviter la suppression d’environ 60 000 parcours d’insertion (20 000 postes conventionnés) tel qu’initialement prévu au PLF 2026.

Cet amendement correspond au montant voté  enCommission des finances de l’Assemblée nationale lors de la 1ère lecture du PLF 2026 après l’adoption, d’un amendement de 244 M€, auquel est soustrait l’amendement de 139 M€ voté également de manière consensuelle au Sénat.

Dans un contexte de hausse du chômage et de ralentissement de l’économie, il paraît indispensable de maintenir une politique de l’emploi ambitieuse, notamment grâce à l’IAE, qui fait la preuve de son efficacité depuis 40 ans.

Sur les plus de 300 000 personnes éloignées de l’emploi qui s’engagent dans un parcours d’insertion, près des deux tiers retrouvent le chemin de l’emploi. En plus de retrouver le chemin de l’émancipation par le travail, ce retour vers l’emploi des personnes sorties positivement de l’IAE est un véritable levier de réduction
du déficit public puisque cela représente moins de dépenses sociales et sanitaires et plus de recettes fiscales et de cotisations sociales.

Cet amendement augmente de 105 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de la sousaction 03-02 « Insertion par l’activité économique » de l’action n°3 « Accompagnement des personnes les plus éloignées du marché du travail » du programme n° 102 « Accès et retour à l’emploi ».

Pour assurer sa recevabilité financière – et uniquement dans ce but, cet amendement réduit artificiellement de 105 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement du Programme 155 « Soutien des Ministères sociaux ». Cette baisse artificielle à des fins de recevabilité appelle le gouvernement à lever le gage.

Cet amendement est issu d’une proposition de la Fédération des entreprises d’insertion, de Chantier Ecole, Cocagne, Coorace, Emmaus, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), le Mouvement des Régies, Resto du Coeur, Tissons la Solidarité, l’UNAI.

Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le contrat de présence postale territoriale 2023-2025, prolongé jusqu’au 31 décembre 2026, destiné à enrayer la fermeture des bureaux de poste dans les territoires les plus fragiles, est un outil financier permettant à La Poste de remplir ses obligations en matière d’aménagement du territoire.

Ce contrat de présence postal prévoit 174 millions d’euros de dotation par an.

Le financement repose sur deux sources : les abattements fiscaux de La Poste et une dotation annuelle de l’État.

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse de cette dotation de 44 millions d’euros (de 120 à 76 M€), tandis les recettes fiscales associées baisseraient de 8 millions d’euros (de 54 M€ à 46 M€), à la suite de la suppression progressive de la CVAE.

Le Fonds postal national de péréquation territoriale passerait ainsi de 174 à 122 M€ soit une baisse de 30%

Je rappelle que les besoins réels des populations de montagne se heurtent encore trop souvent à la logique comptable des économies d’échelle et à la rationalisation du nombre de structures en se référant uniquement au critère de la densité de population, là où le droit à la différenciation territoriale, devrait s’appliquer.

Le présent amendement propose donc de majorer de 52 millions d’euros en AE et en CP les crédits de l’action 04 du programme 134 afin de garantir la continuité du FPNPT et le respect des engagements pris par l’État dans le cadre du 6ᵉ contrat de présence postale territoriale (2023-2025).

 

Cette majoration est compensée à due concurrence par une diminution des crédits de l’action 01 « Définition et mise en œuvre de la politique économique et financière de la France dans le cadre national, international et européen » du programme 305 « Stratégies économiques », dans le seul but d’assurer la recevabilité financière du présent amendement. L’auteur appelle le Gouvernement à lever ce gage

Art. APRÈS ART. 10 QUATER 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement de repli vise à maintenir le budget dédié à la formation des personnes qui suivent un parcours d’insertion par l’activité économique (IAE) à son niveau de 2025, soit 70 M€.

De 100 M€ en 2023, le budget formation dans l’IAE (« PIC IAE ») a déjà été réduit à 85 M€ en 2024 puis à 70 M€ en 2025. Déjà fortement menacé dans le PLF 2026 du fait d’une baisse de près de 35 % du PIC dont il dépend, le PIC IAE risquerait de disparaitre complètement du fait de la suppression du PIC par le Sénat.

Alors que 80% d’entre eux ont un niveau infrabac, ce budget permettra de financer 4h45 de formation/personne et par an. Sans le rétablissement de ce budget, il y a donc un risque majeur de voir le nombre et la qualité des formations des personnes en insertion se dégrader, ce alors même que le contexte économique se dégrade et que la formation des personnes en insertion par l’activité économique est indispensable à la réussite de leurs parcours et renforce considérablement les chances d’insertion durable dans l’emploi. L’investissement dans la formation est non seulement un bénéfice indéniable pour ces personnes, mais elle l’est aussi pour les employeurs des territoires, notamment dans les secteurs en tension.

Cet amendement augmente de 70 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action n°4 « Édifier une société de compétences : contribution du Programme d'investissements dans les compétences (PIC) » du programme n° 103 « Accompagnement des mutations économiques et développement de l’emploi ».

Pour assurer sa recevabilité financière – et uniquement dans ce but, cet amendement réduit artificiellement de 70 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement du Programme 155 « Soutien des Ministères sociaux ». Cette baisse artificielle à des fins de recevabilité appelle le gouvernement à lever le gage.

Cet amendement est issu d’une proposition de la Fédération des entreprises d’insertion, de Chantier Ecole, Cocagne, Coorace, Emmaus, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), le Mouvement des Régies, Resto du Coeur, Tissons la Solidarité, l’UNAI.

Art. ART. 10 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 793 du CGI prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier.

Cette distinction entre le sol et les arbres a été mise en place afin de dissuader les propriétaires de pratiquer des coupes excessives avant de transmettre les biens, et ainsi de diminuer la valeur des biens transmis. Il s’agit donc d’une mesure de protection de la surface forestière.

Par ailleurs, l’application d’un document de gestion durable pour une durée de trente ans à compter de la transmission est une condition pour bénéficier de l’exonération et vise avant tout à assurer une gestion durable et multifonctionnelle (économique, sociale et environnementale) en forêt privée, ce qui garantit une gestion équilibrée et permet l’adaptation progressive des forêts au changement climatique.

L’article 10 octies vient remettre en cause ce raisonnement, en conditionnant l’application de ce taux à la mise en œuvre d’une gestion sylvicole contribuant significativement l’augmentation du puits de carbone ou à l’amélioration de l’état de conservation de l’habitat forestier. Au-delà du fait que ces critères sont subjectifs et très difficilement vérifiables, ce texte conduit à une remise en cause de l’esprit du texte non souhaitable.

Il convient donc de supprimer purement et simplement cet article

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 11 SEPTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article vise à mettre fin à l’exonération de l’IFER mobile relatives aux stations radioélectriques de téléphonie mobile construites en zone de montagne entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2020.

Ce dispositif d’exonération fiscale, en application depuis 2017, a été utile particulièrement pour activer un mouvement de construction de stations radioélectriques de téléphonie mobile en zone rurale.

Pour autant de nombreux investissements vont être nécessaires notamment dans le cadre des Jeux Olympiques d’hiver de 2030, pour lesquels la qualité des réseaux de montagne sera un enjeu majeur d’image, de sécurité et d’attractivité.

Cette exonération était inscrite dans le plan Montagne II et a permis le déploiement de milliers de sites 4G dans les zones les plus coûteuses et les moins rentables du réseau.
L’IFER mobile augmente déjà très fortement (125 M€ en 2011 → 370 M€ en 2024), donc il n’y a pas d’urgence budgétaire qui justifie de fragiliser ce type de dispositifs ciblés. En pratique, c’est
plusieurs dizaines de millions d’euros de charges supplémentaires pour le secteur, concentrées sur ces territoires.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 34 BIS 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées.

Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement.

Si la modification de la baisse de l’activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme.

Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement.

Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa.

La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l’environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), structures d’ingénierie territoriale.

Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités.

Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d’aménagement a chuté de 40 %.

La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue.

Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l’Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d’aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées.

À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n’est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités.

Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données.

Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre.

Dispositif

I – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« au I »

les mots :

« aux I et II bis ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 61 TER 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’amendement adopté au Sénat (n°2335) dans le cadre de la deuxième partie du Projet de loi de finances prévoit la prorogation d’une année supplémentaire de la durée d’octroi des prêts garantis et l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture. Si cette mesure répond à un besoin réel des exploitations agricoles, elle s’accompagne de dispositions particulièrement préoccupantes : la réduction du plafond des encours de 740 millions d’euros à 500 millions d’euros et la réduction de la garantie octroyée à titre onéreux de 518 millions d’euros à 350 millions d’euros.
 
Ces baisses sont incompréhensibles et contraires aux engagements pris par le Gouvernement. Elles apparaissent en totale inadéquation avec la situation actuelle du secteur agricole, marqué par une crise persistante et des besoins de financement accrus. L’argument avancé selon lequel l’élargissement des critères d’accès aux prêts augmenterait le niveau de risque, justifiant une diminution du plafond, n’est étayé par aucune étude. Le dispositif conserve un niveau de risque comparable à celui observé en 2025, année où le plafond des encours était fixé à 740 millions d’euros et où la garantie de l’Etat était fixée 518 millions d’euros.
 
Par ailleurs, l’intégration des coopératives spécialisées dans les secteurs de la viticulture et de l’arboriculture, prévue par l’amendement, est une avancée que la FNSEA soutient pleinement. Toutefois, il est contradictoire d’élargir le périmètre des bénéficiaires tout en réduisant les moyens financiers disponibles.
 
Dans ce contexte, il est impératif de maintenir les budgets prévus en 2025, afin de garantir un dispositif cohérent et adapté aux besoins des exploitations agricoles. Réduire ces montants, alors que la crise perdure, serait non seulement injustifié mais également préjudiciable à la pérennité des entreprises agricoles.
 
Le présent amendement vise donc à corriger cette incohérence en supprimant les dispositions visant à réduire le plafond des encours et le montant de la garantie de l'Etat. Cette mesure est essentielle pour soutenir efficacement le secteur agricole et préserver sa compétitivité.
 
En conséquence, dans un souci de recevabilité, cet amendement vise à conserver les plafonds adoptés dans le budget 2025 et peut impacter le programme « Conduite et pilotage des politiques de l’Agriculture » (programme 215). Néanmoins, l’intention de cet amendement n’est pas de réduire les moyens alloués au programme précité, il est donc demandé que le Gouvernement accepte de lever le gage.

Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. 

 

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au montant :

« 518 millions d’euros »

le montant : 

« 350 millions d’euros ».

II.&nbsp;–&nbsp;En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;II.&nbsp;–&nbsp;Le maintien des budgets du&nbsp;I est compensé par le programme 215 «&nbsp;Conduite et pilotage des politiques de l’Agriculture&nbsp;»

Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 10 QUATER 08/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA).


Ce dispositif est mis en place à budget constant par une réduction de 20 000 € des plafonds d’exonération du régime des plus-values professionnelles prévus à l’article 151 septies du CGI.


Le régime fiscal de l’article 151 septies du CGI constitue un levier indispensable au renouvellement des agroéquipements et à la compétitivité des exploitations agricoles qui dans leur grande majorité relèvent du régime de l’IR. Une revalorisation des mêmes plafonds a été adoptée par les lois de finances pour 2024 et 2025 afin de renforcer l’efficacité de ce dispositif tout en s’adaptant à l’évolution économique des entreprises agricoles. 


Une telle diminution des plafonds d’exonération est inadmissible et incompréhensible. En effet, elle revient à remettre en cause les récents relèvements des seuils d’exonération à peine adoptés qui permettent simplement de rattraper les effets négatifs de l’inflation.


De plus, ce crédit d’impôt temporaire qui vient affaiblir un dispositif pérenne qui a montré sa pertinence ne répond pas aux réalités économiques des exploitations : son taux comme son plafond sont totalement déconnectés de la réalité des dépenses facturées par les CUMA et un nombre infime d’agriculteurs pourra en bénéficier.
En outre, le crédit d’impôt proposé au titre des dépenses éligibles serait plafonné à 3 000 € par année. Cependant, pour atteindre ce plafond pourtant peu élevé, les dépenses exposées devraient être d’un niveau significatif, à savoir 40 000 € par an. Ce niveau de dépenses est en réalité invraisemblable et déconnecté du niveau des investissements réalisés par les exploitants.


Exemple : Avec une exploitation de taille moyenne de 150 hectares, et un chantier de moisson facturé par la coopérative 105 €/ha (tarif 2025).
La facture atteint alors 15 750€ pour la totalité de la surface moissonnée, un montant très éloigné des 40 000 € de dépenses éligibles.
Dans ce cas, le crédit d’impôt ne serait alors que de 1 181 €, soit un montant très inférieur   à celui du plafond maximum, lequel s’établit à 3 000 € et ne sera que rarement atteint.


La mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux doit faire l’objet d’une étude préalable d’impact en adéquation avec les attentes des exploitants agricoles et leurs effets sur les exploitations. Ce qui n’a manifestement pas été le cas pour le présent crédit d’impôt.


De surcroît, le dispositif proposé vient en concurrence avec d’autres mécanismes de mécanisation en commun (copropriété d’équipements, entreprises de prestations de travaux agricoles constituées entre agriculteurs…) qui se trouvent doublement pénalisées : elles ne bénéficient pas du nouveau crédit d’impôt et subissent la diminution des plafonds d’exonération. Là encore, une telle mesure doit être mieux étudiée au plan technique et mieux évaluée au plan budgétaire pour atteindre l’objectif qu’elle se propose d’atteindre sans déstabiliser les différentes formules déjà choisies par les agriculteurs au bénéfice des seules CUMA.


En conséquence, il est donc proposé de supprimer ce dispositif et de demander au Ministre d’engager, dès cette année, de réelles réflexions sur la mise en place de dispositifs fiscaux utiles et efficients à la compétitivité des exploitations agricoles françaises en lien avec les organisations professionnelles.

Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. 

Dispositif

Supprimer cet article. 

Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Les pôles de compétitivité, au cœur de la dynamique d'innovation en France, jouent un rôle essentiel pour attirer des investissements privés et renforcer la compétitivité nationale. En phase 5 de leur mission (2023-2026), l'État s'était engagé à leur fournir une dotation annuelle de 9 millions d'euros pour garantir leur fonctionnement et soutenir l'économie locale via les collaborations entre PME, ETI, et grands groupes. Supprimer cette dotation affaiblirait l'impact des pôles dans les territoires, risquant de freiner l'innovation et l'attractivité de la France.

Le présent amendement vise donc à prendre dans l'action n°01 “Infrastructures statistiques et missions régaliennes” du programme n°220 “Statistiques et études économiques” la somme de 9 000 000 € en AE et en CP pour l'attribuer à l'action n°23 “Industrie et services” du programme n°134 “Développement des entreprises et régulations” en AE et en CP.

Le gage, destiné à satisfaire aux exigences de la recevabilité financière, a vocation à être levé par le Gouvernement.

Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 10 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 du présent projet de loi de finances pour 2026, adopté par le Sénat en première lecture, entend proroger le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique prévu à l’article 244 quater L du code général des impôts (CGI) de trois années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2028. Il entend par ailleurs augmenter le montant du crédit d’impôt de 4 500 € à 6 000 € et le montant des aides cumulées de 5 000 € à 7 000 €.


En soutien aux agriculteurs désireux de s’inscrire dans des pratiques agricoles plus durables, le crédit d’impôt avait déjà été significativement renforcé par l’article 84 de la loi n° 2021 ‑ 1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022, entraînant une hausse substantielle de 35 % du coût du dispositif. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2023, le montant du crédit d’impôt a été porté de 3 500 € à 4 500 € et le plafond en cas de cumul d’aides de 4 000 € à 5 000 €.


Par ailleurs, le crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique s’inscrit dans un large écosystème d’aides à l’agriculture durable, que les agriculteurs peuvent pleinement mobiliser. En effet, dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), le crédit d’impôt est par exemple cumulable avec les aides à la conversion et au maintien de l’agriculture biologique, dans la limite d’un plafond porté à 5 000 € depuis 2023. Pour toutes ces raisons, la conservation des plafonds actuels du crédit d’impôt est préférable.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 38 à 40. 

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 10 TER 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 69 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010.


La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M € par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques.
Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français.


Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M € par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées.


La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ». Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation.


En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France.

Cet amendement a été travaillé avec la FNSEA. 

Dispositif

Supprimer les alinéas 9 à 11.

Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 14 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 23 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 10 OCTIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 793 du CGI prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier.
 
Cette distinction entre le sol et les arbres a été mise en place afin de dissuader les propriétaires de pratiquer des coupes excessives avant de transmettre les biens, et ainsi de diminuer la valeur des biens transmis. Il s’agit donc d’une mesure de protection de la surface forestière.
 
Par ailleurs, l’application d’un document de gestion durable pour une durée de trente ans à compter de la transmission est une condition pour bénéficier de l’exonération et vise avant tout à assurer une gestion durable et multifonctionnelle (économique, sociale et environnementale) en forêt privée, ce qui garantit une gestion équilibrée et permet l’adaptation progressive des forêts au changement climatique.
 
L’article 10 octies vient remettre en cause ce raisonnement, en conditionnant l’application de ce taux à la mise en œuvre d’une gestion sylvicole contribuant significativement l’augmentation du puits de carbone ou à l’amélioration de l’état de conservation de l’habitat forestier. Au-delà du fait que ces critères sont subjectifs et très difficilement vérifiables, ce texte conduit à une remise en cause de l’esprit du texte non souhaitable.
 
Il convient donc de supprimer purement et simplement cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. AVANT ART. 40 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. AVANT ART. 66 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 10 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 12 OCTODECIES 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à doter la politique sanitaire animale de moyens à la hauteur des risques auxquels sont confrontés les élevages français. 

Les élevages français sont confrontés, depuis plusieurs années, à une succession de crises sanitaires d’ampleur : influenza aviaire, tuberculose bovine, dermatose nodulaire contagieuse (DNC), fièvre catarrhale ovine (FCO), maladie hémorragique épizootique (MHE), salmonelles aviaires, peste porcine africaine, etc.) Ces épisodes qui entraînent des mesures drastiques, incluant abattages sanitaires, restrictions de mouvements et mises à l’arrêt temporaires des exploitations, ont un impact psychologique profond et génèrent d'importantes pertes économiques. 

Ces traumatismes, souvent sous-estimés, fragilisent encore davantage des professionnels exposés aux aléas climatiques, à la volatilité des marchés et à l’augmentation des coûts de production. 

Par ailleurs, les mesures sanitaires d'urgences pèsent également lourdement sur les finances publiques à travers les dispositifs d’indemnisation. 

Face à cette situation, une approche fondée principalement sur la gestion de crise ne saurait suffire. Le renforcement d’une stratégie de prévention, reposant sur une couverture vaccinale large et anticipée des cheptels exposés, constitue un levier essentiel pour limiter la diffusion des maladies, réduire les pertes économiques et sécuriser durablement les filières. 

Toutefois, l’efficacité d’une telle stratégie suppose des moyens budgétaires clairement identifiés et suffisants. Le présent amendement propose donc d’abonder les crédits consacrés à la lutte contre les maladies animales afin de permettre la mise en œuvre d’une politique vaccinale ambitieuse et cohérente. 

À cette fin, il est proposé d’augmenter de 200 millions d'euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, l’action 2 « Santé et protection des animaux » du programme 206 « Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation », gagée par une diminution à due concurrence, en AE et en CP, des crédits hors titre 2 de l’action 27 « Moyens de mise en œuvre des politiques publiques et gestion des interventions » du Programme 149 « Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt ». Ce gage a pour unique but de se conformer aux règles de recevabilité imposées par la Constitution et le gouvernement est invité à rétablir les crédits du programme 149.

Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec la Confédération nationale de l’élevage (CNE).

Art. ART. 10 QUATER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L'article 10 quater adopté au Sénat crée un crédit d’impôt destiné à soutenir les dépenses liées à la mécanisation collective pour les exploitants agricoles membres de coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA).

Cette mesure peut représenter un réel avantage pour les exploitants. Cependant, dans la rédaction actuelle, la manière dont ce dispositif est financé suscite des inquiétudes car son financement s'appuie sur la réduction de  20 000 € du plafond de l’exonération fiscale sur les plus-values de cession de matériels agricoles, actuellement prévu à l’article 151 septies du code général des impôts. 

Le régime fiscal prévu par cet article du CGI est un outil reconnu et largement utilisé dans le secteur agricole. Il joue un rôle important pour le renouvellement des équipements, l’amélioration de la performance et la transition vers des pratiques plus durables. Réduire ce plafond pour financer un nouveau dispositif pourrait donc nuire à long terme à la compétitivité et à la modernisation des exploitations

Par ailleurs, la diminution du plafond proposée par le Sénat revient à fragiliser l’augmentation de 100 000 € instaurée par la loi de finances pour 2024, dont l’objectif était de renforcer l’efficacité du dispositif, de neutraliser les effets de l’inflation et d’assurer que l’outil fiscal reste adapté aux besoins et à la réalité économique des exploitations agricoles.

 Comme l'ensemble des acteurs économiques, les agriculteurs ont besoin de stabilité fiscale pour leur de planifier leurs investissements et d’assurer la modernisation durable de leurs exploitations. 

C'est pourquoi cet amendement propose de ne pas faire reposer le financement du crédit d’impôt pour les dépenses de mécanisation collective sur la diminution du plafond d’exonération des plus-values professionnelles. 

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 2 à 6.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« III. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 27 TER 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article introduit au Sénat vise à fusionner en une taxe unique affectée au bloc communal les taxes sur les logements vacants et celle sur les résidences secondaires.

Cet outil fiscal apparait toutefois comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus d’un an.

C’est pourquoi cet amendement vise à permettre à toutes les communes qui n’entrent pas dans le champ de la taxe sur les logements vacants (TLV) d’instaurer une taxe communale sur les logements vacants.

Si la TLV permet dans les communes de plus de 50 000 habitants où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements de mieux lutter contre la vacance anormalement longue et donc d’accroitre l’offre de logements disponibles, pour les autres communes le seul levier fiscal disponible pour mener une véritable politique en faveur du logement est d’assujettir les logements vacants à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS).

Cet outil fiscal apparait comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus de deux ans.

C’est pourquoi cet amendement propose de donner la possibilité aux communes qui le souhaitent de délibérer en faveur de l’instauration d’une taxe communale sur les logements vacants .

Pour cela, il est prévu de sortir les logements vacants du champ de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de les soumettre à une nouvelle taxe dont le taux sera fixée par délibération. Afin d’éviter le risque de taxations abusives, sans abandonner pour autant la réponse à la problématique de certains territoires, ce taux ne pourra pas être supérieur à deux fois celui de la THRS.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié : 

« 1° Le II de l’article 1379 est complété par un 6° ainsi rédigé :

« « 6° La taxe communale sur les logements vacants prévue à l’article 1414 E. » » ;

« 2° L’article 1407 bis est abrogé ;

« 3° Le chapitre premier du titre premier de la deuxième partie du livre premier est complété par une section III bis ainsi rédigée :

« Section III bis 

« Taxe communale sur les logements vacants

« Art. 1414 E. –  I. – Les communes autres que celles visées à l’article 232 peuvent, par une délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A bis, assujettir les logements vacants depuis plus de deux années au 1er janvier de l’année d’imposition à une taxe communale sur les logements vacants.

« II. – La taxe est due pour chaque logement vacant, à l’exception des logements détenus par les organismes d’habitations à loyer modéré et les sociétés d’économie mixte et destinés à être attribués sous conditions de ressources.

« III. – La taxe est acquittée par le propriétaire, l’usufruitier, le preneur à bail à construction ou à réhabilitation ou l’emphytéote qui dispose du logement depuis le début de la période de vacance mentionnée au I.

« IV. – L’assiette de la taxe est constituée par la valeur locative du logement mentionnée à l’article 1409. Son taux est fixé par une délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A bis et ne peut excéder deux fois le taux communal de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale constaté l’année précédente.

« V. – Pour l’application de la taxe, n’est pas considéré comme vacant un logement dont la durée d’occupation est supérieure à quatre-vingt-dix jours consécutifs au cours de la période de référence définie au I.

« VI. – La taxe n’est pas due en cas de vacance indépendante de la volonté du contribuable.

« VII. – Le contrôle, le recouvrement, le contentieux, les garanties et les sanctions de la taxe sont régis comme en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties.

« VIII. – En cas d’imposition erronée liée à l’appréciation de la vacance, les dégrèvements en résultant sont à la charge de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre. Ils s’imputent sur les attributions mentionnées aux articles L. 2332‑2 et L. 3332‑1‑1 du code général des collectivités territoriales. »

« II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 27 SEXIES 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à maintenir à 18 % - et non à 19 % - le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance applicable aux garanties automobiles facultatives, en supprimant la hausse prévue par l’article 27 sexies.

Cette augmentation représenterait près de 200 M€ de surcoût pour les assurés et se traduirait mécaniquement par une hausse des cotisations, pénalisant en priorité les ménages les plus modestes, au risque de les conduire à réduire leur niveau de protection.

De plus, les primes ayant déjà été notifiées aux assurés, une modification en cours d’exercice créerait une forte incompréhension et une instabilité préjudiciable à la lisibilité du dispositif.

Le présent amendement vise donc à préserver le pouvoir d’achat, garantir un niveau de couverture suffisant et assurer la stabilité fiscale, en revenant au taux de 18 %.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 61 TER 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 76 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

 

Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.

Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la loi de finances initiale pour 2026 prévoit encore une ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux, aggravant une trajectoire déjà intenable.

Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.

Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.

Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.

Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au nombre :

 « 890 »

le nombre : 

« 750 ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, après la date :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – En conséquence, au même alinéa 7, supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

IV.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;XI.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre&nbsp;IV du titre&nbsp;I< sup>er< /sup> du livre&nbsp;III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement a pour finalité de financer l’arrivée d’ETP supplémentaires pour la Gendarmerie de Mayotte, afin de respecter les engagements pris par l’État dans le cadre du plan « Mayotte Debout » lancé à la suite du cyclone Chido. 

En tant que rapporteure pour avis de la Commission de la Défense, l'auteure de l'amendement a eu l’opportunité de se rendre à Mayotte, et de mesurer l’engagement quotidien des gendarmes dans l’archipel, soumis à une forte tension sécuritaire. Malheureusement, à l’instar d’autres services de l’État, la Gendarmerie nationale à Mayotte ne dispose pas aujourd’hui de l’assise nécessaire pour assurer pleinement ses missions.L ’effectif de la Gendarmerie départementale en particulier reste sous‑dimensionné pour couvrir sa zone de responsabilité, avec 316 gendarmes départementaux pour 321 000 habitants.

La plan « Mayotte Debout » programme l’arrivée de 55 ETP supplémentaires. Votre rapporteure déplore, qu’aucune de ces mesures n’a été suivie d’une traduction budgétaire concrète. Cette situation place la Gendarmerie nationale dans une position délicate vis-à-vis de la population et des élus locaux qui attendent légitimement la mise en œuvre effective de ces annonces. Sans abondement spécifique, la Gendarmerie nationale se verrait forcée de renoncer à ces engagements, ou à les financer à moyens constants, ce qui aurait un effet d’éviction sur sa programmation d’autres investissements nationaux. 

Afin de remédier à cette situation, il est proposé un amendement de crédit visant à prélever 3 millions d’euros de crédits T2 sur l’action 12 « Préparation et interventions spécialisées des moyens nationaux » du programme 161 « Sécurité civile » et de les verser sur les crédits T2 de l’action 1 « Ordre et sécurité publics » du programme 152 « Gendarmerie nationale ».

La diminution des crédits du programme 161 vise à rendre l’amendement conforme aux règles de recevabilité financière prévues par l’article 40 de la Constitution. L’auteure de l’amendement appelle donc le Gouvernement à lever le gage.

Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à préserver la cohésion territoriale et économique assurée par les radios de proximité, en rétablissant une partie des crédits du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER).

Le FSER constitue la principale ressource des 770 radios associatives françaises, présentes dans tous les territoires : urbains, ruraux et ultramarins. Ces structures non lucratives assurent une mission d’intérêt général : elles informent, éduquent, relient et fédèrent les citoyens autour de projets culturels, sociaux et économiques, tout en favorisant la cohésion territoriale et la participation citoyenne.

Or, avec une baisse de 44 % de ses crédits en 2026 (-15,7 M€), le FSER ne pourrait plus remplir sa mission de soutien à ces médias de proximité, dont une part importante opère dans des zones rurales, périurbaines ou isolées. Par ailleurs, en 2024 le Plan Culture et Ruralité a introduit un bonus à destination radios associatives rurales et ultramarines qui s'élevait à 2,3 Millions d’euros, or cette mesure désormais inscrite dans le décret d’application de l’article 80 de la loi du 30 septembre 1986 mais resteront sans financement en 2025 et 2026.

Aussi cet amendement vise à rétablir les crédits du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER) à leur niveau de 2024, soit 38 millions d’euros en y incluant le bonus ruralité.

En conséquence, il est proposé d’abonder de 18 000 000 euros en AE et CP les crédits de l’action 6 « Soutien à l’expression radiophonique locale » du programme 180 «Presse et médias », et de compenser à due concurrence sur l’action 1 « Livre et lecture » du programme 334 « Livre et industries culturelles ».

Art. ART. 49 08/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement est un amendement d’appel, visant à alerter le Gouvernement sur la vétusté du parc d’hélicoptères de la Gendarmerie nationale, qui risque de mettre en péril l’accomplissement de ses missions. 

Ce sujet concerne particulièrement la flotte de 26 AS350 « écureuils », vieillissante car mise en service dans les années 70, et qui représente près de la moitié du parc actuellement en service dans la Gendarmerie. L’ancienneté de la flotte d’AS350 entraîne une dégradation de la disponibilité des capacités aéronautiques, qui atteint 54 % sur ces appareils en 2025. Huit d’entre eux ont d’ores et déjà été retirés prématurément du service pour des raisons de coûts de remise à niveau.

Un marché d’acquisition de 2023 a permis la livraison de 6 nouveaux appareils jusqu’en 2028. Il prévoit une tranche complémentaire de 22 appareils. 

En tant que rapporteure pour avis des crédits de la gendarmerie pour la Commission de la Défense, l'auteure de l'amendement soutient qu’il est impératif d’engager au plus vite la tranche complémentaire de vingt-deux appareils prévue dans ce marché pour renouveler les capacités de la Gendarmerie. Faute de renouvellement, la Gendarmerie risque une rupture capacitaire majeure dès 2027. Votre rapporteure fait écho aux propos du Directeur général de la Gendarmerie nationale devant notre commission, évoquant un « abandon de missions ». Il faut en effet craindre qu’en l’absence de renouvellement significatif, la gendarmerie soit condamnée à réorganiser son dispositif aéronautique en Outre-mer ou remettre en cause son dispositif de secours en montagne.

Afin de remédier à cette situation, il est proposé un amendement de crédit visant à prélever 1 euro de crédits sur l’action 2 « Démarches interministérielles et communication » du programme 207 « Sécurité et éducation routières » et de le verser sur les crédits de l’action 4 « Commandement, ressources humaines et logistique » du programme 152 « Gendarmerie nationale ».

La diminution des crédits du programme 207 vise à rendre l’amendement conforme aux règles de recevabilité financière prévues par l’article 40 de la Constitution.

Art. ART. 13 08/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à pérenniser le financement de la politique publique en faveur des tiers-lieux avec une enveloppe budgétaire de 13 millions d’euros pour 2026, à hauteur des crédits adoptés en LFI 2025, à l’issue d’une mobilisation parlementaire transpartisane, à l’Assemblée nationale comme au Sénat.

Les tiers-lieux génèrent de l’activité, du lien social et de la cohésion dans nos territoires : 377 000 personnes formées, 30 000 emplois directs, 50 000 structures économiques hébergées, 13 millions de participants aux différentes activités, plus de 50% des tiers-lieux engagés dans des projets d’économie circulaire et dans l’accompagnement des personnes en situation d’insertion. Ces espaces hybrides portés par des acteurs locaux, souvent d’impulsion citoyenne, se sont rapidement développés : ils sont passés de 1 800 en 2019 à 3 500 en 2023, et la création de nouveaux tiers-lieux est continue pour faire face aux vulnérabilités territoriales. Ils sont implantés en hexagone comme en outre-mer, en particulier dans les petites villes et en ruralité où ils progressent plus rapidement.

Aujourd’hui 34% des tiers-lieux se situent en zone rurale.

Depuis le lancement de ces dispositifs en 2019, ce sont 407 Fabriques de territoires (62 M€) et 100 Manufactures de proximité (30 M€) qui ont été soutenues dans le cadre de financements pluriannuels variant de 50 000 à 250 000 euros sur 3 ans. 75% des Fabriques de territoire soutenues lors des 3 dernières vagues de labellisation sont situées dans des communes de moins de 20 000 habitants, en particulier dans les QPV et territoires ruraux.

Les tiers-lieux constituent des solutions concrètes aux besoins de ces territoires fragiles en y apportant des services culturels, sociaux et économiques, souvent absents ou en déclin. En favorisant la relocalisation de filières productives, ils sont un levier majeur de revitalisation économique des territoires. Ils sont aussi un levier de lutte contre la désertification commerciale : alors que plus de 62% des communes françaises ne disposent plus d’aucun commerce de proximité, 25% des fabriques de territoires, et 31% en milieu rural proposent ce type d’activités fortes d’un ADN citoyen.

Qu’il s’agisse d’inclusion numérique, d’insertion professionnelle, d’apprentissage par le faire, d’alimentation durable, d’accès à la santé ou de médiation culturelle, l’utilité sociale des tiers-lieux est largement plébiscitée par les élus locaux : 75% d’entre eux valorisent leur rôle dans la lutte contre l’isolement et le renforcement du lien social.

Il apparaît ainsi nécessaire de poursuivre cette politique publique, avec des montants raisonnables au regard de la valeur sociétale ajoutée des tiers-lieux sur leur territoire. Le soutien financier de l’État demeure indispensable pour pérenniser et professionnaliser ces lieux qui offrent des services collectifs essentiels sur des territoires prioritaires.

En outre, cette politique publique entre en cohérence avec d’autres dispositifs phares de l’Etat à destination des collectivités territoriales : Villages d’avenir, Petites villes de demain et Action cœur de ville également au sein du programme 112, mais aussi le Plan Culture et Ruralité du ministère de la Culture (43% des Fabriques de territoire en zones rurales développent des activités culturelles) ou encore le Plan Quartiers 2030. Plus largement, les tiers-lieux contribuent à accélérer les transitions, notamment écologique et numérique, dans lesquelles l’Etat s’est résolument engagé.

Il s’agira en 2026 :

- de préserver des dispositifs de soutien aux tiers-lieux dans les territoires fragiles, pour favoriser les coopérations territoriales et la mise en oeuvre en proximité de solutions de transitions économiques, écologiques et sociales justes

- de maintenir les moyens d’ingénierie aux tiers-lieux et aux collectivités notamment pour les projets susceptibles d’émerger après les élections municipales.

- d’appuyer la structuration de ce mouvement de tiers-lieux, au travers notamment de l’association nationale et des réseaux régionaux et thématiques, qui déploient des actions d’ingénierie, de formation, de création d’outils communs, indispensables à la professionnalisation des tiers-lieux et au transfert de savoir-faire.

Un financement à hauteur de 13 millions d’euros dans le PLF 2026 pour la sous-action « Tiers- lieux » permettra de préserver l’existence même d’une politique publique utile, à fort impact social et économique, et qui fait ses preuves depuis 5 ans.

Les crédits de la sous-action intitulée « Tiers-lieux » de l’action 12 du programme 112 « Cohésion des territoires » sont augmentés de 12,3 millions € en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) afin de maintenir un dispositif de soutien aux tiers-lieux et aux structures et actions qui, au national et en régions, appuient le développement des tiers-lieux et contribuent à leur professionnalisation. 

Afin de garantir la recevabilité financière de cet amendement, un prélèvement de 12,3 millions € sur le programme 162 « Interventions territoriales de l’État » est proposé.

Art. ART. 81 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’objectif de faire en sorte que le CPF conduise à une progression des actifs et de leur capacité à occuper un emploi n’est pas contestable. Il n’est cependant en aucun cas antinomique avec l’analyse qui peut être portée sur les permis du groupe lourd qui conditionnent à la fois la capacité à occuper un emploi et à évoluer professionnellement.

En effet, les permis lourds C, D, CE sont fondamentalement (et souvent exclusivement) des permis à usage professionnel. De leur obtention dépend bien la capacité à occuper un emploi, et même des emplois différenciés au sein du groupe lourds.

Il n’existe en conséquence pas de raison objective de procéder à une mise en cause, partielle ou totale, de leur éligibilité du CPF, et ce d'autant moins que le constat peut être fait que le CPF est très utilisé (1er financement des permis lourds) pour le passage des permis lourds.

Pour ces raisons, les dispositions résultant des alinéas 3 à 9 de l’article 81, qui modifient l’article L6323-6 du Code du travail, du projet de loi de finances pour 2026 sont inadaptées à la situation de formation professionnelle des entreprises de transports routiers.

Dispositif

Supprimer les alinéas 8 à 10. 

Art. ART. 49 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’objet de cet amendement, proposé par Chambres d’agriculture France, vise à maintenir le budget de l’enveloppe « Pastoralisme et lutte contre la prédation » à 14,433 millions d’euros, comme prévu par la loi de Finances 2025.

La mesure grands prédateurs est destinée à accompagner les éleveurs en les aidant à protéger leurs troupeaux dans les zones de prédation du loup et de l’ours ; elle est cofinancée par le FEADER. Les crédits du MASA et du Ministère en charge de la transition écologique financent les actions de gardiennage des troupeaux, les chiens de protection, les analyses de vulnérabilité et l’accompagnement technique des éleveurs.

De la zone alpine initiale (Auvergne-Rhône- Alpes et Provence-Alpes Côte-d’Azur), les dommages s’étendent désormais à plus d’une cinquantaine de départements en 2025. L’augmentation de la population lupine reste significative (+7 % par an depuis 2020 contre 9 % en 2019 et 20 % en 2018) et son extension géographique nécessite un renforcement des besoins en moyens de protection.

Le présent amendement a donc pour objectif de revenir sur la baisse des moyens alloués au pastoralisme et à la lutte contre la prédation.

Il est proposé de minorer de 1,5 millions d’euros en AE et en CP le programme 381 « Allègements du coût du travail en agriculture (TODE-AG) », afin d’abonder l’action 24 « Gestion équilibrée et durable des territoires » du programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ».

Art. ART. 13 08/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 76 08/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.

 

Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable.

 

Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.

 

Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.

 

Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.

 

Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.

Amendement suggéré par l'Association des Départements de France.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au nombre :

 « 890 »

le nombre : 

« 750 ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, après la date :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – En conséquence, au même alinéa 7, supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

IV.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;XI.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre&nbsp;IV du titre&nbsp;I< sup>er< /sup> du livre&nbsp;III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 34 BIS 08/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées.

Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement.

Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme.

Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement.
Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa.

Amendement suggéré par l'Association des Départements de France.

Dispositif

I – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« au I »

les mots :

« aux I et II bis ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 11 SEXIES 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 11 sexies du PLF 2026 institue une contribution sur les revenus publicitaires et les recettes tirées de la valorisation des données des utilisateurs situés en France, due par les entreprises exploitant un service de réseau social en ligne.

Si l’on comprend la logique qui sous-tend cet article 11 sexies, il ne peut cependant être maintenu :
- Cette démarche, pour être viable, doit s’inscrire dans le cadre de l’OCDE et des travaux conduits par l’Union européenne ; 

- Si la France se singularisait par cette initiative fiscale, ciblant spécifiquement les entreprises américaines, elle provoquera une réaction déjà annoncée des Etats-Unis, sous la forme de rétorsions commerciales à l’encontre des produits français emblématiques tels que les vins et spiritueux. A contrario, elle ouvrirait davantage le marché américain à nos compétiteurs européens, comme l’Espagne et l’Italie dans le domaine des vins et spiritueux ; 

-Enfin, une telle taxe pèsera en réalité sur les entreprises françaises, puisque les coûts d’achat de la publicité en ligne seront majorés de cette contribution. C’est la compétitivité de nos entreprises qui en serait encore amoindrie ;

Pour toutes ces raisons, il convient de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale.

Le montant des crédits de la mission est maintenu à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à + 5 750 000 € en AE et en CP sur le programme 105 – Action de la France en Europe et dans le monde ; à + 150 000 € en AE et en CP sur le programme 185 – Diplomatie culturelle et d'influence ; à – 4 900 000 € en AE en CP sur le programme 151 – Français à l'étranger et affaires consulaires ; et le programme Fonds d'urgence pour les Français de l'étranger est supprimé (– 1 000 000 € en AE et CP).

Art. ART. 49 07/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à affirmer que les dépenses décidées par l’État et imposées aux collectivités doivent être compensées, singulièrement pour les Départements dont la plupart des dépenses ne sont pas pilotables.
 
En 2026, en l’absence de gel, le RSA va être revalorisé au 1er avril. Cette revalorisation – fixée sans concertation voire sans information – pourrait être de 1,1% (compte tenu de l’inflation).
 
Financeurs du RSA, les Départements ne peuvent être appelés une nouvelle fois à absorber ce qui équivaut à environ 110 millions d’euros en année pleine.
 
Leurs dotations sont gelées depuis des années, comme l’a été la dynamique de TVA en 2025.
 
Quelle que puisse être la pertinence de ce type de décisions nationales, elles conduisent mécaniquement à augmenter les dépenses de fonctionnement des conseils départementaux… alors qu’on leur demande de les réduire par ailleurs
 
Dans l’état des finances départementales, cette hausse non compensée n’éstt pas soutenable. C’est pourquoi de nombreux Départements ont choisi de ne pas verser les avances aux CAF, afin d’alerter sur des pratiques à proscrire : il n’est ainsi plus possible que des charges soient imposées par l’État dans le champ d’action des collectivités, sans qu’elles soient décidées avec elles et compensées.
 
Sur 6 milliards de dépenses imposées entre 2022 et 2025, les seules revalorisations successives du RSA représentent 1,37 milliard d’euros non compensé (et même 3,5 milliards en impact cumulé).
Pour toutes ces raisons, le présent amendement prévoit une compensation par l’État à hauteur de 110 millions d’euros (montant en année pleine) pour 2026.
 
Le présent amendement propose d’abonder de 110 millions d’euros l'action 01 « Aides exceptionnelles aux collectivités territoriales » du programme 122. Seraient diminués d’autant les crédits de l'action 01 « Soutien aux projets des communes et groupements de communes » du programme 119. 
 
Il n’est évidemment absolument pas question de diminuer les crédits précités, mais uniquement de respecter les règles de recevabilité financière et de présentation des amendements ; l’auteur de cet amendement défend donc la levée du « gage » et la compensation par le gouvernement.
 
 
 

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale, en conservant plusieurs amendements adoptés par le Sénat :

– l'amendement II-2245 du Gouvernement ;

– l'amendement II-2338 du Gouvernement ;

– l'amendement II-424 rect. bis de M. Daniel Laurent et plusieurs de ses collègues ainsi que les amendements identiques.

Le montant des crédits de la mission, maintenu au même niveau que dans le texte du Sénat, est supérieur de 71,6 millions d'euros à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à – 159 253 001 € en AE et en CP sur le programme 149 – Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt ; à + 88 000 000 € en AE et en CP sur le programme 206 – Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation ; et à + 71 253 001 € en AE et en CP sur le programme 215 – Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 141 073 993 € en AE et 142 584 607 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 48 703 261 € en AE et 53 259 818 € en CP pour le programme 175 – Patrimoines ;

– 50 234 546 € en AE et 46 960 336 € en CP pour le programme 131 – Création ;

– 34 300 399 € en AE et 33 599 722 € en CP pour le programme 361 – Transmission des savoirs et démocratisation de la culture ;

– 7 835 787 € en AE et 8 764 731 € en CP pour le programme 224 – Soutien aux politiques du ministère de la culture, dont 3 818 163 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir le montant du plafond du prélèvement sur les paris sportifs en ligne de la Française des jeux affecté à l’Agence nationale du sport (ANS) à 180,4 millions d’euros.

Le Sénat a voté une augmentation de 50 millions d’euros de ce plafond, soit un total de 230 millions d’euros d’euros affectés pour l’année 2026.

Dispositif

I. – À la ligne 21 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant : 

«  230 444 000 » ;

le montant ;

«  180 444 000 ». 

II. – En conséquence, supprimer l'alinéa 66.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale.

Le montant des crédits de la mission est maintenu à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à – 20 700 000 € en AE et en CP à l'échelle de la mission, dont – 24 000 000 € en AE et en CP sur le programme 180 – Presse et médias et + 3 300 000 € en AE et en CP sur le programme 334 – Livre et industries culturelles.

Art. ART. 27 SEXIES 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement a pour objet de rétablir à 18 % – au lieu de 19 % – le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) appliquée aux assurances automobiles facultatives, en supprimant la hausse d’un point prévue par l’article 27 sexies (nouveau).

En l’état, cette augmentation de 18 % à 19 % représenterait un surcoût d’environ 200 M€ pour les assurés. Une telle mesure se traduirait mécaniquement par une hausse des cotisations des garanties non obligatoires, ce qui pénaliserait en premier lieu les ménages les plus fragiles. Ceux-ci pourraient être menés à résilier tout ou partie de leurs garanties facultatives, réduisant ainsi leur niveau de protection en cas d’accident. Par ricochet, cette réaction des assurés pourrait diminuer le rendement budgétaire attendu de la mesure, en réduisant l’assiette effective de taxation.

Par ailleurs, les montants de primes ayant déjà été communiqués aux assurés début décembre, une modification à ce stade créerait une forte incompréhension, légitime, de la part des assurés. Au-delà des difficultés techniques que rencontrerait l’administration pour mettre en œuvre l’évolution attendue dans des délais contraints, cette hausse tardive entraînerait une perte de lisibilité pour nos concitoyens, susceptible d’alimenter l’incompréhension, voire de générer des réclamations.

Le présent amendement vise donc à préserver le pouvoir d’achat, maintenir un niveau de couverture assurantielle suffisant pour les ménages, et garantir une stabilité et une lisibilité indispensables à la bonne information des assurés, en revenant au taux de TSCA de 18 %.

Dispositif

Supprimer l’alinéa 1

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 174 898 861 € en AE et 182 833 451 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 163 267 395 € en AE et 170 915 277 € en CP pour le programme 119 – Concours financiers aux collectivités territoriales et à leurs groupements ;

– 11 631 466 € en AE et 11 918 174 € en CP pour le programme 122 – Concours spécifiques et administration.

Art. ART. 49 07/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à affirmer que les dépenses décidées par l’État et imposées aux collectivités doivent être compensées, singulièrement pour les Départements dont la plupart des dépenses ne sont pas pilotables.

En 2026, en l’absence de gel, le RSA va être revalorisé au 1er avril. Cette revalorisation – fixée sans concertation voire sans information – pourrait être de 1,1 % (compte tenu de l’inflation).

Financeurs du RSA, les Départements ne peuvent être appelés une nouvelle fois à absorber ce qui équivaut à environ 110 millions d’euros en année pleine.

Leurs dotations sont gelées depuis des années, comme l’a été la dynamique de TVA en 2025.

Quelle que puisse être la pertinence de ce type de décisions nationales, elles conduisent mécaniquement à augmenter les dépenses de fonctionnement des conseils départementaux… alors qu’on leur demande de les réduire par ailleurs

Dans l’état des finances départementales, cette hausse non compensée n’éstt pas soutenable. C’est pourquoi de nombreux Départements ont choisi de ne pas verser les avances aux CAF, afin d’alerter sur des pratiques à proscrire : il n’est ainsi plus possible que des charges soient imposées par l’État dans le champ d’action des collectivités, sans qu’elles soient décidées avec elles et compensées.

Sur 6 milliards de dépenses imposées entre 2022 et 2025, les seules revalorisations successives du RSA représentent 1,37 milliard d’euros non compensé (et même 3,5 milliards en impact cumulé).

Pour toutes ces raisons, le présent amendement prévoit une compensation par l’État à hauteur de 110 millions d’euros (montant en année pleine) pour 2026.

Le présent amendement propose d’abonder de 110 millions d’euros l’action 01 « Aides exceptionnelles aux collectivités territoriales » du programme 122. Seraient diminués d’autant les crédits de l’action 01 « Soutien aux projets des communes et groupements de communes » du programme 119. 

Il n’est évidemment absolument pas question de diminuer les crédits précités, mais uniquement de respecter les règles de recevabilité financière et de présentation des amendements ; l’auteur de cet amendement défend donc la levée du « gage » et la compensation par le Gouvernement.

Art. ART. 10 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 12 OCTODECIES 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 76 07/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.

Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable.

Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70 % de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.

Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.

Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.

Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au nombre :

 « 890 »

le nombre : 

« 750 ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, après la date :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – En conséquence, au même alinéa 7, supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

IV.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;XI.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre&nbsp;IV du titre&nbsp;I< sup>er< /sup> du livre&nbsp;III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir à 40 millions d’euros le plafond de la taxe sur les nuisances sonores affectée aux principaux aérodromes de France. 

L’augmentation de 10 millions d’euros votée par le Sénat ne répond pas à des besoins identifiés, la trésorerie dédiée aux travaux d’insonorisation des aérodromes concernés s’élevant déjà à 110 millions d’euros en 2025. 

Dispositif

I. – À la ligne 126 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 50 000 000 » ;

le montant ;

« 40 000 000 ». 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 70.

Art. ART. 12 OCTODECIES 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 7 QUINQUIES 07/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 36 07/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

À la ligne 65 de la cinquième colonne du tableau de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« (IV du présent article) ».

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à annuler l’augmentation, adoptée par le Sénat, de 50 millions d’euros du plafond de la taxe sur l’exploitation d’infrastructures de transport de longue distance (TEILD) et affectée de manière pérenne à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) pour le financement du programme national des ponts (PNP).

En effet, le rendement attendu de cette taxe pour l’année 2026 s’élève seulement à 500 millions d’euros, soit le niveau du plafond fixé par le texte initial. 

 

Dispositif

I. – À la ligne 5 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 550 000 000 » ;

le montant ;

« 500 000 000 ». 

II. – Supprimer les alinéas 50 à 55.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 8 498 691 € en AE et 10 017 491 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 5 816 955 € en AE et 7 212 865 € en CP pour le programme 165 – Conseil d'État et autres juridictions administratives, dont 2 312 907 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 434 620 € en AE et 434 620 € en CP pour le programme 126 – Conseil économique, social et environnemental, dont 138 955 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 2 247 116 € en AE et 2 370 006 € en CP pour le programme 164 – Cour des comptes et autres juridictions financières, dont 1 211 237 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir le plafond de la redevance hydraulique affectée à Voies navigables de France au niveau inscrit dans le texte initial, soit 150,3 millions d'euros. 

Le Sénat a supprimé ce plafond. 

Dispositif

I. – À la ligne 135 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« non plafonnée » ;

par le montant ;

« 150 300 000 ». 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 68.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 103 021 096 € en AE et 103 252 327 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 67 711 437 € en AE et 67 923 896 € en CP pour le programme 105 – Action de la France en Europe et dans le monde, dont 6 929 874 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 28 176 229 € en AE et 28 176 229 € en CP pour le programme 185 – Diplomatie culturelle et d'influence ;

– 7 133 430 € en AE et 7 152 202 € en CP pour le programme 151 – Français à l'étranger et affaires consulaires.

 

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 4 471 747 € en AE et 12 780 350 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 4 471 747 € en AE et 4 471 747 € en CP pour le programme 145 – Épargne ;

– 8 308 603 € en CP pour le programme 344 – Fonds de soutien relatif aux prêts et contrats financiers structurés à risque.

Les programmes portant des crédits évaluatifs ne sont pas concernés.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 151 182 841 € en AE et 144 814 929 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 96 928 594 € en AE et 93 680 804 € en CP pour le programme 156 – Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public local, dont 34 820 668 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 26 265 165 € en AE et 24 015 218 € en CP pour le programme 218 – Conduite et pilotage des politiques économiques et financières, dont 2 702 627 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 27 989 082 € en AE et 27 118 907 € en CP pour le programme 302 – Facilitation et sécurisation des échanges, dont 6 934 048 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 32 909 447 € en AE et 32 093 500 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 16 169 432 € en AE et 16 123 726 € en CP pour le programme 180 – Presse et médias ;

– 16 740 015 € en AE et 15 969 774 € en CP pour le programme 334 – Livre et industries culturelles.

Art. ART. 10 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 65 QUINQUIES 07/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale.

Le montant des crédits de la mission est maintenu à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à + 950 000 € en AE et en CP sur le programme 354 – Administration territoriale de l'Etat, dont 950 000 € de titre 2 en AE et en CP ; et à – 950 000 € en AE et en CP sur le programme 216 – Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur, dont 950 000 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale.

Le montant des crédits de la mission est maintenu à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à – 105 000 000 € en AE et – 62 000 000 € en CP sur le programme 175 – Patrimoines ; à + 1 500 000 € en AE et en CP sur le programme 361 – Transmission des savoirs et démocratisation de la culture ; et à + 103 500 000 € en AE et + 60 500 000 € en CP sur le programme 224 – Soutien aux politiques du ministère de la culture.

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir le plafond des redevances sur l’eau affectées aux agences de l’eau au niveau inscrit dans le texte initial, soit 2,40 milliards d’euros. 

Le Sénat a voté une augmentation de 125 millions d’euros de ce plafond, soit un total de 2,52 milliards d’euros pour l’année 2026.

Dispositif

À la ligne 9 la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant : 

« 2 522 620 000 » ;

le montant ;

« 2 397 620 000 ». 

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale.

Le montant des crédits de la mission est maintenu à son niveau initial. Il est supérieur de 11,6 millions d'euros à son niveau issu du texte du Sénat.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à + 11 600 000 € en AE et en CP à l'échelle de la mission, dont – 56 400 000 en AE et en CP sur le programme 134 – Développement des entreprises et régulations ; – 26 700 000 en AE et + 7 300 000 en CP sur le programme 343 – Plan France Très haut débit ; et + 94 700 000 en AE et + 60 700 000 en CP sur le programme 305 – Stratégies économiques.

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement a pour objet de supprimer deux nouvelles affectations d’accises sur l’électricité et sur le gaz, adoptées par le Sénat à l’initiative du Gouvernement, au profit du Commissariat à l’énergie atomique, destinées au financement du réacteur nucléaire Jules Horowitz.

Sans remettre en cause la nécessité de financer le développement de ce réacteur, la création de circuits de financement supplémentaires pour un même projet introduit une complexité excessive et nuit à la lisibilité budgétaire. 

En effet, le réacteur Jules Horowitz bénéficie déjà de financements identifiés, d’une part au titre du programme 190 Recherche dans les domaines de l’énergie, du développement et de la mobilité durable de la mission Recherche et enseignement supérieur, et, d’autre part, par l’affectation d’une fraction de la taxe sur les installations nucléaires de base relevant du secteur énergétique et assimilées (TINB-E, TA).

Par ailleurs, les accises sur l’électricité et sur le gaz constituent des impositions de toute nature dont la vocation première est le financement du budget général de l’État. En réduire le rendement par la multiplication des affectations ne constitue pas une gestion budgétaire pertinente.

Le Gouvernement est appelé à inscrire les crédits correspondants dans le programme 190.

Dispositif

I. – Supprimer les lignes 45 bis et 45 ter du tableau de l’alinéa 2.

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 56 à 64.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 996 366 944 € en AE et 883 689 254 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 275 745 000 € en AE et 215 565 322 € en CP pour le programme 203 – Infrastructures et services de transports ;

– 13 498 199 € en AE et 13 471 186 € en CP pour le programme 205 – Affaires maritimes, pêche et aquaculture ;

– 17 611 990 € en AE et 18 372 019 € en CP pour le programme 113 – Paysages, eau et biodiversité ;

– 31 190 100 € en AE et 31 190 100 € en CP pour le programme 159 – Expertise, information géographique et météorologie ;

– 123 049 765 € en AE et 69 047 459 € en CP pour le programme 181 – Prévention des risques ;

– 57 879 705 € en AE et 57 294 767 € en CP pour le programme 174 – Énergie, climat et après-mines ;

– 415 242 066 € en AE et 392 610 516 € en CP pour le programme 345 – Service public de l'énergie ;

– 25 350 914 € en AE et 28 853 813 € en CP pour le programme 217 – Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables, dont 14 600 715 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 30 225 000 € en AE et 50 491 317 € en CP pour le programme 380 – Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires ;

– 6 574 205 € en AE et 6 792 755 € en CP pour le programme 235 – Sûreté nucléaire et radioprotection, dont 1 144 159 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 662 564 571 € en AE et 663 532 708 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 141 849 303 € en AE et 141 963 228 € en CP pour le programme 140 – Enseignement scolaire public du premier degré, dont 139 269 871 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 215 036 145 € en AE et 215 036 145 € en CP pour le programme 141 – Enseignement scolaire public du second degré, dont 198 232 421 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 141 757 196 € en AE et 141 953 910 € en CP pour le programme 230 – Vie de l'élève, dont 28 157 642 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 81 737 838 € en AE et 81 737 838 € en CP pour le programme 139 – Enseignement privé du premier et du second degrés, dont 39 870 603 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 49 282 921 € en AE et 50 822 561 € en CP pour le programme 214 – Soutien de la politique de l'éducation nationale, dont 10 998 718 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 32 901 168 € en AE et 32 019 026 € en CP pour le programme 143 – Enseignement technique agricole, dont 5 749 323 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 68 604 895 € en AE et 51 892 304 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 20 833 201 € en AE et 20 205 048 € en CP pour le programme 219 – Sport, dont 671 691 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 29 138 788 € en AE et 29 138 788 € en CP pour le programme 163 – Jeunesse et vie associative ;

– 18 632 906 € en AE et 2 548 468 € en CP pour le programme 385 – Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030.

Art. ART. 10 QUATER 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 quater vise à instaurer une incitation fiscale afin d’encourager le taux d’utilisation du matériel agricole par le recours à la mutualisation de ces équipements au sein de coopératives agricoles, selon la rédaction issue des travaux de l’Assemblée.
 
La fiscalité actuelle ne soutient ni la compétitivité ni la sobriété des exploitations et de l’agriculture en matière d’agroéquipements.
 
Afin de répondre aux enjeux économiques, écologiques et limiter la sur-mécanisation potentiellement subventionnée par ailleurs, il apparaît nécessaire d’améliorer le taux d’utilisation du matériel agricole, dont le coût global de mécanisation atteint aujourd’hui près de 18 milliards d’euros pour les exploitations françaises. L’extension de ce crédit d’impôt aux entreprises de travaux agricoles serait de nature à favoriser un meilleur taux d’utilisation du matériel agricole, permettant ainsi de corriger ce déséquilibre. Ce crédit, imputable sur l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, et remboursable pour le solde non utilisé, inciterait les exploitants à recourir aux entreprises de travaux agricoles, dont le taux d’utilisation du matériel agricole est le plus élevé et répond donc à cette logique de lutte contre la sur-mécanisation.
 
Puisque cet article 10 quaterdecies ne crée ce crédit d’impôt qu’au bénéfice des CUMA exclusivement, il apparait indispensable d’un point de vue du droit de la concurrence que les entreprises de travaux agricoles puissent en bénéficier. Il s’agit d’une question d’équité : il n’y a pas de logique à ce qu’un acteur économique soit favorisé au détriment d’un autre.
 
Ce dispositif favoriserait une réduction des charges de mécanisation et encouragerait une utilisation plus responsable des équipements agricoles et contribuant ainsi aux objectifs de transition énergétique.
 
Cet amendement vise donc à ouvrir aux entreprises de travaux agricoles le bénéfice du crédit d’impôt et à modifier sa source de financement par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 2 à 8.

II. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 10, substituer au mot : 

« collective »

le mot : 

« optimisée ». 

III. – En conséquence, à l’alinéa 11, substituer au mot : 

« collective »

le mot : 

« optimisée ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer au mot : 

« collective »

le mot : 

« optimisée ».

V. – En conséquence, compléter le même alinéa 12 par les mots : 

« ou au titre des prestations et travaux mécanisés facturés par les entreprises de travaux agricoles. »

VI. – Compléter cet article par les alinéas suivants : 

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« III. Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû. »

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 151 362 084 € en AE et 151 380 900 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 65 600 639 € en AE et 65 606 701 € en CP pour le programme 304 – Inclusion sociale et protection des personnes, dont 17 000 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 81 313 832 € en AE et 81 326 586 € en CP pour le programme 157 – Handicap et dépendance ;

– 4 447 613 € en AE et 4 447 613 € en CP pour le programme 137 – Égalité entre les femmes et les hommes.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 104 130 398 € en AE et 100 483 510 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 86 995 892 € en AE et 83 349 934 € en CP pour le programme 303 – Immigration et asile ;

– 17 134 506 € en AE et 17 133 576 € en CP pour le programme 104 – Intégration et accès à la nationalité française.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 126 456 830 € en AE et 122 612 487 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 75 895 352 € en AE et 74 878 957 € en CP pour le programme 138 – Emploi outre-mer, dont 1 065 259 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 50 561 478 € en AE et 47 733 530 € en CP pour le programme 123 – Conditions de vie outre-mer.

Art. ART. 3 SEXIES 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale.

Le montant des crédits de la mission est maintenu à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à + 17 937 410 € en AE et en CP sur le programme 169 – Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant, mémoire et liens avec la Nation ; à + 12 075 510 € en AE et en CP sur le programme 158 – Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale ; et le programme – Reconnaissance et indemnisation des orphelins des incorporés de force d’Alsace et de Moselle pendant la Seconde Guerre mondiale est supprimé (– 30 012 920 € en AE et en CP).

Art. ART. 49 07/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale, en conservant plusieurs amendements adoptés par le Sénat :

– les amendements II-1680, II-1676, II-1677, II-1675, II-1674 et II-1673 du Gouvernement ;

– l'amendement II-185 rect. de M. Patriat et plusieurs de ses collègues ainsi que son identique ;

– l'amendement II-479 rect. bis de Mme Nadille et plusieurs de ses collègues ainsi que son identique.

Le montant des crédits de la mission, maintenu au même niveau que dans le texte du Sénat, est supérieur de 461 millions d'euros à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à + 117 910 000 € en AE et + 89 900 000 € en CP sur le programme 138 – Emploi outre-mer ; et à – 117 910 000 en AE et – 89 900 000 en CP sur le programme 123 – Conditions de vie outre-mer.

Art. ART. 69 07/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010.

La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M € par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques.

Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français.

Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M € par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées.

La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ».

Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation.

En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France.

Dispositif

Supprimer les alinéas 9 à 11.

Art. ART. 11 SEPTIES 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 11 septies du projet de loi de finances pour 2026, introduit par le Sénat, prévoit la suppression de l’exonération d’IFER mobile applicable aux stations radioélectriques déployées en zone de montagne entre 2017 et 2020.

Cette exonération, introduite par la loi Montagne II, répondait à un objectif clair : rendre économiquement possibles les déploiements de réseaux mobiles dans les zones de montagne, caractérisées par des coûts d’installation et d’exploitation nettement supérieurs à la moyenne nationale. Les opérateurs ont engagé leurs investissements sur la base de ce cadre fiscal stable, précisément défini et limité dans le temps.

Depuis 2017, près de 14 000 sites ont ainsi été déployés dans les massifs. La remise en cause de cette exonération entraînerait pour le secteur plusieurs dizaines de millions d’euros de charges supplémentaires, pesant principalement sur des sites structurellement peu rentables. Elle risquerait, de ce fait, de fragiliser le maintien et le développement de la couverture mobile dans des territoires déjà contraints.

Cette mesure apparaît d’autant plus inopportune à l’approche des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, pour lesquels les territoires de montagne constitueront une vitrine internationale et dont la réussite reposera en grande partie sur la qualité et la robustesse des réseaux de communications électroniques.

Enfin, il convient de rappeler que l’IFER mobile constitue déjà une imposition dynamique, dont le produit est passé de 125 millions d’euros en 2011 à 370 millions d’euros en 2024, et qui est appelée à croître encore avec les déploiements liés à la 5G.

C’est pourquoi, il est proposé de supprimer cet article. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 34 BIS 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées.
 
Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement.
 
Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme.
 
Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement.

Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa.
 
 La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale.
 
Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités.
 
Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %.
 
La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue.
 
Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées.
 
À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités.
 
Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données.
 
Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre.

Dispositif

I – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« au I »

les mots :

« aux I et II bis ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 76 07/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable.
 
Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la version initiale du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait une nouvelle ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux. Dans sa forme actuelle, le projet de loi de finances maintient encore un prélèvement de 140 millions d’euros sur 25 Départements, aggravant une trajectoire déjà intenable.
 
Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70% de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.
 
Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.
 
Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.
 
Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au nombre :

 « 890 »

le nombre : 

« 750 ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 7, après la date :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – En conséquence, au même alinéa 7, supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

IV.&nbsp;–&nbsp;Compléter cet article par l’alinéa suivant&nbsp;:«&nbsp;XI.&nbsp;–&nbsp;La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre&nbsp;IV du titre&nbsp;I< sup>er< /sup> du livre&nbsp;III du code des impositions sur les biens et services.&nbsp;»

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale avant le rejet du projet de loi de finances pour 2026. 

La multiplication des taxes affectées, dont le produit échappe au budget général de l’État, constitue une source persistante de complexité et de fragmentation des finances publiques. Ce mécanisme d’autonomie financière, pensé pour sécuriser des politiques publiques, a fini par affaiblir la maîtrise parlementaire sur la dépense et brouiller le principe d’universalité budgétaire. En 2026, divers opérateurs et organismes recevront près de 56,9 milliards d’euros pour financer leurs missions, soit environ 10 % des dépenses de l’État.

Or, le dynamisme de ces recettes n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires. Certains voient leurs ressources croître mécaniquement sans lien avec leur activité réelle, ni l’efficacité de leur action, tandis que d’autres continuent de solliciter des crédits budgétaires complémentaires. Cela contribue fortement à la dérive de nos finances publiques et nuit à l’efficacité de la dépense publique. Alors que la dépense publique devrait augmenter de 1,7 % en valeur en 2026 par rapport à 2025, le montant des taxes affectées à des tiers progressera de près de 10 % sur la même période.

Le présent amendement propose donc de geler, pour l’exercice à venir, le montant des taxes affectées à des tiers, afin de stopper la dérive mécanique de ces recettes et d’inciter les organismes concernés à une meilleure gestion de leurs moyens existants.

Le présent amendement concerne les opérateurs et organismes divers bénéficiant d’une taxe affectée non plafonnée. Il soumet l’ensemble de ces affectations à un plafond fixé pour 2026 au niveau du rendement 2025. Lorsque ce plafond est inférieur au rendement prévu pour l’année 2026, la fraction excédentaire sera reversée au budget général de l’État pour un montant d’environ 510 millions d’euros. 

Du fait de la nature spécifique du financement de ces organismes, trois exceptions sont prévues pour l’Unédic, affectataire de la contribution sociale généralisée (CSG), les centres techniques industriels et les comités professionnels de développement économique, ainsi que le Comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers.

Dispositif

I. – Modifier ainsi la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2 :

1° À la ligne 1, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 1 870 000 000 » ;

2° À la ligne 6, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 62 000 000 » ;

3° À la ligne 10, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 123 656 000 » ;

4° À la ligne 12, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 1 747 000 000 » ;

5° À la ligne 17, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 380 000 » ;

6° À la ligne 19, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 133 290 000 » ;

7° À la ligne 20, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 28 000 000 » ;

8° À la ligne 27, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 2 973 900 » ;

9° À la ligne 37, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 507 000 000 » ;

10° À la ligne 40, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 506 048 823 » ;

11° À la ligne 44, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 8 300 000 » ;

12° À la ligne 47, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 404 919 661 » ;

13° À la ligne 50, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 290 200 000 » ;

14° À la ligne 51, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 38 000 000 » ;

15° À la ligne 53, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 136 740 000 » ;

16° À la ligne 54, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 241 516 000 » ;

17° À la ligne 55, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 251 946 000 » ;

18° À la ligne 56, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 2 970 000 » ;

19° À la ligne 57, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 145 607 000 » ;

20° À la ligne 58, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 41 093 000 » ;

21° À la ligne 59, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 90 000 » ;

22° À la ligne 60, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 10 000 » ;

23° À la ligne 61, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 7 652 000 » ;

24° À la ligne 64, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 130 983 111 » ;

25° À la ligne 66, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 498 330 000 » ;

26° À la ligne 68, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 4 410 000 » ;

27° À la ligne 70, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 5 880 00 » ;

28° À la ligne 90, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 109 506 698 » ;

29° À la ligne 91, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 672 336 479 » ;

30° À la ligne 92, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 900 000 » ;

31° À la ligne 93, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 26 466 381 » ;

32° À la ligne 94, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 24 891 090 » ;

33° À la ligne 95, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 68 500 000 » ;

34° À la ligne 96, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 120 000 000 » ;

35° À la ligne 97, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 60 364 108 » ;

36° À la ligne 98, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 190 917 674 » ;

37° À la ligne 99, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 202 978 558 » ;

38° À la ligne 101, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 485 833 » ;

39° À la ligne 102, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 315 613 005 » ;

40° À la ligne 103, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 18 710 185 » ;

41° À la ligne 104, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 13 068 864 » ;

42° À la ligne 105, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 67 543 128 » ;

43° À la ligne 107, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 344 906 » ;

44° À la ligne 109, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 56 309 600 » ;

45° À la ligne 114, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 69 223 562 » ;

46° À la ligne 115, substituer aux mots :

« non plafonné »

le nombre :

« 600 000 » ;

47° À la ligne 116, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 900 000 » ;

48° À la ligne 117, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 2 935 000 » ;

49° À la ligne 118, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 376 777 755 » ;

50° À la ligne 119, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 773 767 058 » ;

51° À la ligne 120, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 800 000 » ;

52° À la ligne 121, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 3 329 484 246 » ;

53° À la ligne 124, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 1 470 000 » ;

54° À la ligne 125, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 4 500 000 » ;

55° À la ligne 132, substituer aux mots :

« non plafonnée »

le nombre :

« 128 325 577 ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XXVI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 130 305 089 € en AE et 123 519 982 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 99 191 922 € en AE et 79 907 993 € en CP pour le programme 134 – Développement des entreprises et régulations, dont 2 155 963 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 750 153 € en AE et 13 323 230 € en CP pour le programme 343 – Plan France Très haut débit ;

– 5 649 070 € en AE et 5 483 077 € en CP pour le programme 220 – Statistiques et études économiques, dont 2 057 365 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 24 713 944 € en AE et 24 805 682 € en CP pour le programme 305 – Stratégies économiques, dont 745 697 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 23 010 054 € en AE et 22 130 271 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 10 243 613 € en AE et 9 470 733 € en CP pour le programme 348 – Performance et résilience des bâtiments de l'Etat et de ses opérateurs ;

– 1 981 425 € en AE et 1 795 425 € en CP pour le programme 349 – Transformation publique, dont 7 500 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 10 520 730 € en AE et 10 599 827 € en CP pour le programme 148 – Fonction publique, dont 1 450 € en AE et en CP ;

– 264 286 € en AE et 264 286 € en CP pour le programme 368 – Conduite et pilotage de la transformation et de la fonction publiques, dont 264 286 € en AE et en CP.

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer l’affectation de 90 millions d’euros du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans le but de décarboner le secteur du transport maritime. 

Cette affectation votée par le Sénat est redondante avec une dotation budgétaire équivalente inscrite sur le programme 205 Affaires maritimes, pêche et aquaculture

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 25 à 28. 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 67.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 106 401 921 € en AE et 110 371 469 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 40 781 283 € en AE et 38 429 600 € en CP pour le programme 354 – Administration territoriale de l'Etat, dont 10 804 566 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 13 297 863 € en AE et 13 361 261 € en CP pour le programme 232 – Vie politique, dont 76 115 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 52 322 775 € en AE et 58 580 608 € en CP pour le programme 216 – Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur, dont 4 486 525 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale, en conservant plusieurs amendements adoptés par le Sénat :

– l'amendement II-1010 du Gouvernement, sans les sous-amendements qui l'accompagnaient ;

– l'amendement II-912 rect. de Mme Margaté et plusieurs de ses collègues et son identique.

Le montant des crédits de la mission, maintenu au même niveau que dans le texte du Sénat, est supérieur de 235 millions d'euros à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à – 119 600 000 € en AE et en CP sur le programme 177 – Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables ; à – 198 500 000 € en AE et en CP sur le programme 109 – Aide à l'accès au logement ; à + 299 600 000 € en AE et en CP sur le programme 135 – Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat ; à – 9 000 000 € en AE et en CP sur le programme 112 – Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire ; à – 1 500 000 € en AE et en CP sur le programme 147 – Politique de la ville ; et à + 29 000 000 € en AE et en CP sur le programme 162 – Interventions territoriales de l'État.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 80 425 139 € en AE et 80 768 333 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 76 841 053 € en AE et 77 184 247 € en CP pour le programme 169 – Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant, mémoire et liens avec la Nation ;

– 3 584 086 € en AE et 3 584 086 € en CP pour le programme 158 – Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale, dont 7 545 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale, en conservant l'amendement II-2144 du Gouvernement.

Le montant des crédits de la mission, maintenu au même niveau que dans le texte du Sénat, est supérieur de 25 millions d'euros à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à – 104 000 000 € en AE et en CP sur le programme 150 – Formations supérieures et recherche universitaire ; à – 20 000 000 en AE et en CP sur le programme 172 – Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ; à + 10 000 000 € en AE et en CP sur le programme 193 – Recherche spatiale ; à + 10 000 000 € en AE et en CP sur le programme 190 – Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables ; à + 56 000 000 € en AE et en CP sur le programme 192 – Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle ; à + 30 000 000 en AE et en CP sur le programme 191 – Recherche duale (civile et militaire) ; et à + 18 000 000 € en AE et en CP sur le programme 142 – Enseignement supérieur et recherche agricoles.

Art. ART. 36 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement avait été adopté en première lecture avant le rejet du projet de loi de finances initiale pour 2026.

Il vise à annuler les hausses de plafonds proposées par le Gouvernement dans le texte initial et maintenues par le Sénat en première lecture pour les opérateurs bénéficiant de taxes affectées. En effet, le dynamisme de ces recettes n’est pas corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires et contrevient à l’objectif de maîtrise des dépenses publiques.

Les opérateurs et organismes divers concernés par le « gel » de leur plafond sont l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), le Centre national de la musique (CNM), France compétences et Voies navigables de France (VNF).

L’adoption de cet amendement permettrait de reverser 415 millions d’euros au budget général de l’État.

Dispositif

I. – Modifier ainsi la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2 :

A. – À la ligne 2, substituer au montant :

« 271 000 000 »

le montant :

« 270 000 000 » ;

B. – À la ligne 3, substituer au montant :

« 1 619 455 925 »

le montant :

« 1 221 042 970 » ;

C. – À la ligne 62, substituer au montant :

« 58 000 000 »

le montant :

« 53 000 000 » ;

D. – À la ligne 63, substituer au montant :

« 21 000 000 »

le montant :

« 18 000 000 » ;

E. – À la ligne 106, substituer au montant :

« 11 031 758 276 »

le montant :

« 10 620 466 270 » ;

F. – À la ligne 135, substituer aux mots :

« Non plafonnée »

le montant :

« 143 100 000 ».

II – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 142 226 704 € en AE et 147 219 717 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 91 255 731 € en AE et 95 624 786 € en CP pour le programme 149 – Compétitivité et durabilité de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt ;

– 23 700 254 € en AE et 23 648 096 € en CP pour le programme 206 – Sécurité et qualité sanitaires de l'alimentation, dont 1 849 037 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 6 392 219 € en AE et 7 068 335 € en CP pour le programme 215 – Conduite et pilotage des politiques de l'agriculture, dont 2 855 904 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 20 878 500 € en AE et 20 878 500 € en CP pour le programme 381 – Allègements du coût du travail en agriculture (TODE-AG).

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale, en conservant deux amendements adoptés par le Sénat :

– l'amendement II-7 de la commission des finances du Sénat ;

– l'amendement II-11 de la commission des finances du Sénat.

Le montant des crédits de la mission, maintenu au même niveau que dans le texte du Sénat, est inférieur de 462 millions d'euros à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à + 10 000 000 € en AE et en CP sur le programme 218 – Conduite et pilotage des politiques économiques et financières ; et à – 10 000 000 € en AE en CP sur le programme 302 – Facilitation et sécurisation des échanges.

Art. ART. 10 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement a pour objet d’exonérer réellement d’impôts, de droits et de prélèvements de toute nature les indemnités versées aux éleveurs dans le cadre des crises sanitaires animales, sans condition liée au renouvellement du cheptel.

Le dispositif actuellement prévu à l’article 75-0 A du code général des impôts (CGI) s’avère inadapté face à l’ampleur des crises sanitaires récentes et à la diversité des situations rencontrées.

Les indemnités versées par l’État constituent un soutien vital pour des exploitations frappées de plein fouet, qui perdent l’intégralité de leur chiffre d’affaires en raison d’abattages sanitaires. Par ailleurs, le respect par les éleveurs des mesures de prévention et de lutte contre les maladies animales contribue à la protection de l’ensemble du cheptel national.

Ces exonérations ne doivent pas être subordonnées au renouvellement du cheptel. De nombreux éleveurs, confrontés à un abattage total prescrit par l’administration, ne sont pas en mesure de reprendre leur activité. Dans la mesure où ces indemnités visent à réparer un préjudice, il serait contraire à leur nature indemnitaire d’en conditionner le bénéfice à la poursuite de la même activité

Dispositif

I. – A la fin de l’alinéa 29, supprimer les mots :

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 30.

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 33, supprimer les mots :

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

IV. – En conséquence, supprimer l’alinéa 34.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 205 812 793 € en AE et 170 610 197 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 62 888 228 € en AE et 59 943 500 € en CP pour le programme 110 – Aide économique et financière au développement ;

– 4 650 000 € en AE et 4 650 000 € en CP pour le programme 365 – Renforcement des fonds propres de l'Agence française de développement ;

– 52 543 180 € en AE et 71 699 697 € en CP pour le programme 209 – Solidarité à l'égard des pays en développement ;

– 85 731 385 € en AE et 34 317 000 € en CP pour le programme 384 – Fonds de solidarité pour le développement.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 29 920 087 € en AE et en CP, répartis de la façon suivante :

– 20 613 399 € en AE et en CP pour le programme 198 – Régimes sociaux et de retraite des transports terrestres ;

– 4 009 732 € en AE et en CP pour le programme 197 – Régimes de retraite et de sécurité sociale des marins ;

– 5 296 956 € en AE et en CP pour le programme 195 – Régimes de retraite des mines, de la SEITA et divers.

Art. ART. 10 QUATER 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 quater vise à instaurer une incitation fiscale afin d’encourager le taux d’utilisation du matériel agricole par le recours à la mutualisation de ces équipements au sein de coopératives agricoles, selon la rédaction issue des travaux de l’Assemblée.
 
La fiscalité actuelle ne soutient ni la compétitivité ni la sobriété des exploitations et de l’agriculture en matière d’agroéquipements.
 
Afin de répondre aux enjeux économiques, écologiques et limiter la sur-mécanisation potentiellement subventionnée par ailleurs, il apparaît nécessaire d’améliorer le taux d’utilisation du matériel agricole, dont le coût global de mécanisation atteint aujourd’hui près de 18 milliards d’euros pour les exploitations françaises. L’extension de ce crédit d’impôt aux entreprises de travaux agricoles serait de nature à favoriser un meilleur taux d’utilisation du matériel agricole, permettant ainsi de corriger ce déséquilibre. Ce crédit, imputable sur l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, et remboursable pour le solde non utilisé, inciterait les exploitants à recourir aux entreprises de travaux agricoles, dont le taux d’utilisation du matériel agricole est le plus élevé et répond donc à cette logique de lutte contre la sur-mécanisation.
 
Puisque cet article 10 quaterdecies ne crée ce crédit d’impôt qu’au bénéfice des CUMA exclusivement, il apparait indispensable d’un point de vue du droit de la concurrence que les entreprises de travaux agricoles puissent en bénéficier. Il s’agit d’une question d’équité : il n’y a pas de logique à ce qu’un acteur économique soit favorisé au détriment d’un autre.
 
Ce dispositif favoriserait une réduction des charges de mécanisation et encouragerait une utilisation plus responsable des équipements agricoles et contribuant ainsi aux objectifs de transition énergétique.
 
Cet amendement vise donc à ouvrir aux entreprises de travaux agricoles le bénéfice du crédit d’impôt et à modifier sa source de financement par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 10, substituer au mot : 

« collective »

le mot : 

« optimisée ». 

II. – En conséquence, à l’alinéa 11, substituer au mot : 

« collective »

le mot : 

« optimisée ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer au mot : 

« collective »

le mot : 

« optimisée ».

IV. – En conséquence, compléter le même alinéa 12 par les mots : 

« ou au titre des prestations et travaux mécanisés facturés par les entreprises de travaux agricoles. »

V. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

« VII. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû. »

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 1 454 093 106 € en AE et 1 433 693 671 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 707 978 354 € en AE et 705 976 984 € en CP pour le programme 150 – Formations supérieures et recherche universitaire, dont 2 256 890 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 150 605 426 € en AE et 149 915 490 € en CP pour le programme 231 – Vie étudiante ;

– 398 221 979 € en AE et 381 876 268 € en CP pour le programme 172 – Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ;

– 85 917 099 € en AE et 85 917 099 € en CP pour le programme 193 – Recherche spatiale ;

– 68 716 611 € en AE et 69 091 869 € en CP pour le programme 190 – Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables ;

– 25 024 563 € en AE et 25 210 563 € en CP pour le programme 192 – Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle ;

– 6 975 891 € en AE et 6 975 891 € en CP pour le programme 191 – Recherche duale (civile et militaire) ;

– 10 653 183 € en AE et 8 729 507 € en CP pour le programme 142 – Enseignement supérieur et recherche agricoles, dont 1 346 303 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 255 649 063 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 9 332 230 € en CP pour le programme 421 – Soutien des progrès de l'enseignement et de la recherche ;

– 1 495 514 € en CP pour le programme 422 – Valorisation de la recherche ;

– 6 354 690 € en CP pour le programme 423 – Accélération de la modernisation des entreprises ;

– 174 555 188 € en CP pour le programme 424 – Financement des investissements stratégiques ;

– 63 911 441 € en CP pour le programme 425 – Financement structurel des écosystèmes d'innovation.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 357 777 674 € en AE et 363 243 292 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 141 671 082 € en AE et 142 822 117 € en CP pour le programme 177 – Hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables ;

– 80 630 678 € en AE et 80 630 678 € en CP pour le programme 109 – Aide à l'accès au logement ;

– 89 435 471 € en AE et 94 415 711 € en CP pour le programme 135 – Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat ;

– 12 933 031 € en AE et 12 254 708 € en CP pour le programme 112 – Impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire, dont 40 536 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 29 511 786 € en AE et 29 511 786 € en CP pour le programme 147 – Politique de la ville, dont 95 717 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 3 595 626 € en AE et 3 608 292 € en CP pour le programme 162 – Interventions territoriales de l'État.

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 31 615 259 € en AE et 33 089 866 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 28 025 149 € en AE et 29 432 755 € en CP pour le programme 129 – Coordination du travail gouvernemental, dont 1 599 449 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 3 590 110 € en AE et 3 657 111 € en CP pour le programme 308 – Protection des droits et libertés, dont 352 485 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. APRÈS ART. 10 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 77 568 813 € en AE et 77 723 657 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 9 757 863 € en AE et 9 912 707 € en CP pour le programme 204 – Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins, dont 3 500 € de titre 2 en AE et en CP ;

– 56 557 950 € en AE et 56 557 950 € en CP pour le programme 183 – Protection maladie ;

– 11 253 000 € en AE et 11 253 000 € en CP pour le programme 379 – Compensation à la Sécurité sociale du coût des dons de vaccins à des pays tiers et reversement des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR).

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de limiter la dégradation du déficit public de 4,7% du PIB dans le texte initial à 5 % du PIB, le rapporteur général de la commission des finances propose un rabot général des dépenses de l'État hors missions régaliennes et hors dépenses contraintes.

Le taux de ce rabot s'élève à 0,5% pour les dépenses de personnel et les dépenses relatives au versement de prestations sociales, et à 4,65% pour les autres catégories de dépenses.

Les dépenses de la mission s'en trouvent affectées à hauteur de 739 089 298 € en AE et 776 003 990 € en CP, répartis de la façon suivante :

– 311 204 928 € en AE et 314 604 697 € en CP pour le programme 102 – Accès et retour à l'emploi ;

– 378 910 345 € en AE et 406 757 250 € en CP pour le programme 103 – Accompagnement des mutations économiques et développement de l'emploi ;

– 1 906 400 € en AE et 3 588 237 € en CP pour le programme 111 – Amélioration de la qualité de l'emploi et des relations du travail ;

– 47 067 625 € en AE et 51 053 806 € en CP pour le programme 155 – Soutien des ministères sociaux, dont 5 386 395 € de titre 2 en AE et en CP.

Art. ART. 69 07/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010.

La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M € par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques.

Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français.

Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M € par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées.

La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ». Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation.

En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France.

Dispositif

Supprimer les alinéas 9 à 11.

Art. ART. 36 07/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Au début de la quatrième colonne de la ligne 92 du tableau de l’alinéa 2, ajouter les mots : 

« Éco-organisme de la ».

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale.

Le montant des crédits de la mission est maintenu à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à + 101 000 000 € en AE et + 66 000 000 € en CP sur le programme 110 – Aide économique et financière au développement ; et à – 101 000 000 € en AE et – 66 000 000 € en CP sur le programme 209 – Solidarité à l'égard des pays en développement.

Art. APRÈS ART. 3 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 10 TER 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 13 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement a pour objet de s’opposer à un nouveau durcissement du malus automobile prévu à compter de 2028.

L’article 13 institue en effet une hausse de la fiscalité automobile, qui pèserait directement sur les ménages, en particulier ceux dépendant de véhicules familiaux, souvent plus lourds et indispensables aux déplacements du quotidien. Une telle évolution risque d’accentuer les contraintes pesant sur des foyers qui ne disposent pas d’alternative crédible à l’usage de la voiture.

Au-delà de son impact sur les usagers, cette trajectoire fiscale crée une incertitude préjudiciable pour l’ensemble de la filière automobile. L’industrie a besoin de visibilité, de stabilité législative et de règles durables pour adapter ses investissements, ses chaînes de production et ses stratégies d’innovation. La multiplication des durcissements programmés fragilise cette capacité d’adaptation et nuit à la compétitivité du secteur.

Dans ce contexte, le présent amendement vise à supprimer les barèmes applicables en 2028 au titre du malus CO₂, de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, afin de préserver à la fois le pouvoir de mobilité des familles et la nécessaire stabilité réglementaire dont l’industrie automobile a impérativement besoin.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 9 à 16.

II. – En conséquence, supprimer la dernière ligne du tableau de l’alinéa 19.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 40 à 46.

IV. – En conséquence, supprimer les alinéas 57 et 58.

V. – En conséquence, à l’alinéa 78, substituer aux mots :

« 9° et des b et c »,

les mots :

« du b ».

VI. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du rapporteur général de la commission des finances rétablit les crédits de la mission dans leur version initiale, en conservant plusieurs amendements adoptés par le Sénat :

– l'amendement II-569 rect. bis de Mme Tetuani et plusieurs de ses collègues ;

– l'amendement II-2121 rect. bis de M. Naturel et plusieurs de ses collègues ainsi que ses identiques.

Le montant des crédits de la mission, maintenu au même niveau que dans le texte du Sénat, est supérieur de 190 000 euros à son niveau initial.

L'évolution des crédits par rapport au texte du Sénat s'élève à – 12 000 000 € en AE et en CP sur le programme 166 – Justice judiciaire ; à + 4 000 000 € en AE et en CP sur le programme 182 – Protection judiciaire de la jeunesse ; à – 15 000 000 € en AE et en CP sur le programme 101 – Accès au droit et à la justice ; et à + 23 000 000 € en AE et en CP sur le programme 310 – Conduite et pilotage de la politique de la justice.

Art. APRÈS ART. 12 OCTODECIES 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 27 SEPTIES 07/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 07/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 10 OCTIES 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 793 du CGI prévoit une exonération de 75 % de la valeur des bois et forêts et des parts de groupement forestier en cas de transmission à titre gratuit. Depuis sa création, ce dispositif distingue la valeur du sol de la valeur des arbres afin de taxer aux droits de mutation la seule valeur du sol estimée à 25 %. La valeur des arbres est quant à elle taxée à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du forfait forestier.
 
Cette distinction entre le sol et les arbres a été mise en place afin de dissuader les propriétaires de pratiquer des coupes excessives avant de transmettre les biens, et ainsi de diminuer la valeur des biens transmis. Il s’agit donc d’une mesure de protection de la surface forestière.
 
Par ailleurs, l’application d’un document de gestion durable pour une durée de trente ans à compter de la transmission est une condition pour bénéficier de l’exonération et vise avant tout à assurer une gestion durable et multifonctionnelle (économique, sociale et environnementale) en forêt privée, ce qui garantit une gestion équilibrée et permet l’adaptation progressive des forêts au changement climatique.
 
L’article 10 octies vient remettre en cause ce raisonnement, en conditionnant l’application de ce taux à la mise en œuvre d’une gestion sylvicole contribuant significativement l’augmentation du puits de carbone ou à l’amélioration de l’état de conservation de l’habitat forestier. Au-delà du fait que ces critères sont subjectifs et très difficilement vérifiables, ce texte conduit à une remise en cause de l’esprit du texte non souhaitable.
 
Il convient donc de supprimer purement et simplement cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.
 

Art. ART. 2 TER 07/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préserver la neutralité de l’impôt sur le revenu face à l’inflation. Il prévoit l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que de l’ensemble des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d’inflation fixée à 1,1 % pour l’année 2025.

Il propose également d’ajuster, dans les mêmes proportions, les limites des tranches de revenus applicables aux grilles de taux par défaut du prélèvement à la source, afin d’assurer une cohérence complète entre le barème de l’impôt sur le revenu et ses modalités de recouvrement.

En l’absence de revalorisation, l’impôt sur le revenu augmenterait mécaniquement sous l’effet de l’inflation. Une telle situation reviendrait à accroître la pression fiscale de manière indirecte et non assumée, entraînant une érosion du pouvoir d’achat.

L’indexation du barème constitue une exigence de justice fiscale et de lisibilité pour les ménages. Elle permet d’éviter toute augmentation dérobée de l’impôt et de garantir que l’évolution de la fiscalité demeure transparente et cohérente avec la réalité économique.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase du second alinéa de l’article 196 B, le montant : « 6 794 € » est remplacé par le montant : « 6 869 € » ;

« 2° Le I de l’article 197 est ainsi modifié :

« a) Le 1 est ainsi modifié :

« – au premier alinéa et deuxième alinéas, le montant : « 11 497 € » est remplacé par le montant : « 11 624 € » ;

« – à la fin du deuxième et au troisième alinéas, le montant : « 29 315 € » est remplacé par le montant : « 29 638 € » ;

« – à la fin du troisième et à l’avant-dernier alinéas, le montant : « 83 823 € » est remplacé par le montant : « 84 745 € » ;

« – à la fin des avant-dernier et dernier alinéas, le montant : « 180 294 € » est remplacé par le montant : « 182 278 € » ;

« b) Le 2 est ainsi modifié :

« – au premier alinéa, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 1 811 € » ;

« – à la fin de la première phrase du deuxième alinéa, le montant : « 4 224 € » est remplacé par le montant : « 4 270 € » ;

« – à la fin du troisième alinéa, le montant : « 1 069 € » est remplacé par le montant : « 1 081 € » ;

« – à la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le montant : « 1 785 € » est remplacé par le montant : « 1 805 € » ;

« – à la première phrase du dernier alinéa, le montant : « 1 993 € » est remplacé par le montant : « 2 015 € » ;

« c) Le a du 4 est ainsi modifié :

« – le montant : « 889 € » est remplacé par le montant : « 899 € » ;

« – le montant : « 1 470 € » est remplacé par le montant : « 1 486 € ».

« 3° Le 1 du III de l’article 204 H est ainsi modifié :

« a) Le tableau du a est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 1 638 €

0 %

Supérieure ou égale à 1 638 € et inférieure à 1 701 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 1 701 € et inférieure à 1 811 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 1 811 € et inférieure à 1 932 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 1 932 € et inférieure à 2 065 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 065 € et inférieure à 2 175 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 175 € et inférieure à 2 319 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 2 319 € et inférieure à 2 744 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 2 744 € et inférieure à 3 141 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 3 141 € et inférieure à 3 538 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 3 538 € et inférieure à 3 976 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 3 976 € et inférieure à 4 699 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 4 699 € et inférieure à 5 635 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 5 635 € et inférieure à 6 951 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 6 951 € et inférieure à 8 807 €

20 %

Supérieure ou égale à 8 807 € et inférieure à 12 024 €

24 %

Supérieure ou égale à 12 024 € et inférieure à 16 556 €

28 %

Supérieure ou égale à 16 556 € et inférieure à 25 991 €

33 %

Supérieure ou égale à 25 991 € et inférieure à 54 673 €

38 %

Supérieure ou égale à 54 673 €

43 %

« b) Le tableau du b est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 1 878 €

0 %

Supérieure ou égale à 1 878 € et inférieure à 1 993 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 1 993 € et inférieure à 2 195 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 2 195 € et inférieure à 2 397 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 2 397 € et inférieure à 2 647 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 647 € et inférieure à 2 791 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 791 € et inférieure à 2 887 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 2 887 € et inférieure à 3 177 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 3 177 € et inférieure à 3 928 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 3 928 € et inférieure à 5 026 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 5 026 € et inférieure à 5 708 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 5 708 € et inférieure à 6 612 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 6 612 € et inférieure à 7 922 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 7 922 € et inférieure à 8 807 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 8 807 € et inférieure à 10 009 €

20 %

Supérieure ou égale à 10 009 € et inférieure à 13 765 €

24 %

Supérieure ou égale à 13 765 € et inférieure à 18 289 €

28 %

Supérieure ou égale à 18 289 € et inférieure à 27 914 €

33 %

Supérieure ou égale à 27 914 € et inférieure à 61 014 €

38 %

Supérieure ou égale à 61 014 €

43 %

« c) Le tableau du c est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 2 012 €

0 %

Supérieure ou égale à 2 012 € et inférieure à 2 175 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 2 175 € et inférieure à 2 424 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 2 424 € et inférieure à 2 734 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 2 734 € et inférieure à 2 839 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 839 € et inférieure à 2 936 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 936 € et inférieure à 3 032 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 3 032 € et inférieure à 3 369 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 3 369 € et inférieure à 4 649 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 4 649 € et inférieure à 6 016 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 6 016 € et inférieure à 6 786 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 6 786 € et inférieure à 7 874 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 7 874 € et inférieure à 8 661 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 8 661 € et inférieure à 9 597 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 9 597 € et inférieure à 11 137 €

20 %

Supérieure ou égale à 11 137 € et inférieure à 14 983 €

24 %

Supérieure ou égale à 14 983 € et inférieure à 18 958 €

28 %

Supérieure ou égale à 18 958 € et inférieure à 30 543 €

33 %

Supérieure ou égale à 30 543 € et inférieure à 64 469 €

38 %

Supérieure ou égale à 64 469 €

43 %

« II. – Les 1° et 2° du I s’appliquent à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes.

« III. – Le 3° du I s’applique aux revenus perçus ou réalisés à compter du premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 07/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à ce que l’action 04 « Gestion économique et sociale de l’après-mines » du programme 174 consacre des crédits au versement des indemnités garanties par les articles 22 et 23 du décret n° 46-1433 du 14 juin 1946 relatif au statut du personnel des exploitations minières et assimilées et dues aux anciens mineurs et à leurs ayant droit ayant souscrit un contrat de capitalisation.

Il vise ainsi à remédier à une situation particulièrement pénalisante pour les anciens mineurs ayant opté pour le rachat des indemnités de logement et / ou de chauffage dans le cadre d’un contrat de capitalisation.
Au terme de l’amortissent du capital réel perçu par ces anciens mineurs dans le cadre du contrat de capitalisation, le versement des indemnités prévues aux articles 22 et 23 du décret précité auraient dû reprendre, ce qui n’a pas été le cas.

Cet amendement vise donc à permettre le versement des prestations de logement et de chauffage dues et, le cas échéant, le rattrapage des montants non perçus pour les anciens mineurs et leurs ayant droit qui auraient dû en bénéficier. Cette dotation de 12,8 millions d’euros correspond au nombre total de bénéficiaires ayant atteint l’âge de capitalisation.
Les crédits nouveaux abonderont le budget de l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM) qui assurera le versement de ces prestations aux mineurs et à leurs ayants-droit bénéficiaires.

Afin d’assurer la recevabilité budgétaire de cet amendement, les crédits de l’action 07 « Pilotage, support, audit et évaluations » du programme « Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables » sont minorées de 12,8 M€ en AE et en CP. L’action 04 « Gestion économique et sociale de l’après-mines » du Programme 174 « Énergie, climat et après-mines » est quant à elle abondée de 12,8 M€ en AE et en CP.

Les auteurs de l’amendement tiennent à souligner qu’ils ne souhaitent en aucun cas réduire les crédits de l’action « Pilotage, support, audit et évaluations » du programme « Conduite et pilotage des politiques de l’écologie, du développement et de la mobilité durables » mais qu'ils y sont contraints par les règles de recevabilité financière.

Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationale Encadrement Mines et l’Association des Communes minières de France.

Art. ART. 12 OCTODECIES 06/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Aujourd’hui, de nombreux malades atteints par la maladie de Lyme sont en errance thérapeutique et la prise en charge comme le traitement de cette maladie divisent la communauté scientifique. Cette division contribue à alimenter le trouble chez les patients et nombre de praticiens, ce qui suffit à justifier le besoin d’apporter des crédits conséquents à la recherche sur cette maladie, d’autant que le nombre de cas recensés est en hausse (67 000 cas en 2018 contre 45 000 en 2017). Les financements dédiés à la maladie de Lyme sont globalement insuffisants et répartis sur un grand nombre de projets disparates - comme l'a mis en lumière le rapport d'information portant sur la prise en charge des patients, présenté, lors d'une précédente législature, par Nicole Trisse, Vincent Descoeur et Jeanine Dubié - (environ 6 millions d’euros seulement recensés par le comité de pilotage au 1er janvier 2020, dispersés sur 45 projets différents). Tous les acteurs partagent ce diagnostic et demandent une hausse des financements dédiés. Il y a donc urgence à doter l’INSERM des moyens nécessaires pour mener à bien des travaux de recherche fondamentale et appliquée dans le cadre du plan « Maladie de Lyme ». L’objet de cet amendement est de donner les moyens nécessaires à la recherche pour pouvoir apporter des réponses aux patients et aux associations qui les représentent. Il est ainsi proposé de flécher 10 millions d’euros de crédits supplémentaires vers l’action 15 « Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé » du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires » afin d’abonder la subvention pour charges de service public de l’INSERM ; réduisant, pour compenser, de 10 millions d’euros les crédits de l’action 17« Recherche » au sein du programme 150 «Formations supérieures et recherche universitaire".

Art. ART. 65 06/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

L'article 65 propose de supprimer la prise en charge par l'État de la part salariale des cotisations sociales dues par les apprentis dans le secteur public non industriel et commercial.

Cette mesure représenterait une économie pour l'État de 17 millions d'euros, répartie sur les dépenses de personnel de l'ensemble des ministères, justifiée par le fait qu'une telle prise en charge n'existe que dans le secteur public et non dans le secteur privé.

Elle conduirait néanmoins à une perte de salaire importante pour les 11 000 apprentis du secteur public concernés (en moyenne, environ 177 euros sur un salaire mensuel de 1 800 euros).

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 73 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, après la seconde occurrence du mot :

 « territoriales »,

 ajouter les mots :

 « de Nouvelle-Calédonie ».

 II. – En conséquence, après le mot :

 « groupements »,

 supprimer la fin du même alinéa.

 III. – Après le mot :

 « Nouvelle-Calédonie, »,

 supprimer la fin de l’alinéa 6.

Art. ART. 13 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article restreint le bénéfice du suramortissement visant à soutenir l’acquisition de poids lourds et de véhicules utilitaires légers peu polluants et la transformation de ces véhicules à motorisation thermique en véhicules à motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible à hydrogène, aux véhicules affectés à une activité en France.

Dans la mesure où une telle restriction n'est pas conforme au droit européen, il est proposé de la supprimer.

 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 65 QUINQUIES 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent texte instaure une « taxe casseurs » via une surprime d’assurance destinée à couvrir les dégradations liées aux émeutes urbaines.

Cette disposition est injuste car elle ferait payer nos concitoyens deux fois pour leur sécurité, alors qu’ils y contribuent bien évidemment déjà par le biais de l’impôt.

Elle les pénaliserait pour les actes d’une minorité délinquante !

Il est préférable d’appliquer un principe de « casseur-payeur » qui cible directement les auteurs des violences urbaines.

L’amendement proposé supprime en conséquence l'article 65 quinquies de ce PLF.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 67 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement a pour objet d’instaurer un délai de résidence de trois ans en situation pour les étrangers en situation régulière non ressortissants de l’UE afin de bénéficier des aides personnelles au logement (APL).

Il s’inscrit dans une logique similaire à celle déjà appliquée au RSA et va dans le sens des décisions du Conseil constitutionnel, qui a jugé le délai de cinq ans disproportionné.

Ce délai à trois ans respecte donc le cadre constitutionnel tout en réalisant des économies budgétaires significatives, estimées à plusieurs milliards d’euros.

Le bénéfice de la solidarité nationale en arrivant sur le territoire national doit répondre à cette condition et ne doit en aucun cas relever d’un quelconque automatisme.

Tel est l’objet de cet amendement

Dispositif

À la fin de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« remplissant les conditions prévues au deuxième alinéa du même article L. 512‑2, à l’exception des ressortissants étrangers, titulaires d’un visa de long séjour ou d’un titre de séjour, mentionnés aux articles L. 422‑1 à L. 422‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne remplissant pas les conditions d’études, d’âge, de diplôme, de nationalité, de ressources ou de mérite pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux »,

les mots :

« justifiant de trois ans de résidence au sens de l’article L. 111‑2‑3 du code de la sécurité sociale. Cette condition n’est pas applicable aux réfugiés, aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux apatrides ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement propose de réduire de 100 000 millions d’euros en autorisation d’engagement et en crédit de paiement l'action 02 "Soutien à la démocratisation et à l'éducation artistique et culturelle" du programme « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » au profit de l’action 3 « Patrimoine des musées de France » du programme "Patrimoines", notamment pour mieux assurer leur entretien et leur sécurité.

Le bilan du Pass culture réalisé par la Cour des comptes a conclu à un dispositif cher, aux effets limités. La dépense budgétaire du Pass culture s’établissait à 93 millions d’euros en 2021 pour monter à 244 millions d’euros en 2024.  Il atteint 273 millions d’euros en crédits de paiement dans ce PLF 2026. Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 0,5 million d’euros en 2019 à 24 millions d’euros en 2024 et sont constituées, pour l’essentiel, du poids de la masse salariale s’élevant à 166 employés et atteignant 11,3 millions d’euros fin 2023. Les dépenses de personnel étaient de 7,77 millions d'euros en 2022, et avaient déjà progressé de 58,8 % par rapport à 2021…

Censé rapprocher les jeunes de la culture, le pass culture finance souvent les mangas (54 %), le cinéma (18 %) ou les instruments de musique (8 %), mais aussi des jeux vidéo ou des abonnements à des services de vidéos à la demande, c’est-à-dire indirectement l’industrie du cinéma américain ou des géants étrangers du net ou de la distribution. Beaucoup de ses utilisateurs achètent également des objets revendables.

Cet argent serait beaucoup mieux utilisé en étant consacré à l’entretien et la sécurité de nos musées, parfois victimes de dégradations et de vols.

Ces problématiques sont malheureusement souvent trop oubliées. Il est à noter que parmi les actions prévues pour le musée du Louvre dans le cadre de ce PLF 2026, aucune re porte sur un renforcement de sa sécurité. Les objectifs mis en avant sont la conception d’ « une programmation culturelle renouvelée » pour « reconnecter le Louvre avec la cité et avec son temps », « attirer des artistes de toutes les disciplines » ou encore « se réaffirmer comme lieu de rencontres et de débats. »

Il est temps de faire de l’entretien, la valorisation et la sécurité de nos musées une priorité. Tel est l’objet du présent amendement.

Art. ART. 69 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 10 QUINQUIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 quinquies vise à élargir le crédit d’impôt au titre des dépenses engagées afin d’assurer le remplacement des exploitants agricoles aux dépenses engagées par un maire d’une commune de moins de 1 000 habitants exerçant à titre principal une activité d’exploitant agricole pour son remplacement, dans la limite de 12 jours par an, avec un taux de 50 %.

Cependant, cet article est déjà satisfait par le dispositif existant, car le crédit d’impôt au titre des dépenses de remplacement des exploitants agricoles couvre tout cas de remplacement, dans la limite de 17 jours par an, et avec un taux de 60 %.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement prévoit de retirer 54 millions d’euros, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, à l'action n°01 : "Aide juridictionnelle" du programme n°101 : "Accès au droit et à la justice" et de les attribuer à l'action n°1 « Garde et contrôle des personnes placées sous-main de justice » au sein du programme 107 « Administration pénitentiaire ».

L’aide juridictionnelle, aide financière ou juridique que l'État accorde aux justiciables dont les revenus sont insuffisants pour accéder à la justice, voit ses crédits augmenter encore cette année, pour atteindre un coût de plus de 714 millions d’euros, soit 54 millions d’euros de plus par rapport à 2025. Cette aide n’était pas accessible aux personnes en situation irrégulière sur notre territoire avant une décision prise par le Conseil constitutionnel le 28 mai 2024, permettant désormais aux clandestins d’y accéder.
Au vu du nombre d’étrangers présents illégalement en France, cet élargissement de l’aide juridictionnelle laisse craindre une explosion de son coût, qui est déjà exponentiel.

Or, il est totalement inacceptable que les Français financent les frais de justice des personnes qui se maintiennent illégalement sur notre territoire. Le fait que de l’argent public puisse être utilisé pour payer par exemple les frais d’avocat d’une personne concernée par une mesure d’éloignement (OQTF, ITF, expulsion…) pour trouble à l’ordre public, dans le but de permettre à celle-ci de contrer les décisions de l’Etat et de se maintenir sur le territoire malgré le danger qu’elle représente pour la société, est aberrant.

Cet amendement retire donc les 54 millions de crédits supplémentaires accordés cette année à l’aide juridictionnelle pour les allouer à l’administration pénitentiaire. Alors que l’on recense chaque année environ 4500 agressions physiques de surveillants pénitentiaires, il convient de se doter des moyens nécessaires pour améliorer la surveillance des détenus et la protection des surveillants, mais aussi pour mieux répondre aux enjeux de la gestion des détenus radicalisés ou encore poursuivre le déploiement de dispositifs de sécurité (brouilleurs, dispositifs anti-drones...) dans les établissements sensibles.

 

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à transférer les crédits de l’action n°11 « Accueil des étrangers primo arrivants » du programme 104 « Intégration et accès à la nationalité française » à hauteur 50 000 000 d’euros, vers l’action n°3 « Lutte contre l’immigration irrégulière » du programme 303 « Immigration et Asile ». 

Les crédits accordés à l’intégration et l’accès à la nationalité française ont encore augmenté dans ce PLF 2026. Or, pour accueillir mieux les étrangers primo-arrivants, il est avant tout essentiel d’accueillir moins.

Selon le rapport annuel de l’Ofpra, le nombre de demandes d’asile a été de 153 715 en 2024, soit une hausse de 7,8 % par rapport à 2023. Alors qu’en renforçant ses contrôles aux frontières et en limitant les aides financières accordées aux migrants, l’Allemagne a assisté à une chute de 50 % des demandes entre le mois de juillet 2024 et le mois de mars 2025, le nombre de demandes d’asile ne cesse donc d’augmenter en France, pays européen qui accorde les prestations sociales les plus élevées aux demandeurs d’asile ne pouvant être placés en centre d’hébergement. Ce sont 426 euros qui sont alloués en France contre 367 euros en Allemagne et 365 euros en Autriche. De plus, sur le sol français, les étrangers en situation irrégulière dont le nombre est estimé à 700 000 peuvent également bénéficier de soins médicaux et hospitaliers sans frais grâce à l’aide médicale d’État. 

Alors que l’immigration atteint dans notre pays un record et dépasse largement nos capacités d’intégration, la priorité n’est donc pas de créer des conditions d’accueil toujours plus favorables, mais de lutter contre ces arrivées massives sur notre territoire, et de renforcer les contrôles aux frontières, les mesures d’éloignement et la lutte contre la fraude documentaire et à l’identité.

Cet amendement propose donc d’augmenter significativement les moyens qui sont consacrés à la lutte contre l’immigration irrégulière.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement propose de réduire de 100 000 millions d’euros en autorisation d’engagement et en crédit de paiement l'action 02 "Soutien à la démocratisation et à l'éducation artistique et culturelle" du programme « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture » au profit de l'action 2 "Architecture et sites patrimoniaux" du programme « Patrimoines ».

Le décret du 27 février 2025 a instauré plusieurs modifications du pass Culture.

Le montant de la part individuelle allouée aux jeunes de 17 et de 18 ans est désormais de 50 € pour les jeunes âgés de 17 ans et de 150 € pour les jeunes âgés de 18 ans, et est  allouée pour partie en fonction de critères sociaux. La part individuelle destinée aux 15-16 ans est quant à elle supprimée.

Le dispositif accordait jusqu'à maintenant un crédit annuel individuel à tous les jeunes de 15 à 18 ans (20 € à 15 ans, 30 € à 16 et 17 ans, 300 € à 18 ans).

Cet amendement propose de supprimer totalement la part individuelle de ce dispositif pour ne conserver que la part collective

En effet, le bilan du Pass culture réalisé par la Cour des comptes a conclu à un dispositif cher, aux effets limités. La dépense budgétaire du Pass culture s’établissait à 93 millions d’euros en 2021 pour monter à 244 millions d’euros en 2024.  Il atteint 273 millions d’euros en crédits de paiement dans ce PLF 2026. Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 0,5 million d’euros en 2019 à 24 millions d’euros en 2024 et sont constituées, pour l’essentiel, du poids de la masse salariale s’élevant à 166 employés et atteignant 11,3 millions d’euros fin 2023. Les dépenses de personnel étaient de 7,77 millions d'euros en 2022, et avaient déjà progressé de 58,8 % par rapport à 2021…

Censé rapprocher les jeunes de la culture, le pass culture finance souvent les mangas (54 %), le cinéma (18 %) ou les instruments de musique (8 %), mais aussi des jeux vidéo ou des abonnements à des services de vidéos à la demande, c’est-à-dire indirectement l’industrie du cinéma américain ou des géants étrangers du net ou de la distribution. Beaucoup de ses utilisateurs achètent également des objets revendables… .

Cet argent serait beaucoup mieux utilisé à financer des sites patrimoniaux ou culturels français pour renforcer leur attractivité pour tous et particulièrement pour les jeunes, ou simplement pour assurer leur entretien.

La mission « Patrimoine en péril » de 2018 a permis de recenser 3 500 monuments historiques en danger sur les 44 000 répertoriés, soit environ 8% des monuments. Ce chiffre est sous-estimé selon l’observatoire du patrimoine religieux (OPR) qui dénombre 5 000 édifices religieux en péril. La Cour des comptes a publié en juin 2022 un rapport sur "la politique de l'État en faveur du patrimoine monumental". Il constate qu’un quart des monuments historiques est dans un état préoccupant. L’urgence est donc d’allouer des moyens supplémentaires à leur entretien et à leur préservation. Dans le budget 2024 du ministère de la Culture, les crédits alloués à la préservation des monuments historiques étaient de 507 millions d’euros.

Cet amendement propose donc de supprimer les crédits accordés au Pass Culture pour les attribuer à l’entretien et à la préservation du patrimoine architectural français.

Art. AVANT ART. 71 BIS A 06/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à retirer 600 millions d’euros de l’action 1 « Aide Médicale d’État » du programme 183 « Protection maladie » et de les reporter sur l’action 14 « Prévention des maladies chroniques et qualité de vie des malades » du programme 204 « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins ».

L’aide médicale de l’État (AME), qui permet aux étrangers en situation illégale de bénéficier de la prise en charge à 100 % de leurs frais médicaux et hospitaliers sur un panier de soins très large, suscite des remises en cause particulièrement légitimes dans la situation actuelle.

Depuis 2015, le nombre de bénéficiaires de cette aide a augmenté de près de 40 % et Le nombre d’ayants droit de 60 %, sans aucune contribution à notre système médical. On dénombre actuellement près de 470 000 bénéficiaires de l’AME. Son budget s’envole de manière exponentielle, atteignant 1,2 milliards d’euros dans le PLF 2026, alors qu’il était de 678 millions d’euros il y a 10 ans.

Les Français ne peuvent entendre que l’on mette davantage à contribution nos entreprises et nos concitoyens qui travaillent ou ont travaillé toute leur vie, et que l’on finance la hausse du coût des soins de personnes qui violent nos lois.

D’autre part, l’AME couvre bien plus que les urgences de santé et la prévention d’épidémies potentielles. Elle finance sans contrepartie des soins non urgents comme des prothèses de hanche ou des anneaux gastriques, constituant ainsi l’un des moteurs puissants d’une pompe aspirante de l’immigration illégale et encourageant les bénéficiaires à y demeurer.

Les actes, les produits et les prestations dont le service médical rendu n’a pas été qualifié comme répondant à une urgence vitale ou à un risque épidémiologique grave, ou comme étant destiné directement au traitement ou à la prévention d’une maladie, doivent être exclus de toute prise en charge.

Cet amendement vise donc à diminuer significativement les crédits attribués à l’AME en recentrant cette aide aux seuls soins urgents, et à les reporter sur les actions en faveur de la prévention des maladies chroniques et de la qualité de vie des malades.

Art. ART. 65 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« La rupture conventionnelle »

la référence :

« L’article L. 552‑1 ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à retirer 550 millions d’euros à la mission « Immigration, Asile et Intégration », en supprimant les crédits alloués aux associations qui œuvrent afin de favoriser le maintien et la circulation des clandestins sur notre territoire, en particulier lorsque ceux-ci sont concernés par une mesure d’éloignement administrative. 

En 2016, 306 millions d’euros de subventions étaient accordés par l’État aux associations d’aide aux migrants dans le cadre de la mission « Asile, intégration et immigration » : depuis, cette somme a plus que triplé, puisque ce sont près de 981,2 millions d’euros qui leur ont été versés en 2022.

Or, certaines de ces associations agissent contre le respect de nos lois et la protection de nos concitoyens, en se mobilisant notamment pour empêcher que les mesures administratives d’éloignement (ITF, IRTF, expulsion, OQTF) qui concernent des étrangers présents illégalement sur notre territoire puissent être exécutées.

Il est inacceptable que l’État français soutienne, en leur accordant des subventions, des structures qui combattent ses lois et ses valeurs républicaines.

La Cimade, qui a perçu 6,5 millions d’euros de subventions et concours publics en 2022, s’était par exemple mobilisée pour empêcher l’expulsion de la famille de l’assaillant du professeur Dominique Bernard, alors qu’elle devait être expulsée en 2014.

Sur le site internet de cette association on trouve des conseils à l’attention des clandestins pour éviter les contrôles de police pour les personnes, ou des propositions d’aide pour contrer les mesures d’éloignement administratives (OQTF, IRTF, ITF...)

Cet amendement vise donc à couper les subventions publiques aux associations qui commettent des délits en aidant des étrangers en situation irrégulière à circuler et à se maintenir sur le territoire français, alors même que l’État a prononcé contre ces personnes une mesure d’éloignement administrative. La répartition de ces subventions aux associations au sein des programmes de la mission « Immigration, asile et intégration » n’étant pas clairement exposée, il prélève 350 millions d’euros sur l’action 2 « Garantie de l’exercice du droit d’asile » du programme 303 « immigration et asile », 150 millions d’euros sur l’action 11 « Accueil des étrangers primo arrivants » et 50 millions d’euros sur l’action 12 « Intégration des étrangers primo-arrivants » du programme 104 « intégration et accès à la nationalité française ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à transférer 35,8 millions de crédits de l’action « 02 – Actions en faveur de la jeunesse et de l’éducation populaire » du programme 163 « Jeunesse et vie associative », pour les orienter vers l’action n° 1 « Promotion du Sport pour le plus grand nombre » du programme 219 « Sport ».

Les crédits du programme 163 « Jeunesse et vie associative » s’élèvent, en 2026, à 626,6 M€ pour le financement de politiques en faveur des jeunes et des associations. Pour conforter les actions d’éducation populaire, il entend notamment porter des actions de soutien au secteur des colonies de vacances.

Or, les caisses d’allocations familiales (Caf) proposent déjà un dispositif d’aides aux vacances pour les jeunes issus de familles modestes, appelé Vacaf, à travers deux programmes : l’AVE (aide aux vacances enfants attribuée pour un séjour linguistique, sportif, artistique ou culturel) et l’AVF (aide aux vacances famille). Un pass colo peut également accordé aux enfants l’année de leurs 11 ans.

Plutôt que de mettre toujours plus de moyens sur des séjours ponctuels déjà financés de diverses manières, cet amendement propose de dédier une partie des crédits à la pratique sportive régulière pour tous.

Le budget alloué au Pass’Sport a été amputé de près de 35,8 millions d’euros pour cette rentrée, privant les 6/13 ans du bénéfice de ce dispositif.

Le recours à ce Pass’Sport était pourtant en progression, puisque 1,65 million de jeunes en ont bénéficié en 2024, contre 1,32 million en 2023. Le taux de recours a atteint 26 %, avec une part croissante de bénéficiaires qui sont des jeunes issus des zones rurales et des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Ce Pass’Sport permet de transmettre une culture sportive, les valeurs du sport et le goût de l’effort à une génération et à une société qui en ont dramatiquement besoin. Il convient donc de mettre la priorité sur le soutien à l’accès au sport dès le plus jeune âge, qui joue un rôle incomparable en matière de vivre-ensemble et de ciment social, véhicule des valeurs éducatives, collectives et d’exigence essentielles pour la construction de nos jeunes et leur permet de développer fortement leurs capacités à la fois physiques et psychiques, grâce au travail et à l’engagement de nos associations et fédérations sportives.

Cet amendement propose donc de promouvoir et de soutenir en priorité la pratique du sport pour tous et de rétablir les crédits amputés au Pass’Sport, afin de rouvrir le dispositif aux enfants de 6 à 13 ans.

C’est un enjeu sanitaire et culturel décisif pour la future génération.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à retirer 2 milliards au programme 304 action 11 – Prime d’activité et autres dispositifs.

Les dépenses liées aux minima sociaux s’élèvent à 30 milliards d’euros. Le RSA en constitue la part la plus importante : à lui seul, il représente 41 % de ces dépenses, pour un coût de 12,3 milliards d’euros, avec 1,85 millions de foyers bénéficiaires. Dans un contexte extrêmement tendu pour nos finances publiques, et alors que de nombreux secteurs connaissent des pénuries de main-d’œuvre, il est essentiel d’inciter autant que possible ceux qui le peuvent à reprendre une activité professionnelle.

Or, la persistance dans le RSA augmente fortement avec l’ancienneté, selon une étude de la Drees. Les bénéficiaires qui avaient moins de 1 an d’ancienneté fin 2010 sont restés en moyenne 3,9 ans au RSA, contre 5,6 ans pour ceux avec 2 ans d’ancienneté, 6 ans pour ceux avec 3 ans d’ancienneté et 6,9 ans pour ceux avec au moins 4 ans d’ancienneté. 

Il est donc essentiel d’inciter ces personnes à reprendre une activité, en cessant le versement du RSA au bout de 24 mois par exemple, sauf pour les bénéficiaires reconnus inaptes à exercer une activité professionnelle, en raison d’un handicap, d’une affection de longue durée ou d’une incapacité médicalement constatée. Cette disposition permettra d’économiser plusieurs milliards d’euros.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’objet de cet amendement est de réduire les crédits de l’action 2 « Aide économique et financière bilatérale » du programme 110 « Aide économique et financière au développement » , dont les CP s’élèvent à 600 millions, de 300 millions d’euros, en retirant les crédits en faveur des pays ne respectant pas leurs obligations vis-à-vis de la France, notamment en ce qui concerne la délivrance de laissez-passer consulaire (LPC).

En 2024, l’APD française au sens de l’OCDE s’est établie à 14,3 milliards d’euros, représentant 7,3 % de l’APD mondiale des 32 pays membres du CAD. Cette somme est considérable, et doit être réduite aux seules actions urgentes et essentielles, uniquement envers des pays qui nous respectent.

En effet, l’aide au développement est actuellement accordée à de nombreux pays sans être conditionnée au respect par ces pays de leurs obligations à l’égard du nôtre.

Chaque année, la France délivre entre 60000 et 135000 OQTF, mais ces expulsions sont souvent rendues impossibles car de nombreux pays refusent de délivrer les laissez-passer consulaires qui permettraient de renvoyer leurs ressortissants. Nous l’avons notamment constaté ces derniers mois avec l’Algérie, à qui nous consacrons chaque année plus de 130 millions d’euros dans le cadre de l’aide publique au développement, notamment pour financer les bourses des étudiants algériens en France. Or, ce pays ne délivre en moyenne que 10 à 12 % des laissez-passer demandés par la France.

Cet amendement propose donc de retirer aux pays qui empêchent l’expulsion de leurs ressortissants en situation irrégulière les crédits qui leur sont alloués dans le cadre de l’aide au développement.

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 6, soit neuf ans.

Dispositif

Compléter la première phrase de l’alinéa 12 par les mots :

« mentionnée à la première phrase du troisième alinéa du présent i. »

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à retirer 465 millions au programme 304 action 11 – Prime d’activité et autres dispositifs.

La prime exceptionnelle de fin d’année s’élève à 466,5 M€ Sont éligibles à cette aide les foyers bénéficiaires du RSA ainsi que les allocataires de France Travail qui perçoivent l’allocation de solidarité spécifique (ASS).

Cette prime exceptionnelle constitue une injustice vis-à-vis des personnes qui travaillent, notamment les ménages de classe moyenne, qui ont le sentiment de donner beaucoup et de ne pas recevoir en retour. 

De plus, dans un contexte extrêmement tendu pour nos finances publiques, et alors que de nombreux secteurs connaissent des pénuries de main-d’œuvre, il est essentiel d’inciter autant que possible ceux qui le peuvent à reprendre une activité professionnelle, cela en cessant la politique des chèques et aides exceptionnelles qui enferme les personnes dans l’inactivité et décourage le mérite et l’effort.

Art. ART. 69 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010. 

Cette disposition introduit une rétroactivité au 1er janvier 2025, que le Gouvernement justifie par la volonté de corriger un supposé déséquilibre contractuel et de réduire les dépenses publiques à hauteur de 150 M€ par an, une somme marginale au regard des bénéfices économiques, fiscaux et sociaux qu’apporte la filière solaire aujourd’hui (60000 emplois locaux, des recettes fiscales pour les collectivités, une réduction significative des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement.)

Sur le plan juridique, cette mesure menace la confiance des acteurs économiques dans la parole de l’Etat. L’Etat les a poussés à réaliser des investissements colossaux basés sur des contrats de long terme, à 20 ans. Il ne peut pas en changer les règles en cours de route, car cela place des acteurs économiques au bord de la faillite et dans des situations personnelles très difficiles alors qu’ils respectent les contrats à la lettre. Une telle disposition créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun acteur économique ne pourra envisager sereinement d’investir à long terme dans le secteur énergétique français. 

Enfin, cette mesure rétroactive aurait des effets disproportionnés pour la filière photovoltaïque d’un point de vue économique. L’article 69 parle d’une « rémunération excessive de certains contrats », mais il est important de noter que le matériel acheté par les investisseurs avant 2010 l’était à un tarif bien plus élevé que maintenant, et que les prêts qu’ils ont contractés était par conséquent particulièrement élevés et longs à amortir. Ceux qui ont pris des risques à l’époque en se lançant dans l’aventure, encouragé par l’Etat, sont sanctionnés aujourd’hui, ce qui constitue une profonde injustice Cette mesure risque de freiner l’investissement privé et de détourner les investisseurs vers d’autres pays européens offrant un cadre plus stable et prévisible, voire de pousser certains investisseurs à abandonner leur activité, alors que l’urgence est à la revalorisation du travail et à la lutte contre l’assistanat.

Le présent amendement vise donc à supprimer les dispositions de l’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 portant sur la révision de certains contrats de production photovoltaïque, afin de préserver la sécurité juridique des contrats conclus avec l’État, la confiance des investisseurs dans la stabilité du cadre public ainsi que la pérennité économique d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la réindustrialisation du pays.

 

Dispositif

Supprimer les alinéas 9 à 11.

Art. ART. 51 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement propose d’abonder l’action 01 du programme 754 « Contribution à l’équipement des collectivités territoriales pour l’amélioration des transports en commun, de la sécurité et de la circulation routières » de 50 000 000 euros en ponctionnant l’action 01 « Dispositifs de contrôle » du programme 751 « Structures et dispositifs de sécurité routière ».

Une dégradation de la qualité des routes en France a été constatée, à partir des années 2010. D'après le dernier observatoire national de la route, publié en 2023, 19% des routes nationales, et environ 10% des routes départementales et communales sont considérées en "mauvais état" en France. 

Dans le classement réalisé par le forum économique mondial, la France était encore numéro 1 en 2012 en ce qui concerne "la qualité des infrastructures routières", avant de rétrograder progressivement pour se classer à la 18e place en 2019. 

Dans un rapport publié en 2022, la Cour des comptes pointe par ailleurs un "suivi insuffisant » de l’état de notre réseau routier.

De nombreux pays ont fait le choix de réduire leur dispositif de contrôle-sanction de la vitesse (Angleterre), voire même de se passer complètement des radars automatiques (Danemark) et se trouvent parmi les meilleurs pays européens en termes de sécurité routière. En France, en revanche, le nombre de tués sur les routes est resté stable, et ce malgré des radars toujours plus nombreux et des amendes toujours plus dissuasives.

Pour réduire la sinistralité et la mortalité sur nos routes, cet amendement propose de mettre la priorité sur l’aménagement des zones accidentogènes, un meilleur entretien du réseau routier secondaire et la modernisation de nos infrastructures routières en général, plutôt que sur l’augmentation du nombre de radars.

Art. APRÈS ART. 79 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 46 06/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

L'article 46 prévoit que "les frais de justice criminelle, correctionnelle et de police sont à la charge de la personne physique ou de la personne morale condamnée." 

En revanche, il prévoit que ces frais restent à la charge de l’État pour les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle et pour les mineurs. 

Dans un souci de justice et d'équité, cet amendement exige que l'ensemble des délinquants et des criminels prennent en charge leurs frais de justice. 

Les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle doivent eux aussi assumer financièrement les conséquences de leurs actes.

Pour les mineurs, ces frais seront assumés par leurs tuteurs légaux.

 

Dispositif

I. – À l’alinéa 8, supprimer les mots :

« bénéficie de l’aide juridictionnelle ou qu’elle ».

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa 8, substituer aux mots :

« l’État »

les mots :

« ses tuteurs légaux ».

Art. APRÈS ART. 79 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 10 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 69 TER 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 69 TER 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 10 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement a pour objet d’exonérer réellement d’impôts, de droits et de prélèvements de toute nature les indemnités versées aux éleveurs dans le cadre des crises sanitaires animales, sans
condition liée au renouvellement du cheptel.

Le dispositif actuellement prévu à l’article 75-0 A du code général des impôts (CGI) s’avère inadapté face à l’ampleur des crises sanitaires récentes et à la diversité des situations rencontrées.

Les indemnités versées par l’État constituent un soutien vital pour des exploitations frappées de plein fouet, qui perdent l’intégralité de leur chiffre d’affaires en raison d’abattages sanitaires. Par
ailleurs, le respect par les éleveurs des mesures de prévention et de lutte contre les maladies animales contribue à la protection de l’ensemble du cheptel national. 

Ces exonérations ne doivent pas être subordonnées au renouvellement du cheptel. De nombreux éleveurs, confrontés à un abattage total prescrit par l’administration, ne sont pas en
mesure de reprendre leur activité. Dans la mesure où ces indemnités visent à réparer un préjudice, il serait contraire à leur nature indemnitaire d’en conditionner le bénéfice à la poursuite de la même
activité économique.

Dispositif

I. – A la fin de l’alinéa 29, supprimer les mots :

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 30.

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 33, supprimer les mots :

« lorsque le montant de l’indemnité est employé, dans un délai de vingt‑quatre mois à compter de la date de sa perception, à la reconstitution de ce cheptel ».

IV. – En conséquence, supprimer l’alinéa 34.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VII. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. APRÈS ART. 69 TER 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à mettre fin au financement public de l'éolien en mer.

Depuis plusieurs années, le financement public de l’éolien terrestre comme maritime en, France, principalement via la Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE), s’est transformé en un véritable gouffre financier, dont les conséquences sont lourdes et néfastes pour les consommateurs, les finances publiques et la compétitivité économique du pays.

La CSPE, instaurée pour compenser le surcoût lié au développement de l’éolien est financée par une taxe prélevée sur les factures d’électricité.

Globalement, cette taxe a connu une augmentation exponentielle. Cette hausse spectaculaire traduit la croissance incontrôlée des charges liées aux subventions versées aux producteurs d’énergies renouvelables pour l’éolien terrestre et l’éolien en mer.

Ces charges sont aujourd’hui évaluées pour un coût de 2 024 753 540 euros sur un total de charges de service public de l’électricité atteignant environ 13 milliards, dont une part importante est supportée directement par l’État via ses ressources budgétaires.

L’effet immédiat est double : une hausse de la facture d’électricité pour les ménages et les entreprises, et un alourdissement des charges publiques, en contradiction totale avec les objectifs d’efficacité économique et de maîtrise des dépenses publiques.

Par ailleurs, la charge supportée par les consommateurs est non seulement croissante mais également volatile, du fait des mécanismes d’intégration de la production intermittente qui provoquent de fortes fluctuations des prix sur les marchés de l’électricité. De plus, la compétitivité de cette filière n’est pas avérée.

Le coût moyen de rachat de l’électricité produite par l’éolien terrestre est de l’ordre de 185 €/MWh, quand le coût moyen de production d’un MWh d’électricité par EDF est d’environ 60 €. Ce différentiel creuse un subventionnement massif sans que les énergies renouvelables soient autonomes ou compétitives économiquement.

La forte intermittence ce l’éolien génère des épisodes de surproduction qui font chuter les prix de marché, nécessitant un complément de rémunération croissant pour compenser les producteurs. En revanche, lors des pics de demande ou de l’absence de production renouvelable, les prix explosent, transférant l’instabilité au système public et aux consommateurs.

Ce système ne bénéficie pas aux usagers, qui voient leurs factures augmenter sans amélioration réelle de la qualité ou de la sécurité de l’approvisionnement.

Une pause dans le financement public de l’éolien est indispensable pour rétablir une vision économique rigoureuse, réévaluer la stratégie énergétique et garantir une meilleure maîtrise des coûts pour les consommateurs et l’État. 

En conséquence, il est proposé de retirer 892 570 680 d'euros à la sous-action 09.02 du programme 345 "Service public de l'énergie"

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à limiter la baisse des crédits alloués aux Missions Locales en 2026 et à s’approcher du niveau de financement prévu en 2025, tout en tenant compte de la situation actuelle de nos finances publiques.​

Les Missions Locales accompagnent chaque année plus d’un million de jeunes de 16 à 25 ans, en particulier les plus vulnérables : jeunes en situation de handicap, sortants de l’aide sociale à l’enfance, allocataires du RSA. Présentes dans plus de 6 800 points d’accueil, elles jouent un rôle central dans l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et constituent un maillon essentiel du service public de l’emploi.​

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse de 13% des financements de l’État, après une première réduction de près de 6% en 2025, soit près de 20% de moyens en moins en deux ans. Cette trajectoire intervient alors même que la demande d’accompagnement augmente(+8% de nouveaux accueils en un an selon le réseau).​

Une telle diminution se traduirait par des fermetures d’antennes, un allongement des délais d’accueil et une augmentation du nombre de jeunes suivis par conseiller, au détriment de la qualité de l’accompagnement. L’Union nationale des Missions Locales (UNML) estime qu’elle pourrait entraîner la suppression de plus de 1 000 emplois au sein du réseau.​

Dans ce contexte, le maintien intégral des crédits au niveau de 2025 n’apparaît pas réaliste au regard de la contrainte budgétaire. Le présent amendement propose donc une solution de compromis, en relevant de 66 130 000 € les crédits par rapport au PLF 2026, afin de réduire significativement l’ampleur de la baisse tout en respectant l’effort global de redressement des comptes publics.​

Cet abondement permettrait de préserver une part importante des capacités d’accueil et d’accompagnement, de limiter les suppressions de postes et d’éviter une dégradation brutale du service rendu aux jeunes, tout en reconnaissant la nécessité de maîtriser la dépense publique.​

En conséquence, le présent amendement ne vise plus à rétablir totalement les crédits au niveau de 2025, mais à s’en rapprocher de manière responsable, en tenant compte de la situation actuelle de nos finances publiques. Il propose d’augmenter de 66 130 000 € les crédits consacrés aux Missions Locales, afin de limiter l’ampleur de la baisse prévue en 2026 tout en participant à l’effort de maîtrise de la dépense.

Concrètement, il est proposé :

- d’augmenter de 66 130 000 € en AE et en CP les crédits de l’action n° 02 « Structures de mise en œuvre de la politique de l’emploi » du programme 102 « Accès et retour à l’emploi » ;

- de diminuer à due concurrence les crédits de l’action n° 22 « Personnels mettant en œuvre les politiques d’amélioration de la qualité de l’emploi et des relations du travail » du programme 155 « Soutien des ministères sociaux ».

L’auteur de l’amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin de soutenir durablement les Missions Locales sans fragiliser les autres priorités de la politique de l’emploi et de la cohésion sociale.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le Centre national de la propriété forestière (CNPF) est un établissement public administratif chargé d’assurer la gestion durable des forêts privées et d’en accompagner la mise en œuvre, notamment par l’agrément des documents de gestion durable présentés par les propriétaires. Il constitue ainsi le service public de référence pour la gestion durable de la forêt privée.

La forêt française, qui couvre plus de 30% du territoire métropolitain, représente plus de 17 millions d’hectares, dont les trois quarts appartiennent à des propriétaires privés — soit 12,5 millions d’hectares détenus par 3,5 millions de propriétaires. Les dépérissements forestiers croissants et la récurrence des incendies révèlent la vulnérabilité de ce patrimoine face au changement climatique.

La loi n° 2023‑580 du 10 juillet 2023, visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie, a souligné l’insuffisance des dispositifs d’accompagnement des propriétaires forestiers privés face à ces enjeux. Les besoins complémentaires du CNPF pour l’application de cette loi avaient été évalués à 51 équivalents temps plein travaillé (ETPT) lors des discussions budgétaires des PLF 2024 et 2025.

Pourtant, parmi les 26 ETPT accordés au CNPF par le budget 2024, seuls 21 sont effectivement financés par sa subvention pour charges de service public (SCSP). Au total, 16 ETPT permanents (11 issus du PLF 2023 et 5 du PLF 2024) ne sont pas couverts par cette subvention, obligeant le CNPF — pourtant EPA et non EPIC — à chercher des financements contractuels.

Avec l’augmentation de la masse salariale et de l’inflation, la SCSP actuelle ne permet plus de rémunérer correctement les agents. Or, le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une réduction de 420 000 € de la SCSP du CNPF, aggravant une situation budgétaire déjà critique.

Le présent amendement propose donc d’abonder de 420 000 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement la SCSP du CNPF, afin de maintenir son montant au niveau de 2025et de garantir la continuité de ses missions de service public au bénéfice de la gestion forestière durable.

En raison des règles de recevabilité financière applicables aux amendements parlementaires, il est proposé :

– de minorer de 420 000 € en AE et en CP l’action n° 01 « Moyens de l’administration centrale » du programme 215 « Conduite et pilotage des politiques de l’agriculture » ;
– de majorer de 420 000 € en AE et en CP l’action n° 29 « Planification écologique » du programme 149 « Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ».

Cette opération de mouvement de crédits est purement formelle, son seul objectif étant de respecter les règles budgétaires de l’Assemblée nationale tout en garantissant la stabilité du financement du CNPF.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à augmenter de 66 220 000 € le budget consacré à l’insertion dans l’emploi via les contrats aidés, en portant l’enveloppe prévue pour 2026 à 100 millions d’euros, contre 33,78 millions d’euros dans le PLF 2026 et 154 millions d’euros en 2025.

Les contrats aidés, et en particulier les Parcours Emploi Compétences (PEC), constituent un levier essentiel d’accès à l’emploi pour les personnes durablement éloignées du marché du travail. Ils favorisent une insertion professionnelle durable tout en soutenant les acteurs locaux de l’économie sociale et solidaire, qui développent des activités à forte valeur sociale et territoriale.

Parmi ces acteurs, les groupes Emmaüs emploient plus de 300 personnes en PEC, participant activement à des actions de collecte, de réemploi et de solidarité sur l’ensemble du territoire. Ces structures assurent un accompagnement socioprofessionnel individualisé et un encadrement de proximité, facteurs déterminants dans la progression vers un emploi stable.

La forte réduction du nombre de contrats aidés constatée depuis deux ans fragilise gravement ces parcours et les structures d’accueil, avec des conséquences sociales directes : perte d’opportunités d’emploi, ruptures d’accompagnement et ralentissement d’activités à haut impact social et écologique. Dans un contexte où l’accès à l’emploi demeure une priorité nationale, il est contre-productif de priver les employeurs solidaires des outils leur permettant de remplir leur mission d’insertion. Redonner des moyens à ces structures, c’est offrir une réponse concrète, réaliste et efficace aux besoins des personnes durablement éloignées de l’emploi.

Concrètement, le présent amendement propose :

– d’augmenter de 66 220 000 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement la sous-action “Insertion dans l’emploi au moyen de contrats aidés” de l’action n° 3 « Accompagnement des personnes les plus éloignées du marché du travail » du programme 102 « Accès et retour à l’emploi » ;
– d’assurer la recevabilité financière de cette mesure par une réduction équivalente des autorisations d’engagement et des crédits de paiement de l’action n° 31 « Affaires immobilières » du programme 155 « Soutien des ministères sociaux », hors titre II.

L’auteur de l’amendement souligne le caractère purement technique de cette compensation et appelle le Gouvernement à lever le gage, afin de préserver les moyens immobiliers des ministères sociaux tout en renforçant la politique d’insertion par l’emploi.

Art. ART. 36 06/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer le paragraphe XII de l’article 36, qui prévoit d’assujettir à la taxe d’apprentissage l’ensemble des acteurs du secteur privé non lucratif, notamment les associations, fondations, fonds de dotation, congrégations et syndicats à activités non lucratives.

Alors que la loi de finances pour 2025 avait déjà mis fin à l’exonération des mutuelles, le Gouvernement entend désormais étendre cette fiscalisation à toutes les structures de l’Économie sociale et solidaire (ESS), y compris celles gérant des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, comme les adhérents de la FEHAP.

Cette disposition repose sur une double modification du Code du travail : elle rend ces organismes explicitement redevables de la taxe (1°) tout en abrogeant le dispositif qui les en exonérait jusqu’à présent (2°).

Elle va engendrer un accroissement de 0,68% de la masse salariale des structures sanitaires, sociales et médico-sociales à but non-lucratif qui ne pourra être compensé par les autorités de tarification et de contrôle dans un contexte de gel des tarifs dans le secteur sanitaire et d’une prévision de revalorisation moyenne de 0,93% des dotations des structures médico-sociales.

L’adoption de cette mesure va par conséquent accroitre les difficultés financières d’un secteur d’ores et déjà fragilisé par la faible augmentation de l’ONDAM adopté en Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.

De plus, cette mesure méconnaît la spécificité du modèle non lucratif, fondé sur une gestion désintéressée et l’absence de but commercial. En alignant le régime fiscal de ces structures d’intérêt général sur celui des entreprises lucratives, ce texte participe d’une banalisation dangereuse du secteur de la solidarité.

Par ailleurs, les établissements de santé et les structures sociales et médico-sociales, notamment ceux relevant du I de l’article L.312-1 du Code de l’action sociale et des familles et de l’article L.6111-1 du Code de la santé publique, sont confrontés à une pénurie structurelle de professionnels qualifiés.

Dans ce contexte, l’apprentissage constitue un levier essentiel pour renforcer l’attractivité des métiers du soin et de l’accompagnement. Il permet aux futurs professionnels de découvrir concrètement les réalités du terrain, de contribuer au fonctionnement des équipes en tension, et d’acquérir les compétences pratiques et théoriques nécessaires à une prise en charge de qualité.

Le maintien de cette exonération pour les établissements et services relevant des articles précités est donc une nécessité impérieuse, à la fois pour garantir la continuité des soins et accompagnements ainsi que pour soutenir les dynamiques de professionnalisation.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 46 à 48.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XXVI. – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le projet de loi de finances pour 2026 ne prévoit le recrutement que de dix inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR). Une mesure plus symbolique que réelle, très en deçà des besoins constatés sur le terrain.​

En 2024, 2 131 694 examens pratiques du permis de conduire ont été organisés en France. Ce chiffre progresse chaque année, mais les délais d’attente atteignent en moyenne 80 jours, soit près du double du délai légal maximal de 45 jours fixé par la « loi Macron » du 6 août 2015. Dans plusieurs départements, l’attente dépasse même trois à six mois.​

Face à cet engorgement, le Gouvernement annonçait en septembre 2025 la tenue de 80 000 examens supplémentaires, pour un coût de 3 millions d’euros (soit 17 euros HT par examen). Cette mesure s’est révélée inapplicable, car elle supposerait que les inspecteurs travaillent la nuit, le dimanche ou au-delà de leurs obligations statutaires.​

Même réalisée, cette opération ponctuelle ne résoudrait rien. Seule une réponse structurelle peut absorber la hausse de la demande (+15% en cinq ans). Il faudrait organiser 300 000 examens supplémentaires par an, correspondant à 170 équivalents temps plein (150 inspecteurs et 20 délégués) pour garantir une organisation pérenne, soutenable et équitable sur l’ensemble du territoire.​

Il y a trois ans, le ministère annonçait déjà le recrutement de 100 inspecteurs ; seuls 30 à 40 postes ont été pourvus. Il est temps de rompre avec cette logique d’annonces sans suite et de redonner cohérence et efficacité à une politique publique essentielle pour la mobilité des Français.​

La mobilité n’est pas un confort, mais une condition d’égalité des chances. Pour des centaines de milliers de concitoyens, notamment en zones rurales et périurbaines, le permis demeure le seul moyen d’accès à l’emploi, à la formation et à l’autonomie.​

Concrètement, il est proposé :

- de majorer de 8 000 000 € les crédits de l’action n° 3 « Éducation routière » du programme 207 « Sécurité et éducation routières » ;
- de procéder à un transfert équivalent depuis l’action n° 6 « Commandement et ressources humaines » du programme 176 « Police nationale », afin d’en assurer la recevabilité financière.​

Cette réaffectation permettrait de financer le recrutement de 170 ETP dès 2026 et de garantir un service public du permis accessible, efficace et équitable sur l’ensemble du territoire.​

L’auteur de l’amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin de préserver les capacités opérationnelles de la Police nationale et de réaffirmer la priorité donnée à l’accès équitable au permis de conduire.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à maintenir le niveau de financement du Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER) à 35 millions d’euros, comme en 2025, alors que le projet de loi de finances pour 2026 prévoit de ramener cette dotation à 19 millions d’euros, soit une baisse drastique de 44%.

Le FSER constitue la principale ressource des 770 radios associatives locales, actives dans les territoires ruraux, périurbains et ultramarins. Ces médias de proximité remplissent une véritable mission d’intérêt général, en contribuant notamment :

– à l’information locale et au pluralisme médiatique ;
– à la cohésion territoriale et à la participation citoyenne ;
– à l’éducation aux médias et à la lutte contre la désinformation ;
– à la formation des jeunes et à leur insertion professionnelle dans les métiers de la radio.

Ces radios associatives représentent près de 3 000 emplois, mobilisent des milliers de bénévoles, et constituent souvent le seul média local indépendant dans certains territoires. Leur modèle économique repose largement sur le FSER, alors même qu’elles subissent une forte hausse de leurs charges (énergie, loyers, diffusion) et doivent financer le déploiement du DAB+, pourtant encouragé par l’État.

Une réduction de 16 millions d’euros du FSER menacerait la survie même du secteur : les organisations représentatives estiment que 70 à 80 % des radios associatives pourraient disparaître, entraînant la perte de plus de 1 000 emplois.

En conséquence, le présent amendement propose :

- d’abonder de 16 000 000 € l’action n° 06 « Soutien à l’expression radiophonique locale » du programme 180 « Presse et médias », afin de revenir au niveau de crédits du PLF 2025 ;
- de gager cette ouverture de crédits par une minoration à due concurrence de l’action n° 01 « Livre et lecture » du programme 334 « Livre et industries culturelles ».

L’auteur de l’amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin de ne pas fragiliser la politique du livre et de préserver la cohérence globale des crédits de la mission.

Art. APRÈS ART. 20 06/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 65 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination.

Dispositif

Après l’alinéa 19, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Au second alinéa du b du 6° du 1 de l’article 80 duodecies du code général des impôts, les références : « du I de l’article 72 de la loi n° 2019‑828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique et de l’article L. 552‑1 » sont remplacées par les références : « des articles L. 552‑1 à L. 552‑4 ».

« I ter. – À la fin du premier alinéa du 5° bis du III de l’article L. 136‑1‑1 du code de la sécurité sociale, les références : « I et III de l’article 72 de la loi n° 2019‑828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique » sont remplacées par les références : « articles L. 552‑1 à L. 552‑4 du code général de la fonction publique ». »

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à limiter la baisse des crédits dédiés à l’insertion par l’activité économique (IAE) et à s’approcher du niveau voté en loi de finances pour 2024 (ajusté de la hausse du SMIC), par un abondement de 200 000 000 € par rapport au niveau du PLF 2026 (1 248 M€). Cette mesure de compromis responsable répond aux besoins en postes des structures d’IAE et surtout des salariés qu’elles accompagnent, tout en tenant compte des contraintes budgétaires actuelles.​

Plus de 300 000 personnes éloignées de l’emploi s’engagent chaque année dans un parcours d’insertion via l’IAE. Près des deux tiers retrouvent un emploi stable, démontrant l’efficacité de ces dispositifs. Sur le plan budgétaire, chaque euro investi génère au minimum 1,5 euro d’économies pour la collectivité, grâce à la réduction des aides sociales et à l’augmentation des recettes fiscales liée à la reprise d’emploi.​

La baisse drastique prévue par le PLF 2026 compromettrait 60 000 parcours d’insertion et 20 000 équivalents temps plein conventionnés. Alors que le retour à l’emploi reste une priorité nationale, particulièrement pour les publics les plus éloignés du marché du travail, il est essentiel de soutenir l’IAE avec des moyens adaptés et pérennes.

Dans ce contexte, un rétablissement intégral des 237 M€ n’apparaîtrait pas réaliste face aux exigences de redressement des finances publiques. Le présent amendement propose donc une solution équilibrée de +200 000 000 €, permettant de préserver une part significative des parcours d’insertion tout en participant à l’effort national de maîtrise des dépenses publiques.​

Concrètement, il est proposé :

- d’augmenter de 200 000 000 € en AE et en CP les crédits de la sous-action 03-02 « Insertion par l’activité économique » de l’action n° 3 « Accompagnement des personnes les plus éloignées du marché du travail » du programme 102 « Accès et retour à l’emploi » ;
- de diminuer à due concurrence les crédits de l’action n° 31 « Affaires immobilières » du programme 155 « Soutien des ministères sociaux », cette réduction étant purement technique pour assurer la recevabilité financière.​

L’auteur de l’amendement appelle le Gouvernement à lever le gage, afin de renforcer durablement l’IAE sans fragiliser les capacités immobilières des ministères sociaux, et de réaffirmer la priorité donnée à l’insertion professionnelle des plus vulnérables.

Art. ART. 6 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement, de repli dans le cas où cet article serait maintenu, vise à conserver l’application de l’abattement spécial pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

En effet, la suppression de l’abattement spécial applicable aux contribuables âgés de plus de 65 ans, compte tenu de sa conception au bénéfice des ménages modestes – puisqu’il s’applique pour les ménages disposant de moins de 28 170 euros de revenus –, serait susceptible d’entraîner l’entrée dans l’imposition de plusieurs centaines de milliers de contribuables aujourd’hui non imposables.

Dispositif

Supprimer les alinéas 2 à 4.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à renforcer le financement de l’accompagnement des jeunes majeurs issus de la protection de l’enfance, afin de leur garantir une inclusion pleine et entière dans la vie adulte.

La loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants a constitué une avancée importante en rendant obligatoire l’accompagnement des jeunes majeurs par l’aide sociale à l’enfance (ASE) jusqu’à leurs 21 ans.

Cependant, trois ans après son entrée en vigueur, une consultation menée par le réseau Cause Majeur ! révèle que cette obligation demeure insuffisamment appliquée. Faute de moyens suffisants, de nombreux jeunes majeurs se retrouvent livrés à eux-mêmes dès 18 ou 19 ans, confrontés à une précarité financière, sociale et émotionnelle. En moyenne, l’accompagnement cesse à 19 ans et 9 mois, bien avant la limite prévue par la loi.

Cette défaillance est principalement liée à l’insuffisance des financements alloués aux départements. En trois exercices budgétaires, l’État n’a accordé que 50 millions d’euros supplémentaires pour mettre en œuvre cette obligation. Ce renfort, bien que salué, reste très inférieur aux besoins identifiés par les acteurs de terrain et les travaux parlementaires.

Le présent amendement propose donc d’allouer une enveloppe supplémentaire de 80 millions d’euros, venant compléter les 1,2 milliard d’euros investis chaque année par les départements dans la protection et l’accompagnement des jeunes majeurs.

Ces crédits supplémentaires permettraient :

– de soutenir les dispositifs existants ;
– d’éviter les sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance ;
– d’assurer une continuité d’accompagnement adaptée jusqu’à l’autonomie réelle des jeunes concernés.

Ce renforcement, modeste mais déterminant, enverrait un signal fort de l’État en soutien aux départements et aux professionnels de la protection de l’enfance. Il affirmerait la priorité donnée à la réussite, à la dignité et à l’émancipation des jeunes majeurs accompagnés.

En conséquence, il est proposé :

- d’augmenter de 80 000 000 € en AE et en CP les crédits de l’action n° 17 « Protection et accompagnement des enfants, des jeunes et des familles vulnérables » du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes » ;
- de diminuer à due concurrence les crédits de l’action n° 12 « Allocations et aides en faveur des personnes handicapées » du programme 157 « Handicap et dépendance ».

L’auteur de l’amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin que le renforcement de la protection des jeunes majeurs ne se fasse pas au détriment des personnes en situation de handicap, dont les besoins sociaux et humains demeurent tout aussi essentiels.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à augmenter de 35 millions d’euros le budget dédié à la formation des salariés en parcours au sein des Structures de l’Insertion par l’Activité Économique (SIAE), afin de rétablir l’enveloppe à 100 millions d’euros, niveau prévu par le Plan d’investissement dans les compétences de l’Insertion par l’activité économique (PIC IAE) et constaté en 2023.​

Le PIC IAE, initialement doté de 100 M€, a subi des amputations successives : –25 M€ en 2024et –25 M€ en 2025. Le PLF 2026 aggrave cette trajectoire avec une réduction supplémentaire de près de 35% par rapport à 2025. Alors que 80% des salariés en insertion ont un niveau infrabac, le volume d’heures de formation par personne et par an est passé de 8 heures en 2023 à 4 heures 45 en 2025.​

Cette diminution successive menace gravement la qualité et le volume des formations, au moment même où le contexte économique se dégrade. La formation des personnes en parcours IAE demeure indispensable à la réussite de leur insertion durable et multiplie leurs chances d’accès à un emploi stable. Elle constitue également un atout majeur pour les employeurs territoriaux, particulièrement dans les secteurs en tension.​

Concrètement, le présent amendement propose :

- d’augmenter de 35 000 000 € en AE et en CP les crédits de la sous-action « Insertion par l’activité économique » de l’action n° 3 « Accompagnement des personnes les plus éloignées du marché du travail » du programme 102 « Accès et retour à l’emploi » ;
- de diminuer à due concurrence les crédits de l’action n° 31 « Affaires immobilières » du programme 155 « Soutien des ministères sociaux », cette réduction étant purement technique pour assurer la recevabilité financière.​

L’auteur de l’amendement appelle le Gouvernement à lever le gage, afin de préserver l’investissement stratégique dans la formation IAE sans compromettre les capacités immobilières des ministères sociaux, et de garantir la réussite des parcours d’insertion des plus vulnérables.​

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La protection juridique des majeurs constitue un pilier essentiel de notre solidarité nationale. Près d’un million de personnes vulnérables — en situation de handicap, atteintes de troubles psychiques ou en perte d’autonomie — bénéficient aujourd’hui d’une mesure de protection.

Au quotidien, les mandataires judiciaires à la protection des majeurs exerçant à titre individuel (MJPMi) assurent une mission indispensable, en lien direct avec les juridictions. Ils gèrent simultanément plusieurs dizaines de mesures, mobilisant des compétences à la fois juridiques, sociales et patrimoniales, et contribuent, par leur action, à prévenir les situations de maltraitance ou de vulnérabilité accrue.

Pourtant, la rémunération des MJPMi n’a pas été réévaluée depuis 2014. Fixé à 142,95 € par mesure et par mois, le coût de référence n’est plus indexé sur le SMIC, contrairement à ce qui était prévu à l’origine. Si cette indexation avait été maintenue, le montant atteindrait aujourd’hui 178,20 €, soit un écart de +24,65%.

Ce gel fragilise désormais l’ensemble de la profession, confrontée à :

– des charges croissantes difficilement absorbables ;
– une attractivité en chute libre ;
– un turn-over élevé et de nombreuses démissions ;
– des tensions sur la continuité du service rendu aux personnes protégées.

Le manque d’attractivité est directement lié au niveau de rémunération. Les MJPMi assument une responsabilité juridique majeure et une charge de travail considérable, sans reconnaissance financière à la hauteur de leur mission. Dans certaines situations, le volume de dossiers gérés compromet la qualité et la régularité du suivi des personnes protégées.

Le présent amendement vise à amorcer une première étape de revalorisation en portant le coût de référence à 149,98 € par mesure, soit une augmentation de +4,91%, représentant +6 millions d’euros sur l’action n° 16 du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes ». Cette revalorisation, certes modeste, demeure indispensable pour enrayer la perte d’attractivité du métier et assurer la pérennité économique d’une profession dont dépend la protection des majeurs les plus vulnérables.

En conséquence, il est proposé :

- d’augmenter de 6 000 000 € en AE et en CP les crédits de l’action n° 16 « Protection juridique des majeurs » du programme 304 ;
- de diminuer à due concurrence les crédits de l’action n° 12 « Allocations et aides en faveur des personnes handicapées » du programme 157 « Handicap et dépendance ».

L’auteur de l’amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin de préserver les crédits destinés aux politiques du handicap et de garantir la cohérence d’ensemble du financement de la solidarité nationale.

Art. ART. 13 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer la hausse en 2028, prévue par le texte du Gouvernement, du malus sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2), de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, comme l’avait voté l’Assemblée nationale en première lecture, sur la proposition du Gouvernement lui-même. Comme l’indiquait l’exposé sommaire de l’amendement n° I-4032 du Gouvernement, « en application du principe de prévisibilité triannuelle des barèmes, l’absence de barème spécifique pour l’année 2028, pour chacune de ces taxes, vaut engagement à ne pas augmenter la fiscalité sur cette année ». Il s’agit d’éviter de pénaliser la filière automobile française dans un contexte de concurrence commerciale accrue sur le plan international.

 

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 9 à 16.

II. – Supprimer la dernière ligne du tableau de l’alinéa 19.

III. – Supprimer les alinéas 40 à 46.

IV. – Supprimer les alinéas 57 et 58.

V. – En conséquence, à l’alinéa 78, substituer aux mots :

« et 9° et des b et c »

les mots :

« et du b ».

VI. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à majorer, en autorisations d'engagement comme en crédits de paiement, les crédits du programme 157 « Handicap et dépendance », afin de renforcer la dotation dédiée aux aides aux postes versées au titre de la Garantie de rémunération des travailleurs handicapés (GRTH) dans les établissements et services d'aide par le travail (ESAT).​

L'objectif est de rétablir partiellement le niveau de financement de l'année précédente par un abondement de 35 millions d'euros, indispensable au maintien de la rémunération garantie des travailleurs handicapés et à la soutenabilité économique des établissements, dans un contexte budgétaire contraint.​

Dans le PLF 2026, la dotation de l'action n° 12 « Allocations et aides en faveur des personnes handicapées » s'élève à 1 558 M€, contre 1 599 M€ en 2025 et 1 614 M€ en 2024, soit une baisse continue de 56 M€ sur deux ans (–3,5%). Aucune justification budgétaire ou programmatique n'explique cette contraction, alors que les besoins d'accompagnement augmentent, que les ESAT subissent l'inflation et les revalorisations salariales, et que la création de places reste gelée depuis le moratoire de 2013.​

Cette réduction menace la mission sociale des ESAT et le maintien de la rémunération garantie, protégée par la loi. Elle compromet aussi les efforts d'inclusion professionnelle. Élaboré en concertation avec l'APF France handicap, cet amendement répond aux alertes du secteur sur l'impact de ces coupes.​

Dans ce contexte tendu, un rétablissement intégral des 41 M€ initialement envisagés ne serait pas réaliste. Le présent amendement propose donc un compromis pragmatique à 35 millions d'euros, permettant de limiter significativement la baisse tout en participant à l'effort national de maîtrise des finances publiques.​

En conséquence, il est proposé :

- d'abonder de 35 000 000 € les crédits de l'action n° 12 « Allocations et aides en faveur des personnes handicapées » du programme 157 « Handicap et dépendance » ;
- de gager cette ouverture par une minoration à due concurrence de l'action n° 11 « Prime d'activité et autres dispositifs » du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes ».​

L'auteur de l'amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin de préserver le financement de la prime d'activité et de garantir la continuité des missions des ESAT.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à doter l'action « Gestion économique et sociale de l'après-mines » du programme 174 « Énergie, climat et après-mines » de crédits spécifiques pour le versement des indemnités de logement et de chauffage prévues aux articles 22 et 23 du décret n° 46-1433 du 14 juin 1946 relatives au statut du personnel des exploitations minières.​

Ces indemnités sont dues aux anciens mineurs et leurs ayants droit ayant souscrit un contrat de capitalisation pour le rachat de ces prestations. Au terme de l'amortissement du capital perçu, le versement des indemnités aurait dû reprendre automatiquement, ce qui n'a jamais été mis en œuvre, laissant plus de 16 000 personnes dans une situation d'injustice persistante.​

Cette anomalie fait l'objet d'une demande récurrente des bénéficiaires, que j'ai personnellement défendue à plusieurs reprises lors des récents examens budgétaires. Le montant proposé de 13 114 910 € correspond exactement au nombre total de bénéficiaires ayant atteint l'âge de capitalisation.​

Ces crédits nouveaux abonderont le budget de l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM), qui assurera le versement effectif des prestations, et le cas échéant le rattrapage des arriérés dus aux bénéficiaires lésés.​

Pour assurer la recevabilité budgétaire, l'amendement propose :

– d'abonder de 13 114 910 € en AE et en CP l'action n° 04 « Gestion économique et sociale de l'après-mines » du programme 174 ;
– de minorer à due concurrence les crédits de l'action n° 7 « Pilotage, support, audit et évaluations » du programme « Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables ».​

L'auteur de l'amendement invite le Gouvernement à lever le gage, afin de corriger cette injustice sociale persistante sans fragiliser le pilotage stratégique des politiques écologiques, et de rendre enfin justice aux anciens mineurs et leurs ayants droit.

Art. ART. 52 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Compléter l’alinéa 224 par les mots :

« et aux collectivités régies par les articles 73, 74 et 76 de la Constitution ».

Art. APRÈS ART. 20 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 34 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 ter élargit le bénéfice du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités et à leurs groupements contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012.

Le dispositif proposé, qui se concentre sur les communes et exclut les EPCI sans justification apparente, n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 ter procède à la fusion de la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV) et de la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV), en affectant l’intégralité de son produit aux communes et à leurs groupements.

Afin d’instituer cette THLV « étendue », l’article 27 ter :

– supprime formellement la TLV et permet l’institution de la THLV dans l’ensemble des communes, alors que cette dernière est aujourd’hui applicable uniquement en dehors des zones tendues ;

– aligne la durée de vacance du logement sur celle s’appliquant pour la TLV, en la fixant à un an contre deux ans pour l’actuelle THLV ;

– autorise les communes situées en zone tendue à majorer la cotisation de THLV d’un pourcentage compris entre 5 % et 60 %, faculté aujourd’hui réservée à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS).

Le dispositif introduit au Sénat pose certaines difficultés. À titre d’exemple, il ne permet plus de différencier la taxation des logements vacants et celle des résidences secondaires en zone tendue, tandis que l’alignement de la durée de vacance pourrait entraîner une augmentation sensible du nombre de redevables en zone non tendue.

Afin de remédier à ces difficultés, le rapporteur général propose d’instaurer, pour les impositions établies à compter de l’année 2027, une taxe unifiée sur la vacance qui présenterait les paramètres suivants :

– en zone tendue, une application de droit de la taxe unifiée après la première année de vacance, dont le taux serait fixé à 17 % la première année d’imposition et à 34 % à partir de la deuxième année. Les communes et leurs groupements pourraient, par délibération, augmenter ces taux jusqu’à 30 % la première année et 60 % à partir de la deuxième année ;

– en zone non tendue, une application facultative de la taxe – dont le taux serait plafonné à 50 % – après seulement la deuxième année de vacance afin de limiter le nombre de nouveaux redevables.

S’il est proposé d’affecter aux collectivités territoriales l’intégralité du produit de cette nouvelle taxe, la perte de recettes pour l’État serait en partie compensée par la suppression des prélèvements sur recettes (PSR) institués pour compenser l’incidence des réformes de la TLV de 2013 et 2023 sur les finances locales. En outre, l’intégralité des dégrèvements serait prise en charge par les communes ou leur groupement, alors que l’État assume actuellement une partie des dégrèvements de THLV.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le livre Ier du code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° La section III du chapitre III du titre premier de la première partie est abrogée ;

« 2° Après le 2° du I de l’article 1379, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé :

« « 2° bis La taxe sur la vacance des locaux d’habitation, prévue à l’article 1406 bis ; » ;

« 3° Après la section II du chapitre premier du titre premier de la deuxième partie, est insérée une section II bis ainsi rédigée :

« Section II bis

« Taxe sur la vacance des locaux d’habitation

« Art. 1406 bis. – I. – A. – La taxe sur la vacance des locaux d’habitation est due pour les logements vacants au 1er janvier de l’année d’imposition, depuis au moins :

« 1° Une année lorsque le logement est situé dans une commune qui présente un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant ;

« 2° Deux années lorsque le logement est situé dans une commune ne respectant pas la condition prévue au 1°.

« B. – Est caractérisée par le déséquilibre mentionné au 1° du A du présent I :

« 1° Une commune appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants dans laquelle il est constaté un niveau élevé des loyers, un niveau élevé des prix d’acquisition des logements anciens ou un nombre élevé de demandes de logement par rapport au nombre d’emménagements annuels dans le parc locatif social ;

« 2° Une commune ne remplissant pas les conditions prévues au 1° du présent B et dans laquelle il est constaté un niveau élevé des loyers, un niveau élevé des prix d’acquisition des logements anciens ou une proportion élevée de logements affectés à l’habitation autres que ceux affectés à l’habitation principale par rapport au nombre total de logements.

« Un décret établit la liste des communes relevant des 1° et 2° du présent B.

« C. – Sont exclus du champ de la taxe prévue au A du présent I :

« 1° Les logements dont la durée d’occupation est supérieure à quatre‑vingt‑dix jours consécutifs au cours de la période de référence mentionnée au même A ;

« 2° Les logements dont la vacance est indépendante de la volonté du contribuable ;

« 3° Les logements qui constituent des dépendances du domaine public ;

« 4° Les logements détenus par une entité mentionnée aux articles L. 411‑2 et L. 481‑1 du code de la construction et de l’habitation.

« II. – L’assiette de la taxe est constituée par la valeur locative du logement mentionnée à l’article 1409 du présent code.

« III. – A. – Pour les logements vacants situés dans une commune mentionnée au 1° du A du I du présent article, le taux de la taxe est fixé à 17 % la première année d’imposition et à 34 % à compter de la deuxième année d’imposition.

« Par dérogation au premier alinéa du présent A, la commune peut, par une délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A, augmenter ces taux, sans toutefois excéder le taux de 30 % la première année d’imposition et le taux de 60 % à compter de la deuxième année d’imposition.

« B. – Pour les logements vacants situés dans une commune mentionnée au 2° du A du I du présent article, la commune peut, par une délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A, instituer la taxe et fixer son taux, sans toutefois excéder le taux de 50 %.

« Le premier alinéa du présent B est applicable aux établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre mentionnés aux I ou II de l’article 1379‑0 bis, lorsqu’ils ont adopté un programme local de l’habitat défini à l’article L. 302‑1 du code de la construction et d’habitation. La délibération prise par l’établissement public de coopération intercommunale n’est pas applicable sur le territoire de ses communes membres ayant institué la taxe en application du premier alinéa du présent B.

« IV. – La taxe est due par le propriétaire, l’usufruitier, le preneur à bail à construction ou à réhabilitation ou l’emphytéote qui dispose du logement depuis le début de la période mentionnée au A du I.

« V. – Le contrôle, le recouvrement, le contentieux, les garanties et les sanctions de la taxe sont régis comme en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties.

« VI. – Les dégrèvements sont à la charge de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre. Ils s’imputent sur les attributions mentionnées aux articles L. 2332‑2 et L. 3332‑1‑1 du code général des collectivités territoriales. » ;

4° L’article 1407 bis est abrogé ;

5° À la première phrase du I de l’article 1407 ter, les mots : « classées dans les zones géographiques mentionnées au I de l’article 232 » sont remplacés par les mots : « mentionnées au B du I de l’article 1406 bis » ;

6° La seconde phrase du premier alinéa du I de l’article 1408 est supprimée ;

7° L’article 1413 est complété par un III ainsi rédigé :

« III. – En cas d’inexactitude de la déclaration prévue à l’article 1418 du présent code portant sur l’identité des occupants ou la vacance d’un local imposable à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, le dégrèvement en résultant est à la charge de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale lorsque ce local est la propriété de cette même commune ou de ce même établissement public de coopération intercommunale et qu’il est situé sur son territoire. Il s’impute sur les attributions mentionnées aux articles L. 2332‑2 et L. 3662‑2 du code général des collectivités territoriales.

« Par dérogation au II du présent article, l’imposition du redevable légal de l’impôt est établie au profit de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale au titre de l’année ayant donné lieu à l’application du premier alinéa du présent III. » ;

8° À la fin de l’intitulé de la section IV bis du chapitre premier du titre premier de la deuxième partie, les mots : « annuelle sur les logements vacants » sont remplacés par les mots : « sur la vacance des locaux d’habitation » ;

9° Au premier alinéa du I de l’article 1418, la référence : « 232 » est remplacée par la référence : « 1406 bis » et la référence : « , 1407 bis » est supprimée ;

10° Le II de l’article 1639 A quater est ainsi modifié :

a) Au 1, après le mot : « secondaires », sont insérés les mots : « , de taxe sur la vacance des locaux d’habitation » ;

b) Au b du 2, les références : « 1407, 1407 bis, 1407 ter » sont remplacées par les références : « 1406 bis, 1407 » ;

11° L’article 1640 est ainsi modifié :

a) Au I, après le mot : « secondaires, », sont insérés les mots : « de taxe sur la vacance des locaux d’habitation, » ;

b) Au b du 1° du II, les références : « 1407, 1407 bis, » sont remplacées par les références : « 1406 bis, 1407, » ;

12° L’article 1641 est ainsi modifié :

a) Au 2 du B du I, après le mot : « contraires », sont insérés les mots : « et à l’exception de la taxe sur la vacance des locaux d’habitation » ;

b) La première phrase du II est complétée par les mots : « et de celle prévue à l’article 1406 bis ».

II. – Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :

1° À la quatrième phrase du septième alinéa du IV de l’article L. 302‑1, à la seconde phrase du 5° de l’article L. 421‑1, au b du 3° de l’article L. 421‑4, à la seconde phrase du sixième alinéa de l’article L. 422- 2, au trente-et-unième alinéa de l’article L. 422‑3, à la deuxième phrase du dernier alinéa de l’article L. 433‑2 et à la troisième phrase du deuxième alinéa du I de l’article L. 441‑2‑8, les mots : « à l’article 232 » sont remplacés par les mots : « au 1° du B du I de l’article 1406 bis » ;

2° À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 631‑7, la référence : « I de l’article 232 » est remplacée par la référence : « B du I de l’article 1406 bis ».

III. – Le code de l’urbanisme est ainsi modifié :

1° Au troisième alinéa de l’article L. 151‑14‑1, les mots : « annuelle sur les logements vacants mentionnée à l’article 232 » sont remplacés par les mots : « sur la vacance des locaux d’habitation mentionnée à l’article 1406 bis » ;

2° Au II de l’article L. 151‑22 et à l’article L. 151‑36‑1, la référence : « 232 » est remplacée par la référence : « 1406 bis ».

IV. – Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° Au dernier alinéa du II des articles L. 2252‑2, L. 3231‑4‑1 et L. 4253‑2, les mots : « à l’article 232 » sont remplacés par les mots : « au 1° du B du I de l’article 1406 bis » ;

2° Au III de l’article L. 4424‑11, les mots : « lorsque la taxe annuelle sur les logements vacants mentionnée à l’article 232 du code général des impôts est applicable » sont remplacés par les mots : « lorsqu’elles relèvent du B du I de l’article 1406 bis du code général des impôts ».

V. – L’article L. 135 B du livre des procédures fiscales est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase du sixième alinéa, les mots : « les locaux vacants » sont remplacés par les mots : « la vacance des locaux d’habitation » ;

2° Après la première occurrence du mot : « sur », la fin de la seconde phrase du huitième alinéa est ainsi rédigée : « la vacance des locaux d’habitation prévue à l’article 1406 bis du code général des impôts. »

VI. – Le II de l’article 16 de la loi n° 2012‑1509 du 29 décembre 2012 de finances pour 2013 est abrogé.

VII. – L’article 132 de la loi n° 2023‑1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024 est abrogé.

VIII. – A. – Les délibérations des communes et des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre prises en application de l’article 1407 bis du code général des impôts dans sa rédaction antérieure à la présente loi cessent de produire leurs effets à compter du 1er janvier 2027.

B. – Sauf délibération contraire, les délibérations des communes prises en application de l’article 1407 ter du code général des impôts dans sa rédaction antérieure à la présente loi continuent de produire leurs effets après le 1er janvier 2027 lorsque ces communes relèvent du B du I de l’article 1406 bis du même code à compter de la même date.

IX. – A. – Les I à V du présent article s’appliquent à compter des impositions établies au titre de l’année 2027.

Pour les impositions établies au titre de 2027, il est tenu compte de la durée de vacance de chaque logement avant le 1er janvier 2027.

B. – Les VI et VII entrent en vigueur le 1er janvier 2027.

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

I. – À l’alinéa 15, substituer aux mots :

« 1er janvier 2026 »,

les mots :

« lendemain de la promulgation de la loi n° xxx du xxx de finances pour 2026 ».

II. – Procéder à la même substitution à l’alinéa 28.

Art. ART. 9 QUINQUIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 9 quinquies, introduit par le Sénat, ouvre la possibilité pour les contribuables non résidents de bénéficier de la réduction d’impôt pour les dons effectués par des particuliers, prévue à l’article 200 du CGI, à condition que la prise en compte de ces dons et versements ne soit pas de nature à minorer l’impôt dû par le contribuable dans son État de résidence.

Il convient tout d’abord de souligner que l’extension de la réduction d’impôt au titre des dons des particuliers aux contribuables non-résidents a été examinée puis écartée dans le rapport de juillet 2020 remis par le Gouvernement au Parlement sur la réforme de la fiscalité des non-résidents, au motif qu’une telle mesure conduirait à l’octroi d’un avantage disproportionné à ces contribuables. Ceux-ci ne disposant en effet pas d’une obligation fiscale illimitée en France, ils ne peuvent, en conséquence, disposer d’avantages fiscaux illimités.

Par ailleurs, l’ouverture, strictement encadrée, de certains avantages fiscaux aux contribuables non-résidents s’inscrit dans le cadre d’une réforme d’ensemble de la fiscalité des non-résidents, achevée par la loi de finances initiale pour 2021. Dans la perspective de préserver la stabilité du cadre fiscal ainsi défini, il n’apparaît pas opportun de remettre en cause les paramètres du régime d’imposition applicable aux non-résidents.

C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 NONIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 nonies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, prolonge le bénéfice du classement France ruralités revitalisation (FRR) aux communes anciennement en zone de revitalisation rurale (ZRR) ne remplissant pas les critères FRR. Cet aménagement, initialement prévu jusqu’au 31 décembre 2027, serait prorogé jusqu’au 31 décembre 2029.

Le présent amendement propose de maintenir à la date du 31 décembre 2027 le terme de la période transitoire.

En effet, il est préférable que l’éligibilité au dispositif FRR, qui bénéficie d’ores et déjà à 17 717 communes en application du périmètre de droit commun, repose sur des critères objectifs et cohérents, favorables aux collectivités territoriales qui en ont le plus besoin. Le maintien de communes dans un dispositif zoné pour lequel elles ne remplissent plus les critères d’éligibilité pose une question d’égalité de traitement entre les collectivités territoriales qui ne doit pas être prolongée. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 25 TERDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article prévoit une exonération, à La Réunion, des ventes et des importations de produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité dont les caractéristiques sont déterminées par arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et des outre-mer.

Cependant, outre que La Réunion bénéficie déjà de taux réduits de TVA bien inférieurs à ceux applicables en métropole, à savoir un taux normal de 8,5 %, au lieu de 20 %, et un taux réduit de 2,1 %, au lieu de 10 et 5,5 %, une baisse de TVA ne garantit pas une baisse des prix aux consommateurs.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu'aux seuls logements situés en France.

Dispositif

Au début de l’alinéa 4, après le mot :

« logements »,

insérer les mots :

« situés en France ».

Art. ART. 21 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Il s’agit de rétablir la trajectoire de la taxe sur les déchets incinérés proposée par le Gouvernement dans le texte initial.

En effet, la trajectoire qui figurait par erreur dans les amendements adoptés par le Sénat ferait peser une charge financière excessive sur les collectivités territoriales et réduirait l’incitation à privilégier l’incinération dans des installations performantes à l’enfouissement ou à l’incinération dans des installations moins performantes.

Dispositif

Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 180 :

« 

(En euros par tonne)

Dangerosité des déchetsPerformance de l'installationTarif en 2026Tarif en 2027Tarif en 2028Tarif en 2029Tarif en 2030
Non dangereux De 65 % à 100 %1617181920
Inférieure à 65 %2933374145
Dangereux-15,18indexationindexationindexationindexation

 ».

Art. ART. 23 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Dispositif

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 22 : 

« Art. L. 314‑3. – Les tabacs manufacturés s’entendent des produits qui contiennent du tabac et, le cas échéant, des substances mélangées au tabac ou des substances autres que le tabac susceptibles d’être fumées et qui ne sont pas à usage médical. Les références faites au tabac par les dispositions du présent chapitre s’entendent également de références à ces substances. »

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 23.

III. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 24 :

« Art. L. 314‑4. – Un produit est considéré comme pouvant être fumé lorsqu’il est destiné à être fumé par combustion par le consommateur final, en l’état ou après une manipulation ou une transformation autre qu’industrielle ».

IV. – En conséquence, après le même alinéa 24, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Art. L. 314‑4-1. – Un produit est considéré comme pouvant être chauffé lorsqu’après un processus de chauffage ou d’activation, par réaction chimique ou tout autre moyen dédié, il émet un aérosol susceptible d’être inhalé par le consommateur final. ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 32, après le mot : 

« sont »

insérer le mot : 

« cumulativement ».

VI. – En conséquence, à l’alinéa 45, supprimer les mots : 

« ou de produits assimilés ».

VII. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 53, substituer aux mots : 

« fumés qui répondent aux conditions suivantes »

les mots : 

« inhalés après avoir été chauffés au sens de l’article L. 314‑4-1 qui répondent aux conditions cumulatives suivantes ».

VIII. – En conséquence, à l’alinéa 60, substituer aux mots : 

« fumés au moyen d’un dispositif spécifique »

les mots : 

« chauffés au moyen d’un dispositif dédié ».

IX. – En conséquence, substituer aux alinéas 61 à 66 l'alinéa suivant :

« Art. L. 314‑16 – La catégorie fiscale des autres tabacs à fumer ou à inhaler après avoir été chauffés comprend les produits susceptibles d’être fumés ou inhalés après avoir été chauffés qui ne relèvent pas d’une autre catégorie fiscale. ».

X. – En conséquence, supprimer les alinéas 75 et 76.

XI. – En conséquence, supprimer les alinéas 78 et 79.

XII. – En conséquence, supprimer les deux dernières lignes du tableau de l’alinéa 89.

XIII. – En conséquence, rétablir l’alinéa 90 dans la rédaction suivante :

« Art. L. 314‑24‑3. – Pour les années 2025 et 2026, les taux, tarif et minima de perception de l’accise exigible en métropole, pour la catégorie fiscale définie à l’article L. 314‑16 pour l’année 2026, l’application de l’indexation prévue à l’article L. 314‑24 sont les suivants :

« 

Catégorie fiscaleParamètres de l'acciseMontant applicable en 2025Montant applicable en 2026
Autres tabacs à fumer ou à inhaler après avoir été chauffésTaux
(en %)
51,4sans changement
Tarif
(en €/1 000 grammes)
31,9indexation
Minimum de perception
(en €/1 000 grammes)
152,4indexation


».

XIV. – En conséquence, à l’alinéa 99, substituer aux mots : 

« assimilés aux tabacs manufacturés au sens de l’article L. 314‑3‑1 du code des impositions sur les biens et services qui sont des produits du »

le mot : 

« de ».

XV. – En conséquence, rétablir l’alinéa 101 dans la rédaction suivante : 

« Art. L. 3513‑18‑2. – La commercialisation au détail des produits mentionnés à l’article L. 3513‑18‑1 est réalisée dans les conditions suivantes :

« 1° Par un débitant de tabac au sein du débit de tabac régi par l’article L. 3512‑14‑3 ;

« 2° Dans un lieu de vente du tabac, de produits du tabac ou des ingrédients définis à l’article L. 3512‑2 et situé dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution ; 

« 3° Dans un ou plusieurs établissements agréés par l’administration, exploités par des personnes physiques ou morales, dont les modalités d’agrément sont déterminées par décret, et qui répondent aux conditions d’honorabilité, de probité, de capacité juridique et de formation fixées par décret en Conseil d’État, et qui ne sont pas situés dans des lieux où la vente de tabac est interdite en application de l’article L. 3512‑10. »

XVI. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 120, substituer aux mots : 

« assimilés aux tabacs manufacturés au sens de l’article L. 314‑3‑1 du code des impositions sur les biens et services »

les mots :

« mentionnés à l’article L. 3513‑18‑1 et L. 3514‑7 ».

XVII. – En conséquence, à l’alinéa 122, supprimer les mots : 

« obligations définies aux ».

XVIII. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 124, substituer aux mots : 

« assimilés aux tabacs manufacturés au sens de l’article L. 314‑3‑1 du code des impositions sur les biens et services »

les mots :

« mentionnés à l’article L. 3513‑18‑1 et L. 3514‑7 ».

XIX. – En conséquence, compléter l’alinéa 125 par les mots : 

« , y compris à distance ».

XX. – En conséquence, à l’alinéa 135, substituer aux mots : 

« des 2° du B, 3° du C et c du 3° du D »

les mots : 

« du iii du c du 4° ».

XXI. – En conséquence, à l’alinéa 136, substituer aux mots :

« des articles L. 3513‑18‑2, L. 3513‑18‑3, L. 3514‑8 et L. 3514‑9 »

les mots :

« respectivement des articles L. 3513‑18‑2 et L. 3514‑8 » 

XXII. – En conséquence, à l’alinéa 137, substituer aux mots : 

« Les 2° du B, 3° du C et c du 3° du D du III entrent »

les mots :

« Le iii du c du 4° du III entre ».

XXIII. – En conséquence, substituer aux alinéas 138 et 139 l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. » 

Art. ART. 12 SEPTDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 septdecies, introduit par le Sénat, revient, pour les chambres d’hôtes, sur les modifications introduites par la loi n° 2024‑1039 du 19 novembre 2024, en rétablissant leur éligibilité au régime « micro-BIC » jusqu’à un chiffre d’affaires de 188 700 euros et en leur accordant à nouveau un abattement de 71 % au titre de l’impôt sur le revenu.

D’une part, un abattement porté à 71 % jusqu’à 188 700 euros de revenus constitue un régime particulièrement dérogatoire par rapport au droit commun, qui est de 50 % d’abattement pour 77 700 euros de revenus pour les locations meublées hors meublés de tourisme non classés. À ce titre, les chambres d’hôtes bénéficient déjà d’une fiscalité attractive par rapport aux meublés de tourisme non classés, ces derniers étant soumis à un abattement de 30 % jusqu’à 15 000 euros de revenus.

D’autre part, les chambres d’hôtes réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 77 700 euros peuvent opter pour le régime en réel BIC, particulièrement favorable fiscalement lorsqu’elles supportent des charges importantes. Il est généralement admis qu’à partir de 80 000 euros de recettes, ce régime est beaucoup plus avantageux que celui du « micro-BIC », l’abattement forfaitaire ayant été conçu à des fins de simplicité pour les activités qui génèrent un chiffre d’affaires limité.

C’est pourquoi le présent amendement propose de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 67 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 67 du projet de loi de finances prévoit qu’à compter du 1er juillet 2026, les aides personnelles au logement (APL) destinées aux étudiants étrangers non ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen – actuellement versées sans conditions de ressources – seraient réservées à ceux d’entre eux qui sont titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux.

Cet amendement propose d’étendre ce recentrage des APL, justifié par des raisons de bonne gestion des fonds publics et de réciprocité vis-à-vis des États étrangers, en intégrant également dans la mesure les ressortissants d’un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen.

Une telle mesure ne serait nullement contraire au droit de l’Union européenne. En effet, aux termes du considérant 10 de la directive 2004/38 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, il convient « d’éviter que les personnes exerçant leur droit de séjour ne deviennent une charge déraisonnable pour le système d’assistance sociale de l’État membre d’accueil pendant une première période de séjour. L’exercice du droit de séjour des citoyens de l’Union et des membres de leur famille, pour des périodes supérieures à trois mois, devrait, dès lors, rester soumis à certaines conditions ».

En outre, dans un arrêt C-67/14 – Alimanovic du 15 septembre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne a établi que la liberté de circulation des personnes et les directives et règlements qui en font application « ne s’opposent pas à une réglementation d’un État membre qui exclut du bénéfice de certaines prestations spéciales en espèces à caractère non contributif […] et qui sont également constitutives d’une prestation d’assistance sociale […] alors que ces prestations sont garanties aux ressortissants de cet État membre qui se trouvent dans la même situation ».

Dispositif

Substituer aux alinéas 1 à 4 l’alinéa suivant :

« I. – Le 2° du I de L. 822‑2 du code de la construction et de l’habitation est complété par les mots : « , à l’exception des ressortissants étrangers titulaires d’un visa long séjour ou d’un titre de séjour mentionnés aux articles L. 422‑1 à L. 422‑7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne remplissant pas les conditions d’études, d’âge, de diplôme, de nationalité, de ressources ou de mérite pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux. »

Art. ART. 27 UNDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 undecies prévoit plusieurs modifications techniques du cadre juridique applicable à la taxe d’aménagement, issues des travaux de la mission d’information sénatoriale du 12 novembre 2025 relative aux dysfonctionnements dans la collecte de la taxe d’aménagement menée par M. Sautarel et Mme Briquet. 

Le III de cet article prévoit son application à compter du 1er janvier 2026. 

Si la rétroactivité des dispositions favorables aux contribuables ne pose pas de difficulté, tel n’est pas le cas des mesures désavantageuses. Il est proposé de ne pas faire une application rétroactive de ces dernières, en l’espèce la réduction du périmètre des magasins et boutiques d’une surface inférieure à 400 m² éligibles à une exonération de taxe d’aménagement (b) du 3° du I de l’article) et la taxation d’office sans mise en demeure préalable des personnes ayant procédé à une construction sans déclaration légale (1° et 2° du II de l’article). 

Dispositif

I. – Au début de l’alinéa 16, après la référence :

« I »,

insérer les mots :

« , à l’exception du b du 3°, ».

II. – Au même alinéa, après la référence :

« II »

insérer les mots :

« , à l’exception des 1° et 2°, ». 

Art. ART. 65 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 27, substituer aux mots :

« aux personnels affiliés au régime de retraite institué en application du décret n° 2004‑1056 du 5 octobre 2004 relatif au régime des pensions des ouvriers des établissements industriels de l’État »

les mots :

« au personnel mentionné au 5° de l'article L. 6 du code général de la fonction publique ».

Art. ART. 27 SEPTDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 septdecies prolonge de cinq ans l’expérimentation de la recentralisation du revenu de solidarité active (RSA).

Trois départements participent à cette expérimentation, prévue par la loi de finances pour 2022 : la Seine-Saint-Denis et les Pyrénées-Orientales depuis le 1er mars 2022, l’Ariège depuis le 1er janvier 2023. La date d’échéance actuellement prévue est le 31 décembre 2026, une évaluation de l’expérimentation devant être conduite par l’État et chacun des départements six mois avant son terme, c’est-à-dire au cours de la première moitié de l’année 2026.

Dans l’attente de ces travaux, le présent amendement propose de maintenir le terme initial de l’expérimentation, fixée au 31 décembre 2026, avant d’envisager son éventuelle prolongation. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 QUATERDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 quaterdecies porte le plafond du tarif de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation de véhicules (cartes grises) de 60 euros à 70 euros par cheval administratif.

Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui affecte le pouvoir d’achat des Français, en particulier dans les zones où l’offre de transport est insuffisante et rend nécessaire l’utilisation de la voiture.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 19 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« jusqu’au 31 décembre 2024 »,

les mots : 

« avant le 1er janvier 2026 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer à l’année :

« 2025 »,

l’année :

« 2026 ».

Art. ART. 3 QUINQUIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article modifie le régime de l’article 787 B du CGI en supprimant le mécanisme du pacte réputé acquis et en introduisant une exclusion ciblée liée aux opérations de family buy out, sans évaluation préalable de ses effets juridiques et économiques.

Alors que des pistes plus consensuelles existent pour renforcer le dispositif (exclusion des biens somptuaires, allongement de la durée de l’engagement individuel), cette réforme partielle et technique fait peser un risque important d’effets de bord non évalués.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 DUODECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 duodecies assouplit les règles de liaison des taux de fiscalité locale en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), en prévoyant que :

– les communes dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les communes du département l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peuvent excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %) ;

– les EPCI à fiscalité propre dont le taux de THRS est inférieur au taux moyen national constaté (et non plus à 75 % de ce taux) dans les EPCI de leur catégorie l’année précédente puissent augmenter le taux de leur THRS dans une proportion qui ne peut excéder 10 % de ce taux moyen (et non plus 5 %).

Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit existant, alors qu’un assouplissement supplémentaire de la règle de liaison des taux pourrait entraîner une hausse substantielle et imprévue de la fiscalité pesant sur certains contribuables. Il ressort des travaux de M. de Courson, alors rapporteur général, que la possibilité de majoration de THRS en « zone tendue » est un levier déjà massivement utilisé par les communes pour contourner la règle de liaison des taux de fiscalité locale (rapport d’information n° 1888 sur l’application des mesures fiscales).

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 19.

Dispositif

À l’alinéa 17, supprimer les mots : 

« à compter de cette même date, et ».

Art. ART. 18 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article revient sur la hausse de 4,40 euros par mégawattheure (MWh) de l’accise sur le gaz naturel combustible et la baisse de 3 euros / MWh de l’accise sur l’électricité pour les ménages adoptées par le Sénat.

En effet, une telle hausse de l’accise sur le gaz naturel combustible, sans concertation, apparaît précipitée, d’autant qu’elle frapperait sans distinction de ressources tous les ménages.

Il convient également de rappeler que le montant de cette accise a d’ores et déjà été doublé en loi de finances pour 2024. 

Dispositif

I. – Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 8 :

« 

(En euros par mégawattheure)

Catégorie fiscale (combustible)Tarif normal en 2026
Toutes sauf gaz de pétrole liquéfiés combustible10,73
Gaz de pétrole liquéfiés combustible0,31

 ».

II. – Rédiger ainsi la dernière colonne du tableau de l’alinéa 13 :

« 

Tarif normal en 2026
24,69
20,42

 ».

III. – Rédiger ainsi la dernière colonne du tableau de l’alinéa 15 :

« 

Tarif normal en 2027
24,38
20,04

 ».

IV. – À la fin de l’alinéa 17, substituer au montant : 

« 16,24 € »

le montant : 

« 19,24 € ».

V. – Procéder à la même substitution à l’alinéa 18.

VI. – À la fin du même alinéa, substituer au montant : 

« 15,84 € »

le montant : 

« 18,84 € ».

Art. ART. 24 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 24 sexies étend l’éligibilité au crédit d’impôt international (C2I) aux dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes qui ne sont pas ressortissants de l’Union européenne ni résidents en France. L’article plafonne par ailleurs les dépenses relatives aux rémunérations des artistes‑interprètes incluses dans l’assiette du C2I à 30 % du budget de production de l’œuvre cinématographique ou audiovisuelle.

Dans sa revue de dépenses sur les aides au cinéma, l’IGF a souligné que le C2I est « un outil efficace pour attirer des tournages en France », et « ne préconise donc pas d’évolution de ce dispositif ». Cet élargissement de l'assiette du crédit d'impôt ne contribuerait pas nécessairement à l'attractivité de la France mais pourrait être très coûteux.

Par ailleurs, le plafonnement proposé par l'article pénaliserait au contraire des productions étrangères mais employant des acteurs français ou européens, limitant l'attractivité de la France.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le Gouvernement propose, à l’article 27, un nouveau report de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation.

Face à la tentation de l’immobilisme, le présent amendement vise à engager, dès le 1er janvier 2027, une révision des valeurs locatives des locaux d’habitation, réforme sans cesse repoussée alors que la fiscalité locale repose en grande partie sur des bases fiscales obsolètes. Ainsi, pour renouveler des valeurs locatives dont la plupart sont fondées sur une évaluation datant des années 1970, il est proposé d’opérer une révision pas à pas, à chaque vente d’un bien.

La valeur locative de chaque local d’habitation sera donc révisée à l’occasion de la vente de ce local afin de lisser le renouvellement des valeurs locatives. Il s’agit d’une mesure réaliste tant l’horizon auquel doit intervenir cette réforme capitale semble s’éloigner continument. Cette révision progressive sera mise en œuvre jusqu’à ce que la révision de l’ensemble des locaux d’habitation, prévue par la loi de finances pour 2020, intègre les nouvelles valeurs locatives dans les bases d’imposition locales.

Dispositif

I. – Substituer aux alinéas 32 à 39 les vingt-cinq alinéas suivants : 

« II. – Après l’article 1496 bis du code général des impôts, il est inséré un article 1496 ter A ainsi rédigé :

« Art. 1496 ter A. – I. – Par dérogation à l’article 146 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, les conditions de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation et des locaux servant à l’exercice d’une activité salariée à domicile mentionnés aux articles 1496 et 1497 du code général des impôts, retenues pour l’assiette des impositions directes locales et de leurs taxes additionnelles, sont fixées par le présent article.

« II. – À compter du 1er janvier 2027, la valeur locative de chacun des locaux mentionnés au I du présent article est révisée à l’occasion de chaque mutation à titre onéreux du local.

« III. – A. – Les propriétés mentionnées au I du présent article sont classées dans les quatre sous-groupes suivants :

« 1° Les maisons individuelles ;

« 2° Les appartements situés dans les immeubles collectifs ;

« 3° Les locaux d’habitation qui présentent des caractéristiques exceptionnelles ;

« 4° Les dépendances isolées.

« Les propriétés appartenant aux sous-groupes mentionnés aux 1° et 2° sont classées par catégorie en fonction de leur consistance. Les propriétés appartenant au sous-groupe mentionné au 4° sont classées par catégorie en fonction de leur utilisation. Ces catégories de locaux sont déterminées par décret en Conseil d’État.

« B. – 1. La valeur locative de chaque propriété ou fraction de propriété, au sens de l’article 1494 du code général des impôts, mentionnée aux 1°, 2° et 4° du A du présent III est déterminée en fonction de l’état du marché locatif à la date de référence du 1er janvier de l’année de la mutation à titre onéreux du local.

« Elle est obtenue par application d’un tarif par mètre carré, déterminé conformément au 2 du présent B, à la consistance du local définie au 3 du présent B. Ces tarifs et ces secteurs sont arrêtés par le représentant de l’État dans le département.

« 2. a. Il est constitué, dans chaque département, un ou plusieurs secteurs d’évaluation qui regroupent les communes ou sections cadastrales de communes qui, dans le département, présentent un marché locatif homogène.

« b. Les tarifs par mètre carré sont déterminés sur la base des loyers moyens constatés dans chaque secteur d’évaluation, par catégorie de propriétés.

« Pour la détermination de ces tarifs, il n’est pas tenu compte des loyers des locaux donnés en location, à la date de référence mentionnée au 1 du présent B :

« 1° Par les organismes mentionnés à l’article L. 411‑2 du code de la construction et de l’habitation et attribués sous condition de ressources ;

« 2° Sous le régime de la réglementation des loyers établie par la loi n° 48‑1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement.

« Lorsque les loyers déclarés pour la détermination des loyers moyens mentionnés au premier alinéa du présent b sont en nombre insuffisant ou ne peuvent être retenus, ces tarifs sont déterminés par comparaison avec les tarifs fixés pour les autres catégories de locaux du même sous-groupe du même secteur d’évaluation.

« À défaut d’éléments suffisants ou pouvant être retenus au sein du même secteur d’évaluation, ces tarifs sont déterminés par comparaison avec ceux qui sont appliqués pour des propriétés de la même catégorie ou, à défaut, du même sous-groupe dans des secteurs d’évaluation présentant des niveaux de loyer similaires dans le département ou, à défaut, dans un autre département.

« Les tarifs par mètre carré peuvent être majorés ou minorés par application d’un coefficient de localisation de 1,1, 1,15, 1,2 ou 1,3 ou de 0,7, 0,8, 0,85 ou 0,9 destiné à tenir compte de la situation particulière de la parcelle d’assise de la propriété au sein du secteur d’évaluation.

« 3. La consistance des propriétés ou fractions de propriété relevant des sous-groupes mentionnés aux 1° et 2° du A du présent III s’entend de la surface réelle, mesurée au sol entre murs ou séparations et arrondie au mètre carré inférieur, majorée de la superficie au sol de leurs dépendances affectée de coefficients fixés par décret, pour tenir compte de leur utilisation et de leurs caractéristiques physiques.

« Pour les propriétés ou fractions de propriété relevant du sous-groupe mentionné au 4° du même A, la consistance s’entend de la superficie au sol.

« C. – 1. La valeur locative des locaux d’habitation qui présentent des caractéristiques exceptionnelles mentionnés au 3° du A du présent III est déterminée par voie d’appréciation directe, en appliquant un taux de 8 % à la valeur vénale de la propriété ou fraction de propriété, telle qu’elle serait constatée si elle était libre de toute location ou occupation à la date de référence définie au 2 du présent C.

« 2. La valeur locative des propriétés et fractions de propriétés mentionnées au 1 du présent C est déterminée au 1er janvier de l’année de la mutation à titre onéreux du local.

« IV. – Le résultat de chaque révision de la valeur locative d’un local d’habitation mentionnée au I est pris en compte à compter de l’établissement des bases au titre de l’année suivant l’année durant laquelle a eu lieu la mutation à titre onéreux.

« V. – Les I à IV sont supprimés à compter du 1er janvier de l’année visée au A du V de l’article 146 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020. »

II. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« VII. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer une année blanche pour l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, marqué par la nécessité de réduire notre déficit, nous proposons de contenir la hausse des dépenses des agences et opérateurs. Cette décision nous apparait d’autant plus justifiée que les crédits alloués à l'ANRU connaissent une hausse de 132 % par rapport à l’année précédente.

En conséquence, il est proposé de retirer 66 000 000 € en autorisations d’engagement (AE) et en crédit de paiement (CP) de l’action n° 04 « Rénovation urbaine et amélioration du cadre de vie » du programme 147 « Politique de la ville ».

Art. ART. 25 NONIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le transport de voyageurs en montgolfière bénéficie d’ores et déjà d’un taux réduit de TVA de 10 %. 

En revanche, le maintien de cet article conduirait à appliquer ce taux réduit à des prestations dont l’objet principal n’est pas le transport de voyageurs, mais une activité culturelle ou de loisir.

C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 31 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Dans sa version initiale, l’article 31 diminue de 25 % le prélèvement sur les recettes de l’État visant à compenser aux collectivités territoriales la division par deux des valeurs locatives des établissements industriels (PSR VLEI), lequel s’établirait à 3,5 milliards d’euros en 2026. Cette mesure vise à maîtriser la très forte dynamique du PSR en rapprochant le montant de cette compensation de son niveau d’origine de 2021, qui s’élevait alors à 3,3 milliards d’euros.

Les modifications introduites au Sénat réduisent la minoration du PSR VLEI de 25 % à 19,3 %, tout en plafonnant sa minoration pour chaque collectivité territoriale ou EPCI à hauteur de 2 % de leurs recettes réelles de fonctionnement (RRF). Le coût de ces mesures pour l’État est estimé, par rapport au texte initial, à 425 millions d’euros.

Le rapporteur général est favorable à la mise en place de la garantie individuelle proposée par le Sénat, sous réserve de maintenir la minoration du montant du PSR VLEI. Cette solution intermédiaire, dont le coût est ramené à 186 millions d’euros par rapport au texte initial, assure la contribution du bloc communal au rétablissement de la situation de nos finances publiques.

Dispositif

Après la référence :

« III » ;

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 25 :

« un coefficient égal à 0,75. »

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. 

L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif.

Dispositif

I. – À l’alinéa 8, substituer au taux :

« 3,5 % », 

le taux :

« 4 % ».

II. – En conséquence, compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. 

Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. 

L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent.

Cet amendement garantit ainsi que le mécanisme d’amortissement sera effectivement utilisé par les contribuables.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 34 à 37.

II. – En conséquence, compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 11 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 11 sexies institue une taxe sur les réseaux sociaux qui par son assiette et son taux se rapproche fortement de la taxe sur certains services numériques (TSN ou taxe GAFAM) déjà en vigueur. Dans un contexte géopolitique tendu, une telle taxe risque de porter préjudice aux intérêts économiques de la France, alors que l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis est fragile. Par ailleurs, une taxe n’est pas l’outil adapté pour répondre aux problématiques que soulèvent les réseaux sociaux par rapport à la protection des enfants et de la vie privée et par rapport à la situation oligopolistique des plateformes numériques : les règlements européens sur les marchés numériques (DMA) et sur les services numériques (DSA) constituent une réponse plus adaptée.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique.

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à différents opérateurs du programme 214, à savoir l'ONISEP, le CEREQ et le Réseau Canopé.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Il est ainsi proposé de retirer 5 420 708 euros en AE et en CP à l'action 07 "Établissements d'appui de la politique éducative" du programme au programme 214.

Art. ART. 25 DECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article proroge jusqu’à la fin de l’année 2028 le taux réduit de TVA de 10 % pour les travaux sylvicoles réalisés au profit d’exploitants agricoles, ainsi que les travaux de prévention des incendies de forêt menés par des associations syndicale.

Afin de garantir l’effectivité de l’intention du législateur, il est proposé d’appliquer la prorogation de ce taux réduit dès le 1er janvier 2026, de manière conforme à l’intention annoncée par le Gouvernement dans son communiqué du 30 décembre 2025.

Dispositif

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II. – Le I s’applique à compter du 1er janvier 2026.

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 20 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Afin de permettre la mise en œuvre de la nouvelle redevance pour pollution de l’eau par des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS), cet amendement précise les modalités de mesure des rejets de ces substances par les industriels. 

En complément des obligations déjà prévues par le code de l’environnement, il confie au pouvoir réglementaire le soin de définir ces modalités dans certains cas spécifiques. L’objectif est de permettre la prise en compte des mesures de rejets de PFAS déjà réalisées par les industriels, notamment dans le cadre des campagnes de surveillance imposées en 2024 par l’arrêté du ministre de la transition écologique du 20 juin 2023, ainsi que des mesures prescrites à certaines installations par arrêté préfectoral.

Dispositif

I. – Après le mot : 

« base » ;

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 23 : 

« des mesures réalisées, le cas échéant, par le redevable en application des articles L. 181‑12, L. 181‑14 ou L. 512‑5, ou sur la base des mesures réalisées à cet effet par le redevable dans des conditions déterminées par décret. »

II. – Après le mot :

« mesure » ;

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 24 : 

« mentionnées à l’alinéa précédent. »

III. – A l’alinéa 25, supprimer le mot : 

« dédié ». 

Art. ART. 25 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article fait bénéficier d’une TVA au taux réduit de 5,5 % les réparations des cycles, de l’électroménager, des chaussures et articles de cuir, des vêtements et du linge de maison, au lieu de 20 %.

Or le coût de cette mesure, évalué à 350 millions d’euros, semble excessif par rapport à son bénéfice, qui demeure incertain.

De plus, il convient de rappeler qu'un "bonus réparation" a été institué en 2023, notamment pour les réparations d'électroménager, de chaussures et de textiles. Son montant est de 50 euros pour un lave-linge, de 40 euros pour un aspirateur, de 8 euros pour la pose de patins sur des chaussures et de 7 euros pour le rapiècement d'un trou dans un vêtement. 

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 16 QUINQUIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement supprime la majoration de la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel (TAEMUP) prévue à cet article spécifiquement pour les navires de plus de 24 mètres.

Dispositif

I. – À l’avant-dernière ligne de la première colonne du tableau de l’alinéa 17, supprimer les mots :

« et inférieure à 24 ».

II. – Supprimer la dernière ligne du même tableau.

Art. ART. 10 06/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 25 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article fait bénéficier les margarines et graisses végétales d’un taux de TVA réduit de 5,5 %, au lieu de 20 %.

Or, outre que l'impact précis d'une baisse de TVA est toujours difficile à prévoir, le coût de cette mesure est estimé à 50 millions d'euros.

Aussi est-il proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués aux opérateurs du programme 134, à savoir Atout-France, Business France et l'Agence nationale des fréquences.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Il est ainsi proposé de retirer 7 411 270 euros au programme 134 en AE et en CP. Cette baisse est imputée à l'action 04 "Développement des postes, des télécommunications et du numérique" à hauteur de 1 960 455 euros, à l'action 07 "Développement international des entreprises et attractivité du territoire" à hauteur de 4 301 175 euros et à l'action 23 "Industrie et services" à hauteur de 1 149 640 euros.

 

Art. ART. 25 OCTODECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 25 octodecies proroge jusqu’au 31 décembre 2028 la date de cession de biens permettant de bénéficier, sous certaines conditions, d’abattements de taxes foncières et d’exonérations de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à Mayotte. Cette mesure incitative contribue au processus de reconstitution des titres de propriété, alors que Mayotte se caractérise par un grand nombre de parcelles dépourvues de titre de propriété régulier. 

Malgré l’intention de l’auteur, M. Thani Mohamed Soilihi, exprimée dans l’exposé sommaire de son amendement, l’article ne prévoit en revanche pas de prorogation de l’exonération de droits de mutation à titre onéreux (DMTO) dont bénéficient les cessions de biens immeubles effectuées par une personne publique et les actes de notoriété et les décisions judiciaires constatant la prescription acquisitive. 

Le présent amendement vise à assurer la cohérence des dispositifs de régularisation du foncier à Mayotte, en prolongeant également l’exonération de DMTO prévue par l’article 1043 B du code général des impôts jusqu’au 31 décembre 2028.

Dispositif

I. – Au début de l’alinéa 1, insérer les mots : 

« Au premier alinéa de l’article 1043 B, ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 65 UNDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Après le mot :

« État »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 14 :

« . Il explique les définitions retenues et les données disponibles, en fonction notamment du type de comptabilité et du mode de financement de chaque opérateur ou organisme. »

Art. ART. 32 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 32 prévoyait, dans sa rédaction initiale, de modifier le fonctionnement du fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée des collectivités territoriales (FCTVA) via :

– une exclusion des dépenses de fonctionnement des dépenses éligibles FCTVA liées à l’entretien des bâtiments publics, de la voirie et des réseaux et à la fourniture de services informatiques ;

– un décalage d’un an du versement du FCTVA à plusieurs catégories d’intercommunalités ;

– un élargissement de l’assiette du FCTVA afin que soient éligibles les contributions des collectivités versées dans le cadre des concessions d’aménagement lorsqu’elles sont destinées à financer un équipement public ainsi que les redevances versées aux sociétés publiques locales d’aménagement d’intérêt national (SPLA-IN) dans le cadre de la construction, la reconstruction, la réhabilitation et la rénovation d’écoles élémentaires ou maternelles publiques.

Il est proposé de confirmer le maintien dans l’assiette du FCTVA, introduit au Sénat, des dépenses de fonctionnement précitées. Il est également proposé de maintenir les autres dispositions initialement incluses dans l’article et confirmées par le Sénat.

En revanche, le rapporteur général propose de supprimer l’ajout du Sénat visant à rendre éligibles au FCTVA les dépenses effectuées dans le cadre d’opérations réalisées en régie, qui apparaît inapplicable. En effet, la rédaction retenue ne définit pas précisément les opérations en régie visées. Or les dépenses en régie ne peuvent, de manière générale, être intégrées au FCTVA dans la mesure où elles comprennent des dépenses de personnel pour lesquelles la TVA n’est pas imputable.  

Dispositif

Supprimer les alinéas 10 et 11.

Art. ART. 12 QUATERDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article procède à une refonte d’ampleur du régime d’imposition des plus-values immobilières, affectant simultanément les taux, les mécanismes d’abattement et les conditions d’exonération, sans garantie quant à ses effets sur le fonctionnement du marché immobilier.

Selon les conclusions de la Cour des comptes, la substitution des abattements pour durée de détention par la seule prise en compte de l’érosion monétaire conduirait, sur longue période, à un surcroît d’imposition, sans certitude quant à un effet incitatif sur les cessions.

Compte tenu de la sensibilité de ces paramètres et de l’absence d’évaluation probante des effets attendus, il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 35 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement modifie le montant des prélèvements sur les recettes (PSR) de l’État pour tirer les conséquences des avis exprimés par le rapporteur général sur les articles précédents. 

Par rapport au texte issu du Sénat, les modifications proposées réduisent le montant des PSR de près de 379 millions d’euros. Cet amendement tend à : 

– maintenir la minoration du montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF) de 5,18 milliards d’euros, pour tenir compte du rejet de la réintégration dans la DGF de la fraction de TVA « ex-DGF » des régions prévue à l’article 31 du texte initial ; 

– maintenir le niveau de compensation de la perte de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) des collectivités tel qu’initialement prévu par le projet de loi de finances (– 50 millions d’euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat) ; 

– conserver l’introduction d’un plafonnement individuel de la minoration du PSR au titre de la compensation de la réduction de 50 % des valeurs locatives des établissements industriels (PSR VLEI), proposé par le Sénat, mais maintenir le coefficient de minoration global de 25 % (– 266 millions d’euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat) ; 

– ne majorer la dotation « élu local » (DPEL) que de 23 millions d’euros, au lieu des 59,5 millions d’euros adoptés par le Sénat, et, parallèlement, ne diminuer la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) des communes qu’à hauteur de ce montant ; 

– supprimer les mesures visant à élargir le bénéfice du PSR de compensation des contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) subissant une perte de base de cotisation foncière des entreprises (– 800 000 euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat) ; 

– supprimer le PSR créé par le Sénat visant à compenser la non-indexation de la dotation de continuité territoriale (DCT) perçue par la Corse (– 62 millions d’euros par rapport au projet de loi adopté par le Sénat). 

Dispositif

I. – À la sixième ligne de la seconde colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 946 979 349 » ;

le montant : 

« 896 979 349 ». 

II. – À la huitième ligne de la seconde colonne du tableau du même alinéa 2, substituer au montant :

« 183 000 000 » ;

le montant :

« 147 506 000 ». 

III. – À la seizième ligne de la seconde colonne du tableau du même alinéa 2, substituer au montant :

« 137 455 » ;

le montant :

« 35 631 455 ».

IV. – À la vingt-sixième ligne de la seconde colonne du tableau du même alinéa 2, substituer au montant :

« 3 983 647 589 » ;

le montant : 

« 3 717 647 589 ».

V. – À la vingt-septième ligne de la seconde colonne du tableau du même alinéa 2, substituer au montant :

« 3 800 000 » ; 

le montant :

« 3 000 000 ». 

VI. – Supprimer la trente-deuxième ligne du tableau du même alinéa 2.

VII. – Supprimer la trente-troisième ligne du tableau du même alinéa 2.

VIII. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 27 QUINQUIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 quinquies introduit une disposition technique fixant la date d’évaluation de la valeur locative des quais et terre pleins visés à l’article 1501 bis du code général des impôts uniquement au 1er janvier 2021. 

Le II de cet article précise que cette évolution entre en vigueur le 1er janvier 2026. Or le fait que la loi de finances pour 2026 n’ait pu être promulguée avant le 31 décembre 2025 rend cette mention inopérante, justifiant la suppression dudit alinéa.  

Dispositif

Supprimer l’alinéa 2. 

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préciser que la période de location est celle mentionnée à l’alinéa 19, soit neuf ans.

Dispositif

Compléter la première phrase de l’alinéa 25 par les mots :

« mentionnée à la première phrase du troisième alinéa du présent j. »

Art. ART. 33 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement rétablit l’article 33 dans sa version adoptée, en première lecture, par l’Assemblée nationale. Par conséquent, il tend à : 

– minorer la dynamique des fractions de TVA transférées aux collectivités territoriales, lorsqu’elle est positive, par le taux d’inflation constaté au titre de l’année précédente, en étendant ce mécanisme d’écrêtement à la fraction de TVA octroyée aux régions en compensation de leur perte de dotation globale de fonctionnement (DGF) – cette modification tien compte du refus, exprimé à l’Assemblée nationale comme au Sénat, de transformer cette fraction de TVA en DGF régionale (article 31 du projet de loi) ; 

– affecter la dynamique de TVA non versée aux collectivités territoriales en application des changements de calcul précités au fonds de sauvegarde des départements (FSD), dont la limite de 600 millions d’euros – contre 300 millions d’euros dans le texte initial ;

– supprimer le dispositif de « contemporéanisation » du versement des fractions de TVA, rendu sans objet par la modification du mode de calcul des fractions de TVA. 

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le 1 des B, C et D du V de l’article 16 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 est ainsi modifié :

« 1° Le septième alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. » ;

« 2° Le dernier alinéa est supprimé.

« II. – Le C du IV de l’article 8 de la loi n° 2020‑1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. »

« III. – Le A des XXIV et XXV de l’article 55 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. ».

« III bis. – Le VIII de l’article 149 de la loi n° 2016‑1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 est ainsi modifié :

« a) Le premier alinéa est ainsi rédigé : 

« Au titre des premiers mois de chaque année, le ratio déterminé au II du présent article est appliqué à l’évaluation proposée des recettes nettes de taxe sur la valeur ajoutée pour l’année précédente inscrites dans l’annexe au projet de loi de finances de l’année. Une régularisation est effectuée dès que le produit net de la taxe sur la valeur ajoutée encaissé l’année précédente est révisé. » ;

« b) Le second alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « À compter de 2026, lorsque le taux d’évolution annuelle du montant affecté est positif, il est réduit du taux d’évolution des prix à la consommation des ménages, hors tabac, constaté au titre de l’année précédente. Le produit à verser ne peut toutefois, du seul fait de cette réduction, être inférieur à celui de l’année précédente. »

« IV. – Au titre de l’année 2026, la part du produit de la taxe sur la valeur ajoutée non versée en application des I à III du présent article est affectée au fonds de sauvegarde mentionné au 2° du 4 du E du V de l’article 16 de la loi n° 2019‑1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, dans la limite d’un montant qui, cumulé aux sommes affectées à ce même fonds en 2024 et 2025, n’excède pas 600 millions d’euros. Si ce plafond n’est pas atteint en 2026, le montant correspondant à la différence entre celui‑ci et le montant cumulé des versements sur le fonds de sauvegarde en 2024 et 2025 fait l’objet d’une attribution à due concurrence d’une part du produit de la taxe sur la valeur ajoutée revenant à l’État.

« V. – Le dernier alinéa du C du IV de l’article 8 de la loi n° 2020‑1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 et le dernier alinéa du A du XXV de l’article 55 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 sont supprimés.

« VI. – La perte de recettes pour l’État résultant du IV du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal.

Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire.

Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire.

Dispositif

I. – À l’alinéa 30, substituer au montant :

« 8 000 € »,

le montant :

« 10 000 € ».

II. – En conséquence, compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 3 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement reportant aux exercices clos à compter du 31 décembre 2026 l’application de l’article 3, compte tenu de l’absence d’adoption de la loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2025.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 77, substituer à l’année :

« 2025 »

l’année :

« 2026 ».

Art. ART. 65 UNDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« recouvrent »

les mots :

« portent sur ».

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'OFPRA.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Aussi le présent amendement propose de retirer 6 055 997 euros en AE et CP à l'action 02 "Garantie de l'exercice du droit d'asile" du programme 303 "Immigration et asile".

Art. ART. 28 06/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Le non-respect par l'assujetti de l'obligation d'émission d'une facture sous une forme électronique donne lieu à l'application d'une amende de 15 € par facture, sans que le total des amendes appliquées au titre d'une même année civile puisse être supérieur à 15 000 €.
 
Le présent projet prévoit de porter ce montant à 50 € par facture afin de renforcer son effet dissuasif.
 
Cette hausse suscite des inquiétudes, notamment pour les PME en phase d’adaptation.
 
Malgré le droit à l’erreur, une telle sanction pourrait rapidement générer des montants disproportionnés, sans effet pédagogique.
 
Il est proposé de maintenir l’existant.
 

Dispositif

I. – Supprimer l’alinéa 57.

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 61.

Art. ART. 69 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’article 69 du projet de loi de finances pour 2026 propose de modifier l’article 225 de la loi de finances pour 2021, revenant ainsi sur la révision de certains contrats d’achat d’électricité photovoltaïque conclus entre 2006 et 2010.

La disposition prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2025, justifiée par le Gouvernement au nom de la correction d’un supposé déséquilibre contractuel et d’une réduction de dépenses publiques à hauteur de 150 M € par an. Une telle approche soulève toutefois de graves préoccupations juridiques, économiques et politiques.

Sur le plan juridique, cette mesure menace la sécurité juridique et la confiance légitime des acteurs économiques dans la parole de l’État, alors même que la France traverse une période de fragilité liée à sa dette publique et à la dégradation de sa note souveraine. Une telle remise en cause créerait un précédent dangereux : si la stabilité contractuelle n’est plus garantie, aucun investisseur ne pourra envisager sereinement des projets de long terme dans le secteur énergétique français.

Sur le plan économique, la rétroactivité fragiliserait une filière photovoltaïque fondée sur des investissements à long terme. Elle augmenterait le coût du capital, détournerait l’investissement privé vers des pays européens offrant un cadre plus stable et compromettrait l’essor de projets industriels essentiels. Les économies attendues — 150 M € par an — sont faibles au regard des apports de la filière : 60 000 emplois locaux, recettes fiscales pour les collectivités, réduction des importations d’énergie et contribution à la sécurité d’approvisionnement. De nombreuses PME territoriales actives dans la maintenance et l’exploitation des centrales seraient particulièrement touchées.

La France a jusqu’ici su attirer des capitaux pour financer sa transition énergétique grâce à la stabilité de son cadre contractuel et à la qualité de sa « signature ». 

Remettre en cause ces engagements affaiblirait la crédibilité du pays et menacerait des projets industriels stratégiques, en contradiction avec les objectifs du plan de relance et de la réindustrialisation.

En conséquence, le présent amendement propose de supprimer les dispositions de l’article 69 relatives à la seule révision des contrats photovoltaïques, afin de préserver la sécurité juridique, la confiance des investisseurs et la pérennité d’une filière essentielle à la transition énergétique et à la souveraineté industrielle de la France.

Dispositif

Supprimer les alinéas 9 à 11.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Aujourd’hui, de nombreux malades atteints par la maladie de Lyme sont en errance thérapeutique et la prise en charge et le traitement de cette maladie divisent la communauté scientifique. Cette division contribue à alimenter le trouble chez les patients et nombre de praticiens, ce qui suffit à justifier le besoin d’apporter des crédits conséquents à la recherche sur cette maladie, d’autant que le nombre de cas recensés est en constante hausse (67 000 cas en 2018 contre 45 000 en 2017).

Les financements dédiés à la maladie de Lyme sont globalement insuffisants et répartis sur un grand nombre de projets disparates.

Tous les acteurs partagent ce diagnostic et incitent à une hausse des financements dédiés. Il y a donc urgence à doter l’INSERM des moyens nécessaires pour mener à bien des travaux de recherche fondamentale et appliquée dans le cadre du plan « Maladie de Lyme ».

L’objet de cet amendement est de donner les moyens nécessaires à la recherche pour pouvoir apporter des réponses aux patients et aux associations qui les représentent. Il est ainsi proposé de flécher 10 millions d’euros de crédits supplémentaires vers l’action 15 « Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé » du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires » afin d’abonder la subvention pour charges de service public (SCSP) de l’INSERM ; réduisant, pour compenser, de 10 millions d’euros les crédits de l’action 17« Recherche » au sein du programme 150 «Formations supérieures et recherche universitaire».

Art. ART. 5 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à conserver la réduction d’impôt pour frais de scolarité.

Il apparaît nécessaire de ne pas alourdir la charge fiscale pesant sur les familles dans un contexte où les frais de scolarité, notamment ceux relatifs aux fournitures ou aux repas, ont particulièrement augmenté ces dernières années.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 11 et 13.

II. – En conséquence, après la référence :

« 200‑0 A, »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« la référence : « 199 vicies A, » est supprimée ; ».

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose la suppression du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP).

Issu de la fusion récente entre le Haut-Commissariat au Plan et France Stratégie, le HCSP est un organe rattaché auprès du Premier ministre chargé de produire des travaux prospectifs pour éclairer l'action du gouvernement.

Si la prospective est un outil indispensable de l'action publique, chaque ministère est déjà dotée de directions dédiées à cette tâche. De plus, d'autres organismes placés auprès du gouvernement tels que le Conseil d'analyse économique (CAE), le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) ou encore le Secrétariat général pour l'investissement (SGPI) remplissent des missions analogues.

Un rapport sénatorial a récemment pointé l'utilité "très mitigée" du Haut-Commissariat à travers 18 notes redondantes et parfois "beaucoup moins précises et approfondies" que des rapports d’autres organes administratifs chargés de missions d’expertise et de conseil auprès des décideurs publics.

Aussi, le présent amendement propose de réduire de 10 M€ les crédits du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan, rattachés à l’action 11 « Stratégie et prospective » du programme 129.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). 

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement propose ainsi de retirer 6 192 447 euros en AE et en CP au programme 103 "Accompagnement des mutations économies et développement de l'emploi". Cette baisse est imputée à l'action 02 "Formation professionnelle des demandeurs d'emploi".

Art. ART. 65 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 65 bis modifie la répartition de la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM), tout en excluant les AOM régionales du bénéfice de ces financements. 

Les nouvelles règles de répartition seraient fondées, d’une part, sur un indice synthétique construit sur la base de critères de densité et de revenu par habitant et, d’autre part, sur la population de l’AOM affectataire. 

L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager la réforme du dispositif. En outre, l’exclusion des AOM régionales du bénéfice de ces financements est susceptible de nuire au développement de l’offre de transport. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 10 TER 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Chaque année en France, 2.550 enfants sont diagnostiqués atteints d’un cancer, c’est 100 de plus qu’il y a 20 ans. Pour la quasi-totalité des cancers pédiatriques, le nombre d’enfants diagnostiqués n’a jamais reculé, alors que les progrès de la recherche ont permis non seulement d’accroitre l’efficacité des traitements pour les adultes, mais aussi de réduire le nombre de diagnostics.

Les cancers pédiatriques sont la première cause de mortalité des enfants par maladie. Même si le taux de survie des enfants 5 ans après le diagnostic est de 80 %, ce taux n’a augmenté que de 3 % en 15 ans. En effet, sur les cancers spécifiques aux enfants, ce taux de survie chute dramatiquement, parfois jusqu’à 0 et sans aucun progrès depuis une trentaine d’années.

Il est donc nécessaire de développer la recherche sur les cancers spécifiques aux enfants, les cancers pédiatriques, pour permettre de redonner espoir à ces enfants touchés par la maladie dès le plus jeune âge, un âge où les seules préoccupations devraient être celles de la famille, de l’école et de grandir.

Malheureusement, la recherche sur les cancers pédiatriques manque toujours cruellement de moyens, ce manque étant toujours confirmé par de nombreux chercheurs et les associations qui travaillent chaque jour pour permettre des avancées contre les cancers infantiles. En effet, à ce jour, les associations sont toujours les premiers financeurs de la recherche en matière de cancers pédiatriques.

C'est pourquoi cet amendement :

- flèche 10 millions d’euros de crédits supplémentaires vers l’action 15 « Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé » au sein du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ».

- et réduit de 10 millions d’euros les crédits de l’action 1 « Développement de la technologique spatiale au service de la science » au sein du programme 193 « Recherche spatiale ».

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement propose ainsi de retirer en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) 5 777 150 euros à l'action 04 "Actions transversales" du programme 206.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement propose d’allouer 10 millions d’euros supplémentaires par an à la recherche clinique sur les cancers pédiatriques. Chaque année en France, environ 2 500 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer, première cause de décès par maladie après 1 an. Si la survie à cinq ans atteint 80 %, deux tiers des survivants présentent des séquelles des traitements.

Depuis 2018, un financement fléché de 5 millions d’euros par an soutient la recherche fondamentale, mais la recherche clinique pédiatrique reste sous-dotée et en concurrence avec les cancers de l’adulte, limitant les essais adaptés aux jeunes patients. Entre 2018 et 2022, seuls 11 projets sur 177 concernaient les cancers pédiatriques dans le programme hospitalier de recherche clinique.

L’objectif de cet amendement est de créer un financement dédié à la recherche clinique, permettant de proposer des traitements innovants mieux tolérés, d’améliorer la survie et la qualité de vie des enfants, sans diminuer les moyens alloués à la recherche sur les cancers de l’adulte.

Dès lors, cet amendement propose d’y parvenir :

– en fléchant 10 millions d’euros de crédits supplémentaires vers l’action 15 – Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé au sein du programme 172 – Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ;

– et réduisant de 10 millions d’euros les crédits de l’action 04 – Maîtrise de l’accès à l’espace au sein du programme 193 – Recherche spatiale.
 
 

Art. ART. 35 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 24 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 27 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 27 TER 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 36 06/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur les spectacles vivants affectée au Centre national de la musique (CNM), qui constitue sa principale ressource. Cette taxe s’applique, lorsqu’ils sont réalisés à titre onéreux, aux spectacles de variétés, concerts, tours de chant et représentations de jazz, de rock, de musiques électroniques et de musiques du monde.

Fixé à 58 millions d’euros dans le projet de loi de finances pour 2026, le plafond de cette taxe n’est plus en cohérence avec la dynamique économique du secteur, marquée par une croissance régulière et plusieurs relèvements successifs depuis 2012. Malgré les augmentations prévues en lois de finances pour 2025 et 2026, le plafond demeure inférieur à la prévision d’encaissement du CNM.

L’écart entre le rendement réel de la taxe et son plafond prive la filière musicale de ressources mutualisées essentielles, alors même que le PLF 2026 prévoit une diminution de la dotation publique du CNM. Le déplafonnement proposé s’inscrit en outre dans les objectifs du contrat d’objectifs et de performance 2024‑2028 du CNM, visant à renforcer ses ressources propres.

Dispositif

I. – À la ligne 62 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 58 000 000 » 

les mots : 

« Non plafonnée ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XXVI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévues au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et les services. »

Art. ART. 36 06/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe sur la diffusion en ligne d’enregistrements phonographiques musicaux et de vidéomusiques affectée au Centre national de la musique (CNM). Cette taxe, créée par la loi de finances pour 2024, constitue, aux côtés de la taxe sur la billetterie des spectacles, l’une des ressources affectées du CNM.

Actuellement plafonnée à 18 millions d’euros, son rendement est appelé à croître rapidement, dès lors que l’ensemble des acteurs du secteur y est désormais assujetti et que les usages numériques connaissent une progression continue. Le maintien de ce plafond conduirait mécaniquement à priver la filière musicale de ressources pourtant issues de son propre dynamisme.

L’écart entre le rendement réel de la taxe et son plafond représente autant de moyens en moins pour le financement d’un secteur fondé sur la mutualisation et la redistribution des ressources entre ses acteurs.

Le déplafonnement proposé s’inscrit pleinement dans les objectifs du contrat d’objectifs et de performance 2024-2028 du CNM, adopté par son conseil d’administration et signé par la ministre de la Culture, visant à renforcer les ressources propres de l’établissement.

Dispositif

I. – À la ligne 63 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 21 000 000 »

les mots :

« Non plafonnée ».

III. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XXVI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévues au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et les services. »

Art. APRÈS ART. 12 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 81 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à maintenir le financement des bilans de compétences par le Compte personnel de formation (CPF), que le projet de loi de finances pour 2026 prévoit de supprimer.

Outil reconnu d’orientation et de sécurisation des parcours professionnels, le bilan de compétences accompagne chaque année plus de 80 000 actifs dans leurs transitions professionnelles. Son exclusion du CPF créerait une rupture d’équité avec d’autres dispositifs comparables tels que la VAE ou le permis de conduire. Placé sous un plafond de prise en charge, il permettrait de maîtriser la dépense publique tout en préservant un levier essentiel d’employabilité et de mobilité.

Dispositif

Supprimer l’alinéa 5.

Art. APRÈS ART. 24 SEXIES 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préserver le niveau de financement du FSER à 35 millions d’euros, contre les 19 millions prévus dans le projet de loi de finances pour 2026, soit une baisse de 44 %.

Une telle réduction mettrait en péril l’existence même des 770 radios associatives locales qui composent le paysage radiophonique français. Ces structures, non lucratives et profondément ancrées dans les territoires, représentent près de 3 000 emplois directs et mobilisent plusieurs milliers de bénévoles. 

Ces radios assurent une mission d’intérêt général essentielle :

– elles participent à l’information de proximité, au pluralisme médiatique et à la cohésion sociale ;

– elles soutiennent la vitalité culturelle et démocratique des territoires, notamment ruraux, périurbains et ultramarins, où elles sont souvent le seul média local indépendant ;

– elles jouent un rôle déterminant dans l’éducation aux médias, la participation citoyenne et la valorisation des initiatives locales.

Leur modèle économique repose principalement sur le FSER, dans un contexte où les collectivités locales réduisent leurs aides et où les charges augmentent (énergie, loyers, salaires, diffusion, transition vers le DAB+). Une coupe de 16 millions d’euros entraînerait la disparition de plus de la moitié des radios associatives et la suppression de près de 80 % des emplois du secteur.

Au-delà de l’impact social et économique, une telle décision aurait des conséquences démocratiques majeures. Les radios associatives constituent un rempart contre la désinformation et le repli sur soi. Dans un contexte où la confiance envers les médias nationaux s’érode, affaiblir les médias locaux indépendants, c’est affaiblir la souveraineté médiatique et démocratique de la France.

Le maintien du FSER à 35 millions d’euros ne doit pas être considéré comme une dépense, mais comme un investissement productif et structurant pour la Nation.

Il soutient : l’emploi local et l’économie sociale et solidaire, la cohésion territoriale, la diversité culturelle et médiatique et la démocratie de proximité.

Afin de respecter les règles budgétaires, cet amendement :

– prélève 16 000 000 euros à l’action 01 « Livre et lecture » du programme 334 « Livres et industries culturelles »

– abonde de 16 000 000 euros l’action 06 « Soutien à l’expression radiophonique locale » du programme 180 « Presse et médias »

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à allouer 3 000 000 euros supplémentaires au programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ».

Cette dotation est cruciale pour soutenir la nouvelle mission confiée à l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), à savoir le pilotage de l’Agence de programmes Numérique - Algorithmes, Logiciels et Usages. Cette Agence, préfigurée en 2024 et montée en puissance en 2025 a pour mission de stimuler la recherche technologique numérique à haut risque, structurer l’écosystème numérique français et réduire les dépendances du tissu économique français vis-à-vis des acteurs technologiques étrangers.

Le besoin d’atteindre les missions de l’Agence d’ici 2028 rend nécessaire un soutien renforcé. La recherche, l’innovation et le transfert de technologies dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA), du quantique, du cloud et des technologies de calcul haute performance, ainsi que le développement des applications logicielles destinées aux domaines régaliens (défense, santé, éducation) nécessitent des moyens supplémentaires.

Cet amendement ne vise pas à pénaliser le Programme 192 « Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle » mais uniquement à respecter les conditions de recevabilité financière. Il conviendra que le Gouvernement lève le gage en cas d’adoption de l’amendement.

Art. APRÈS ART. 25 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 36 06/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

Cet amendement propose le déplafonnement de la taxe affectée à l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP), qui constitue sa principale source de financement. Fixé à 8,5 millions d’euros, ce plafond n’est plus adapté aux réalités économiques du secteur, dont l’activité et le dynamisme se sont fortement accrus. L’écart entre le rendement réel de la taxe et son plafond représente autant de ressources non mobilisées pour le financement de la filière théâtrale privée, fondée sur un principe de mutualisation.

Conformément aux engagements pris, l’ASTP a mené une réforme de sa gouvernance, aboutissant en avril dernier à un renforcement de la présence des pouvoirs publics au sein de son conseil d’administration, ainsi qu’à la création d’un conseil professionnel associant représentants des employeurs, des salariés et des organismes de gestion collective.

Il convient désormais de garantir à l’ASTP des moyens financiers à la hauteur de ses missions, afin de renforcer son soutien à la prise de risque artistique et à la diffusion des spectacles, objectif auquel répond le déplafonnement proposé.

Dispositif

I. – À la ligne 38 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 2, substituer au montant :

« 8 500 000 » 

les mots : 

« Non plafonnée ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XXVI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévues au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et les services. »

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement visant à préserver le Fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (FSER) au niveau de 2024, soit 38 millions d’euros en y incluant le bonus ruralité, introduit par le Plan Culture et Ruralité à hauteur de 2,3 millions d’euros et à destination des radios associatives rurales et ultramarines.

En conséquence, il est proposé d’abonder de 18 000 000 euros en AE et CP les crédits de l’action 6 « Soutien à l’expression radiophonique locale » du programme 180 « Presse et médias », et de compenser à due concurrence par une diminution des crédits de l’action 1 « Livre et lecture » du programme 334 « Livre et industries culturelles ».

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à confirmer l’attribution annuelle de 10 millions d’euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, au Fonds Muskoka pour la santé de la mère et de l’enfant.

Créé en 2011, ce fonds agit en Afrique de l’Ouest et du Centre pour réduire la mortalité maternelle et infantile, améliorer la santé reproductive, sexuelle, néonatale et nutritionnelle, et promouvoir les droits des femmes et des adolescentes.

La France, qui a déjà investi près de 200 millions d’euros dans ce dispositif, a renouvelé en 2021 son engagement à hauteur de 50 millions d’euros jusqu’en 2026. Le Fonds Muskoka réunit quatre agences des Nations Unies — UNICEF, OMS, FNUAP et ONU Femmes — dont il coordonne les actions dans six pays : Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Sénégal, Tchad et Togo.

Son impact est significatif : baisse de 23 % de la mortalité maternelle, réduction de 16 % de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, hausse de 19 % des accouchements assistés et de 66 % du recours à la contraception. Il valorise également l’expertise médicale et hospitalière française grâce à des partenariats avec l’AFD, des hôpitaux, entreprises et ONG françaises.

Dans un contexte de tensions budgétaires, cet amendement garantit la pérennité du Fonds Muskoka et réaffirme l’engagement de la France en faveur de la santé mondiale et des droits des femmes et des enfants.

Les règles de recevabilité imposées par l’article 40 de la Constitution nous obligent à gager via un transfert de crédits provenant d’un autre programme de la mission. Nous appelons néanmoins le Gouvernement à lever le gage. Cet amendement flèche donc 10 000 000 euros de crédits supplémentaires (en AE et CP) vers l’action 01 du programme 384 « Fonds de solidarité pour le développement » et réduit de 10 000 000 euros les crédits (en AE et CP) de l’action 01 « Aide économique et financière multilatérale » du programme 110 « Aide économique et financière au développement ».

Art. APRÈS ART. 35 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 35 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 24 SEXIES 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 9 QUATER 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 35 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 25 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 27 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement propose la création de 2 000 places supplémentaires d’hébergement dédiées aux femmes victimes de violences et à leurs enfants co-victimes. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, et neuf enfants ont perdu la vie en 2022 dans un contexte de violences conjugales. En 2023, 271 000 femmes ont été recensées comme victimes de violences conjugales, soit une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente.

Les femmes victimes rencontrent de nombreux obstacles pour fuir leur agresseur : dépendance économique, manque de logements disponibles, peur, isolement ou contraintes liées aux enfants. 

D’après la Fondation des Femmes, 90 % des femmes accompagnées vivaient encore avec l’auteur des violences et quatre sur dix ne se voyaient proposer aucune solution d’hébergement.

Si le nombre de places spécialisées a presque doublé en quatre ans, il demeure très insuffisant : les associations estiment qu’il faudrait créer 10 000 places supplémentaires pour répondre aux besoins.

Cet amendement prévoit donc la création immédiate d’au moins 2 000 places sécurisées, non mixtes, offrant un accompagnement médico-psycho-social complet par des professionnels formés.

Par cet amendement, nous proposons de transférer 24 090 000 euros en crédits de paiement (CP) et autorisations d’engagement (AE) depuis l’action 12 « FNADT section générale » du programme 112 « Impulsion et coordination de la politique d’aménagement du territoire » vers l’action 12 « Hébergement et logement adapté » du programme 177 « Hébergement, parcours vers le logement et l’insertion des personnes vulnérables ». Il convient de noter que cette proposition de mouvement de crédits est uniquement formelle, afin de respecter les règles budgétaires. Notre intention n’est pas de ponctionner un autre programme et nous appelons le Gouvernement à lever ce gage financier.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement propose d’augmenter de 10 millions d’euros par an les crédits alloués à la recherche fondamentale sur les cancers pédiatriques. En France, près de 2 500 enfants et adolescents sont diagnostiqués chaque année d’un cancer. Malgré un taux de survie à cinq ans d’environ 80 %, ces maladies demeurent la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d’un an. Environ 500 jeunes meurent chaque année, tandis que deux tiers des survivants gardent des séquelles lourdes de leur traitement. Les cancers spécifiquement pédiatriques, comme les tumeurs du tronc cérébral, restent particulièrement résistants aux traitements existants. Une recherche ciblée est donc essentielle pour mieux comprendre leurs mécanismes et développer des essais cliniques adaptés.

Depuis 2018, un financement fléché de 5 millions d’euros par an, voté à l’unanimité dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, a permis à l’Institut national du cancer (INCa) de lancer plusieurs programmes innovants : mobilité internationale de jeunes chercheurs, structuration des équipes, partage de données, ou encore appels à projets ambitieux tels que « High Risk-High Gain ». Ces initiatives ont stimulé la recherche française et mobilisé la communauté scientifique, mais les besoins restent largement supérieurs.

Les experts estiment qu’il faut au minimum 10 millions d’euros par an pour la recherche fondamentale et autant pour la recherche clinique, aujourd’hui très peu soutenue. Entre 2018 et 2022, seuls 11 projets cliniques pédiatriques ont été financés sur 177. Les ministres de la Santé et de la Recherche ont reconnu en 2025 la nécessité d’un financement total de 20 millions d’euros, cofinancé à parts égales par leurs ministères. Toutefois, l’instabilité politique rend incertain le respect de cet engagement. Cet amendement vise donc à garantir la pérennité de ce financement vital pour les enfants atteints de cancer, sans réduire les moyens destinés à la recherche sur les cancers de l’adulte.

Pour cela, cet amendement propose d’y parvenir :

– en fléchant 10 millions d’euros de crédits supplémentaires vers l’action 15 « Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé » au sein du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires »

– et réduisant de 10 millions d’euros les crédits de l’action 12 « Recherche dans le domaine des transports, de la construction et de l’aménagement » au sein du programme 190 « Recherche dans les domaines de l’énergie et de la mobilité durables ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Depuis le transfert de la gestion de cette taxe du ministère de la Transition écologique vers laDGFiP, de graves anomalies sont apparues dans la liquidation et la collecte, entraînant un effondrement des recettes. Le rapport parlementaire de juin 2025 souligne ces dysfonctionnements, dont les conséquences menacent directement les politiques locales d’aménagement et de protection de l’environnement.

La taxe d’aménagement constitue une ressource essentielle pour financer ces missions et le fonctionnement des CAUE. Selon l’association Départements de France, la perte cumulée pour les collectivités atteindrait 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont 300 millions seraient dus aux erreurs administratives. En 2024, la part départementale a chuté en moyenne de 40 %, fragilisant fortement les budgets locaux.

Bien que le ministère de l’Économie ait reconnu ces difficultés, aucune mesure concrète de compensation n’a été annoncée. Cet amendement, d’un montant de 270 millions d’euros, vise donc à réparer une situation injuste et à garantir la continuité des missions des Départements et des CAUE, essentiels à la qualité de l’aménagement et à la transition écologique des territoires.

Il propose d’abonder l'action 02 « Administration des relations avec les collectivités territoriales » du programme 122. Seraient diminués d’autant les crédits de l'action 06 « Dotation générale de décentralisation concours particuliers » du programme 119.

Il n’est évidemment absolument pas question de diminuer les crédits précités en faveur de la décentralisation, mais uniquement de respecter les règles de recevabilité financière et de présentation des amendements ; l’auteur de cet amendement défend donc la levée du « gage » et la compensation par le gouvernement.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement de repli du groupe Droite Républicaine propose d'instaurer une année blanche aux financements attribués à l'ADEME.

Si la suppression de l'agence, proposée par un autre amendement, n'était pas adoptée, nous demandons que la subvention attribuée à l'ADEME soit a minima maintenue à son niveau 2025.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Cet amendement permettrait de dégager une économie substantielle de 104,7M€ sans remettre en cause l'existence et les missions de l'agence.

Il est ainsi proposé de retirer 104 717 972 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (en CP) au programme 181 "Prévention des risques". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 12 "Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie".

Art. APRÈS ART. 27 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 35 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 25 OCTODECIES 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose une année blanche des financements apportés aux opérateurs de l’État.

La mission Recherche et enseignement supérieur finance plusieurs opérateurs. Ils remplissent des missions essentielles tant pour la formation de nos étudiants et chercheurs que pour la recherche publique. Cependant, dans un contexte budgétaire contraint et sans remettre en cause l’action de ces structures, il nous apparaît nécessaire de maintenir leurs financements au niveau de l’année passée.

Le présent amendement prévoit ainsi de revenir au niveau 2025 des subventions pour charge de service public pour les structures suivantes : Agence nationale de la Recherche, CNRS, IFREMER, INRAE, INRIA, IRD, INED, Universités et assimilés, Ecoles et formations d’ingénieurs, Autres opérateurs d’enseignement supérieur et de recherche, Opérateurs de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche, Communauté d’universités et d’établissements, IFP Energies Nouvelles, Réseau des œuvres universitaires et scolaires.

Aussi le présent amendement propose de retirer :

– 18 956 000 euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires ». Cette baisse est imputée à hauteur de 250 000 euros en AE et en CP à l’action 02 « Agence nationale de la recherche », pour le maintien au niveau 2025 du financements à l’ANR. Ainsi qu’à hauteur de 18 706 000 en AE et en CP à l’action 14 « Moyens généraux et d’appui à la recherche » pour le maintien au niveau 2025 du financement au CNRS (13 210 000 euros), à l’IFREMER (30 000 euros), à l’INRAE (3 451 000 euros), à l’INRIA (868 000 euros), à l’IRD (1 088 000 euros) et à l’INED (59 000 euros).

– 167 993 151 euros en AE et en CP au programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire » dont 141 617 153 euros pour les Universités et assimilés, 12 020 541 euros pour les Ecoles et formations d’ingénieurs, 12 687 441 euros pour les autres opérateurs d’enseignement supérieur et de recherche, 1 165 718 euros pour les opérateurs de soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche, 502 298 euros pour les communautés d’universités et d’établissements. Cette baisse est imputée à hauteur de 34 181 749 euros en AE et en CP à l’action 01 « Formation initiale et continue du baccalauréat à la licence », à hauteur de 20 943 480 euros en AE et en CP à l’action 02 « Formation initiale et continue de niveau master », à hauteur de 22 871 455 euros en AE et en CP à l’action 03 « Formation initiale et continue de niveau doctorat », à hauteur de 2 575 020 euros en AE et en CP à l’action 05 « Bibliothèques et documentation » à hauteur de 697 055 euros en AE et en CP à l’action 13 « Diffusion des savoirs et musées », à hauteur de 43 292 272 euros en AE et en CP à l’action 15 « Pilotage et support du programme », à hauteur de 43 432 120 euros en AE et en CP à l’action 17 « Recherche ».

– 517 750 euros en AE et en CP au programme 190 « Recherche dans les domaines de l’énergie, du développement et de la mobilité durables ». Cette baisse est imputée intégralement (517 750 euros en AE et en CP) à l’action 17 « Recherche dans le domaine des nouvelles technologies de l’énergie ». Ce montant correspondant au maintien au niveau 2025 du financement à IFP Energies nouvelles.

– 14 373 638 en AE et en CP au programme 231 « Vie étudiante ». Cette baisse correspondant au maintien au niveau 2025 du financement au Réseau des œuvres universitaires et scolaires. Elle est intégralement imputée en AE et en CP (14 373 638 euros) à l’action 04 « Pilotage et animation du programme ».

Art. ART. 5 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Au lieu d’apporter un soutien renforcé aux sportifs professionnels dans la gestion de leur après-carrière, la modification proposée supprimerait la possibilité de déduire fiscalement les dépenses engagées pour leur reconversion. Or, dans la majorité des disciplines, les revenus des sportifs demeurent modestes, parfois précaires et discontinus : seules quelques exceptions dans des sports très médiatisés connaissent des rémunérations substantielles.

La période de reconversion est fondamentale pour ces professionnels qui, après avoir consacré des années à la pratique de leur sport, doivent s’adapter et investir dans la construction d’une nouvelle trajectoire professionnelle. Mettre fin à la déduction de leurs dépenses de formation ou d’accompagnement dans ce moment clé, c’est instaurer une iniquité fiscale et pénaliser leur volonté de réussir une transition sereine.

À l’heure où l’engagement des sportifs français a été mis à l’honneur lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 et qu'il sera prochainement sous les projecteurs avec les Jeux olympiques et paralympiques de 2030, il serait contradictoire et regrettable de retirer un dispositif essentiel pour la transition professionnelle après leur carrière. 

Dispositif

Supprimer l’alinéa 7.

 

Art. APRÈS ART. 30 06/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 3 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement.

En effet, cet article remet en cause le régime fiscal du plan d’épargne retraite (PER) en supprimant les avantages fiscaux liés aux versements effectués par le titulaire d’un PER après qu’il a atteint 70 ans.

Une telle évolution affecte l’équilibre du dispositif sans évaluation globale de ses effets sur les comportements d’épargne ni sur la lisibilité du cadre fiscal.

Cet amendement de repli prévoit donc de porter cet âge limite de 70 ans à 75 ans.

Dispositif

À la fin de l’alinéa 9, substituer au mot :

« soixante-dixième »,

le mot :

« soixante-quinzième ».

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose de ne limiter l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France.

Dispositif

Au début de l’alinéa 17, après le mot :

« logements »,

insérer les mots :

« situés en France ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Amendement co-travaillé avec le collectif "Oui au train de nuit"

La suppression soudaine des trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne résulte de l’arrêt de la subvention de l’État à la SNCF, décidé à la suite des lettres plafond adressées par le gouvernement Bayrou au ministère des Transports durant l’été 2025. Ces deux liaisons constituaient les seules lignes de nuit internationales au départ de la France. Cette décision envoie un mauvais signal dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, par ailleurs, il semble incompréhensible que le train de nuit ne puisse pas fonctionner en France alors qu'il fonctionne dans le reste de l'Europe. 

Le rétablissement de la subvention pour l’exercice 2026 permettrait une reprise rapide des liaisons dès le printemps, sans empêcher l’État de maintenir des exigences élevées concernant l’amélioration de leur équilibre économique. Le collectif Oui au train de nuit a d’ailleurs identifié plusieurs pistes d’optimisation : alternance des circulations directes Paris-Berlin et Paris-Vienne pour éviter les manœuvres à Mannheim, meilleure visibilité sur SNCF Connect (notamment via un lien vers le site autrichien de vente de billets), et création d’un arrêt commercial à Nancy sur la base de l’arrêt technique déjà existant, afin d’attirer les voyageurs de l’axe Nancy-Metz-Luxembourg.

Cet amendement procède à un mouvement de crédits au sein de la mission « Écologie, développement et mobilités durables » : un abondement de 5 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement est proposé sur la sous-action 44-06 « Financement du déficit d’exploitation des trains d’équilibre du territoire » du programme 203 « Infrastructures et services de transports ». En contrepartie, l’action 9 « Soutien aux énergies renouvelables électriques en métropole continentale » du programme 345 « Service public de l’énergie » est minorée du même montant. Ce redéploiement, purement formel, vise à respecter les règles budgétaires du PLF. Nous demandons en conséquence au Gouvernement de lever le gage.

Art. APRÈS ART. 25 OCTODECIES 06/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à réduire de 200M€ supplémentaires le budget de l’Aide Médicale d’État (AME).

Entre 2015 et 2023, le nombre de bénéficiaires de l’AME a augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente ainsi plus d’1,2 milliard d’euros avec une hausse de près de 50 % depuis 2017. 

Sans remettre en cause l’existence d’un dispositif de prise en charge médicale, il est proposé, via un autre amendement, de limiter le panier de soins aux interventions urgentes, car rien ne justifie que des étrangers en situation irrégulière aient droit à une prise en charge plus large que celle dont tout Français peut bénéficier.

Cette transformation de l’AME en « aide médicale d’urgence » permettrait ainsi de réaliser une économie budgétaire estimée de manière réaliste à 400 millions d’euros. 

Aussi, en tenant compte la réduction de crédits déjà adoptée par le Sénat à hauteur de 200M€, cet amendement prévoit de traduire cette mesure par une baisse supplémentaire du même montant en AE et CP des crédits dédiés à l’AME. Cette baisse est imputée sur l’action 02 « Aide Médicale de l’État » de programme 183 « Protection maladie ». 

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Aujourd’hui, de nombreux malades atteints par la maladie de Lyme sont en errance thérapeutique et la prise en charge comme le traitement de cette maladie divisent la communauté scientifique. Cette division contribue à alimenter le trouble chez les patients et nombre de praticiens, ce qui suffit à justifier le besoin d’apporter des crédits conséquents à la recherche sur cette maladie, d’autant que le nombre de cas recensés est en hausse (67 000 cas en 2018 contre 45 000 en 2017). Les financements dédiés à la maladie de Lyme sont globalement insuffisants et répartis sur un grand nombre de projets disparates - comme l'a mis en lumière le rapport d'information portant sur la prise en charge des patients, présenté, lors d'une précédente législature, par Nicole Trisse, Vincent Descoeur et Jeanine Dubié - (environ 6 millions d’euros seulement recensés par le comité de pilotage au 1er janvier 2020, dispersés sur 45 projets différents). Tous les acteurs partagent ce diagnostic et demandent une hausse des financements dédiés. Il y a donc urgence à doter l’INSERM des moyens nécessaires pour mener à bien des travaux de recherche fondamentale et appliquée dans le cadre du plan « Maladie de Lyme ». L’objet de cet amendement est de donner les moyens nécessaires à la recherche pour pouvoir apporter des réponses aux patients et aux associations qui les représentent. Il est ainsi proposé de flécher 5 millions d’euros de crédits supplémentaires vers l’action 15 « Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé » du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires » afin d’abonder la subvention pour charges de service public de l’INSERM ; réduisant, pour compenser, de 5 millions d’euros les crédits de l’action 17« Recherche » au sein du programme 150 «Formations supérieures et recherche universitaire".

Art. ART. 34 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 bis vise, par le biais d’une avance, à remédier aux effets indésirables des dysfonctionnements de la réforme de la taxe d’aménagement, qui fragilisent à la fois les finances des Départements et la pérennité des Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), en compensant les pertes de recettes pour les collectivités concernées.

 

Le transfert de la liquidation des taxes d’urbanisme du ministère de la transition écologique (DDT) vers la DGFiP a généré un niveau de liquidation anormalement faible et de graves dysfonctionnements dans la collecte de la fiscalité locale, pointés notamment dans le rapport d’information de David Amiel et Christine Pires Beaune de juin 2025. Cette perte de recettes menace les politiques publiques locales d’aménagement et de préservation de l’environnement.

 

Si la modification de la baisse de l'activité de construction ainsi que le changement du fait générateur peuvent expliquer des différences de recettes, les écarts avec les années précédentes sont tellement considérables qu’ils ne peuvent relever que de dysfonctionnements qu’il convient de corriger. D’autant que l’absence d’impact financier pour les collectivités était avancée lors de l’adoption de la réforme.

 

Des mesures correctives doivent être prises d’urgence. C’est le sens de cet article qui revient à réparer une situation anormale, grâce à une avance auprès des Départements, leur permettant de soutenir les CAUE en difficulté du fait de la moindre perception de taxe d’aménagement.

Il est donc nécessaire de conserver cet article, avec une modification rédactionnelle pour bien inclure les départements au troisième alinéa.

 

La taxe d’aménagement finance plus particulièrement la préservation de l'environnement et des paysages, et le fonctionnement des Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE), structures d'ingénierie territoriale.

 

Selon les estimations de l’association Départements de France, la chute de recettes se monterait pour les seules collectivités départementales à 500 millions d’euros entre 2023 et 2025, dont on peut raisonnablement estimer que 300 millions d’euros minimum seraient dus aux dysfonctionnements précités.

 

Pour la seule année 2024, le reversement moyen de la part départementale de la taxe d'aménagement a chuté de 40 %.

 

La conjoncture économique ne peut être invoquée pour justifier une telle perte, qui, compte tenu de la situation déjà très dégradée des finances départementales, met en péril les politiques précitées et conduit déjà à la liquidation de certains CAUE, dont l’expertise est pourtant reconnue.

 

Dans un communiqué de presse datant du 29 janvier 2025, le ministère de l'Économie et des Finances reconnaissait des difficultés dans la collecte de la taxe d'aménagement et affirmait que les sommes dues seraient recouvrées et reversées.

 

À ce jour, ni le montant ni le calendrier de ces recouvrements ne sont précisés, et aucune mesure de soutien transitoire n'est annoncée, ce qui ne fait que nuire à la confiance des collectivités.

 

Cette situation constitue un cas grave, mais révélateur de l’état de la Décentralisation en France, où des collectivités sans autonomie fiscale dépendent de décisions d’un État centralisé qui ne communique même pas les données.

 

Les missions des collectivités et les CAUE n’ont pas à être mis en danger par une réforme fiscale nationale mal anticipée et connaissant des dysfonctionnements dans sa mise en œuvre.

Dispositif

I – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« au I »

les mots :

« aux I et II bis ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 10 06/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 65 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 65 ter modifie la répartition du produit de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) lors du renouvellement d’un parc éolien terrestre ou d’une centrale photovoltaïque. 

Le rapporteur général souscrit à l’objectif porté par cet article permettant notamment d’intéresser financièrement les communes à l’installation d’infrastructures énergétiques sur leur territoire. La rédaction adoptée par le Sénat soulève toutefois des difficultés importantes, qui justifient la suppression de l'article 65 ter.  

En premier lieu, les exposés sommaires des amendements à l’origine de cet article mentionnent à la fois l’IFER sur les éoliennes et l’IFER sur les centrales photovoltaïques, alors que leurs dispositifs tendent à modifier uniquement la répartition du produit de cette première.

En deuxième lieu, la définition proposée du « renouvellement » des installations n’exclut pas les situations dans lesquelles la « modification substantielle ou notable » du parc a pour effet de réduire la puissance installée et, in fine, le produit d’IFER dû aux collectivités territoriales bénéficiaires.

Enfin, il apparaît que la possibilité offerte aux EPCI de diminuer unilatéralement le montant des attributions de compensation (AC) aux communes ne respecte pas leur autonomie financière. En effet, le versement d’AC est une contrepartie à un transfert de compétences et non pas une compensation financière d’affectation de ressources.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 43 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à rétablir l’article 43 dans sa rédaction initiale.

Le Sénat a abaissé à 35 millions d’euros le montant du prélèvement sur la trésorerie inutilisée des aérodromes affectataires de la taxe sur les nuisances sonores. Or, la version initiale de l’article prévoyait un prélèvement de 80 millions d’euros, au bénéfice du budget général de l’État.

Le rétablissement de la rédaction initiale permet de mobiliser plus efficacement des ressources disponibles, sans remettre en cause le financement des actions de lutte contre les nuisances sonores.

Dispositif

Rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« II. – Le montant de ce prélèvement est égal à la différence entre celui du solde mentionné à l’article L. 6360‑3 du code des transports et quarante‑cinq millions d’euros. »

Art. ART. 36 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 36 bis étend le bénéfice de la réduction d’impôt au titre des dons effectués par les particuliers prévue à l’article 200 du CGI et de la réduction d’impôt au titre du mécénat d’entreprise prévue à l’article 238 bis du même code aux versements réalisés en faveur d’organismes publics ou privés dont la gestion est désintéressée et qui ont pour activité principale la rénovation du patrimoine remarquable des gares ferroviaires. En l’occurrence, il s’agit des dons et du mécénat en faveur de SNCF Gares &amp; Connexions, affectataire des gares françaises, qui sont détenues par l’État.

Dans un rapport de 2021 sur la gestion des gares françaises, la Cour des comptes souligne toutefois que SNCF Gares &amp; Connexions gagnerait plutôt à renouveler son partenariat avec l’État et SNCF Gares &amp; Connexions, passant par un soutien public renforcé. En ce sens, les dons et le mécénat ne donneraient pas à l’opérateur la visibilité nécessaire sur les investissements de rénovation des gares à réaliser ; ils ne paraissent pas un outil adapté sur le long terme.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 3 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article restreint le champ du pacte Dutreil en excluant les actifs numériques du bénéfice de l’exonération de 75 % des droits de mutation à titre gratuit, sans qu’aucune évaluation préalable de ses effets n’ait été conduite.

Une telle modification, ciblant une catégorie d’actifs sans analyse de son impact sur les entreprises concernées et leurs conditions de transmission, fragilise la cohérence du dispositif existant.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 84 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel. 

Dispositif

I. – À la première phrase, substituer au mot : 

« auraient » 

le mot : 

« ont ».

II. – À la seconde phrase, substituer aux mots : 

« son intégration » 

les mots : 

« l’intégration de l’agent ».

III. – À la même seconde phrase, substituer aux mots : 

« conformément à l’arrêté »

les mots : 

« en application de l’arrêté du 9 juillet 2025 ». 

Art. ART. 2 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement prévoit l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que les seuils et limites qui lui sont associés, sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac prévue en 2025, qui s’établit à 0,9 % selon les dernières données de l’INSEE.

Bien que cet article, en indexant la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation, permet d’éviter que près de 200 000 foyers fiscaux ne deviennent imposables du seul fait de l’absence de revalorisation du barème, 18 % des foyers fiscaux continueraient néanmoins à subir les effets du gel, soit près de 40 % des foyers s’acquittant effectivement de l’impôt sur le revenu.

En conséquence, cet amendement propose de réécrire cet article afin de prévoir l’indexation de l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, tout en ajustant les conditions de son entrée en vigueur en tenant compte de la date d’adoption de la loi de finances pour 2026 au cours de l’année 2026.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

« A. – À la première phrase du second alinéa de l’article 196 B, le montant : « 6 794 € » est remplacé par le montant : « 6 855 € » ;

« B. – Le I de l’article 197 est ainsi modifié :

« 1° Le 1 est ainsi modifié :

« a) Aux deux premiers alinéas, le montant : « 11 497 € » est remplacé par le montant : « 11 600 € » ;

« b) À la fin du deuxième alinéa et au troisième alinéa, le montant : « 29 315 € » est remplacé par le montant : « 29 579 € » ;

« c) À la fin du troisième alinéa et à l’avant-dernier alinéa, le montant : « 83 823 € » est remplacé par le montant : « 84 577 € » ;

« d) À la fin des deux derniers alinéas, le montant : « 180 294 € » est remplacé par le montant : « 181 917 € » ;

« 2° Le 2 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 1 807 € » ;

« b) À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, le montant : « 4 224 € » est remplacé par le montant : « 4 262 € » ;

« c) À la fin du troisième alinéa, le montant : « 1 069 € » est remplacé par le montant : « 1 079 € » ;

« d) À la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le montant : « 1 785 € » est remplacé par le montant : « 1 801 € » ;

« e) À la première phrase du dernier alinéa, le montant : « 1 993 € » est remplacé par le montant : « 2 011 € » ;

« 3° Au a du 4, le montant : « 889 € » est remplacé par le montant : « 897 € » et le montant : « 1 470 € » est remplacé par le montant : « 1 483 € » ;

« C. – Le 1 du III de l’article 204 H est ainsi modifié :

« 1° Le tableau du second alinéa du a est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 1 635 €0 %
Supérieure ou égale à 1 635 € et inférieure à 1 698 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 698 € et inférieure à 1 807 €1,3 %
Supérieure ou égale à 1 807 € et inférieure à 1 928 €2,1 %
Supérieure ou égale à 1 928 € et inférieure à 2 060 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 060 € et inférieure à 2 170 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 170 € et inférieure à 2 315 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 315 € et inférieure à 2 738 €5,3 %
Supérieure ou égale à 2 738 € et inférieure à 3 135 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 135 € et inférieure à 3 571 €9,9 %
Supérieure ou égale à 3 571 € et inférieure à 4 019 €11,9 %
Supérieure ou égale à 4 019 € et inférieure à 4 690 €13,8 %
Supérieure ou égale à 4 690 € et inférieure à 5 624 €15,8 %
Supérieure ou égale à 5 624 € et inférieure à 7 037 €17,9 %
Supérieure ou égale à 7 037 € et inférieure à 8 789 €20 %
Supérieure ou égale à 8 789 € et inférieure à 12 200 €24 %
Supérieure ou égale à 12 200 € et inférieure à 16 523 €28 %
Supérieure ou égale à 16 523 € et inférieure à 25 937 €33 %
Supérieure ou égale à 25 937 € et inférieure à 55 558 €38 %
Supérieure ou égale à 55 558 €43 %

 » ;

« 2° Le tableau du second alinéa du b est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 1 875 €0 %
Supérieure ou égale à 1 875 € et inférieure à 1 989 €0,5 %
Supérieure ou égale à 1 989 € et inférieure à 2 191 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 191 € et inférieure à 2 392 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 392 € et inférieure à 2 642 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 642 € et inférieure à 2 786 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 786 € et inférieure à 2 881 €4,1 %
Supérieure ou égale à 2 881 € et inférieure à 3 170 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 170 € et inférieure à 3 920 €7,5 %
Supérieure ou égale à 3 920 € et inférieure à 5 016 €9,9 %
Supérieure ou égale à 5 016 € et inférieure à 5 697 €11,9 %
Supérieure ou égale à 5 697 € et inférieure à 6 599 €13,8 %
Supérieure ou égale à 6 599 € et inférieure à 7 907 €15,8 %
Supérieure ou égale à 7 907 € et inférieure à 8 789 €17,9 %
Supérieure ou égale à 8 789 € et inférieure à 9 989 €20 %
Supérieure ou égale à 9 989 € et inférieure à 13 738 €24 %
Supérieure ou égale à 13 738 € et inférieure à 18 253 €28 %
Supérieure ou égale à 18 253 € et inférieure à 27 858 €33 %
Supérieure ou égale à 27 858 € et inférieure à 60 893 €38 %
Supérieure ou égale à 60 893 €43 %

 » ;

« 3° Le tableau du second alinéa du c est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux

proportionnel

Inférieure à 2 008 €0 %
Supérieure ou égale à 2 008 € et inférieure à 2 170 €0,5 %
Supérieure ou égale à 2 170 € et inférieure à 2 420 €1,3 %
Supérieure ou égale à 2 420 € et inférieure à 2 728 €2,1 %
Supérieure ou égale à 2 728 € et inférieure à 2 833 €2,9 %
Supérieure ou égale à 2 833 € et inférieure à 2 930 €3,5 %
Supérieure ou égale à 2 930 € et inférieure à 3 026 €4,1 %
Supérieure ou égale à 3 026 € et inférieure à 3 362 €5,3 %
Supérieure ou égale à 3 362 € et inférieure à 4 639 €7,5 %
Supérieure ou égale à 4 639 € et inférieure à 6 005 €9,9 %
Supérieure ou égale à 6 005 € et inférieure à 6 772 €11,9 %
Supérieure ou égale à 6 772 € et inférieure à 7 858 €13,8 %
Supérieure ou égale à 7 858 € et inférieure à 8 644 €15,8 %
Supérieure ou égale à 8 644 € et inférieure à 9 577 €17,9 %
Supérieure ou égale à 9 577 € et inférieure à 11 115 €20 %
Supérieure ou égale à 11 115 € et inférieure à 14 953 €24 %
Supérieure ou égale à 14 953 € et inférieure à 19 020 €28 %
Supérieure ou égale à 19 020 € et inférieure à 30 482 €33 %
Supérieure ou égale à 30 482 € et inférieure à 64 341 €38 %
Supérieure ou égale à 64 341 €43 %

 ».

« II. – Les A et B du I s’appliquent à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes.

« III. – Le C du I s’applique aux revenus perçus ou réalisés à compter du premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 68 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

Substituer aux mots : 

« les dispositions concernées n’ont été abrogées »

 les mots : 

« ces décrets n’ont été abrogés ».

Art. ART. 12 UNDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 undecies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, comporte deux mesures :

– il permet aux entreprises créées ou reprises sous le régime des zones de revitalisation rurale (ZRR) de bénéficier également des exonérations liées au dispositif France ruralités revitalisation (FRR) pour la durée restant à courir ;

– il étend aux entreprises sédentaires bénéficiant des exonérations attachées aux ZRR la possibilité de réaliser jusqu’à 25 % de leur chiffre d’affaires hors des ZRR tout en continuant de jouir des effets de ce zonage sur la part de leur activité effectuée en ZRR – ce dispositif était réservé jusqu’à présent aux entreprises non‑sédentaires et aux entreprises bénéficiant du dispositif FRR.

Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit en vigueur. D’une part, le cumul du bénéfice des exonérations liées aux ZRR et aux FRR semble injustifié, alors même que la loi de finances de finances pour 2024 a opéré une refonte du zonage des territoires ruraux dans une logique de simplification. D’autre part, l’assouplissement de la condition d’implantation pour le bénéfice du dispositif ZRR se ferait de manière rétroactive pour les entreprises créées ou reprises jusqu’au 30 juin 2024. Une telle disposition priverait le zonage de sa principale raison d’être, à savoir l’incitation pour les entreprises à exercer une activité économique dans les territoires ruraux.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués aux agences régionales de santé (ARS).

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 31 357 081 euros en AE et en CP au programme 155 "Soutien aux ministères sociaux". Cette baisse est imputée à l'action 33 "Financement des agences régionales de santé".

Art. ART. 3 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

En première lecture, l'Assemblée nationale voté l’élargissement de l’assiette de l’IFI à plusieurs catégories de biens : certains actifs financiers (sommes, rentes ou valeurs d’assurance-vie placées en fonds en euros, liquidités et placements financiers assimilés), actifs numériques et biens meubles corporels. 

Il paraît essentiel de rappeler les conséquences très défavorables de cet article.

 Par exemple, les actifs financiers et l’assurance-vie ne sont pas improductifs. Les contrats d’assurance-vie en euros financent directement les entreprises et l’État, et ne peuvent donc être considérés comme improductifs.
 
Par ailleurs, les dépôts bancaires permettent aux banques de distribuer des crédits aux particuliers et aux entreprises. Taxer ces actifs pourrait réduire la quantité de liquidités disponibles pour le crédit, augmentant son coût et limitant son accessibilité.
 
En outre, l’économie de l’art englobe un vaste réseau : artisans d’art (restaurateurs, fondeurs, doreurs, menuisiers …), professionnels du transport, de l’assurance, de la logistique, de la conservation, ainsi que des techniciens, conservateurs, scénographes, graphistes, médiateurs et un tissu de prestataires liés au tourisme culturel (hôtellerie, restauration, édition, communication…). Taxer les biens meubles corporels et par voie de conséquence les œuvres d’art en France, alors que ce n’est le cas dans aucune autre nation européenne, risquerait de provoquer la fuite des collections privées, un ralentissement du mécénat ou encore l’appauvrissement du tissu culturel.
 
Pour toutes ces raisons, le présent amendement propose de supprimer cet article afin de préserver l’investissement, l’emploi, le crédit et la vitalité culturelle de notre pays.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 77 QUATER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel

Dispositif

I. – À l’alinéa 29, substituer à la seconde occurrence des mots :

 « de collectivités territoriales »

 le mot :

 « locaux ».

 II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

 « III. – Le titre III du livre IV de la quatrième partie du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

 « 1° Au d de l’article L. 4331-3, la référence : « L. 4312-9 » est remplacée par la référence : « L. 1612-32 » ; »

 « 2° À l’article L. 4434-10, la référence : « L. 4312-1 » est remplacée par la référence : « L. 1612-26 ». »

Art. ART. 9 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

À la première phrase, substituer aux mots : 

« 1er janvier 2026 »,

les mots :

« lendemain de la promulgation de la présente loi ».

Art. ART. 10 QUATER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le Sénat a adopté un crédit d’impôt au titre des dépenses de mécanisation collective engagées par les entreprises agricoles adhérentes à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA).

Ce dispositif est mis en place à budget constant par une réduction de 20 000 € des plafonds d’exonération du régime des plus-values professionnelles prévus à l’article 151 septies du CGI.

Le régime fiscal de l’article 151 septies du CGI constitue un levier indispensable au renouvellement des agroéquipements et à la compétitivité des exploitations agricoles qui dans leur grande majorité relèvent du régime de l’IR. Une revalorisation des mêmes plafonds a été adoptée par les lois de finances pour 2024 et 2025 afin de renforcer l’efficacité de ce dispositif tout en s’adaptant à l’évolution économique des entreprises agricoles. 

Une telle diminution des plafonds d’exonération est inadmissible et incompréhensible. En effet, elle revient à remettre en cause les récents relèvements des seuils d’exonération à peine adoptés qui permettent simplement de rattraper les effets négatifs de l’inflation.

De plus, ce crédit d’impôt temporaire qui vient affaiblir un dispositif pérenne qui a montré sa pertinence ne répond pas aux réalités économiques des exploitations : son taux comme son plafond sont totalement déconnectés de la réalité des dépenses facturées par les CUMA et un nombre infime d’agriculteurs pourra en bénéficier.

En outre, le crédit d’impôt proposé au titre des dépenses éligibles serait plafonné à 3 000 € par année. Cependant, pour atteindre ce plafond pourtant peu élevé, les dépenses exposées devraient être d’un niveau significatif, à savoir 40 000 € par an. Ce niveau de dépenses est en réalité invraisemblable et déconnecté du niveau des investissements réalisés par les exploitants.

La mise en place de nouveaux dispositifs fiscaux doit faire l’objet d’une étude préalable d’impact en adéquation avec les attentes des exploitants agricoles et leurs effets sur les exploitations. Ce qui n’a manifestement pas été le cas pour le présent crédit d’impôt.

De surcroît, le dispositif proposé vient en concurrence avec d’autres mécanismes de mécanisation en commun (copropriété d’équipements, entreprises de prestations de travaux agricoles constituées entre agriculteurs…) qui se trouvent doublement pénalisées : elles ne bénéficient pas du nouveau crédit d’impôt et subissent la diminution des plafonds d’exonération. Là encore, une telle mesure doit être mieux étudiée au plan technique et mieux évaluée au plan budgétaire pour atteindre l’objectif qu’elle se propose d’atteindre sans déstabiliser les différentes formules déjà choisies par les agriculteurs au bénéfice des seules CUMA.

En conséquence, il est donc proposé de supprimer ce dispositif et de demander au Ministre d’engager, dès cette année, de réelles réflexions sur la mise en place de dispositifs fiscaux utiles et efficients à la compétitivité des exploitations agricoles françaises en lien avec les organisations professionnelles.

Dispositif

Supprimer cet article

Art. ART. 46 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article met à la charge des personnes condamnées tout ou partie des frais de justice, en matière pénale, selon des modalités susceptibles d’alourdir significativement le coût de l’accès au juge.

Un tel dispositif est de nature à dissuader les justiciables d’exercer les voies de recours, celles-ci étant susceptibles d’engendrer des frais supplémentaires, au détriment du droit à un recours effectif.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 34 QUATER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 quater modifie l’année de référence servant à déterminer le montant du versement du prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au profit des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre mis en place par l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Celui‑ci bénéficie aux collectivités territoriales et à leurs groupements lorsque ceux-ci sont contributeurs au fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), tout en ayant subi une contraction substantielle de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) depuis 2012.

Le dispositif proposé n’est assorti d’aucune évaluation de son coût ni de son effet sur les montants perçus par les collectivités territoriales. Surtout, il tend à attribuer à l’État un rôle de réassureur des déséquilibres du FNGIR plutôt que de réformer cet outil de péréquation horizontale lui‑même.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 2 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« I bis. – Le A du I s’applique à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes. »

II. – Après le mot :

« du »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 12 :

« premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi. »

III. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 9 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026.

Dispositif

Après le mot :

« impôts, »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« après l’année : « 2025 », sont insérés les mots : « et entre le lendemain de la promulgation de la loi n° xxx du xxx de finances pour 2026 et le 31 décembre 2027. » »

Art. ART. 20 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement apporte une correction technique aux modalités de constatation des paramètres fiscaux indexés sur l’inflation.

Dispositif

Après l’alinéa 53, insérer les trois alinéas suivants : 

« 8° L’article L. 213‑11‑15‑2 est ainsi modifié :

« a) Au premier alinéa, les mots : « d’un montant annuel de 0,90 euro hors taxes » sont remplacés par les mots : « de trois factures par an et » ;

« b) Au début du deuxième alinéa, les mots : « Ces montants sont indexés » sont remplacés par les mots : « Ce montant est indexé ». »

Art. ART. 15 QUATER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 15 quater institue un suramortissement des avions de transport de passagers, de fret et de courrier et des avions cargos dont l’acquisition permet une réduction des émissions de CO2. Peuvent bénéficier de la déduction les avions qui qui permettent une réduction d’au moins 15 % des émissions de CO2 par rapport aux aéronefs qu’ils remplacent.

Cependant, les avions neufs représentent déjà en moyenne des émissions de CO2 inférieures de 15 % : aussi, cette déduction n'aurait aucun effet incitatif et comporterait un effet d'aubaine massif et très coûteux pour les finances publiques.

Par ailleurs, la loi de finances pour 2025 a institué un crédit d'impôt au titre de l'incorporation de carburants d'aviation durables. Cette nouvelle déduction serait ainsi redondante avec le dispositif créé l'année dernière.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 34 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 bis crée, au titre de l’année 2026, un prélèvement sur les recettes de l’État (PSR) visant à verser aux collectivités territoriales et aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre une « avance afin de compenser les retards de versement de la taxe d’aménagement ».

La perte de taxe d’aménagement subie par les collectivités territoriales et leurs groupements est documentée par divers travaux parlementaires, dont le rapport d’information n° 119 du Sénat de M. Sautarel et Mme Briquet et le rapport d’information n° 1594 de l’Assemblée nationale de Mme Pires Beaune et M. Amiel.

Or cette dynamique résulte principalement d’un effet de trésorerie, lié au décalage de la date d’exigibilité de la taxe, et de phénomènes conjoncturels, tels que la baisse de la construction et le transfert de la liquidation de la taxe à la direction générale des finances publiques (DGFiP). Le rôle de réassurance de l’État ne semble, en l’espèce, pas justifié.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. PREMIER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à tirer les conséquences de l’entrée en vigueur forcément postérieure au 1er janvier 2026 de la loi de finances pour 2026.

Dispositif

I. – À l’alinéa 3, substituer à l’année :

« 2025 »

l’année :

« 2026 ».

II. – Procéder à la même substitution à la fin de l’alinéa 4.

III. – À l’alinéa 5, substituer à la date :

« 1er janvier 2026 »

les mots :

« lendemain de la publication de la présente loi ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit de recentrer le dispositif du "Pass Sport" autour des jeunes de 14 à 30 ans soit une baisse des dotations de plus de 35 millions d'euros.

Le Pass'Sport, aide financière à l'inscription sportive, offrait à près de 1 650 000 jeunes français âgés de 6 à 18 ans un accès facilité à la pratique.

Cette baisse drastique prend au dépourvu les clubs sportifs qui s'inquiètent des conséquences d'une telle mesure, alors que le coût des licences et équipements peut constituer parfois un obstacle pour certaines familles qui se retrouvent également pénalisées.

Afin de permettre aux plus jeunes de bénéficier du Pass’Sport, le présent amendement propose d’abonder de 35 800 000 euros l’action 01 « Promotion du sport pour le plus grand nombre » du programme 219 « Sport », en diminuant à due concurrence – dans le seul but d’assurer la recevabilité financière du présent amendement – les crédits de l’action 04 « Développement du service civique » du programme 163 « Jeunesse et vie associative ».

Art. ART. 12 OCTODECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 octodecies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, définit les gîtes ruraux et exonère ces derniers de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS).

Le présent amendement propose de maintenir l’équilibre du droit en vigueur. En effet, la définition qui est donnée des gîtes ruraux par cet article, dont le seul critère géographique est l’exclusion d’une métropole, est insuffisamment ciblée. Par ailleurs, le régime fiscal des locations de courte durée comporte d’ores et déjà des dispositions favorables aux propriétaires. À titre d’exemple, dans les zones France ruralités revitalisation (FRR), les communes peuvent, sur délibération, exonérer de THRS les meublés de tourisme classés et les chambres d’hôtes.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 18 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, le Sénat a adopté un amendement visant à rapprocher les tarifs normaux d’accise applicables à l’électricité et au gaz naturel.

Cet amendement prévoit une baisse des accises sur l’électricité, à hauteur de 3 €/MWh pour les particuliers et de 0,42 €/MWh pour les entreprises, compensée par une hausse de 3,67 €/MWh des accises sur le gaz naturel pour l’ensemble des consommateurs.

Si cette mesure est présentée comme neutre pour le budget de l’État, elle entraînerait en réalité une augmentation des charges pour de nombreux ménages et entreprises, en particulier pour les clients fortement dépendants du gaz, sans distinction de situation économique ni de capacité d’adaptation.

Elle pénaliserait notamment des ménages en situation de précarité énergétique, des locataires du parc social ainsi que des entreprises de services et des industries pour lesquelles le gaz demeure indispensable, faute d’alternatives techniques ou économiques immédiates.

Par ailleurs, la fiscalité pesant sur le gaz en France est déjà supérieure à la moyenne européenne pour les entreprises, ce qui fragilise la compétitivité de nombreuses unités industrielles face à leurs concurrents européens.

Le présent amendement vise ainsi à éviter la hausse des coûts liés au gaz naturel, qui pèserait sur l’activité économique et le pouvoir d’achat sans produire de bénéfice environnemental avéré.

Dispositif

I. – À la deuxième ligne de la première colonne du tableau de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« fiouls domestiques et ».

II. – En conséquence, à la même deuxième ligne de la seconde colonne du même tableau du même alinéa 8, substituer au nombre : 

« 15,13 »

le nombre : 

« 10,54.

III. – En conséquence, supprimer l’avant-dernière ligne dudit tableau dudit alinéa 8.

IV. – En conséquence, à la dernière ligne de seconde colonne du tableau de l'alinéa 8, substituer au nombre : 

« 0,31 »

le nombre :

« 0,30 ».

Art. ART. 15 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article prévoit une exonération du tarif de solidarité de la taxe sur le transport aérien de passagers pour les vols en provenance du territoire français métropolitain ou ultramarin dont le trafic annuel est inférieur à 150 000 passagers commerciaux et qui assurent une liaison soumise à une obligation de service public en application du règlement précité du 24 septembre 2008, soit les lignes dites d’ « aménagement du territoire ».

Or, outre qu'une telle exonération doit être soumise à l'autorisation de la Commission européenne, la loi de finances pour 2025 a d'ores et déjà prévu un tarif réduit pour ces lignes, qui doit entrer en vigueur au plus tard un mois après la réception de l'autorisation de la Commission européenne. Le maintien de cet article reviendrait ainsi à prévoir deux tarifs différents pour les mêmes lignes.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 20 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à annuler l’augmentation de l’abattement sur la redevance pour consommation d’eau potable accordé aux irrigants qui n’ont pas d’autre solution que le raccordement au réseau d’eau potable. Sont notamment concernées certaines cultures de maraîchage, d’horticulture et d’arboriculture.

Le Gouvernement avait prévu un abattement de de 20 000 m3 d’eau par an, tandis que le Sénat a porté ce volume à de 50 000 m3 d’eau par an.

Le seuil de 20 000 m³ d’eau par an a été défini afin de couvrir l’essentiel des exploitations concernées par une forte augmentation de leur consommation d’eau potable, tout en maintenant une incitation à la sobriété hydrique.

D’après les éléments transmis par le Gouvernement, le relèvement de l’abattement de 20 000 à 50 000 m³ ne bénéficierait qu’à une dizaine d’exploitations supplémentaires. En effet, le besoin moyen en eau d’une exploitation maraîchère intensive est estimé entre 1 500 et 3 000 m³ par hectare et par an pour l’irrigation. Ainsi, une exploitation maraîchère de 10 hectares consomme en moyenne environ 20 000 m³ d’eau par an.

Par ailleurs, selon le recensement agricole de 2020, la surface moyenne des exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture est de 11 hectares, ce qui confirme la pertinence du seuil initialement retenu.

Dispositif

I. – A l’alinéa 33, substituer le nombre :

« 50 000 »

le nombre :

« 20 000 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 55, supprimer les mots : 

« du a du 3° du I ainsi que ».

Art. ART. 27 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

La rédaction de l’article 27 issue du Sénat, en maintenant en 2026 l’intégration des effets de l’actualisation sexennale de la valeur locative des locaux professionnels dans les bases d’impositions locales, expose les contribuables à de fortes variations des cotisations afférentes. 

Compte tenu des effets massifs et insuffisamment anticipés de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels, un report d’un an de cette réforme – tel que proposé dans le texte initial – semble justifié. 

Le présent amendement, en rétablissant la rédaction initiale de IV et V de l’article 27, reporte l’intégration de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels (VLLP) dans les bases d’imposition de 2026 à 2027. 

L’absence de promulgation de la loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2025 est toutefois source de difficultés, l’actualisation sexennale dans les bases locatives à compter 1er janvier 2026 pouvant bénéficier à certains contribuables. Le rétablissement des mécanismes atténuateurs devra être ajusté en conséquence, afin de prévenir l’application rétroactive de dispositions défavorables. 

Dispositif

Rétablir l’alinéa 40 dans la rédaction suivante : 

« IV. – À la fin du I de l’article 103 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023, l’année : « 2026 » est remplacée par l’année : « 2027 ».

« V. – A. – Les dispositions du I de l’article 1518 ter du code général des impôts ne s’appliquent pas pour l’établissement des bases d’imposition de l’année 2027.

« B. – L’application des dispositions du III de l’article 1518 ter du code général des impôts est suspendue à compter du renouvellement général des conseils municipaux de 2026 jusqu’au renouvellement général des conseils municipaux de 2032. »

Art. ART. 5 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le Sénat a adopté un amendement exonérant à hauteur de 50 % les indemnités allouées à des personnes atteintes d’une affection comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Ce dispositif ne s’appliquerait qu’aux contribuables pour lesquels ces indemnités constituent des revenus imposés dans la catégorie des traitements et salaires, les indemnités perçues par les travailleurs indépendants continuant d’être entièrement imposables en application de cet article.

Le présent amendement inclut donc ces travailleurs non-salariés relevant de l’impôt sur le revenu dans le champ de la modification adoptée par le Sénat, en prévoyant une exonération à hauteur de 50 % d’impôt sur le revenu des indemnités versées aux personnes atteintes d’une affection nécessitant un traitement prolongé et une prise en charge thérapeutique particulièrement coûteuse.

Dispositif

Rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« 7° Après le mot : « coûteuse », la fin du second alinéa de l’article 154 bis A est ainsi rédigée : « sont exonérées de l’impôt sur le revenu à hauteur de 50 % de leur montant. »

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l'agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT).

Dans ce débat budgétaire, notre groupe défend une priorité : la baisse des dépenses publiques. La Droite Républicaine a depuis des années alerté sur l'enchevêtrement de structures et d'agences administratives qui représente à la fois un coût pour les finances publiques et une source de complexité inutile.

Aussi, nous proposons d'agir en supprimant les agences dont l'utilité n'est pas démontrée. C'est le sens de cet amendement qui propose de supprimer les crédits alloués à l'ANACT. Il convient de relever que de nombreux autres organismes interviennent déjà dans le domaine de l'emploi, dont certains avec des missions semblables à l'ANACT (Comité national de prévention et de santé au travail ou encore le Conseil d'orientation des conditions de travail).

Le présent amendement propose de retirer 11 250 000 euros en AE et en CP au programme P111 "Amélioration de la qualité d'emploi et des relations du travail". Cette baisse (11 250 000 euros en AE et en CP) est imputée à l'action 01 "Santé et sécurité au travail".

Art. ART. 11 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 11 septies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, supprime l’exonération de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER) mobile dont bénéficient les stations radioélectriques de téléphonie mobile en zone de montagne.

Le présent amendement propose de maintenir cette exonération, justifiée par la différence de traitement qui subsiste dans l’accès au réseau mobile entre les zones densément peuplées et certaines zones de montagne moins denses.

Cette dépense fiscale, qui concernerait moins de 9 000 stations, représente une perte de recettes relativement marginale et contribue à l’aménagement numérique du territoire dans les zones prioritaires.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 77 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

 « les mots : « au Département de Mayotte, » sont remplacés par les mots : « au Département‑Région de Mayotte »

 les mots :

 « après le mot : « Mayotte », sont insérés les mots : ».

 II. – À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« article XX »

 les mots :

« article 33 ».

 III. – Au même alinéa, substituer au mot :

 « simultanément »

 le mot :

 « toutes ».

Art. ART. 65 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 17, substituer aux mots :

« bénéficier d’ »

le mot :

« conclure ».

Art. ART. 77 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 9, après le mot :

 « communes »,

 insérer le mot :

 « membres ».

 II. – Au même alinéa, supprimer le mot :

 « correspondant ».

 III. – À l’alinéa 13, après la première occurrence du mot :

 « mots : »,

 rédiger ainsi la fin de l’alinéa :

 « « , autres que ceux mentionnés au b, dont au moins une commune est située dans » ».

Art. ART. 5 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article réduit l’accise du biocarburant HVO, aujourd'hui de 60,75 euros / mégawattheure (MWh,) pour la fixer à 12,91 euros / MWh, soit un niveau très proche de celle du B100.

Outre son coût direct, évalué par le Gouvernement à 95 millions d’euros, cette mesure risque de favoriser les ventes de HVO au point de déstabiliser les autres biocarburants et d'entraîner des pertes industrielles pour les producteurs français concurrents. Selon le Gouvernement, ces effets indirects pourraient entraîner un coût d'1,2 milliard d'euros par an.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 27 sexies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, augmente d’un point de pourcentage le taux de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) pesant sur les contrats d’assurances relatifs aux automobiles. En outre, il augmente à due concurrence le taux de la fraction qualifiée conventionnellement de « TSCA‑SDIS », reversée par les départements aux services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), afin de renforcer les moyens de ces derniers.

Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui renchérirait le coût des assurances pour les automobilistes et grèverait leur pouvoir d’achat.

Par ailleurs, la fraction de « TSCA-SDIS » n’est pas juridiquement affectée aux SDIS. Une augmentation de ces ressources libres d’emploi ne s’accompagnerait pas nécessairement d’un soutien financier accru des départements aux SDIS.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 67 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article ne porte pas sur les ressources de l’État ni sur les impositions de toute nature affectées à une personne morale autre que l’État. Il s’agit donc d’un cavalier budgétaire puisque cette mesure ne relève pas du domaine exclusif ou du domaine partagé du projet de loi de finances. Ce dispositif pourrait donc faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel. L'amendement propose donc de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article. 

Art. ART. 15 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 15 sexies porte de 50 à 100 millions d’euros la fraction du produit de la mise aux enchères des quotas d’émission de gaz à effet de serre affectée aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM).

Le présent amendement propose de revenir sur cette majoration, qui contribue à aggraver le déficit budgétaire de l’État en le privant de cette ressource publique.

L’affectation d’une partie du produit des « quotas carbone » aux AOM, prévue par l’article 120 de la loi de finances pour 2025, est récente – un décret du 7 novembre 2025 et des arrêtés des 16 et 18 décembre 2025 en précisent la mise en œuvre – et gagnerait à faire l’objet d’une première évaluation, avant d’envisager le renforcement du dispositif. 

Par ailleurs, les AOM disposent de la faculté, également récente, d’instaurer un versement mobilité régional pour financer leur politique de transport en application de l’article 118 de la loi de finances pour 2025. Six régions se sont d’ores et déjà saisies de ce nouveau levier de financement. 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 34 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Dans sa version initiale, l’article 34 augmente de 50 %, à compter de 2026, la compensation apportée par l’État aux collectivités territoriales au titre de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFNB) dont bénéficient les terrains à usage agricole en métropole à hauteur de 30 %.

Les amendements adoptés au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement induisent, par rapport au texte initial, un surcoût de 100 millions d’euros pour l’État au titre de 2025 puis de 50 millions d’euros chaque année à compter de 2026. Ils ont pour effet :

– d’appliquer rétroactivement, à compter de l’année 2025, la compensation de l’exonération de TFNB aux collectivités territoriales ;

– de doubler la hausse de la compensation attribuée aux collectivités territoriales au titre de leur perte de TFNB prévue à l’article 34.

Le présent amendement propose de rétablir l’article 34 dans sa version initiale, en ce qu’il permet un soutien équilibré aux collectivités territoriales sans induire de hausse massive des dépenses de l’État.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer à l’année : 

« 2025 »

l’année :

« 2026 ».

II. – À la fin du même alinéa, substituer au nombre :

« 2 »

le nombre :

« 1,5 ».

III – En conséquence, supprimer les alinéas 5 et 6.

Art. ART. 34 QUINQUIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 34 quinquies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, institue à partir de l’année 2026 un prélèvement sur les recettes (PSR) de l’État au bénéfice de la collectivité de Corse de 60 millions d’euros, au titre de la compensation de la non‑indexation sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de la dotation de continuité territoriale (DCT).

La DCT, qui est un concours particulier relevant de la mission Relations avec les collectivités territoriales, a régulièrement fait l’objet d’abondements exceptionnels pour soutenir le territoire au regard de son insularité : 33 millions d’euros au sein de la seconde loi de finances rectificative pour 2022 ; 40 millions d’euros en loi de finances de fin de gestion pour 2023 puis en loi de finances pour 2024 ; 50 millions d’euros en loi de finances pour 2025.

En cohérence avec cette pratique, il semble préférable de conserver la hausse de 50 millions d’euros des crédits de la mission Relations avec les collectivités territoriales, proposée par le Gouvernement à l’article 49 (état B), et de supprimer l’article 34 quinquies.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 20 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer une exonération sur la consommation d’eau potable pour les entreprises introduite par le Sénat. Cette exonération à la redevance sur la consommation d’eau potable s’appliquerait à hauteur de 75 % du montant dû en 2026, 50 % en 2027 et 25 % en 2028, avant de disparaître en 2029. Elle entrainerait une perte de recette pour les agences de l’eau de l’ordre de 16 millions d’euros pour l’année 2026.

Cette exonération apparaît redondante avec une aide prévue par décret par le Gouvernent afin d’atténuer les conséquences de la réforme de la fiscalité de l’eau pour les entreprises industrielles les plus impactées par la hausse de la redevance sur la consommation d’eau potable. 

Les agences de l’eau verseront, au titre des années d’activité 2025 à 2027, une aide annuelle transitoire et dégressive aux entreprises concernées – elle sera versée avant le 15 mai 2026 au titre des années 2025 et 2026. Les entreprises sont éligibles au dispositif lorsque le coût de la redevance sur l’eau potable dépasse 0,75 % de leur valeur ajoutée. La compensation financière versée couvrira : 100 % du dépassement en 2025, 67 % en 2026 et 33 % en 2027. L’objectif est d’atténuer progressivement l’impact de la redevance lorsque celle-ci devient disproportionnée au regard de l’activité économique de l’entreprise.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 35 à 39.

II. – En conséquence, à l’alinéa 55, supprimer les mots : 

« ainsi que de la mise en place d’une exonération temporaire d’assiette de la redevance pour la consommation d’eau potable au bénéfice des entreprises ».

III. – En conséquence, supprimer l’alinéa 56.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à l'Office français de la biodiversité (OFB).

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Il est ainsi proposé de retirer 5 132 041 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au programme 113 "Paysages, eau et biodiversité". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 07 "Gestion des milieux et biodiversité".

Art. ART. 82 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer au mot : 

« réunit » 

le mot : 

« remplit ».

II. – Au même alinéa, substituer au mot : 

« par »

le mot : 

« à » 

III. – À l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« l’entrée en vigueur de ».

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose de revenir sur la nouvelle subvention pour charge de service public attribuée à l'ANAH en 2026.

L'ANAH remplit des missions utiles pour la rénovation énergétique et l'adaptation des logements en opérant des dispositifs tels que MaPrimeRénov’ et MaPrimeAdapt’. Elle bénéficie à ce titre de transferts du budget de l'Etat ainsi que de financements issus des certificats d'économie d'énergie (CEE).

Cependant, le projet loi de finances pour 2026 prévoit de lui attribuer également une subvention pour charge de service public supplémentaire de 169,9M€, sans que les annexes budgétaires précisent l'objet de ce financement.

Aussi, alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, nous proposons d'économiser le montant de cette subvention. 

En conséquence, le présent amendement propose de retirer 169 900 000 d'euros en AE et en CP à l’action 04 "Réglementation, politique technique et qualité de la construction" du programme 135 "Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat"

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à garantir le fait que le statut du bailleur privé sera effectivement utilisé par les contribuables, en le rendant plus attractif.

Pour cela, il procède aux modifications suivantes :

– il limite l’accès au bénéfice de l’amortissement créé par cet article qu’aux seuls logements situés en France ;

– il prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %. Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf ;

– il propose de relever le taux d’amortissement applicable aux logements neufs de 3,5 % à 4 %, les majorations d’un à deux points restant inchangées, ce qui porterait le taux maximum applicable au neuf à 5 % ou 6 %. L’adoption de cet amendement permettrait aux contribuables de compléter l’amortissement de l’acquisition d’un bien loué en location intermédiaire sur une durée de 20 ans – contre 23 ans avec un taux à 3,5 % –, soit la durée correspondant à la majorité des prêts immobiliers contractés pour un investissement locatif ;

 – il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ;

– il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus ;

– il propose une modification afin d’éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts) ;

– il propose d’augmenter le plafond annuel de déduction des amortissements en le portant de 8 000 à 10 000 euros par foyer fiscal. Cet amendement est le corollaire nécessaire du relèvement du taux d’amortissement pour le neuf à 4 %, également proposé par le rapporteur général. À titre indicatif, ce plafond correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 208 333 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 312 500 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire. Même avec un taux d’amortissement inchangé pour le neuf, soit 3,5 %, cet amendement permettrait d’encourager les contribuables à se saisir du dispositif pour des logements dont le coût d’acquisition est plus élevé, notamment en Île-de-France. Dans ces conditions, le plafond de 10 000 euros correspondrait à l’acquisition d’un logement neuf d’une valeur d’environ 227 273 euros lorsqu’il est affecté à la location très sociale, ou de 357 143 euros lorsqu’il relève de la location intermédiaire ;

 – et il prévoit la possibilité d’imputer le déficit foncier créé par le mécanisme d’amortissement de cet article sur le revenu global du contribuable, au niveau actuel du plafond prévu pour la location nue et la location meublée professionnelle (LMP), soit 10 700 euros. Selon les calculs du rapporteur général, en l’absence d’imputation, la location meublée non professionnelle (LMNP) resterait au moins aussi avantageuse fiscalement que la location nue réalisée via ce mécanisme, et ce sans que le bailleur ne soit soumis à des obligations de location plus encadrées. En effet, lorsque le contribuable-bailleur est en déficit comptable, il n’est pas tenu de s’acquitter des prélèvements sociaux ni de l’impôt sur le revenu afférent aux loyers perçus. L’effort d’épargne consenti par le propriétaire – c’est-à-dire la différence entre les revenus locatifs et les charges – est donc identique, qu’il opte pour la LMNP ou pour la location nue. L’ouverture de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global permettrait un gain d’imposition proportionnel à la tranche marginale du contribuable, réduisant ainsi l’effort d’épargne nécessaire. Dans ce contexte, la location nue deviendrait plus attractive que la LMNP à niveau de loyer équivalent.

Il propose également quelques modifications rédactionnelles afin de garantir la bonne application juridique du dispositif. Surtout, il procède à une modification de la date d’entrée en vigueur du dispositif, rendue nécessaire par le vote du projet de loi finances pour 2026 en cours d’année 2026. Une application rétroactive du dispositif pourrait en effet constituer un effet d’aubaine pour les contribuables ayant acquis un logement entre le 1er janvier 2026 et la date de promulgation de la loi, situation susceptible, le cas échéant, d’entraîner la censure de l’ensemble de l’article par le Conseil constitutionnel.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

 « I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

 « 1° Le 1° du I de l’article 31 est ainsi modifié :

 « a) Le i est ainsi rétabli :

 « i) Pour les logements situés en France acquis neufs ou en état futur d’achèvement et donnés en location à titre de résidence principale à la demande du contribuable, une fraction de l’amortissement du prix d’acquisition du logement.

 « La déduction au titre de l’amortissement est applicable, dans les mêmes conditions, aux logements au sein d’un bâtiment d’habitation que le contribuable fait construire, ainsi qu’aux logements que le contribuable acquiert et qui font ou ont fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257.

 « Cette déduction n’est applicable qu’en contrepartie d’un engagement des propriétaires de louer le logement pendant une durée minimale de neuf ans. Cette location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure.

 « L’amortissement ne peut être pratiqué sur la valeur du foncier, lequel est estimé forfaitairement à 20 % du prix d’acquisition net de frais.

 « Le taux de l’amortissement est fixé à 4 % pour les logements affectés à la location intermédiaire au sens du IV de l’article 199 tricies. Ce taux est majoré d’un point ou de deux points au titre d’un logement affecté respectivement à la location sociale ou à la location très sociale au sens du même IV.

 « La période d’amortissement a pour point de départ le premier jour du mois d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure.

 « Le cumul des amortissements pratiqués sur un bien ne peut excéder la valeur hors foncier du prix d’acquisition majoré, le cas échéant, du montant des travaux.

 « Le bénéfice de la déduction est subordonné à une option qui doit être exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l’année de mise en location du logement. Cette option comporte l’engagement du propriétaire de louer le logement nu à usage d’habitation principale de manière effective et continue à une personne autre qu’un membre de son foyer fiscal et qu’un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus.

 « Le présent i s’applique dans les mêmes conditions lorsque l’immeuble est la propriété d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés, à la condition que le porteur de parts s’engage à conserver la totalité de ses titres jusqu’à l’expiration de la période de location mentionnée à la première phrase du troisième alinéa du présent i. Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l’un des associés ou à un membre du foyer fiscal, un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus d’un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement.

 « La déduction au titre de l’amortissement n’est pas applicable aux revenus des titres dont le droit de propriété est démembré. Toutefois, lorsque le transfert de la propriété des titres ou le démembrement de ce droit résulte du décès de l’un des époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire des titres ou titulaire de leur usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du dispositif prévu au présent i pour la période restant à courir à la date du décès.

 « Le revenu net foncier de l’année au cours de laquelle l’un des engagements définis au présent i n’est pas respecté est majoré du montant des amortissements déduits. Pour son imposition, la fraction du revenu net foncier correspondant à cette majoration est divisée par le nombre d’années civiles pendant lesquelles l’amortissement a été déduit. Le résultat est ajouté au revenu global net de l’année de la rupture de l’engagement et l’impôt correspondant est égal au produit de la cotisation supplémentaire ainsi obtenue par le nombre d’années utilisé pour déterminer le quotient. En cas d’invalidité correspondant au classement dans la deuxième ou la troisième des catégories mentionnées à l’article L. 341‑4 du code de la sécurité sociale, de licenciement ou de décès du contribuable ou de l’un des époux soumis à imposition commune, cette majoration ne s’applique pas.

 « Le bénéfice du présent i est exclusif, pour un même logement, des articles 199 undecies A, 199 undecies C, 199 tervicies et 199 novovicies. Il n’est pas non plus applicable aux immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine, mentionnés au premier alinéa du 3° du I de l’article 156.

 « Le présent i s’applique aux logements acquis ou faisant l’objet d’un contrat préliminaire de réservation mentionné à l’article L. 261‑15 du code de la construction et de l’habitation entre le lendemain de la promulgation de la loi n° xxx du xxx de finances pour 2026 et le 31 décembre 2028 et, à défaut, aux logements que le contribuable fait construire lorsqu’ils font l’objet d’un dépôt de permis de construire entre ces mêmes dates ; »

 « b) Le j est ainsi rétabli :

 « j) Pour les logements situés en France relevant des classes énergétiques D, E, F et G, au sens de l’article L. 173‑1‑1 du code de la construction et de l’habitation, que le contribuable acquiert et qui font l’objet de travaux d’amélioration dont le montant représente au moins 20 % du prix d’acquisition du logement, et qui ont été donnés en location à titre de résidence principale à la demande du contribuable, une fraction de l’amortissement du prix d’acquisition du logement augmenté du montant des travaux.

 « Cette déduction n’est applicable qu’en contrepartie d’un engagement du propriétaire de louer le logement pendant une durée minimale de neuf ans. Cette location doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement de l’immeuble, ou de son acquisition si elle est postérieure.

 « L’amortissement ne peut être pratiqué sur la valeur du foncier, lequel est estimé forfaitairement à 20 % du prix d’acquisition net de frais et hors travaux.

 « Le taux de l’amortissement est fixé à 3 % pour les logements affectés à la location intermédiaire au sens du IV de l’article 199 tricies. Ce taux est majoré de 0,5 point ou d’un point au titre d’un logement affecté respectivement à la location sociale ou à la location très sociale au sens du même IV.

 « La période d’amortissement a pour point de départ la location du logement.

 « Le cumul des amortissements pratiqués sur un bien ne peut excéder la valeur hors foncier du prix d’acquisition majoré, le cas échéant, du montant des travaux.

 « Le bénéfice de la déduction est subordonné à une option qui doit être exercée lors du dépôt de la déclaration des revenus de l’année de mise en location du logement. Cette option est irrévocable pour le logement considéré et comporte l’engagement du propriétaire de louer le logement nu à usage d’habitation principale.

 « Le présent j s’applique dans les mêmes conditions lorsque l’immeuble est la propriété d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés, à la condition que le porteur de parts s’engage à conserver la totalité de ses titres jusqu’à l’expiration de la période de location mentionnée à la première phrase du troisième alinéa du présent j. Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l’un des associés ou à un membre du foyer fiscal, un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus d’un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement.

 « La déduction au titre de l’amortissement n’est pas applicable aux revenus des titres dont le droit de propriété est démembré. Toutefois, lorsque le transfert de la propriété des titres ou le démembrement de ce droit résulte du décès de l’un des époux soumis à imposition commune, le conjoint survivant attributaire des titres ou titulaire de leur usufruit peut demander la reprise à son profit, dans les mêmes conditions et selon les mêmes modalités, du dispositif prévu au présent j pour la période restant à courir à la date du décès.

 « Le revenu net foncier de l’année au cours de laquelle l’un des engagements définis au présent j n’est pas respecté est majoré du montant des amortissements déduits. Pour son imposition, la fraction du revenu net foncier correspondant à cette majoration est divisée par le nombre d’années civiles pendant lesquelles l’amortissement a été déduit. Le résultat est ajouté au revenu global net de l’année de la rupture de l’engagement et l’impôt correspondant est égal au produit de la cotisation supplémentaire ainsi obtenue par le nombre d’années utilisé pour déterminer le quotient. En cas d’invalidité correspondant au classement dans la deuxième ou la troisième des catégories prévues à l’article L. 341‑4 du code de la sécurité sociale, de licenciement ou de décès du contribuable ou de l’un des époux soumis à imposition commune, cette majoration ne s’applique pas.

 « Le bénéfice du présent j est exclusif, pour un même logement, des articles 199 undecies A, 199 undecies C, 199 tervicies et 199 novovicies. Il n’est pas non plus applicable aux immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine, mentionnés au premier alinéa du 3° du I de l’article 156. Les dispositions des a et du présent 1° ne sont pas applicables au montant des travaux déductibles au titre de l’amortissement prévu au présent j.

 « Le présent j s’applique aux logements que le contribuable acquiert entre le lendemain de la promulgation de la loi n° xxx du xxx de finances pour 2026 et le 31 décembre 2028 ; »

 « c) Après le I, il est inséré un I bis ainsi rédigé :

 « I bis) La somme des déductions au titre des amortissements prévus aux i et j ne peut excéder 10 000 € par an et par foyer fiscal ; »

 « 2° Au c du 2 de l’article 32, les mots : « g et h » sont remplacés par les mots : « à j » ;

 « 3° Au premier alinéa du III de l’article 150 VB, après la première occurrence des mots : « en application », sont insérés les mots : « des i et j du 1° du I de l’article 31 ou » ;

 « 4° Le 3° du I de l’article 156 est ainsi modifié :

 « c) Au quatrième alinéa du 3° du I de l’article 156, les deux occurrences de l’année : « 2025 » sont remplacées par l’année : « 2027 ».

 « II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

 « III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 12 DECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 decies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, élargit au entreprises sédentaires bénéficiant du dispositif des zones de revitalisation rurale (ZRR) la possibilité de réaliser une part de leur chiffre d’affaires hors des ZRR.

Le présent amendement propose, s’agissant de la condition d’implantation en ZRR, de conserver le cadre dérogatoire applicable aux seules entreprises non sédentaires.

En effet, l’élargissement du bénéfice des exonérations attachées aux ZRR semble contradictoire avec la refonte du zonage des territoires ruraux prévue par la loi de finances pour 2024. Celle‑ci procède à la création du dispositif France ruralités revitalisation (FRR) par la fusion de deux zonages, les ZRR et les zones de revitalisation des commerces en milieu rural (ZoRCoMiR), lesquelles ont vocation à disparaître.

Par ailleurs, l’assouplissement de la condition d’implantation pour le bénéfice du dispositif ZRR se ferait de manière rétroactive pour les entreprises créées ou reprises jusqu’au 30 juin 2024. Une telle disposition priverait le zonage de sa principale raison d’être, à savoir l’incitation pour les entreprises à exercer une activité économique dans les territoires ruraux.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 16 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article crée une taxe sur les billets de croisière incluant une escale sur le territoire français, de 15 euros par personne et par escale touristique dans un port maritime français.

Or bien que l’exposé sommaire de l’amendement indique que cette taxe ciblerait les « croisières internationales », la rédaction de cet article a une portée bien plus large puisqu’elle conduirait à taxer « toute escale dans un port maritime français ». Le dictionnaire de l’Académie française définissant l’escale comme une « halte dans un port pour embarquer et débarquer des passagers », les navires transportant des passagers entre les îles françaises et le continent seraient touchés par cette taxe, ce qu’il faut éviter pour préserver la continuité territoriale.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 21 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article introduit une contribution d’office pour les producteurs relevant d’une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) qui ne s’acquittent pas de l’éco-contribution ou n'affichent pas leur identifiant unique, élargit le champ de la filière REP de l’ameublement, en y incluant les produits des arts de la table et d’équipements de la cuisine et rend obligatoire la mention de l’identifiant unique attribué à tout producteur participant à une filière REP sur ses factures.

Or l'obligation d'une mention de l'identifiant unique sur les facteurs ne semble pas pleinement relever du domaine de la loi de finances.

De plus, l'obligation d'affichage de l'identifiant unique constitue une nouvelle obligation très lourde, dont il n'est pas démontré qu'elle permette de lutter efficacement contre la fraude aux éco-contributions.

Enfin, un taux de de contribution de 5 % du montant hors taxes des ventes en cas de défaut d'affichage de l'identifiant unique est excessif.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 31 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement propose de réduire, à l’article 31, le montant de la minoration de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) du bloc communal à hauteur de la majoration de la dotation « élu local » (DPEL) envisagée à l’article 35.

En effet, le rapporteur général propose de majorer la DPEL de 23 millions d’euros, contre 59,4 millions d’euros dans le texte issu des travaux du Sénat – qui minorait d’autant la DCRTP des communes.

Ce montant correspond à l’estimation faite par le Gouvernement des dépenses supplémentaires liées à la réforme de la DPEL. En effet, la loi du 22 décembre 2025 portant création d’un statut de l’élu local étend la part « socle » du dispositif aux communes de moins de 3 500 habitants (contre 1 500 habitants auparavant) et sa majoration relative aux frais de gardes aux communes de moins de 10 000 habitants (contre 4 500 habitants auparavant).

Dispositif

À la fin de l’alinéa 18, substituer au montant :

« 610 909 392 € »

le montant :

« 647 309 392 € ».

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à éviter une double déduction des dépenses relatives aux travaux de rénovation énergétique, à la fois au titre du mécanisme d’amortissement créé par cet article et au titre des dépenses d’amélioration et de réparation existant pour la location nue (a et b de l’article 31 du code général des impôts).

Dispositif

Compléter l’alinéa 27 par la phrase suivante :

« Les dispositions des a et b du présent 1° ne sont pas applicables au montant des travaux déductibles au titre de l’amortissement prévu au présent j. »

Art. ART. 65 UNDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 18, substituer aux mots :

« à ces organismes »

les mots :

« aux opérateurs ».

Art. ART. 81 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement rétablit les mesures d’économies proposées par le Gouvernement et supprimées par le Sénat : l’inéligibilité au compte personnel de formation (CPF) des bilans de compétences et le plafonnement des droits mobilisables pour l’ensemble des formation non certifiantes, y compris la validation des acquis de l’expérience (VAE).

Il reprend en outre les mesures d’économies votées par le Sénat : la restriction du recours au CPF pour financer la préparation aux épreuves du permis de conduire ainsi que le plafonnement des droits mobilisables pour les formation certifiantes inscrites au répertoire spécifique.

Il procède enfin à plusieurs modifications rédactionnelles.

Dispositif

I. – Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« – le 2° est abrogé ; »

II. – À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« catégories de véhicules terrestres »,

les mots :

« permis de conduire un véhicule terrestre ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 10, substituer aux mots :

« catégories de véhicules terrestres »,

les mots : 

« permis de conduire un véhicule terrestre ».

V. – À l’alinéa 12, substituer aux mots :

« aux 2° et 3° du », 

les mots :

« au ».

V. – À l’alinéa 14, substituer aux mots :

« résultant de l’application »,

les mots :

« en application ».

VI. – Supprimer les alinéas 17 et 18.

Art. ART. 10 SEPTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 septies institue un crédit d’impôt pour la gestion durable des haies qui serait largement redondant avec les aides déjà existantes :

– d’une part, le « bonus haies » prévu dans le cadre de la politique agricole commune, a été revalorisé de 7 euros à 20 euros par hectare en 2025, pour un coût supplémentaire de 20 millions d’euros ;

– d’autre part, le « Pacte en faveur de la haie » a été doté de 45 millions d’euros en crédits de paiement en 2024, de 40 millions d’euros en 2025, et devrait bénéficier de 27,9 millions d’euros en 2026 ;

– en outre, la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a créé une certification garantissant la gestion durable des haies.

Aussi, instituer un crédit d’impôt supplémentaire nuirait à la cohérence de l’action publique et entraînerait des charges administratives supplémentaires pour les exploitants agricoles tout en comportant des risques d’effets d’aubaine.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 10 SEXIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 10 sexies du PLF subordonne le bénéfice du crédit d’impôt au titre d’investissements forestiers (ou Dispositif d’encouragement fiscal à l’investissement en forêt – « DEFI ») à ce que les opérations de valorisation et de vente du bois résultant des acquisitions, souscriptions ou travaux ouvrant droit au crédit d’impôt soient réalisées uniquement avec des personnes physiques résidant dans l’Union européenne ou avec des personnes morales établies dans l’Union européenne.

Aussi, cet article modifierait profondément la nature du crédit d’impôt, serait facilement contournable (puisqu’il suffirait de réexporter ensuite le bois à l’extérieur de l’Union européenne pour respecter la condition), ne paraît pas compatible avec les libertés de circulation des marchandises et des capitaux, et est redondante avec des dispositifs de labellisation comme le label « Transformation UE ».

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 61 TER 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose de supprimer l'Ademe.

Dans ce débat budgétaire, notre groupe défend une priorité : la baisse des dépenses publiques. La Droite Républicaine a depuis des années alerté sur l'enchevêtrement de structures et d'agences administratives qui représente à la fois un coût pour les finances publiques et une source de complexité inutile.

Aussi, nous proposons d'agir en supprimant des agences dont l'utilité n'est pas démontrée. C'est le sens de cet amendement qui propose de supprimer les crédits de fonctionnement alloués à l'Ademe. Cette agence se superpose à d'autres opérateurs agissant dans le domaine environnemental, à l'image du Cerema, des agences de l'eau, de l'ANSES, de l'OFB ou encore de l'ONF. Dans un souci de lisibilité de l'action publique et d'économies budgétaires, nous demandons la suppression de l'Ademe. 

Les crédits d'intervention opérés par l'agence pourront être réalloués aux services déconcentrés de l'Etat ainsi qu'aux collectivités territoriales, notamment les Régions en matière de financement des investissements stratégiques et industriels.

Il est ainsi proposé de retirer 993 078 285 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (en CP) au programme 181 "Prévention des risques". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 12 "Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie".

Art. ART. 24 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 24 bis exclut de l’assiette de la taxe sur la publicité télévisuelle et autres ressources liées à la diffusion de services de télévision les frais de régie et étend le bénéfice de l’abattement de 30 millions d’euros actuellement applicable aux sommes perçues par les éditeurs de services de télévision qui ne bénéficient pas de ressources procurées par la diffusion de messages publicitaires à ceux dont « la diffusion du service se fait auprès d’au moins 95 % de la population du territoire métropolitain, selon des modalités établies par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique ».

Cependant, l’exclusion des frais de régie de l’assiette de la taxe pourrait entraîner des effets pervers car elle créerait une distorsion de concurrence entre les éditeurs de télévision selon que leur régie soit internalisée ou externalisée.

Par ailleurs, la diffusion des services de télévision auprès de 95 % de la population découle d’une obligation légale : le fait d’accorder un avantage fiscal sur la base de critères qui constituent par ailleurs des obligations légales n’apparaît pas justifié.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 12 VICIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 12 vicies, introduit au Sénat contre l’avis défavorable de la commission et du Gouvernement, proroge de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2028, la date jusqu’à laquelle certains logements financés, acquis ou aménagés avec l’aide de l’État peuvent bénéficier d’une extension de dix ans d’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB).

L’extension de l’exonération de TFPB pèse principalement sur les finances du bloc communal et représente un coût important, évalué en 2024 à plus de 1,3 milliard d’euros par la direction générale des finances publiques (DGFiP).

Le dispositif, qui n’arrive à expiration qu’au 31 décembre 2026, gagnerait à faire l’objet d’une évaluation approfondie avant d’envisager sa prolongation.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L'importance d'augmenter les moyens dédiés aux élèves en situation de handicap et à ceux exprimant des besoins éducatifs particuliers est indéniable. Ces élèves, qu'ils soient confrontés à des troubles d'apprentissage ou des situations familiales difficiles, nécessitent un soutien adapté pour garantir leur épanouissement scolaire.

Offrir une scolarité de qualité à tous exige de rendre l'école plus accessible et de permettre une personnalisation des parcours éducatifs. Cela implique non seulement des aménagements pédagogiques, mais aussi des ressources humaines et matérielles suffisantes. L'engagement de l'État à scolariser tous les enfants sans distinction est un principe fondamental qui doit être soutenu par des investissements tangibles.

Des dispositifs comme le livret de parcours inclusif (LPI) et le plan d'accompagnement personnalisé (PAP) montrent que des efforts sont déjà en cours, mais ils doivent être accompagnés d'une augmentation des ressources pour être véritablement efficaces. En renforçant le soutien aux enseignants, en élargissant les dispositifs d'accompagnement et en facilitant l'accès à des outils pédagogiques adaptés, nous pouvons améliorer considérablement les conditions de scolarisation de ces élèves.

Investir dans ces moyens, c'est non seulement favoriser leur réussite académique, mais aussi promouvoir une société plus inclusive, respectueuse des diversités et des talents de chacun. C'est un pas essentiel vers une école qui reconnaît et valorise chaque élève.

Pour toutes ces raisons, cet amendement d’appel procède à une hausse de 5 millions d’euros de l’action 03 « Besoins éducatifs particuliers » du programme 140 « Enseignement scolaire public du premier degré » de la mission « Enseignement scolaire », et d'autre part, afin de respecter les règles de recevabilité financière, à une baisse d’un même montant sur l’action 09 « fonctionnement des établissements » du programme 139 « Enseignement privé du premier et second degré » de la même mission.

Art. APRÈS ART. 81 BIS 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 72 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La prise en charge des besoins éducatifs particuliers est un enjeu majeur pour garantir une école inclusive et équitable. Malgré les efforts entrepris, les ressources allouées à cette action demeurent insuffisantes face à l'augmentation des besoins identifiés.

De nombreux élèves, qu'ils soient en situation de handicap, en grande difficulté d'apprentissage, ou ayant des troubles spécifiques, nécessitent un accompagnement adapté et des aménagements pédagogiques pour s'épanouir dans leur parcours scolaire. L'inclusion de ces élèves dans le système éducatif ne peut se faire sans un investissement accru dans la formation des enseignants, le développement de ressources spécifiques et la mise en place de dispositifs adaptés.

En renforçant les moyens dédiés, nous pouvons créer un environnement où chaque élève, indépendamment de ses particularités, a la possibilité d'apprendre, de grandir et de réussir. C'est en garantissant un accès équitable à l'éducation que nous bâtirons une société plus juste et inclusive, capable de valoriser la diversité des talents et des compétences de chacun.

Pour toutes ces raisons, cet amendement d’appel procède à une hausse de 5 millions d’euros de l’action 06 « Besoins éducatifs particuliers » du programme 141 « Enseignement scolaire public du second degré » de la mission « Enseignement scolaire », et d'autre part, afin de respecter les règles de recevabilité financière, à une baisse d’un même montant sur l’action 08 « Logistique, système d’information, immobilier » du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » de la même mission.

Art. ART. 52 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le Sénat a rendu le 21 septembre 2022, un rapport d’information constatant la perte d’intérêt des pouvoirs publics pour la réalité qu’est la délinquance des mineurs. En effet, ils ont pu distinguer l’absence de « photographie complète et actuelle de ce phénomène ».

Aujourd’hui, les statistiques sur la délinquance des mineurs sont intégrées dans la délinquance générale, l'absence de données propres sur ce phénomène constitue une véritable lacune.

Cette situation limite la capacité des autorités à élaborer des politiques publiques efficaces pour prévenir la délinquance juvénile. Une meilleure collecte et analyse des données est essentielle pour développer des approches adaptées et informer le débat public sur cette problématique.

Dans le cadre de la mission Sécurité du projet de loi de finances de 2026, il est donc essentiel d'ajouter un indicateur portant sur l' « Évolution du nombre de crimes et délits commis par des mineurs ».

Cet ajout permettrait d'évaluer de manière plus précise l'impact des politiques publiques en matière de prévention de la délinquance juvénile.

Une prise en compte spécifique de cette problématique renforcerait également la responsabilité des acteurs concernés et favoriserait une approche plus ciblée et efficace pour garantir la sécurité de tous.

Dispositif

Après l’alinéa 1366, insérer l’alinéa suivant :

« Évolution du nombre de crimes et délits commis par des mineurs ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La formation des personnels enseignants est cruciale pour garantir un environnement scolaire inclusif et sécurisant, notamment pour les élèves en situation de handicap et ceux confrontés ou victimes de violences intrafamiliales. En effet, une meilleure sensibilisation et compréhension des besoins spécifiques de ces élèves permettent aux enseignants de créer des pratiques pédagogiques adaptées, favorisant ainsi leur intégration et leur réussite.

De plus, le repérage des violences intrafamiliales est essentiel pour assurer la protection et le bien-être des élèves. Les enseignants, en première ligne, doivent être formés pour identifier les signes de détresse et savoir comment réagir de manière appropriée. Une formation renforcée leur donnera les outils nécessaires pour agir avec empathie et efficacité, tout en collaborant avec les services sociaux et les autorités compétentes.

En somme, investir dans la formation des enseignants est une nécessité pour construire des écoles plus inclusives et sécurisées, où chaque élève peut s'épanouir et apprendre dans un cadre bienveillant.

Pour toutes ces raisons, cet amendement d’appel procède à une hausse de 5 millions d’euros de l’action 04 « Formation des personnels enseignants » du programme 140 « Enseignement scolaire public du premier degré » de la mission « Enseignement scolaire », et d'autre part, afin de respecter les règles de recevabilité financière, à une baisse d’un même montant sur l’action 09 « certification » du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » de la même mission.

Art. APRÈS ART. 77 QUINQUIES 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 52 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Il est essentiel que les professionnels de la justice reçoivent une formation adéquate pour mener à bien leur mission. De nos jours, les défis auxquels ces derniers sont confrontés exigent une formation de haute qualité et adaptée, notamment en matière de violences sexuelles, incestueuses et intrafamiliales.

Le 2 octobre 2025, le Ministère de l’Intérieur a rendu publique une étude sur les morts violentes au sein du couple concernant l’année 2024. Ainsi, 133 décès de mort violente au sein du couple ont été recensés par les services de police et de gendarmerie contre 119 en 2023, soit une hausse de 16 %. Parmi ces victimes : 107 femmes, 31 hommes et 7 mineurs, victimes collatérales.

À ces données alarmantes s’ajoutent les chiffres accablants publiés par la CIIVISE. Selon son rapport final, remis en mars 2024, 1 Français sur 10 déclare avoir été victime d'inceste durant son enfance. Cela représente environ 6,7 millions de personnes. Dans 80 % des cas, les violences sexuelles ont été perpétrées par des membres de la famille ou de l'entourage proche. Le rapport met également en lumière le silence institutionnel persistant et les difficultés rencontrées par les victimes pour obtenir justice.

Face à cette réalité, il est impératif de former les professionnels de la justice à la spécificité de ces violences, tant dans leur nature que dans leurs conséquences psychotraumatiques. Cette formation, qui serait offerte à l’ensemble des acteurs judiciaires, pourrait les aider à mieux comprendre les enjeux sociaux, médicaux et juridiques, ainsi que la manière d’appréhender les cas les plus complexes et sensibles.

Une connaissance approfondie de ces problématiques permettrait de garantir des décisions adaptées.

La formation renforcerait la confiance des citoyens envers le système judiciaire.

Pour qu’une justice de qualité soit rendue, il est indispensable de fournir une formation spécifique à l’ensemble des professionnels de la justice sur la lutte contre les violences sexuelles, incestueuses et intrafamiliales.

Tel est l’objet de cet amendement.

Dispositif

Après l’alinéa 972, insérer l’alinéa suivant :

« Formation des personnels judiciaires aux violences sexuelles et intrafamiliales ».

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’enfance en danger n’attend pas. Chaque minute compte lorsqu’il s’agit d’assurer la protection d’un enfant victime de violences, de négligence grave ou exposé à un risque de danger. Or, malgré l’engagement des équipes du Service national de l’enfance en danger (SNATED, numéro 119), les moyens actuels ne permettent pas d’assurer une réponse immédiate à tous les appels.

En 2023 et 2024, près d’un appel sur deux décroché par le pré-accueil du SNATED (soit 44,8 %) faisait l’objet d’une invitation à rappeler ultérieurement, faute d’écoutants disponibles. Cette situation, préoccupante, crée une rupture dans la chaîne de protection de l’enfance : chaque appel différé représente un risque accru de passage à l’acte ou de maintien d’un enfant dans une situation de danger.

Le plan d’action du SNATED pour la période 2025-2026 vise à réduire ces délais et à améliorer la qualité du service rendu. Toutefois, cet objectif ne saurait être atteint sans un renforcement significatif des moyens humains et matériels du dispositif, tant au niveau du centre d’écoute que du suivi administratif et logistique des signalements.

Le présent amendement propose donc une augmentation du budget alloué au SNATED.

Cet effort budgétaire est indispensable pour rendre pleinement effectif le droit à la protection reconnu par la loi à chaque enfant. Il s’inscrit dans la continuité des engagements de l’État en matière de protection de l’enfance, rappelant que la prévention et la réaction rapide sont les deux piliers indissociables d’une politique publique de protection efficace.

Renforcer le SNATED, c’est faire le choix de la réactivité, de la proximité et de la dignité.
C’est surtout affirmer, au-delà des chiffres et des indicateurs, une conviction simple : aucun enfant en danger ne doit rester sans réponse.

Pour toutes ces raisons, cet amendement d’appel procède à une hausse de 5 millions d’euros de l’action 17 « Protection et accompagnement des enfants, des jeunes et des familles vulnérables » du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes », et d'autre part, afin de respecter les règles de recevabilité financière, à une baisse d’un même montant sur l’action 13 « Pilotage du programme et animation des politiques inclusives » du programme 157 « Handicap et dépendance » de la même mission.

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 65 DUODECIES 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 52 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La psychiatrie infantile traverse une crise majeure en France, alors même que les besoins explosent : un enfant sur cinq présente des troubles psychiques nécessitant une prise en charge. Pourtant, l’offre de soins est dramatiquement insuffisante : manque de pédopsychiatres, délais d’attente excessifs, inégalités territoriales et structures saturées.

Cet amendement vise à faire de la santé mentale des enfants une priorité dans le cadre de la mission « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins », en renforçant les moyens humains et financiers alloués à la psychiatrie infanto-juvénile.

Il s’agit de garantir une prise en charge précoce et équitable, en soutenant le recrutement de professionnels spécialisés, le maillage territorial des structures, et les actions de prévention. Investir dans la santé mentale des enfants, c’est prévenir des souffrances durables et renforcer la cohésion sociale à long terme.

Dispositif

Après l’alinéa 1351, insérer l’alinéa suivant :

« Priorité à l’établissement d’une politique de santé en matière psychiatrique chez l’enfant ».

Art. APRÈS ART. 77 QUINQUIES 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 68 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 52 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La prostitution des mineurs constitue une réalité dramatique et en expansion sur le territoire national. Selon les estimations des associations spécialisées, plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents, majoritairement des filles, mais aussi des garçons sont aujourd’hui victimes de réseaux ou d’exploitation individuelle. Ce phénomène, souvent invisible et difficile à quantifier, traduit une grave atteinte aux droits fondamentaux de l’enfant, à sa dignité et à son intégrité physique et psychologique.

Malgré la mobilisation croissante des services de l’État et du tissu associatif, les données disponibles demeurent fragmentaires et hétérogènes. L’absence d’indicateurs consolidés et partagés empêche d’appréhender pleinement l’ampleur du phénomène, d’évaluer l’efficacité des dispositifs de prévention et de protection, et d’adapter les politiques publiques en conséquence.

Le présent amendement vise donc à intégrer, parmi les objectifs et indicateurs de performance du programme 137 – Égalité entre les femmes et les hommes, un indicateur spécifique portant sur l’évaluation du nombre de mineurs en situation de prostitution.

Cet indicateur aurait pour finalité :

  • de renforcer la connaissance statistique et qualitative du phénomène ;
  • d’améliorer la coordination entre les services de l’État, les collectivités territoriales et les associations de terrain ;
  • de mieux orienter les moyens alloués à la prévention, à la prise en charge et à la réinsertion des victimes ;
  • et de rendre plus lisible, dans le cadre budgétaire et de la performance publique, l’engagement de la puissance publique en faveur de la protection des mineurs contre toute forme d’exploitation sexuelle.

L’intégration d’un tel indicateur constitue une condition essentielle pour assurer le pilotage éclairé et la transparence de l’action publique dans ce domaine. Elle s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux de la France, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE) et la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels (dite « Convention de Lanzarote »).

Dispositif

Après l’alinéa 1452, insérer l’alinéa suivant :

« Évaluation du nombre de mineurs en situation de prostitution »

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La lutte contre la cybercriminalité est devenue une nécessité incontournable dans notre société numérique. Avec l’essor des technologies de communication, des phénomènes tels que le cyberharcèlement et la pédocriminalité en ligne prennent des proportions alarmantes, touchant des millions de personnes, notamment des femmes et des enfants.

Le cyberharcèlement, qui se manifeste par des attaques répétées et souvent anonymes sur les réseaux sociaux ou par message, peut avoir des conséquences dévastatrices sur la santé mentale des victimes. Les jeunes, en particulier, sont vulnérables face à cette violence numérique, ce qui peut entraîner des troubles anxieux, dépressifs, voire des pensées suicidaires.

D’autre part, la pédocriminalité en ligne représente un fléau insupportable. Les prédateurs exploitent l’anonymat d’Internet pour cibler les enfants et adolescents, parfois sans que ces derniers ne s’en rendent compte.

La lutte contre la cybercriminalité est donc un enjeu fondamental pour garantir la sécurité et le bien-être de tous. Cet amendement prévoit donc un renforcement des équipes spécialisées afin de mieux lutter contre ces formes de criminalité.

Pour toutes ces raisons, cet amendement d’appel procède à une hausse de 5 millions d’euros de l’action 05 « Police judiciaire » du programme 176 « Police nationale » ainsi qu’une hausse de 5 millions d’euros de l’action 03 « Missions de police judiciaire et concours de la justice » du programme 152 « Gendarmerie nationale » de la mission « Sécurités », et d'autre part, afin de respecter les règles de recevabilité financière, à une baisse d’un même montant sur l’action 02 « Démarches interministérielles et communication » du programme 207 « Sécurité et éducation routières » de la même mission.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Lors de sa première campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron a souhaité l’accélération de la recherche scientifique, notamment sur les handicaps rares et psychiques.

Mais cela n’est pas suffisant, des fonds supplémentaires doivent impérativement être alloués pour soutenir la recherche sur le handicap.

Plusieurs domaines de recherche présentent encore des travaux rares ou incomplets : l'évaluation, la tarification, la connaissance des publics, les alternatives à l'établissement, etc.

Afin d’octroyer des moyens supplémentaires à la recherche sur le handicap, le présent amendement procède, d’une part, à une hausse de 10 millions d’euros au niveau de l’action 15 « Recherches scientifiques et technologiques en sciences de la vie et de la santé » du programme 172 « Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires » de la mission « Enseignement supérieur et recherche », et d'autre part, afin de respecter les règles de recevabilité financière, à une baisse d’un même montant sur l’action 01 « Organismes de formation supérieure et de recherche » au sein du programme 192 « Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle» de la même mission.

Art. APRÈS ART. 65 DUODECIES 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 65 DUODECIES 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à traduire la priorité « Jeunesse » affirmée par les acteurs économiques en 2025 dans les conditions d’emploi des crédits 2026 du programme 102 « Accès et retour à l’emploi », en les orientant vers les trois leviers identifiés comme les plus efficaces pour l’insertion durable des jeunes : les immersions en entreprise, le mentorat entre jeunes et entreprises, et la levée des freins à l’emploi liés au logement, à la mobilité et à l’accès aux droits.

Dans un contexte de remontée du chômage des jeunes et d’afflux accru en accueil dans les Missions Locales en 2025, il est indispensable d’accélérer les passerelles concrètes vers l’emploi et de sécuriser les débuts de parcours. Opérateurs spécialisés pour la jeunesse reconnus par le code du travail, les Missions Locales constituent le point d’entrée le plus pertinent pour mettre en œuvre ces priorités, en lien avec les entreprises et les partenaires territoriaux.

Cet amendement propose donc de prioriser, sans charge nouvelle pour les finances publiques, l’emploi des crédits 2026 du programme 102 autour de ces trois axes, avec un adossement renforcé aux réseaux d’entreprises, de logement et de mobilité, et une reddition au Parlement avant le 30 juin 2026.

Afin d’assurer la recevabilité financière du dispositif, il augmente de 77,65 millions d’euros les autorisations d’engagement et crédits de paiement de l’action 02 « Structures de mise en œuvre de la politique de l’emploi » du programme 102, compensés par une diminution à due concurrence des crédits de l’action 33 « Financement des agences régionales de santé » du programme 155 « Soutien des ministères sociaux

 

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 77 QUINQUIES 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 68 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

L’éducation à la responsabilité des adolescents, en particulier pour prévenir les actes de violences, est un enjeu essentiel au sein des établissements du second degré.

Le présent amendement vise à renforcer la culture de la prévention, du respect mutuel et de la responsabilité au sein des établissements scolaires. En impliquant directement les élèves dans les actions de prévention et en formant l’ensemble de la communauté éducative, il contribue à réduire les comportements violents et à favoriser un climat scolaire apaisé et inclusif.

Les conseillers principaux d’éducation (CPE) et l’équipe de vie scolaire jouent un rôle crucial dans cette démarche. En mettant en place des actions de sensibilisation et d’éducation, ils encouragent le respect d’autrui et la prise de conscience des conséquences des comportements violents.

Pour toutes ces raisons, cet amendement d’appel procède à une hausse de 1,5 millions d’euros de l’action 01 « Vie scolaire et éducation à la responsabilité » du programme 230 « Vie de l’élève » de la mission « Enseignement scolaire », et d'autre part, afin de respecter les règles de recevabilité financière, à une baisse d’un même montant sur l’action 05 « Action internationale » du programme 214 « Soutien de la politique de l’éducation nationale » de la même mission.

Art. ART. 49 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Les pôles de compétitivité, au cœur de la dynamique d’innovation en France, jouent un rôle essentiel pour attirer des investissements privés et renforcer la compétitivité nationale. En phase 5 de leur mission (2023-2026), l’État s’était engagé à leur fournir une dotation annuelle de 9millions d’euros pour garantir leur fonctionnement et soutenir l’économie locale via les collaborations entre PME, ETI, et grands groupes. Supprimer cette dotation affaiblirait l’impact des pôles dans les territoires, risquant de freiner l’innovation et l’attractivité de la France.

Le présent amendement vise donc à prendre dans l’action n°01 “Infrastructures statistiques et missions régaliennes” du programme n°220 “Statistiques et études économiques” la somme de 9 000 000 € en AE et en CP pour l’attribuer à l’action n°23 “Industrie et services” du programmen°134 “Développement des entreprises et régulations” en AE et en CP.

Le gage, destiné à satisfaire aux exigences de la recevabilité financière, a vocation à être levé par le Gouvernement.

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 68 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 77 QUINQUIES 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 65 DUODECIES 06/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 21 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article soumet à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), au taux de 0,05 euro par unité mise sur le marché, les metteurs sur le marché des produits manufacturés polluants destinés aux ménages ne bénéficiant d’aucune filière de recyclage, y compris visé par les mécanismes de responsabilité élargie du producteur. Il s’agit de faire contribuer à la gestion des déchets les metteurs sur le marché de ces produits.

Cependant, cette mesure entraînerait une hausse des prix pour les consommateurs.

De plus, il semble préférable de responsabiliser les producteurs par la création de nouvelles filières de responsabilité élargie. En effet, à l’inverse de l’éco-contribution, qui finance directement les efforts d’une filière en faveur de l’éco-conception et du traitement des déchets, la TGAP abonde le budget général de l’État. La contribution d'une TGAP amont aux progrès de l’éco-conception paraît donc plus aléatoire que celle de l’éco-contribution.

C'est pourquoi il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 65 QUATER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article introduit par amendement au Sénat confère au Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) un accès dérogatoire au secret professionnel en matière fiscale, pour les taxes qui lui sont affectées mais dont le recouvrement relève de la DGFiP. Selon les auteurs de l’amendement, l’accès à ces informations permettrait au CNC de pouvoir établir son budget et, en cas de contentieux, de disposer des informations nécessaires à la couverture financière d’éventuels dégrèvements qui pourraient en résulter.

Toutefois, les ressources du CNC présentent une stabilité relative et l’établissement dispose par ailleurs d’une trésorerie significative, dont le niveau est notamment justifié par la nécessité de faire face à d’éventuels contentieux fiscaux.

Dans ces conditions, le CNC semble disposer des capacités financières suffisantes pour assumer les conséquences de tels contentieux. Dès lors, l’octroi d’un accès dérogatoire au secret fiscal, fondé sur ce seul objectif, apparaît disproportionné.

 

Dispositif

Supprimer cet article. 

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT). 

Créée pour simplifier l’action territoriale, l’ANCT a finalement ajouté une couche supplémentaire dans un millefeuille administratif déjà dense. La commission d’enquête du Sénat sur les agences a récemment recommandé sa suppression.

Dans un contexte particulièrement contraint pour nos finances publiques, marqué par la nécessité de réduire notre déficit et de contenir nos dépenses, il nous apparait nécessaire d'agir pour tout à la fois rationaliser l'organisation administrative de l'Etat et dégager des économies budgétaires.

Les missions actuellement remplies par l’ANCT pourront être confiés aux services de l’État et notamment aux préfectures.

En conséquence, il est proposé de retirer 66 646 442 euros en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) de l’action 13 « soutien aux opérateurs » du programme 112 « impulsion et coordination de la politique d’aménagement du territoire ».

Art. ART. 71 TER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article vise à créer un congé d'accompagnement spécifique pour les salariés de plus de 59 ans concernés par les plans de transformation des imprimeries de presse quotidienne. 

Ce congé, d'une durée de 36 mois, interviendrait à la suite des dispositifs d'accompagnement prévus par le droit commun en cas de licenciement économique ou de rupture conventionnelle dans le cadre d'un accord collectif (congé de reclassement et congé de mobilité).

Ce dispositif s'apparente à un système de préretraite pour les salariés concernés, qui serait principalement financé par l’État. Le Gouvernement prévoit d'ailleurs un financement du dispositif à hauteur de 15 millions d'euros sur trois ans. 

Ce dispositif coûteux paraît particulièrement avantageux pour les salariés concernés et sans contreparties significatives pour les entreprises en bénéficiant. Les difficultés du secteur de la presse ne suffisent pas à justifier cette prise en charge par l’État d'un système de préretraite.

Sur le plan juridique par ailleurs, cet article encourt la censure du Conseil constitutionnel en tant que cavalier budgétaire. En effet, la nature de la disposition est manifestement étrangère au domaine de la loi de finances. Selon l’auteur de cet amendement, l'incidence, à titre secondaire, de cet article sur le budget de l’État ne saurait, à elle seule, suffire à rendre l’article recevable.

 

 

 

 

Dispositif

Supprimer cet article. 

Art. ART. 10 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article conditionne partiellement l’exonération de droits de mutation applicable aux parts de groupements forestiers à de nouveaux critères de gestion durable définis en dehors du cadre existant.

Or, le dispositif actuel prévoit déjà des exigences de gestion sylvicole durable par renvoi au code forestier, notamment l’existence d’un plan ou d’un règlement de gestion durable, rendant cette évolution redondante.

Un éventuel renforcement des conditions devrait relever d’une modification du code forestier.

Il est donc proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 77 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel

Dispositif

I. – Rédiger ainsi le début de l’alinéa 4 :

 « Le montant versé au titre de cette reconnaissance n’est pas inclus dans... (le reste sans changement) ».

 II. – À l’alinéa 11, après le mot :

 « attributions »,

 insérer les mots :

 « exercées au nom de l’État ».

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’Agence nationale du sport (ANS) et à réinternaliser ses missions.

Créée en 2019, l’Agence nationale du sport fait partie des agences pointées par la commission d’enquête du Sénat. Sans remettre en cause la nécessité de soutenir tant le sport de haut niveau que les équipements sportifs de proximité, l’existence d’une agence en plus du ministère des sports, des directions régionales et départementales au sein des préfectures, de l’action des collectivités territoriales ou encore de l’INSEP, ne nous apparait pas nécessaire.

Aussi, nous proposons que l’ANS soit supprimée et que ces missions relatives aux sports de haut niveau soient transférées à l’INSEP et que les moyens destinés au développement d’équipements sportifs de proximité soient fléchés vers les collectivités territoriales.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 6 820 102 euros en AE et en CP au programme 129 « Sport ». Cette baisse est imputée à hauteur de 3 510 000 euros en AE et en CP à l’action 01 « Promotion du sport pour le plus grand nombre ». Et à hauteur de 3 310 102 euros en AE et en CP à l’action 02 « Développement du sport de haut niveau ».

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à supprimer une précision non nécessaire tenant à la date de location du logement, celle-ci étant déjà prévue à l’alinéa 6.

Dispositif

À l’alinéa 4, supprimer les mots : 

« à compter de cette même date, et ».

Art. ART. 9 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 9 bis, introduit par le Sénat, prévoit que l’appréciation de la notion d’ensemble de services s’effectue au niveau du foyer fiscal, indépendamment du nombre ou de l’identité des structures ou prestataires intervenant.

Il convient tout d’abord de rappeler que le crédit d’impôt en faveur des services à la personne (CISAP) a été conçu pour soutenir les contribuables ayant recours à un prestataire pour réaliser des activités directement au domicile. Les prestations accomplies hors du domicile n’y ouvrent droit qu’à titre exceptionnel, seulement lorsqu’elles s’inscrivent dans un ensemble cohérent de services comprenant des interventions effectuées au domicile.

C’est précisément pour encadrer l’éligibilité de prestations accomplies presque exclusivement à l’extérieur que le législateur a introduit la notion d’ensemble de services dans la loi de finances pour 2022. Pour être admises au bénéfice du CISAP, ces dernières doivent impérativement être rattachées à une offre globale incluant une prestation principale effectuée chez le contribuable et fournie par un même prestataire, garantissant ainsi le caractère unitaire et accessoire des activités réalisées à l’extérieur.

Or, le présent article modifie profondément ce cadre : en prévoyant que l’appréciation de la notion d’ensemble de services doit désormais s’effectuer au niveau du foyer fiscal, et non plus au niveau de la prestation, il en neutralise pratiquement la portée. En l’absence d’exigence d’unicité du prestataire, un contribuable pourrait en effet cumuler des services rendus hors du domicile par plusieurs organismes dès lors qu’il bénéficie par ailleurs du CISAP pour une prestation réalisée chez lui, même par un intervenant différent et même lorsque cette prestation ne dispose d’aucun lien avec celles réalisées à l’extérieur.

Une telle évolution reviendrait à étendre très largement le champ du CISAP.

C’est pourquoi le présent amendement propose la suppression de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 65 UNDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« hors »

les mots :

« à l’exception des ».

Art. ART. 3 BIS 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article substitue à l’IFI une « contribution des hauts patrimoines » dont l’assiette et les exonérations conduisent à une contraction significative du nombre de redevables et du rendement de l’impôt, sans garantir une meilleure efficacité économique.

Le relèvement du seuil d’assujettissement à 2,57 millions d’euros exonérerait près des deux tiers des contribuables actuellement soumis à l’IFI et entraînerait une perte de recettes estimée à 600 millions d’euros, les placements financiers à moyen et long termes étant exclus de l’assiette.

En outre, le critère d’imposition retenu, fondé sur une distinction imprécise entre patrimoines productifs et improductifs, soulève des interrogations constitutionnelles au regard de l’exigence d’un critère objectif et rationnel, justifiant la suppression de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à France Travail.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 58 144 143 euros en AE et en CP au programme 102 "Accès et retour à l'emploi". Cette baisse est imputée à l'action 02 "Structures de mise en œuvre de la politique de l'emploi".

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement prévoit l’inclusion des logements ayant fait l’objet de travaux concourant à la livraison d’un immeuble neuf dans le taux applicable aux logements neufs, soit 3,5 % dans la version adoptée par le Sénat, et non dans celui des logements anciens, dont le taux d’amortissement est fixé à 3 %.

Cet amendement reprend les règles qui étaient applicables au dispositif « Pinel », qui permettait le bénéfice de ce mécanisme aux logements neufs ou assimilés, c’est-à-dire ceux ayant fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf.

Dispositif

I. – Compléter l’alinéa 5 par les mots : 

« , ainsi qu’aux logements que le contribuable acquiert et qui font ou ont fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257. »

II. – En conséquence, substituer aux alinéas 17 et 18 l’alinéa suivant :

« j) Pour les logements situés en France relevant des classes énergétiques D, E, F et G, au sens de l’article L. 173‑1‑1 du code de la construction et de l’habitation, que le contribuable acquiert et qui font l’objet de travaux d’amélioration dont le montant représente au moins 20 % du prix d’acquisition du logement net de frais, et qui ont été donnés en location à titre de résidence principale à la demande du contribuable, une fraction de l’amortissement du prix d’acquisition du logement net de frais augmenté du montant des travaux. »

III. – En conséquence, compléter cet article par l'alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à réduire le budget du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Cette structure dispose d'un coût significatif - 34M€ en 2025- couplé à une utilité institutionnelle  et démocratique discutable. A titre d'exemple, le CESE a publié en 2025 24 avis et rapports, dont la plupart en auto saisine. Cela représente un coût d'environ 1,5M€ par publication. Et ce, sans réel apport à la construction des politiques publiques. Si sa suppression pourrait être envisagée, elle relève d'une révision constitutionnelle.

Afin d'inciter le CESE à réaliser un effort sur ses frais et coût de fonctionnement, nous proposons une réduction, modérée, de 5% de son budget.

Le présent amendement propose ainsi une réduction de 1 707 472 M€ de l’action 04 du programme 126 « Conseil économique, social et environnemental »

Art. ART. 65 UNDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement rédactionnel.

Dispositif

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« de ces organismes »

les mots :

« des opérateurs ».

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement opère deux corrections importantes :

– il précise que la location doit être effective et continue, l’objectif étant d’éviter qu’un contribuable puisse revendiquer le bénéfice de l’amortissement alors que l’engagement de location est entrecoupé de périodes de vacances injustifiées causées par la seule volonté du propriétaire ;

– il rend impossible le bénéfice du mécanisme de l’amortissement lorsque le logement est loué à un membre de son foyer fiscal ou à un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus.

Dispositif

I. – Compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante :

« Cette option comporte l’engagement du propriétaire de louer le logement nu à usage d’habitation principale de manière effective et continue à une personne autre qu’un membre de son foyer fiscal et qu’un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus. »

II. – En conséquence, après la première phrase de l’alinéa 12, insérer la phrase suivante :

« Si un logement dont la société est propriétaire est loué à l’un des associés ou à un membre du foyer fiscal, un parent ou un allié jusqu’au deuxième degré inclus d’un associé, ce dernier ne peut pas bénéficier de la déduction au titre de l’amortissement. »

III. – En conséquence, procéder à la même insertion après la première phrase de l’alinéa 25.

IV. – En conséquence, compléter l’alinéa 24 par les mots :

« de manière effective et continue à une personne autre qu’un membre de son foyer fiscal et qu’un parent ou allié jusqu’au deuxième degré inclus. »

Art. ART. 12 OCTIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à préciser que la valeur du prix d’acquisition du logement s’entend exclusivement de la valeur hors foncier, en cohérence avec l’alinéa 7.

Dispositif

I. – À l’alinéa 10, après le mot :

« valeur »,

insérer les mots :

« hors foncier ».

II. – Procéder à la même insertion à l’alinéa 23.

Art. ART. 3 QUATER 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Il s’agit d’un amendement de repli par rapport à la suppression de l’article qui a la préférence de l’auteur de cet amendement.

Cet amendement de repli conserve les dispositions de l’article 3 quater tel qu’issu du Sénat en précisant la liste des biens somptuaires exclus de l’assiette du pacte Dutreil.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« L’article 787 B du code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° Après le deuxième alinéa, sont insérés huit alinéas ainsi rédigés :

« « L’exonération ne s’applique pas à la fraction de la valeur vénale des parts ou des actions mentionnées au premier alinéa représentative de la valeur des éléments d’actif suivants, lorsqu’ils ne sont pas affectés par la société à l’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale au sens du même premier alinéa :

« « 1° Les biens affectés à l’exercice de la chasse ;

« « 2° Les biens affectés à l’exercice de la pêche ;

« « 3° Les véhicules de tourisme, au sens de l’article L. 421‑2 du code des impositions sur les biens et services, les yachts, les bateaux de plaisance à voile ou à moteur et les aéronefs ;

« « 4° Les bijoux, métaux précieux, objets d’art, de collection ou d’antiquité, à l’exclusion de ceux bénéficiant du régime prévu à l’article 238 bis AB du présent code ;

« « 5° Les chevaux de course ou de concours ;

« « 6° Les vins et les alcools ;

« « 7° Les logements et résidences. »

« 2° Au premier alinéa du c, le mot : « quatre » est remplacé par le mot : « six ». »

Art. ART. 27 QUINDECIES 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Amendement de coordination avec l’article 27 sexdecies, qui étend le champ d’application du versement mobilité régional (VMR) à l’outre-mer.

Dispositif

I. – Après le mot : 

« profit », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 : 

« de la collectivité qui l’institue ».

II. – En conséquence, après le mot : « échelle », rédiger ainsi la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 4 :

« de la collectivité. ».

III. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa, substituer au mot : 

« régions » ;

le mot :

« collectivités ».

Art. ART. 79 BIS A 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

En premier lieu, le rapporteur général relève que cet article, introduit par le Sénat, propose de priver les auto-entrepreneurs du bénéfice du RSA au-delà d’une période de 24 mois. Or, le RSA est un revenu de subsistance, se fondant sur l’alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946 qui repose sur le principe de sécurité matérielle et le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. En outre, il introduit une différence de traitement entre les bénéficiaires du RSA micro entrepreneurs et les autres bénéficiaires du RSA, qui n’est pas justifiée. Pour ces raisons, ce dispositif pourrait faire l’objet d’une censure du Conseil constitutionnel.

En second lieu, le rapporteur général observe que le Gouvernement prévoit de renforcer les mesures d’accompagnement de ces bénéficiaires du RSA dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adopté par le Sénat en novembre et qui sera examiné en séance par l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines.

Pour ces raisons, le rapporteur général propose la suppression de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués à Météo France.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Le présent amendement prévoit ainsi de retirer 13 376 413 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) au P159 "Expertise, information géographique et météorologie". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 13 "Météorologie".

Art. ART. 20 06/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Le présent amendement décale au 1er mars l’entrée en vigueur du présent article initialement prévue au 1er janvier. 

Dispositif

À l’alinéa 54, substituer à la première occurrence du mot :

« janvier »

le mot :

« mars ».

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement s’inscrit dans la volonté du groupe Droite Républicaine de baisser la dépense publique. 

Il propose ainsi de réduire de 5% les crédits attribués au CEREMA.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons d’appliquer une réduction de 5% au budget des opérateurs et agences de l’Etat. Sans remettre en cause les missions de ces organismes, cette baisse modérée de leur budget est destinée à les inciter à réaliser un effort sur leur frais et coût de fonctionnement.

Ainsi il est proposé de retirer 9 417 450 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) à l'action 11 "Etudes et expertise en matière de développement durable" du programme 159 "Expertise, information géographique et météorologie".

Art. ART. 28 06/01/2026 A_DISCUTER

Exposé des motifs

L’article 28 porte de 250 à 500 euros l’amende applicable aux assujettis en cas de manquement à leurs obligations de transmission des données de paiement.
 
Un tel doublement apparaît excessif, alors même que l’État n’a pas respecté son engagement de mettre en place une plateforme publique et gratuite de facturation électronique dans le cadre de la généralisation de la facturation électronique obligatoire.
 
Il est donc proposé de maintenir le montant de l’amende à 250 euros par transmission.
 

Dispositif

À l’alinéa 69, substituer au montant : 

« 500 € » 

le montant : 

« 250 € ».
 

 

 
 
 
 
 
 
 

Art. ART. 49 06/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement de repli du groupe Droite Républicaine propose de réduire le budget de l'ADEME.

Alors que nous sommes face à l’impératif de réduction de notre déficit, notre conviction est que cet effort doit porter essentiellement sur la baisse des dépenses. Malgré une dégradation continue de nos comptes publics, les financements aux opérateurs et agences de l'Etat ont connu une hausse importante ces dernières années. Entre 2021 et 2025, le financement public total apporté aux opérateurs de l'Etat a augmenté de près de 12Md€.

Aussi, nous proposons par cet amendement une baisse, somme toute modérée, de 5% du budget alloué à l'ADEME. Cela représenterait une économie de près de 50M€.

Il est ainsi proposé de retirer 49 653 914 euros en autorisations d'engagement (AE) et en crédits de paiement (en CP) au programme 181 "Prévention des risques". Cette baisse est intégralement imputée en AE et en CP à l'action 12 "Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie".

Art. ART. 72 06/01/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La première fraction de la dotation de solidarité rurale (DSR) est destiné aux communes de moins de 10 000 habitants, bureaux centralisateurs ou chefs-lieux de canton, ainsi qu'aux communes regroupant au moins 15% de la population du canton.

Pour ce faire, les limites territoriales des cantons sont appréciées au 1er janvier 2014.

Cela, afin d'éviter que, dans le cadre du redécoupage cantonal de 2015, les communes qui n'étaient plus appelées à avoir une population représentant plus de 15% de la population du canton mais qui avaient pourtant réalisé des équipements structurants, ne voient cette part de la DSR disparaître.

Or, il n'a pas été pris en compte le cas inverse: celui de communes qui représentent plus de 15% de la population du canton prédécoupé, sans nécessairement être bourg-centre, mais qui doivent pourtant assumer des charges de centralisé.

Cet amendement vise donc, pour les communes qui dépassent 15% de la population cantonale après redécoupage, à intégrer la prise en compte d'une limite territoriale de canton au 1er janvier 2015 pour l'éligibilité à la première fraction de DSR.

Dispositif

Après l’alinéa 26

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« c) Le dix-huitième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Par dérogation, pour les communes devenant éligibles en ce qu’elles représentent au moins 15 % de la population du canton à la suite du redécoupage cantonal issue de la loi n°2013‑403 du 17 mai 2013, les limites territoriales des cantons sont appréciées au 1er janvier 2015. »

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Lors de l'examen du texte au Sénat, un amendement a été adopté afin de minorer de 200 millions d’euros le financement public dédié à l’Aide Médicale d’État (AME), afin de tirer les conséquences de l’extension de l’obligation d’accord préalable des caisses primaires d’assurance maladie voté par les sénateurs et d’anticiper la révision du panier de soins « non urgents » que le Gouvernement doit opérer.

Le dérapage budgétaire qui caractérise cette prestation, dont la progression ne fait l’objet d’aucun contrôle, plaide pour une refonte plus large de son périmètre, en mettant en œuvre prioritairement les recommandations formulées il y a près de deux ans dans le rapport présenté par MM. Évin et Stefanini. Entre 2015 et 2023, le nombre de bénéficiaires de l’AME a en effet augmenté de 150 000 pour atteindre 466 000 bénéficiaires. Le coût de l’AME représente ainsi plus d’1,2 milliard d’euros avec une hausse de près de 50 % depuis 2017. 

Alors que des efforts sont demandés aux Français dans le contexte très dégradé des finances publiques, il n'est pas acceptable que des étrangers en situation irrégulière aient droit à une prise en charge plus large que celle dont tout Français peut bénéficier, sans chercher à y apporter les restrictions nécessaires pour contenir cette dépense à un niveau raisonnable pour la solidarité nationale.

Sans remettre en cause l’existence d’un dispositif de prise en charge médicale préservant la santé des bénéficiaires de l’AME et de l’ensemble de la population, le rapporteur spécial plaide pour une réforme en profondeur de cette prestation répondant strictement à ses objectifs humanitaires et sanitaires, conformément aux standards des pays européens. Cette transformation de l’aide médicale de l’État en aide médicale d’urgence (AMU) pourrait représenter une économie d’au moins 400 millions d’euros par rapport à la dépense constatée en 2024, soit 200 millions d'euros de plus que le montant des économies votées au Sénat.

 

Le présent amendement prévoit ainsi une baisse équivalente en AE et CP des crédits dédiés à l’AME. Cette baisse est imputée sur l’action 02 « Aide Médicale de l’État » de programme 183 « Protection maladie ». 

Art. ART. 12 OCTIES 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à rendre pleinement opérant le statut du bailleur privé.

Le présent amendement ajuste le statut du bailleur privé créé par le Sénat afin de le rendre viable et de répondre à la crise du logement dans notre pays.

Il reprend aussi l’essentiel des recommandations du rapport parlementaire Daubresse – Cosson, également fruit d’échanges nourris avec les professionnels du secteur.

Le 6° permet d’imputer le déficit foncier créé par l’amortissement sur le revenu global.

Cette imputation est nécessaire dès lors que l’investisseur s’endette pour acheter son bien immobilier. En effet, l’endettement implique le paiement d’intérêts d’emprunt importants, qui sont déductibles des revenus fonciers perçus. Si le déficit généré par l’amortissement ne peut pas être imputé sur le revenu global, cela signifie qu’il est inutile pour tous les investisseurs qui s’endettent. Or, les investisseurs qui s’endettent sont justement les ménages de la classe moyenne, qui n’ont pas assez d’épargne pour acheter leur appartement sans emprunt – au contraire des classes plus aisées, qui utilisent l’immobilier comme diversification et achètent sans emprunt, le plus souvent via le LMNP. La non-imputation des amortissements écarte de facto la classe moyenne de l’investissement immobilier tel qu’envisagé par le rapport Daubresse – Cosson.

Le 6° permet également le doublement du déficit foncier pour les investisseurs recourant à l’amortissement. Ce doublement, qui figurait dans l’amendement initial présenté au Sénat, apparaît utile pour favoriser l’acquisition par des investisseurs ayant recours à l’emprunt. Rappelons également que le plafond de déficit foncier n’a pas été réévalué depuis 25 ans.

Le 4° propose de plafonner l’avantage fiscal tiré de l’amortissement à 8000 € par an et par foyer fiscal. Pour mémoire, le rapport Daubresse – Cosson ne prévoyait aucun plafond de ce type.

Le plafonnement de l’amortissement est moins équitable que le plafonnement de l’avantage fiscal tiré de l’amortissement (que propose l’amendement) car il défavorise la classe moyenne par rapport aux ménages aisés : tous sont soumis au même plafond brut, alors que l’avantage fiscal tiré de l’amortissement est beaucoup plus important pour un ménage aisé avec un taux marginal d’imposition de 41 % que pour un ménage de la classe moyenne dont le taux est de 17 % statistiquement. Aussi, une logique de plafonnement de l’avantage fiscal s’avère plus pertinente.

Le 5° propose de supprimer la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value, qui constitue un frein important au moment de l’investissement. En effet, par cette réintégration, c’est le principe même de l’avantage lié à l’amortissement qui est « effacé » au moment de la revente du bien.

Les 2° et 3° permettent :

De maintenir un plafond de loyer et de ressources du locataire de niveau intermédiaire, mais en calquant ces niveaux sur le logement intermédiaire institutionnel, et pas sur le logement intermédiaire du dispositif Loc’Avantages, trop complexe à mettre en œuvre (les loyers Loc’Avantages figurent dans un arrêté de 430 pages !)

D’augmenter de 0,5 % les taux prévus pour le neuf et l’ancien, de sorte à augmenter un peu la rentabilité, et à tenir compte, notamment pour le neuf, du plafonnement au niveau des loyers intermédiaires.

Enfin, le 1° consiste en une évolution rédactionnelle : les logements rénovés à neuf étaient logés dans la partie logements anciens (j) alors qu’ils relèvent du même régime fiscal que les logements neufs (les logements rénovés à neufs sont taxés en TVA 20 %) et sont soumis aux mêmes exigences réglementaires.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, après le mot : 

« achèvement », 

insérer les mots :

« ou qui font ou ont fait l’objet de travaux concourant à la production ou à la livraison d’un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257 ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 17.

III. – En conséquence, rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 18 :

« j) Une déduction au titre de l’amortissement est applicable aux logements relevant des classes D, E, F et G au sens de l’article L. 173‑1‑1 du code de la construction et de l’habitation autres que ceux mentionnés au premier alinéa du i), que le contribuable acquiert et qui font l’objet de travaux d’amélioration dont le montant représente au moins 20 % du prix d’acquisition du logement et qui ont été donnés en location à titre de résidence principale à compter de cette même date.’

IV. – À l’alinéa 8, substituer au taux : 

« 3,5 % », 

le taux : 

« 4 % ».

V. – À la première phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« du IV de l’article 199 tricies »,

les mots : 

« de l’article 279‑0 bis A ».

VI. – À la fin de la deuxième phrase du même alinéa, supprimer le mot :

« même ».

VII. – Compléter l’alinéa 8 par les mots suivants : 

« de l’article 199 tricies du présent code » ;

VIII. – À l’alinéa 21, substituer au taux : 

« 3 % », 

 le taux : 

« 3,5 ».

IX. – Au même alinéa, substituer aux mots : 

« du IV du même article 199 tricies »,

les mots : 

« de l’article 279‑0 bis A ».

X. – En conséquence, à la deuxième phrase du même alinéa, supprimer le mot : 

« même ». 

XI. – Compléter ce même alinéa par les mots : 

« de l’article 199 tricies du présent code » ;

XII. – À l’alinéa 30, substituer au mot : 

« déductions », 

les mots : 

« avantages fiscaux consentis ».

XIII. – Supprimer l’alinéa 32.

XIV. – Substituer aux alinéas 35 à 37 les deux alinéas suivants :

« b) Après le troisième alinéa, insérer un nouvel alinéa ainsi rédigé :

« « La limite mentionnée au deuxième alinéa est portée à 21 400 € pour les contribuables qui constatent un déficit foncier sur un logement pour lequel est pratiquée la déduction prévue au i ou au j du 1° du I de l’article 31. » »

XV. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Art. ART. 5 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher une hausse de la fiscalité sur les familles en maintenant la réduction d’impôt pour frais de scolarité.

La suppression de la réduction d’impôt sur les frais de scolarité conduirait à une augmentation d’impôt pour des millions de familles. D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cette disposition n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait nécessaire de la supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 11 et 13.

II. – En conséquence, après la référence :

« 200‑0 A, »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« la référence : « 199 vicies A, » est supprimée ; ».

Art. ART. 27 TER 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article introduit au Sénat vise à fusionner en une taxe unique affectée au bloc communal les taxes sur les logements vacants et celle sur les résidences secondaires.

Cet outil fiscal apparait toutefois comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus d’un an.

C’est pourquoi cet amendement permet à toutes les communes qui le souhaitent d’appliquer une majoration spécifique, comprise entre 5 % et 60 %, de la part communale de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires due au titre des logements vacants, indépendamment de la majoration de THRS déjà prévue par le code général des impôts pour les logements meublés situées en zone tendue. 

En dotant les communes d’un outil fiscal différencié, proportionné et facultatif, cet amendement vient compléter utilement le dispositif voté au Sénat afin d’inciter à la mobilisation des logements durablement vacants, sans étendre automatiquement cette approche à l’ensemble des résidences secondaires qui peuvent être occupées plusieurs mois par an.

Dispositif

I. – Àl’alinéa 4, substituer au mot : 

« sept »

le mot : 

« huit ».

II. – Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Dans les communes concernées, le conseil municipal peut, par une délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A bis, majorer d’un pourcentage compris entre 5 % et 60 % la part communale de la cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires due au titre des logements vacants. »

III. – Compléter l’alinéa 11 par la phrase : 

« Dans les mêmes conditions, ces communes peuvent majorer d’un pourcentage compris entre 5 % et 60 % la part communale de la cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires due au titre des logements vacants. »

IV. – Supprimer l’alinéa 22.

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à donner du sens à l’engagement gouvernemental de préserver les crédits du programme 384, issu de la budgétisation de taxes précédemment affectées au fonds de solidarité pour le développement (FSD). 

La loi de finances pour 2025 a en effet budgétisé les 738 millions d’euros de taxe de solidarité sur les billets d’avions et de taxe sur les transactions financières au sein d’un nouveau programme 384 « fonds de solidarité pour le développement »

À l’occasion de cette budgétisation, le Gouvernement s’était engagé à sanctuariser ce montant de 738 M€. Dans le document de politique transversale annexé au projet de loi de finances pour 2025, le Gouvernement avait en effet indiqué que «  compte tenu de son fonctionnement spécifique et de l’historique du FSD, le programme 384 M€ne sera soumis à aucune régulation budgétaire ni à des mesures de mise en réserve ». 

Le programme 384 est donc la traduction d’un engagement politique fort. 

Or, l’architecture du programme 384 ne permet pas au Parlement de vérifier la tenue de cet engagement. En effet, le programme 384 finance des fractions de contributions qui, pour le reste, sont portées par les programmes 110 ou 209, sans que la répartition de ces fractions entre programmes n’obéisse à une logique claire et sans que la répartition ne soit figée dans le temps. 

C’est le cas par exemple de la contribution au fonds vert pour le climat. Pour la deuxième reconstitution du fonds sur la période 2023‑2027, la contribution française est portée par le programme 110 et le programme 384. En 2025, programme 384 avait porté 141,8 millions d’euros, soit 100 % de la contribution française, et le programme 110 n’était pas doté en raison des contraintes budgétaires. Pour 2026, il est prévu que le programme 384 supporte un versement de 135,12 millions d’euros en AE et en CP tandis que le programme 110 contribuera à hauteur de 95 millions d’euros, en CP seulement. 

Autre exemple de cette facilité à transférer des crédits d’un programme à un autre, le périmètre du programme 384 a évolué entre 2025 et 2026, avec l’intégration l’ensemble des contributions du MEAE en matière de santé, d’éducation et de diplomatie féministe, égalité de genre et droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR), sans que les montants de ces contributions ne soient clairement exposés. 

Afin de limiter ce système de vases communicants, le présent amendement supprime le programme 384 pour créer un nouveau programme dédié à l’aide humanitaire et d’urgence. Ce nouveau programme sera doté de 738 M€ de crédits minimum, ce qui correspond au niveau d’aide humanitaire que la France prévoyait de dépasser, avant de retomber à 294 M€ dans le cadre du présent PLF. 

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

 Le Sénat a totalement supprimé les avantages des anciens Premiers ministres lors de la première lecture du PLF 2026.

Le rapporteur spécial propose de réduire de 10 à 5 ans les avantages des anciens Premiers ministres et non de les supprimer totalement. En adoptant cet amendement, le coût pour les finances publiques est évalué à 380 000 euros en AE et CP pour 2026, contre 900 000 euros en AE et CP initialement prévus dans le PLF déposé par le Gouvernement.

Le Sénat ayant supprimé 1 600 000 d’euros du programme 129 - en se fondant à tort sur les montants consommés en 2024, et donc sans tenir compte du décret du 16 septembre 2025 (voir infra) - , le rapporteur spécial est contraint de proposer, par cet amendement, de rétablir 1 220 000 euros sur ce programme.

Les précisions apportées par le rapporteur spécial en première lecture sont reproduites ci-dessous :

 

17 anciens Premiers ministres bénéficient ou peuvent bénéficier d’une prise en charge de certaines de leurs dépenses et d’emplois affectés, dans le cadre d’un régime récemment modifié par le décret n° 2025-965 du 16 septembre 2025.

Dans sa version initiale, le décret n° 2019-973 du 20 septembre 2019 relatif à la situation des anciens Premiers ministres prévoyait que l’État met à leur disposition, sur leur demande :

-       un véhicule de fonction et un conducteur automobile, sans limites de durée ; 

-       un agent pour un secrétariat particulier pendant une durée maximale de dix ans à compter de la fin de leurs fonctions et au plus tard jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de soixante-sept ans.

Cette possibilité ne s’applique toutefois pas aux anciens Premiers ministres qui disposent d’un secrétariat ou d’un véhicule de fonction pour l’exercice d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une fonction publique.

Les anciens Premiers ministres dont les fonctions ont cessé avant la publication du décret précité du 20 septembre 2019 bénéficient du secrétariat particulier pendant une durée de dix ans à compter de cette publication.

Les dépenses afférentes aux anciens Premiers ministres atteignent en 2024 un total de 1,58 million d’euros (1,42 million d’euros en 2023), soit + 11 % d’évolution. Cette évolution résulte de l’intégration au dispositif de Mme Borne et de M. Attal. À périmètre constant, les dépenses des anciens Premiers ministres sont toutefois stables (+ 0,3 %), mais non en baisse. Ces dépenses avaient déjà progressé de 11 % entre 2022 et 2023. Les dépenses pour 2025 ne sont pas disponibles à ce jour.

Le décret n° 2025-965 du 16 septembre 2025 a modifié le décret précité, en limitant à 10 ans le bénéfice du véhicule de fonction et du conducteur automobile et en précisant que les Premiers ministres dont les fonctions ont cessé depuis plus de dix ans à la date de publication du présent décret cessent de bénéficier des moyens précités au plus tard le 1er janvier 2026.

Du fait de ce décret, neuf anciens Premiers ministres dont la fin de fonction est supérieure à 10 ans ne bénéficieront plus de conducteurs à compter du 1er janvier 2026 (M. Laurent Fabius, Mme Edith Cresson, M. Edouard Balladur, M. Alain Juppé, M. Lionel Jospin, M. Jean-Pierre Raffarin, M. Dominique de Villepin, M. François Fillon, M. Jean-Marc Ayrault).

En 2026 :

-       3 anciens Premiers ministres continueraient à bénéficier d’un conducteur et d’une voiture de fonction (M. Cazeneuve, M. Attal, M. Barnier) et 5 pourraient potentiellement, selon l’évolution de leur situation et s’ils en font la demande, en bénéficier (M. Valls, M. Philippe, M. Castex, Mme Borne, M. Bayrou).

-       7 anciens Premiers ministres continueraient à bénéficier d’un secrétariat (M. Fabius, Mme Cresson, M. Jospin, M. Raffarin, M. de Villepin, M. Fillon, M. Cazeneuve) et 5 pourraient potentiellement, selon l’évolution de leur situation et s’ils en font la demande, en bénéficier (M. Valls, M. Philippe, M. Castex, Mme Borne, M. Attal). M. Barnier et M. Bayrou ont atteint la limite d’âge et ne peuvent à ce titre en faire la demande.

Le coût prévisionnel pour 2026 est de 0,9 million d’euros, selon les données transmises par les services du Premier ministre.

Le rapporteur spécial considère que ces avantages demeurent disproportionnés et décalés par rapport aux efforts demandés aux Français dans le cadre du redressement des finances publiques et à l’exemplarité attendue d’anciens Premiers ministres.

Dès lors, elle propose que la durée pendant laquelle les anciens Premiers ministres bénéficient de ces avantages soit divisée par deux, et soit ainsi réduite à 5 ans après la fin de leur fonction. Elle souhaite en outre que cette mesure s’applique rétroactivement pour les 7 anciens Premiers ministres concernés, avec la fin de la mise à disposition d’un secrétariat particulier au plus tard au 1er janvier 2026, à l’instar de ce qu’avait prévu le décret précité du 25 septembre s’agissant de la fin rétroactive de la mise à disposition d’un chauffeur. 

Avec l’adoption de cette proposition de réforme, 3 anciens Premiers ministres ne pourraient plus bénéficier de conducteurs (M. Cazeneuve, M. Philippe et M. Valls) et 7 ne pourraient plus bénéficier d’un secrétariat particulier (M. Fabius, Mme Cresson, M. Jospin, M. Raffarin, M. de Villepin, M. Fillon, M. Cazeneuve).

Les économies ainsi générées devraient atteindre 520 000 euros, dont 500 000 euros de dépenses de personnel par rapport à ce que prévoyait le Gouvernement lors du dépôt du PLF 2026.

Le coût pour les finances publiques serait dès lors de 380 000 euros en AE et CP.

L’adoption de cet amendement de crédit nécessitera, pour sa mise en œuvre, un nouveau décret d’application.

Au regard de l’amendement adopté par le Sénat, le rapporteur spécial propose de majorer de 1 220 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, l’action 10 Soutien du programme 129 Coordination du travail gouvernemental et de minorer à due concurrence l’action 10 Haute autorité pour la transparence de la vie publique du programme n° 308 Protection des droits et libertés.

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à réaliser plus de 13 millions d’euros d’économies en maintenant au niveau de 2025 les subventions pour charges de service public accordées à l’opérateur « Manufactures nationales, Mobilier-Sèvres » issu du rapprochement, fin 2024, de Sèvres-Cité de la Céramique et du Mobilier national.

En effet, dans le projet de loi de finances pour 2026, le financement apporté par l’État à cet opérateur progresse de 13 millions d’euros par rapport à celui voté en loi de finance initiale pour 2025 pour les deux opérateurs distincts, qui prévoyait déjà une augmentation de 4 millions d’euros pour les charges de service public du Mobilier national. Entre 2024 et 2026, cette fusion aura donc produit près de 17 millions d’euros de dépenses supplémentaires.

Si le regroupement de deux établissements doit permettre de réaliser des économies, on constate que la création de cet établissement public unifié s’est plutôt traduite par une augmentation des dépenses qui n’est pas acceptable.

Nous le savons, les fusions peuvent entraîner un surcoût dans un premier temps. Toutefois cette augmentation de près d’un tiers des crédits en un an semble disproportionnée. Par ailleurs, le projet annuel de performance nous apprend que le schéma d’emploi pour cet opérateur est en diminution de seulement 1 ETP pour l’an prochain. Au vu de la situation budgétaire actuelle, les auteurs de cet amendement estiment qu’un effort supplémentaire doit être réalisé par l’opérateur « Manufactures nationales, Mobilier-Sèvres ».

Concrètement, cet amendement prévoit de réduire de 13,17 millions d’euros en AE et en CP les crédits de l’action 02 « Soutien à la création, à la production et à la diffusion des arts visuels » du programme 131 « Création ».

Art. ART. 49 05/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 52 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement propose d’ajouter un objectif de performance, comprenant deux indicateurs, aux objectifs les plus représentatifs de la mission Aide publique au développement. 

Le but de ces indicateurs est de pouvoir disposer d’informations concernant le degré de coopération en matière migratoire des pays bénéficiaires de notre aide publique au développement, à la fois concernant le taux de transformation de l’instruction des laissez-passer consulaires et l’exécution réelle des retours forcés menés après la prononciation d’une OQTF.

Dispositif

Après l'alinéa 152, insérer les trois alinéas suivants :

« Améliorer la coopération en matière migratoire des pays bénéficiaires de l’aide publique au développement

« Part des laissez-passer consulaires instruits qui sont obtenus dans des délais utiles

« Part des obligations de quitter le territoire prononcées qui se traduisent par l’exécution d’un retour forcé ».

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à réaliser près de 2 millions d'euros d’économies en stabilisant les crédits affectés aux déplacements qui ne relèvent pas de l’activité diplomatique ainsi que ceux affectés aux moyens généraux de la Présidence de la République.

Si, pour la deuxième année consécutive, la dotation de la Présidence de la République reste stable, on constate toutefois que cette tendance n’est pas uniforme au sein des différentes catégories de dépenses de cette institution.

En effet, en 2026, les dépenses d’investissement devraient diminuer de 12,9 %, les dépenses de sécurité de 8,6 %, et les dépenses liées à l’activité présidentielle qui ne relèvent pas de la diplomatie de 7,8 %. Toutefois, dans le même temps, les dépenses affectées aux moyens généraux augmenteront de 13,2 % et celles liées aux déplacements non diplomatiques de 31,5 %.

Or, dans un contexte où des efforts budgétaires sont demandés à l’ensemble des Français, il est légitime que la Présidence de la République participe elle aussi à cet effort collectif en diminuant son propre train de vie. C’est pourquoi, sans renier la trajectoire de diminution des dépenses dans les autres catégories, il est proposé de geler les enveloppes consacrées aux déplacements qui sortent du domaine réservé du Président de la République et aux moyens de fonctionnement de l’institution.

Concrètement, cet amendement prévoit de diminuer de 1,8 millions d'euros la dotation affectée à la Présidence de la République pour l'année 2026, correspondant au gel des crédits affectés aux déplacements qui ne relèvent pas de l’activité diplomatique pour 881 200 euros et au gel des crédits alloués aux moyens généraux pour 924 320 euros.

Art. ART. 49 05/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 05/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 05/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. APRÈS ART. 65 DUODECIES 05/01/2026 NON_RENSEIGNE
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Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement, adopté en commission des finances lors de l'examen du texte en première lecture, propose de diminuer de 5 % le montant de l’aide publique versée aux partis et groupements politiques.

La situation budgétaire actuelle impose une maîtrise rigoureuse des dépenses de l’État. Dans ce contexte, il est indispensable que l’ensemble des administrations et des organismes bénéficiant de financements publics fassent preuve de responsabilité et de sobriété. Les partis et groupements politiques ne sauraient être exclus de cette contribution collective à la maîtrise des dépenses publiques. 

Alors que les Français supportent déjà d’importants efforts liés au redressement nos finances publiques, il serait juste et symboliquement fort que les formations politiques fassent preuve d’exemplarité qui se traduit par une diminution mesurée de leur financement public.

Il revient également aux partis politiques, s’ils veulent démontrer leur sens des responsabilités en matière de gouvernance et de bonne gestion des deniers publics dans la perspective des prochaines échéances électorales, d’assumer cette réduction comme un signe de cohérence et de sérieux budgétaire. En effet, on ne peut pas réclamer des efforts partagés sans en consentir soi-même.

Concrètement, cet amendement prévoit donc de réduire de 3,4 millions d’euros en AE et en CP les crédits de l’action 01 « Financement des partis » du programme 232 « Vie politique ».

Art. ART. 6 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à empêcher l'augmentation de l'impôt sur le revenu des retraités.

L’article issu du Sénat prévoit le maintien de l’abattement de 10%, contrairement à la version initiale du gouvernement, avec un abaissement du plafond à 3000 euros. De plus, l’article 6 prévoit de recentrer l’abattement spécial. Ces deux mesures conjuguées se traduiraient par une hausse de l’impôt sur le revenu de millions de retraités.

D’autant plus qu’en raison de la non-adoption de la loi de finances avant le 1er janvier 2026 et du principe de non-rétroactivité fiscale, cet article n’aurait pas vocation à s’appliquer à l’exercice budgétaire en cours. Aussi, il apparait souhaitable de le supprimer afin de respecter le principe d’annualité budgétaire.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. APRÈS ART. 13 05/01/2026 IRRECEVABLE_40
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Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à affirmer que les dépenses décidées par l’État et imposées aux collectivités doivent être compensées, singulièrement pour les Départements dont la plupart des dépenses ne sont pas pilotables.
 
En 2026, en l’absence de gel, le RSA va être revalorisé au 1er avril. Cette revalorisation – fixée sans concertation voire sans information – pourrait être de 1,1% (compte tenu de l’inflation).
 
 Financeurs du RSA, les Départements ne peuvent être appelés une nouvelle fois à absorber ce qui équivaut à environ 110 millions d’euros en année pleine.
 
Leurs dotations sont gelées depuis des années, comme l’a été la dynamique de TVA en 2025.
 
Dans l’état des finances départementales, cette hausse non compensée n’éstt pas soutenable. C’est pourquoi de nombreux Départements ont choisi de ne pas verser les avances aux CAF, afin d’alerter sur des pratiques à proscrire : il n’est ainsi plus possible que des charges soient imposées par l’État dans le champ d’action des collectivités, sans qu’elles soient décidées avec elles et compensées.
 
Sur 6 milliards de dépenses imposées entre 2022 et 2025, les seules revalorisations successives du RSA représentent 1,37 milliard d’euros non compensé (et même 3,5 milliards en impact cumulé).
Pour toutes ces raisons, le présent amendement prévoit une compensation par l’État à hauteur de 110 millions d’euros (montant en année pleine) pour 2026.
 
Le présent amendement propose d’abonder de 110 millions d’euros l'action 01 « Aides exceptionnelles aux collectivités territoriales » du programme 122. Seraient diminués d’autant les crédits de l'action 01 « Soutien aux projets des communes et groupements de communes » du programme 119. 
 
Il n’est évidemment absolument pas question de diminuer les crédits précités, mais uniquement de respecter les règles de recevabilité financière et de présentation des amendements ; l’auteur de cet amendement défend donc la levée du « gage » et la compensation par le gouvernement.

Art. ART. 3 QUINQUIES 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil.

L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont la suppression du pacte réputé acquis et de la possibilité de cumuler de l'exonération avec le recours au mécanisme de family buy out (FBO).

Le Pacte Dutreil n'est pas un cadeau aux entreprises mais un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE.

Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à geler les crédits de l’aide à la vie familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine (AVFS) à leur niveau de 2025.

L’aide à la vie familiale et sociale (AVFS), anciennement aide à la réinsertion familiale et sociale (ARFS), est une aide financière destinée à accompagner le rapprochement familial des anciens travailleurs migrants âgés, résidant en foyer de travailleurs migrants ou résidence sociale et disposant de faibles ressources. Elle permet de compenser la perte de certaines prestations sociales servies sous condition de résidence lors des séjours prolongés qu’ils effectuent dans leurs pays d’origine.

Dans un contexte de contrainte budgétaire, augmenter de 30 % les crédits de cette aide ne nous semble pas raisonnable, alors même l’année 2025 avait connu une progression de 72 % par rapport à l’année précédente. Nous ne pouvons nous résoudre à voir ces dépenses augmenter inlassablement.      

C’est la raison pour laquelle le présent amendement vise à diminuer de 350 000 euros les crédits de l’action 18 « Aide à la vie familiale et sociale des anciens migrants dans leur pays d’origine (AVFS) » du programme 304 – « Inclusion sociale et protection des personnes ».

Art. ART. 3 TER 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil.

L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l'exclusion des actifs numériques du bénéfice de l'exonération prévue par le présent article.

Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE.

Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 3 SEXIES 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer la restriction du régime fiscal du Plan épargne retraite (PER).

L'examen au Sénat a conduit à restreindre le bénéfice des avantages fiscaux du PER aux versements effectués après 70 ans. Cette disposition, adoptée sans évaluation préalable, nuit à la lisibilité de nos règles fiscales applicables à un outil d'épargne de plus en plus populaire chez les Français (plus de 11 millions de titulaires d'un PER en 2025).

Aussi dans un souci de stabilité de notre cadre fiscal, il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 05/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 49 05/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 30 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’augmenter les droits de timbre concernant plusieurs procédures liées à l’immigration.

Dans un contexte à la fois de forte pression migratoire et de dégradation des comptes publics, l’augmentation des droits de timbre à destination des étrangers qui souhaitent s’installer et vivre en France apparait justifiée.

Aussi, le présent amendement propose de majorer de 50 % les hausses prévues par cet article pour les procédures suivantes :

– Délivrance et renouvellement de titre de séjour ;

– Délivrance d’une carte de séjour ou de résident ;

– Délivrance et renouvellement d’une autorisation provisoire de séjour ;

– Visa de régularisation ;

– Délivrance, renouvellement, duplicata ou changement des cartes de séjour.

Dispositif

I – À l’alinéa 3, substituer au montant :

« 300 euros »,

le montant :

« 380 euros » ;

II. – En conséquence, à l’alinéa 4 et à la fin de l’alinéa 8, substituer au montant :

« 100 euros »

le montant :

« 150 euros » ;

III. – En conséquence, à la fin de l’alinéa 13, substituer aux mots :

« 300 euros, dont 100 euros, »

les mots :

« 400 euros, dont 150 euros, » ;

IV. – En conséquence, à l’alinéa 14, substituer au montant :

« 50 euros »

le montant :

« 75 euros ».

Art. ART. 31 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à assurer l’équité de l’effort demandé aux Régions dans le cadre du projet de loi de finances.

À l’issue de l’examen au Sénat, l’effort demandé aux collectivités territoriales, notamment aux communes et aux Départements, a été sensiblement réduit par rapport au projet de loi initial. Cependant, certaines évolutions adoptées conduisent à produire des inégalités entre collectivités.

C’est le cas des différentes dispositions votées concernant les Régions. Si le Sénat a adopté la non minoration de la DCRTP (soit un allègement de 180M€), il a également maintenu un effort de 500M€ pour l’ensemble des Régions au titre du Dilico, soit un quasi doublement par rapport à 2025. Or, seules quelques Régions sont encore concernées par cette dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) tandis que toutes le sont par le Dilico.

Aussi, dans un souci d’équité entre les Régions, il est proposé, par cet amendement, de maintenir l’effort initial prévu par le Gouvernement sur la DCRTP et de, via un autre amendement à l’article 76, réduire de 200 millions d’euros le Dilico pour l’ensemble des Régions.

Dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 16, substituer au montant :

« 278 463 770 € »

le montant :

« 97 697 770 € ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VIII. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à réaliser une économie de 419 000 euros en gelant les subventions pour charges de service public versées aux opérateurs de l’État en matière de patrimoine culturel et d’architecture.

Au sein du programme 175 « Patrimoines » de la mission « Culture », la plupart des opérateurs de l’État voient leurs subventions pour charges de service public être reconduites ou diminuer pour l’année 2026 par rapport au montant défini dans la loi de finances initiale pour 2025.

Toutefois, le PLF 2026 prévoit une augmentation de la subvention pour charge de service public de 143 000 euros pour l’établissement public du Palais de la Porte Dorée, de 143 000 euros pour le Musée Guimet, de 94 000 euros pour le Musée Picasso et de 39 000 euros pour la Cité de l’architecture et du patrimoine.

Compte tenu du contexte budgétaire actuel et des efforts demandés à l’ensemble des administrations publiques, ces augmentations de subventions n’apparaissent pas justifiées, d’autant plus que, l’an dernier, la loi de finances prévoyait déjà des augmentations de subventions pour deux d’entre eux : le Musée Picasso à hauteur de 500 000 euros et la Cité de l’architecture et du patrimoine à hauteur de 65 000 euros.

C’est la raison pour laquelle, au sein du programme 175 – « Patrimoines », il est proposé de diminuer de 380 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les crédits de l’action 03 « Patrimoine des musées de France » et de 39 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement les crédits de l’action 02 « Architecture et sites patrimoniaux » .

Tel est l’objet de cet amendement source d’économies budgétaire.

Art. ART. 79 BIS 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose d’aligner le régime des arrêts de travail du secteur public sur celui du secteur privé.

Cette mesure avait été adoptée par la commission des finances lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2025. Elle comportait alors deux volets : l’instauration de trois jours de carence dans la fonction publique ainsi que la mise en place d’un taux de remplacement de 90 %. Soit la norme en vigueur dans le secteur privé.

Si l’indemnisation à 90 %, en lieu et place du plein traitement, a bien été adoptée dans la loi de finances pour 2025, le Gouvernement d’alors avait finalement renoncé à l’instauration de trois jours de carence.

Si l’absentéisme recule par rapport aux années précédentes, le rapport annuel sur l’état de la fonction publique pour 2025 confirme qu’un écart subsiste entre le nombre moyen de jours d’absence du secteur privé (10,6 en 2024) et celui de la fonction publique (11,1). De plus, il reste significatif selon les versants, notamment concernant la fonction publique territoriale (13,3 jours).

Aussi, dans un contexte de hausse continue des dépenses d’indemnités journalières, le présent propose de parachever l’alignement de toutes les fonctions publiques sur le secteur privé. C’est une mesure d’équité et de bon sens, rien ne justifiant une telle disparité. En première lecture, cette disposition a été adoptée par la commission des finances.

Selon un rapport de l’IGF et de l’IGAS, publié en juillet 2024, cette mesure permettrait de dégager des économies budgétaires de l’ordre de 289 millions d’euros.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« À la fin du I de l’article 115 de la loi n° 2017‑1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, le mot : « deuxième » est remplacé par le mot : « quatrième ».

Art. ART. 67 05/01/2026 NON_RENSEIGNE
Contenu non disponible.
Art. ART. 76 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer de l’équité dans l’effort demandé aux collectivités territoriales.

L’examen du projet de loi de finances au Sénat a conduit à réduire sensiblement l’effort demandé aux collectivités territoriales au titre du Dilico pour 2026, de 2 milliards d’euros à 890 millions d’euros. Cependant, cet allègement bénéficie intégralement aux communes, exclues du Dilico, et aux Départements et EPCI, qui ont vu leur contribution divisée par deux. Les Régions étant la seule strate de collectivités dont l’effort demandé au titre du Dilico augmentera en 2026 par rapport à 2025.

Aussi le présent amendement prévoit, dans un souci d’équité, de réduire de 500 à 300 millions d’euros l’effort demandé aux Régions. Une baisse qui resterait moins importante, par rapport au texte initial, que la version adoptée par le Sénat pour les autres strates.

De plus, afin de ne pas dégrader l’équilibre financier du texte, ce moindre effort au titre du Dilico serait gagé sur le retour à la minoration de la DCRTP prévue par le Gouvernement à l’article 31. Là aussi, il s’agit d’une mesure d’équité, le Dilico impacte l’ensemble des Régions tandis que la DCRTP ne concerne que quelques-unes d’entre elles.

Dispositif

I. – À l’alinéa 7, substituer au nombre :

« 500 »,

le nombre :

« 300 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, substituer au nombre :

« 890 »,

le nombre :

« 690 ».

Art. ART. 13 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à faire obstacle à un nouveau durcissement du malus automobile.

L’article 13 prévoit une nouvelle hausse de fiscalité sur les automobilistes à partir de 2028 qui constitue également une source d’incertitude et d’instabilité pour les entreprises de la filière.

En première lecture, nous avions obtenu que le Gouvernement revienne par amendement sur ce durcissement du malus en 2028. Cette avancée n’a cependant pas été entérinée au Sénat.

Aussi, le présent vise à supprimer les barèmes prévus, pour l’année 2028, pour le malus CO2, la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.

Dispositif

I. – Supprimer les alinéas 9 à 16.

II. – En conséquence, supprimer la dernière ligne du tableau de l’alinéa 19.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 40 à 46.

IV. – En conséquence, supprimer les alinéas 57 et 58.

V. – En conséquence, à l’alinéa 78, substituer aux mots :

« et 9° et des b et c »

les mots :

« et du b ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 65 QUINQUIES 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l'instauration d'une "taxe casseurs".

L'article 65 quinquies introduit par le gouvernement au Sénat conduit à instaurer une véritable "taxe casseurs" sur les Français les obligeant à payer une surprime à leurs contrats d'assurance pour couvrir le risque de dégradations causées par les émeutes urbaines.

Cette disposition pose, à nos yeux, au moins deux problèmes de fond. Le premier étant qu'elle instille l'idée que les Français devraient payer deux fois pour pallier la carence de l'Etat à assurer l'ordre public. En effet, ils y contribuent déjà largement par leurs impôts, puisque nulle mission n'est plus consubstantielle à l'Etat que celle s'assurer la sécurité des biens et des personnes. Le second consiste à faire payer à la majorité le coût des agissements d'une minorité de délinquants. Ce n'est pas acceptable. Notre groupe propose, plutôt qu'une taxe sur les Français qui subissent ces actes, d'instaurer un véritable principe de "casseur-payeur" en suspendant par exemple le droit aux prestations sociales des auteurs d'émeutes, d'incendies, de dégradations.

Aussi, nous proposons la suppression pure et simple de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 67 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à instaurer un délai de résidence minimal de trois ans sur le territoire pour bénéficier des aides personnelles au logement (APL).

Personne ne devrait avoir un droit automatique à bénéficier de la solidarité nationale en arrivant en France. Il est légitime de prévoir un délai minimal, en séjour régulier, pour qu’un étranger non ressortissant de l’UE puisse percevoir des prestations sociales non contributives. Une telle condition est d’ores et déjà en vigueur pour le RSA pour lequel la loi prévoit un délai de résidence préalable de cinq ans.

Le présent amendement s’inscrit dans la volonté du législateur exprimée lors de l’adoption de dispositions analogues au sein de la loi « contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » en décembre 2023. Le Conseil constitutionnel avait censuré ces dispositions dans décision n° 2023‑863 DC du 25 janvier 2024 les considérant comme des cavaliers législatifs. Lors de l’examen du RIP déposé par les parlementaires Les Républicains, il avait jugé que le délai de 5 ans portait une atteinte « disproportionnée » aux exigences constitutionnelles (décision n° 2024‑6 RIP du 11 avril 2024).

Prenant acte de la décision du Conseil constitutionnel, nous proposons l’instauration d’un délai de trois ans. Cette mesure permettra de dégager des économies budgétaires importantes. A titre de point de référence, l’Institut Montaigne chiffrait en 2022 à 2,1 Md€ les économies générées par la mise en place d’un délai de 5 ans pour les allocations familiales et les aides au logement.

Dispositif

Après le mot : 

« étrangère »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 : 

« justifiant de trois ans de résidence au sens de l’article L. 111‑2‑3 du code de la sécurité sociale. Cette condition n’est pas applicable aux réfugiés, aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux apatrides. »

Art. ART. 3 BIS 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à supprimer l’article 3 bis instaurant une « contribution des hauts patrimoines ».

Cet article conduit à créer, de fait, un nouvel impôt en incluant de nouvelles catégories d'actifs au sein de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière. Sont notamment concernés : les liquidités et divers placements financiers, les actifs numériques, certains droits de la propriété littéraire, artistique ou industrielle, ou encore l'ensemble des biens meubles corporels.

Dans un souci de stabilité et lisibilité de notre législation fiscale, il est proposé de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 2 TER 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d’inflation à 1,1 % pour 2025.

Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR.

La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Sans cette mesure, qui doit être adoptée chaque année en loi de finances, l’ensemble des foyers soumis à l’impôt sur le revenu verrait leur pouvoir d’achat rogné par l’inflation. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu.

Cet amendement a été adopté par l’Assemblée nationale en première lecture lors de la séance publique.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase du second alinéa de l’article 196 B, le montant : « 6 794 € » est remplacé par le montant : « 6 869 € » ;

« 2° Le I de l’article 197 est ainsi modifié :

« a) Le 1 est ainsi modifié :

« – Aux premier et deuxième alinéas, le montant : « 11 497 € » est remplacé par le montant : « 11 624 € » ;

« – À la fin du deuxième et au troisième alinéas, le montant : « 29 315 € » est remplacé par le montant : « 29 638 € » ;

« – À la fin du troisième et à l’avant-dernier alinéas, le montant : « 83 823 € » est remplacé par le montant : « 84 745 € » ;

« – À la fin des avant-dernier et dernier alinéas, le montant : « 180 294 € » est remplacé par le montant : « 182 278 € » ;

« b) Le 2 est ainsi modifié :

« – Au premier alinéa, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 1 811 € » ;

« – À la fin de la première phrase du deuxième alinéa, le montant : « 4 224 € » est remplacé par le montant : « 4 270 € » ;

« – À la fin du troisième alinéa, le montant : « 1 069 € » est remplacé par le montant : « 1 081 € » ;

« – À la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le montant : « 1 785 € » est remplacé par le montant : « 1 805 € » ;

« – À la première phrase du dernier alinéa, le montant : « 1 993 € » est remplacé par le montant : « 2 015 € » ;

« c) Le a du 4 est ainsi modifié :

« – Le montant : « 889 € » est remplacé par le montant : « 899 € » ;

« – Le montant : « 1 470 € » est remplacé par le montant : « 1 486 € ».

« 3° Le 1 du III de l’article 204 H est ainsi modifié :

« a) Le tableau du a est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 1 638 €

0 %

Supérieure ou égale à 1 638 € et inférieure à 1 701 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 1 701 € et inférieure à 1 811 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 1 811 € et inférieure à 1 932 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 1 932 € et inférieure à 2 065 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 065 € et inférieure à 2 175 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 175 € et inférieure à 2 319 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 2 319 € et inférieure à 2 744 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 2 744 € et inférieure à 3 141 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 3 141 € et inférieure à 3 538 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 3 538 € et inférieure à 3 976 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 3 976 € et inférieure à 4 699 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 4 699 € et inférieure à 5 635 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 5 635 € et inférieure à 6 951 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 6 951 € et inférieure à 8 807 €

20 %

Supérieure ou égale à 8 807 € et inférieure à 12 024 €

24 %

Supérieure ou égale à 12 024 € et inférieure à 16 556 €

28 %

Supérieure ou égale à 16 556 € et inférieure à 25 991 €

33 %

Supérieure ou égale à 25 991 € et inférieure à 54 673 €

38 %

Supérieure ou égale à 54 673 €

43 %

 » ;

« b) Le tableau du b est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 1 878 €

0 %

Supérieure ou égale à 1 878 € et inférieure à 1 993 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 1 993 € et inférieure à 2 195 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 2 195 € et inférieure à 2 397 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 2 397 € et inférieure à 2 647 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 647 € et inférieure à 2 791 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 791 € et inférieure à 2 887 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 2 887 € et inférieure à 3 177 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 3 177 € et inférieure à 3 928 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 3 928 € et inférieure à 5 026 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 5 026 € et inférieure à 5 708 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 5 708 € et inférieure à 6 612 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 6 612 € et inférieure à 7 922 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 7 922 € et inférieure à 8 807 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 8 807 € et inférieure à 10 009 €

20 %

Supérieure ou égale à 10 009 € et inférieure à 13 765 €

24 %

Supérieure ou égale à 13 765 € et inférieure à 18 289 €

28 %

Supérieure ou égale à 18 289 € et inférieure à 27 914 €

33 %

Supérieure ou égale à 27 914 € et inférieure à 61 014 €

38 %

Supérieure ou égale à 61 014 €

43 %

 » ;

« c) Le tableau du c est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 2 012 €

0 %

Supérieure ou égale à 2 012 € et inférieure à 2 175 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 2 175 € et inférieure à 2 424 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 2 424 € et inférieure à 2 734 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 2 734 € et inférieure à 2 839 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 839 € et inférieure à 2 936 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 936 € et inférieure à 3 032 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 3 032 € et inférieure à 3 369 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 3 369 € et inférieure à 4 649 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 4 649 € et inférieure à 6 016 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 6 016 € et inférieure à 6 786 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 6 786 € et inférieure à 7 874 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 7 874 € et inférieure à 8 661 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 8 661 € et inférieure à 9 597 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 9 597 € et inférieure à 11 137 €

20 %

Supérieure ou égale à 11 137 € et inférieure à 14 983 €

24 %

Supérieure ou égale à 14 983 € et inférieure à 18 958 €

28 %

Supérieure ou égale à 18 958 € et inférieure à 30 543 €

33 %

Supérieure ou égale à 30 543 € et inférieure à 64 469 €

38 %

Supérieure ou égale à 64 469 €

43 %

 ».

« II. – Les 1° et 2° du I s’appliquent à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes.

« III. – Le 3° du I s’applique aux revenus perçus ou réalisés à compter du premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 21 BIS 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer l'instauration d'une écocontribution qui fragiliserait nos filières industrielles.

Cet article est le fruit d'un amendement adopté au Sénat contre l'avis de la commission et du gouvernement. Il élargit la filière d’écocontribution « REP Ameublement » aux produits des arts de la table, aux accessoires et aux produits d’équipements de la cuisine. Elaborée sans concertation avec les entreprises directement concernées, cette disposition impacterait directement les industriels du secteur mais aussi les consommateurs puisque le coût de cette contribution serait répercuté sur les prix et donc le pouvoir d'achat des ménages. Aussi, le présent amendement propose la suppression de cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 2 TER 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine propose l’indexation intégrale du barème de l’impôt sur le revenu ainsi que des seuils et limites qui lui sont associés, sur une prévision d’inflation à 1,1 % pour 2025.

Il prévoit également d’ajuster les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélèvement à la source (PAS) en fonction de l’évolution du barème de l’IR.

La non-revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu constituerait une hausse d’impôt déguisée pour tous les contribuables. Sans cette mesure, qui doit être adoptée chaque année en loi de finances, l’ensemble des foyers soumis à l’impôt sur le revenu verrait leur pouvoir d’achat rogné par l’inflation. Dans un souci d’équité fiscale, il est proposé d’indexer l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur le revenu.

Cet amendement a été adopté par l'Assemblée nationale en première lecture lors de la séance publique.

Dispositif

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :

« 1° À la première phrase du second alinéa de l’article 196 B, le montant : « 6 794 € » est remplacé par le montant : « 6 869 € » ;

« 2° Le I de l’article 197 est ainsi modifié :

« a) Le 1 est ainsi modifié :

« – au premier alinéa et deuxième alinéas, le montant : « 11 497 € » est remplacé par le montant : « 11 624 € » ;

« – à la fin du deuxième et au troisième alinéas, le montant : « 29 315 € » est remplacé par le montant : « 29 638 € » ;

« – à la fin du troisième et à l’avant-dernier alinéas, le montant : « 83 823 € » est remplacé par le montant : « 84 745 € » ;

« – à la fin des avant-dernier et dernier alinéas, le montant : « 180 294 € » est remplacé par le montant : « 182 278 € » ;

« b) Le 2 est ainsi modifié :

« – au premier alinéa, le montant : « 1 791 € » est remplacé par le montant : « 1 811 € » ;

« – à la fin de la première phrase du deuxième alinéa, le montant : « 4 224 € » est remplacé par le montant : « 4 270 € » ;

« – à la fin du troisième alinéa, le montant : « 1 069 € » est remplacé par le montant : « 1 081 € » ;

« – à la première phrase de l’avant-dernier alinéa, le montant : « 1 785 € » est remplacé par le montant : « 1 805 € » ;

« – à la première phrase du dernier alinéa, le montant : « 1 993 € » est remplacé par le montant : « 2 015 € » ;

« c) Le a du 4 est ainsi modifié :

« – le montant : « 889 € » est remplacé par le montant : « 899 € » ;

« – le montant : « 1 470 € » est remplacé par le montant : « 1 486 € ».

« 3° Le 1 du III de l’article 204 H est ainsi modifié :

« a) Le tableau du a est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 1 638 €

0 %

Supérieure ou égale à 1 638 € et inférieure à 1 701 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 1 701 € et inférieure à 1 811 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 1 811 € et inférieure à 1 932 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 1 932 € et inférieure à 2 065 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 065 € et inférieure à 2 175 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 175 € et inférieure à 2 319 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 2 319 € et inférieure à 2 744 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 2 744 € et inférieure à 3 141 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 3 141 € et inférieure à 3 538 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 3 538 € et inférieure à 3 976 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 3 976 € et inférieure à 4 699 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 4 699 € et inférieure à 5 635 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 5 635 € et inférieure à 6 951 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 6 951 € et inférieure à 8 807 €

20 %

Supérieure ou égale à 8 807 € et inférieure à 12 024 €

24 %

Supérieure ou égale à 12 024 € et inférieure à 16 556 €

28 %

Supérieure ou égale à 16 556 € et inférieure à 25 991 €

33 %

Supérieure ou égale à 25 991 € et inférieure à 54 673 €

38 %

Supérieure ou égale à 54 673 €

43 %

« b) Le tableau du b est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 1 878 €

0 %

Supérieure ou égale à 1 878 € et inférieure à 1 993 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 1 993 € et inférieure à 2 195 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 2 195 € et inférieure à 2 397 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 2 397 € et inférieure à 2 647 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 647 € et inférieure à 2 791 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 791 € et inférieure à 2 887 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 2 887 € et inférieure à 3 177 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 3 177 € et inférieure à 3 928 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 3 928 € et inférieure à 5 026 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 5 026 € et inférieure à 5 708 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 5 708 € et inférieure à 6 612 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 6 612 € et inférieure à 7 922 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 7 922 € et inférieure à 8 807 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 8 807 € et inférieure à 10 009 €

20 %

Supérieure ou égale à 10 009 € et inférieure à 13 765 €

24 %

Supérieure ou égale à 13 765 € et inférieure à 18 289 €

28 %

Supérieure ou égale à 18 289 € et inférieure à 27 914 €

33 %

Supérieure ou égale à 27 914 € et inférieure à 61 014 €

38 %

Supérieure ou égale à 61 014 €

43 %

« c) Le tableau du c est ainsi rédigé :

« 

Base mensuelle de prélèvement

Taux proportionnel

Inférieure à 2 012 €

0 %

Supérieure ou égale à 2 012 € et inférieure à 2 175 €

0,5 %

Supérieure ou égale à 2 175 € et inférieure à 2 424 €

1,3 %

Supérieure ou égale à 2 424 € et inférieure à 2 734 €

2,1 %

Supérieure ou égale à 2 734 € et inférieure à 2 839 €

2,9 %

Supérieure ou égale à 2 839 € et inférieure à 2 936 €

3,5 %

Supérieure ou égale à 2 936 € et inférieure à 3 032 €

4,1 %

Supérieure ou égale à 3 032 € et inférieure à 3 369 €

5,3 %

Supérieure ou égale à 3 369 € et inférieure à 4 649 €

7,5 %

Supérieure ou égale à 4 649 € et inférieure à 6 016 €

9,9 %

Supérieure ou égale à 6 016 € et inférieure à 6 786 €

11,9 %

Supérieure ou égale à 6 786 € et inférieure à 7 874 €

13,8 %

Supérieure ou égale à 7 874 € et inférieure à 8 661 €

15,8 %

Supérieure ou égale à 8 661 € et inférieure à 9 597 €

17,9 %

Supérieure ou égale à 9 597 € et inférieure à 11 137 €

20 %

Supérieure ou égale à 11 137 € et inférieure à 14 983 €

24 %

Supérieure ou égale à 14 983 € et inférieure à 18 958 €

28 %

Supérieure ou égale à 18 958 € et inférieure à 30 543 €

33 %

Supérieure ou égale à 30 543 € et inférieure à 64 469 €

38 %

Supérieure ou égale à 64 469 €

43 %

« II. – Les 1° et 2° du I s’appliquent à l’impôt sur le revenu dû au titre de l’année 2025 et des années suivantes.

« III. – Le 3° du I s’applique aux revenus perçus ou réalisés à compter du premier jour du troisième mois suivant la promulgation de la présente loi.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 3 QUATER 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à préserver le dispositif actuel du Pacte Dutreil.

L'examen au Sénat a conduit à introduire diverses restrictions du Pacte Dutreil, dont l’exclusion de certains biens désignés comme « non professionnels » et l’augmentation de la durée de conservation des titres et parts de société de 4 à 6 ans.

Le Pacte Dutreil constitue un outil indispensable de souveraineté pour préserver notre tissu d'entreprises familiales en France et assurer le maintien de nos emplois et savoir-faire. Rappelons que notre pays, même avec les avantages fiscaux tels que le Pacte Dutreil, se caractérise par les droits de succession et de donation les plus élevés de l’OCDE.

Alors que nous avons connu en 2025 un record historique de défaillances de PME, il nous apparait plus que jamais essentiel de préserver nos entreprises d'un alourdissement de la charge fiscale pesant sur les transmissions.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 27 QUATERDECIES 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement du groupe Droite Républicaine vise à éviter une hausse de la fiscalité sur les automobilistes.

Cet article prévoit ouvre la voie à une hausse de la fiscalité sur l'immatriculation de véhicules avec le relèvement du plafond du tarif régional de la taxe "cartes grises". Alors qu'un durcissement des malus automobiles dans les années à venir est déjà prévu par la loi, cette possibilité donnée aux Régions, dont certaines ont déjà augmenté leurs tarifs pour atteindre le plafond, conduirait à alourdir sans nul doute la fiscalité pesant sur l'achat de véhicules en France et pénaliserait encore davantage la filière automobile française et européenne.

Aussi, le présent amendement propose de maintenir le droit existant.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 49 05/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le rapporteur spécial de la mission Direction de l'action du Gouvernement constate que les crédits de paiement du programme 308  Protection des droits et libertés augmentent de 3 millions d'euros dans le PLF 2026 tel qu'initialement déposé par le Gouvernement. Les autorisations d'engagement diminuent mais seulement du fait de la fin du déménagement de la HATVP en 2025.

Le Sénat, s'il a prévu une mesure d'économie de 7 millions d'euros sur l'ensemble du programme 129 Coordination du travail gouvernemental, n'a prévu aucune participation des autorités administratives indépendantes à l’effort de redressement des comptes publics.

Cet absence de mise à contribution des autorités administratives indépendantes est jugé inacceptable par le rapporteur spécial de la mission.

Elle considère que ces autorités doivent, elles aussi, contribuer à l’effort collectif de réduction des déficits, tout en absorbant de nouvelles missions ou une augmentation des saisines. Elle relève d'ailleurs que les effectifs de ces autorités augmentent à nouveau dans le PLF 2026 (+ 7 ETPT) avec un plafond d’emplois fixé à 757 ETPT.

Pour mémoire, le plafond d’emplois exécuté en 2017 était de 534 ETPT. L’augmentation des effectifs s’élèverait ainsi à 42 % en dix ans, ce qui lui paraît trop important. Sur cette période, la hausse du plafond d’emplois de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’élève à 55 %, celle de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) à 76 %. Le rapporteur spécial souhaite d'ailleurs que soit fixé une fois pour toutes un niveau maximal d’effectif pour ces autorités et stopper ainsi leur croissance sans fin. Comme toutes les administrations, ces autorités doivent prendre leur part pour contribuer au redressement des finances publiques.

En conséquence, par cet amendement, elle propose dans un premier temps de supprimer la hausse des crédits de 3 000 000 d'euros initialement prévue par le Gouvernement dans le PLF 2026 sur le programme 308 Protection des droits et libertés. Elle propose ainsi de réduire de 750 000 euros les crédits de l'action 03 – Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, de 750 000 euros les crédits de l'action 02 – Commission nationale de l'informatique et des libertés ; de 750 000 euros les crédits de l'action 09 – Défenseur des droits  et de 750 000 euros les crédits de l'action 10 – Haute autorité pour la transparence de la vie publique.

 

Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 04/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 04/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 04/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 04/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 04/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 04/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 27 TER 04/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet article introduit au Sénat vise à fusionner en une taxe unique affectée au bloc communal les taxes sur les logements vacants et celle sur les résidences secondaires.

Cet outil fiscal apparait toutefois comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus d’un an.

C’est pourquoi cet amendement vise à permettre à toutes les communes qui n’entrent pas dans le champ de la taxe sur les logements vacants (TLV) d’instaurer une taxe communale sur les logements vacants.

Si la TLV permet dans les communes de plus de 50 000 habitants où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements de mieux lutter contre la vacance anormalement longue et donc d’accroitre l’offre de logements disponibles, pour les autres communes le seul levier fiscal disponible pour mener une véritable politique en faveur du logement est d’assujettir les logements vacants à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS).

Cet outil fiscal apparait comme insuffisant dans la mesure où il ne fait pas de différence entre les logements utilisés à titre de résidences secondaires, et dont les habitants participent même marginalement à l’économie locale et à la vie de la commune, et les logements restés vides et inutilisés depuis plus de deux ans.

C’est pourquoi cet amendement propose de donner la possibilité aux communes qui le souhaitent de délibérer en faveur de l’instauration d’une taxe communale sur les logements vacants .

Pour cela, il est prévu de sortir les logements vacants du champ de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de les soumettre à une nouvelle taxe dont le taux sera fixée par délibération. Afin d’éviter le risque de taxations abusives, sans abandonner pour autant la réponse à la problématique de certains territoires, ce taux ne pourra pas être supérieur à deux fois celui de la THRS.

Dispositif

I. – Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le code général des impôts est ainsi modifié : 

« 1° Le II de l’article 1379 est complété par un 6° ainsi rédigé :

« « 6° La taxe communale sur les logements vacants prévue à l’article 1414 E. » » ;

« 2° L’article 1407 bis est abrogé ;

« 3° Le chapitre premier du titre premier de la deuxième partie du livre premier est complété par une section III bis ainsi rédigée :

« Section III bis 

« Taxe communale sur les logements vacants

« Art. 1414 E. –  I. – Les communes autres que celles visées à l’article 232 peuvent, par une délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A bis, assujettir les logements vacants depuis plus de deux années au 1er janvier de l’année d’imposition à une taxe communale sur les logements vacants.

« II. – La taxe est due pour chaque logement vacant, à l’exception des logements détenus par les organismes d’habitations à loyer modéré et les sociétés d’économie mixte et destinés à être attribués sous conditions de ressources.

« III. – La taxe est acquittée par le propriétaire, l’usufruitier, le preneur à bail à construction ou à réhabilitation ou l’emphytéote qui dispose du logement depuis le début de la période de vacance mentionnée au I.

« IV. – L’assiette de la taxe est constituée par la valeur locative du logement mentionnée à l’article 1409. Son taux est fixé par une délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A bis et ne peut excéder deux fois le taux communal de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale constaté l’année précédente.

« V. – Pour l’application de la taxe, n’est pas considéré comme vacant un logement dont la durée d’occupation est supérieure à quatre-vingt-dix jours consécutifs au cours de la période de référence définie au I.

« VI. – La taxe n’est pas due en cas de vacance indépendante de la volonté du contribuable.

« VII. – Le contrôle, le recouvrement, le contentieux, les garanties et les sanctions de la taxe sont régis comme en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties.

« VIII. – En cas d’imposition erronée liée à l’appréciation de la vacance, les dégrèvements en résultant sont à la charge de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre. Ils s’imputent sur les attributions mentionnées aux articles L. 2332‑2 et L. 3332‑1‑1 du code général des collectivités territoriales. »

« II. La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

Art. ART. 65 BIS 04/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

L’article 65 bis, adopté au Sénat, modifie les modalités de reversement d’une fraction des recettes issues des quotas carbone. Si l’objectif poursuivi est celui de renforcer le soutien financier aux autorités organisatrices de la mobilité, la rédaction de cet article conduit toutefois à exclure les régions de ces reversements lorsqu’elles exercent la compétence mobilité en tant qu’autorités organisatrices de substitution.

Cette exclusion aurait un impact financier direct : en 2026, la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes auraient reçu respectivement 2,72 M€, 3,8 M€ et 2,92 M€ si les régions avaient été maintenues dans ce dispositif. 

Ces sommes importantes sont pourtant nécessaires pour soutenir les investissements structurants des régions en faveur des mobilités et du désenclavements des territoires.

En France, près de la moitié des EPCI sont en effet couvertes par une région exerçant la compétence mobilité en substitution. Exclure les régions pénalise donc ces territoires ruraux. La suppression de l’article 65 bis permet de revenir à la répartition existante, en assurant un reversement aux régions lorsqu’elles interviennent en substitution des AOM, garantissant ainsi le financement des infrastructures essentielles.

Tel est l’objet de cet amendement travaillé avec l’association « Régions de France ». 

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. 65 TER 04/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

La transition écologique et la promotion des énergies renouvelables constituent aujourd’hui un enjeu majeur de la politique nationale. Les collectivités territoriales jouent un rôle essentiel dans leur déploiement, bien qu’elles se heurtent à de nombreuses contraintes techniques, financières et réglementaires.

Afin d’encourager l’installation d’éoliennes et de centrales photovoltaïques, les lois de finances pour 2019 et 2023 ont fait évoluer la fiscalité professionnelle unique applicable aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Ces réformes ont permis aux communes membres de percevoir automatiquement une quote-part de 20 % de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) générée par les installations éoliennes depuis le 1er janvier 2019, et par les installations photovoltaïques depuis le 1er janvier 2023.

Le code général des impôts prévoit aujourd’hui que les communes membres d’un EPCI à fiscalité professionnelle unique peuvent, si elles le souhaitent, reverser une partie de ces recettes à leur intercommunalité (articles 1609 nonies C, I bis, 1 bis et 1 ter). En revanche, l’inverse n’est pas permis : un EPCI ne peut pas, à ce jour, transférer directement une fraction des IFER perçues vers les communes d’implantation ou les communes voisines concernées.

Certes, des mécanismes de redistribution existent déjà, comme la révision libre des attributions de compensation prévue au 1° bis du V du même article. Cependant, cette procédure se révèle lourde et contraignante : elle exige une double majorité (les deux tiers du conseil communautaire et la majorité simple des conseils municipaux concernés) et engage durablement les finances de l’intercommunalité. Une fois fixées, les attributions de compensation ne peuvent être modifiées qu’avec un nouvel accord, ce qui limite leur souplesse d’adaptation. En outre, l’augmentation de ces attributions au profit des communes membres diminue mécaniquement le coefficient d’intégration fiscale de l’EPCI, ce qui peut réduire sa dotation globale de fonctionnement (DGF) et ses reversements au titre du fonds de péréquation intercommunal et communal (FPIC).

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de créer un dispositif plus simple et plus flexible permettant un partage équitable des recettes issues de l’IFER éolienne et photovoltaïque, sans incidence négative sur les indicateurs financiers des collectivités concernées.

Le présent amendement, adopté lors de l’examen en commission des finances en première lecture, vise donc à autoriser les EPCI à reverser, par convention, une fraction des IFER qu’ils perçoivent aux communes d’implantation des équipements, ainsi qu’aux communes limitrophes. Cette possibilité offrirait un cadre de coopération locale plus souple, adapté aux réalités territoriales et favorable à l’acceptabilité des projets d’énergies renouvelables.

Dispositif

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant : 

« a bis) Le a est complété par une phrase ainsi rédigée : « Sur délibération de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, une fraction du produit mentionné à l’article 1519 D peut être versée aux communes membres de cet établissement public. »

II. – Après l’alinéa 17, insérer les deux alinéas suivants : 

« – Après le 1 ter, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« 1 quater. Sur délibération de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, une fraction des produits mentionnés aux articles 1519 D et 1519 F peut être versée aux communes membres de cet établissement public. » »

Art. APRÈS ART. 27 04/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement adopté en première lecture à l’Assemblée nationale a pour objet d’éviter la double taxation abusive des meublés de tourisme destinés exclusivement à la location saisonnière touristique. 

En effet, si les locaux destinés à la location habituelle de courte durée relèvent, par nature, de la cotisation foncière des entreprises (CFE), le deuxième alinéa de l’article 1407 du code général des impôts prévoit explicitement de les exclure de l’assiette de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), dès lors qu’ils ne font pas l’objet d’une jouissance personnelle.

Pourtant, malgré ce principe de bon sens, depuis la campagne d’envoi de la taxe d’habitation pour 2024, de nombreux meublés exclusivement affectés à la location saisonnière se voient assujettis à la fois la CFE et la THRS.

Afin d’éviter cette double imposition, les redevables doivent pouvoir prouver l’absence de jouissance personnelle. 

Or, dans la pratique, l’administration fiscale n’admet quasiment aucun autre justificatif de non-occupation personnelle du logement, en dehors d’un mandat exclusif sur l’année entière confié à un agent immobilier ou à une conciergerie professionnelle. Ainsi, même lorsque la résidence principale du redevable est située à proximité et qu’il est démontré que le logement n’a pas été occupé (par exemple au moyen de relevés de consommation d’électricité ou de gaz), la THRS continue bien souvent d’être réclamée.

Cette situation crée une rupture d’égalité flagrante entre ceux qui confient la gestion de leur meublé à un intermédiaire et ceux qui assurent eux-mêmes la mise en location. Cette différence de traitement est en contradiction avec le principe d’égalité devant l’impôt garanti par les articles 1er et 6 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. 

C’est pourquoi, afin de mettre un terme à ces inégalités tout en simplifiant les relations entre l’administration fiscale et les contribuables, le présent amendement propose d’inverser la charge de la preuve.

Dès lors, les locaux meublés situés au sein du même EPCI que la résidence principale du contribuable seront présumés faire l’objet d’un usage exclusivement professionnel et donc dispensés de THRS. Néanmoins, l’administration pourra soumettre ces locaux à la fois à la CFE et à la THRS si elle établit qu’ils ont été utilisés à titre personnel une partie de l’année.

Dispositif

I. – Le I de l’article 1407 du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les locaux mentionnés au premier alinéa et situés au sein du même établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre que la résidence à titre principal de la personne imposable sont présumés, jusqu’à preuve du contraire, faire l’objet d’un usage exclusivement professionnel. »

II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

 

Art. ART. 15 TER 04/01/2026 RETIRE

Exposé des motifs

Cet amendement rédactionnel a pour objet d’assurer l’opérabilité de l’article 15 ter, adopté à l’Assemblée nationale et au Sénat de manière transpartisane.

Cet article permet en effet de préserver l’équilibre financier des aéroports régionaux dont le trafic est inférieur à un million de passagers par an, en permettant l’apurement par la DGAC de leur déficit des coûts de sécurité-sûreté en fin de délégation de service public. 

Dispositif

Rédiger ainsi l’alinéa 7 :

« 2° Au b, les mots « de la classe » sont remplacés par les mots : « des classes 3 bis ou ». »

Art. ART. 10 04/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. APRÈS ART. 25 04/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. APRÈS ART. 77 SEXIES 04/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 10 04/01/2026 IRRECEVABLE
Contenu non disponible.
Art. ART. 5 02/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à supprimer la disposition supprimant la réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire et supérieur.

Cette réduction d’impôt, d’un montant de 61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant, concerne plusieurs millions de foyers fiscaux. Elle constitue un instrument de redistribution horizontale, reconnaissant l’effort consenti par les familles pour la scolarité de leurs enfants.

Sa suppression affaiblirait la politique familiale et enverrait un signal négatif aux ménages, alors que le coût de la vie étudiante et de la scolarité continue d’augmenter.

Dispositif

Substituer à l’alinéa 15 l’alinéa suivant :

« 14° Au b du 2 de l’article 200‑0 A, la référence : « 199 quater F, » est supprimée. »

Art. APRÈS ART. 2 02/01/2026 IRRECEVABLE
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Art. ART. 34 BIS 01/01/2026 IRRECEVABLE_40
Contenu non disponible.
Art. ART. 76 01/01/2026 DISCUTE

Exposé des motifs

Cet amendement vise à exclure les Départements du dispositif de lissage conjoncturel (DILICO) des recettes fiscales des collectivités. Au regard de l’effondrement de leurs marges de manœuvre et du caractère largement non-pilotable de leurs dépenses de fonctionnement, l’intégration des Départements dans ce dispositif est tout simplement intenable. 

Toutes les institutions, dont la Cour des comptes, s’accordent sur la situation financière singulièrement critique des Départements. Malgré cela, la loi de finances initiale pour 2026 prévoit encore une ponction de 280 millions d’euros sur la moitié d’entre eux, aggravant une trajectoire déjà intenable.

Dans un tel contexte, l’application du DILICO, quel que soit son format, viendrait encore aggraver l’asphyxie budgétaire des Départements. Leurs budgets sont constitués pour 70 % de dépenses quasi non-pilotables liées à des compétences sociales et mécaniquement amenées à progresser. Leur capacité de maîtrise ne peut s’opérer que sur une portion congrue de leurs finances.

Si les moyens d’action des Département continuaient d’être réduits, l’investissement serait inévitablement la première variable d’ajustement, avec des conséquences directes sur les solidarités sociales et territoriales, et en premier lieu l’aide aux communes pour le financement de leurs projets structurants.

Le DILICO ne peut en aucun cas constituer, contrairement à ce qu’affirme la ministre de l’Action et des Comptes publics, une réponse aux besoins des collectivités, encore moins une « incitation à la bonne gestion ». Outre qu’il porte atteinte au principe de libre administration des collectivités territoriales, il intervient alors même que les Départements ne disposent plus d’aucune véritable marge de manœuvre sur leurs dépenses de fonctionnement.

Pour ces raisons, les Départements doivent être exonérés de ce dispositif, d’autant que celui-ci ne devait initialement être appliqué qu’une seule année.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, substituer au montant : 

« 890 millions d’euros »

le montant : 

« 750 millions d’euros ».

II. – Au début de l’alinéa 7, après l’année :

« 2026 »,

insérer les mots : 

« et par dérogation au deuxième alinéa du présent I, le dispositif repose sur deux contributions : ».

III. – Au même alinéa 7, après le montant :

« 250 millions d’euros »,

supprimer les mots : 

« le montant de la contribution mentionnée au III est de 140 millions d’euros ».

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