Le vote du budget 2027 en 5 points
  • Le vote solennel sur la première partie du budget de l'État pour 2027, celle des impôts et des recettes, n'a pas eu lieu le 20 octobre comme prévu. Il est inscrit au mardi 3 novembre, l'après-midi, après les questions au gouvernement. Le vote sur l'ensemble du budget reste fixé au mardi 17 novembre.
  • La raison : le texte n'est pas fini. À la levée de la séance, lundi 19 octobre à minuit, les députés avaient examiné 15 des 58 articles de cette première partie. Il en reste 43, et plus de 2 600 amendements.
  • Du 20 au 23 octobre, l'hémicycle a examiné le budget de la Sécurité sociale, rejeté le vendredi 23 octobre et transmis au Sénat : son vote solennel du 27 octobre n'a plus d'objet. Le budget de l'État reprend le mardi 27 octobre et jusqu'au lundi 2 novembre.
  • En 188 scrutins publics, les députés ont déjà supprimé le rabot sur l'abattement fiscal des retraités, la contribution de 2,5 milliards d'euros demandée aux collectivités et la baisse du remboursement de TVA aux communes.
  • L'an dernier, la première partie du budget 2026 avait occupé l'hémicycle du 24 octobre au 21 novembre 2025, avant d'être rejetée par 404 voix contre 1.

Le vote des députés sur la partie recettes du budget 2027 aura lieu le mardi 3 novembre, deux semaines plus tard que prévu. L'Assemblée nationale l'a inscrit à l'ordre du jour de cette séance, après les questions au gouvernement, faute d'avoir terminé l'examen du texte : lundi 19 octobre à minuit, quand la séance a été levée pour laisser place au budget de la Sécurité sociale, les députés n'avaient examiné que 15 des 58 articles de la première partie. Ils reprendront le 27 octobre, pour cinq jours de séance. En six jours, ils ont voté 188 scrutins publics, dont 50 ont recueilli plus de voix pour que contre, adopté 149 amendements, et supprimé ou rejeté sept articles du gouvernement.

3 nov.
Nouvelle date du vote solennel sur les recettes
43 / 58
Articles de la première partie encore à examiner
188
Scrutins publics du 13 au 19 octobre

Date du vote du budget 2027 : mardi 3 novembre, et non plus le 20 octobre

Le calendrier fixé le 29 septembre par la direction de la séance prévoyait la première partie du mardi 13 au lundi 19 octobre et un vote solennel le mardi 20 octobre. Le rythme des débats ne l'a pas permis. Lundi 19 octobre, les députés ont consacré l'après-midi et la soirée aux collectivités locales (articles 34 à 41, appelés en priorité), puis la présidente de séance a renvoyé « la suite de l'examen du projet de loi de finances » à une prochaine séance. Sur les 3 944 amendements déposés en séance, environ 1 300 avaient été réglés (adoptés, rejetés, retirés, tombés ou déclarés irrecevables) ; 2 623 restent sans sort dans l'open data de l'Assemblée.

L'ordre du jour arrêté par la conférence des présidents du mardi 20 octobre donne le nouveau calendrier. Il réservait au budget de la Sécurité sociale l'hémicycle jusqu'au lundi 26 octobre, week-end compris, et un vote solennel le mardi 27 octobre ; ce texte ayant été rejeté dès le vendredi 23 octobre, ce vote n'a plus d'objet. La première partie du budget de l'État reprend le mardi 27 octobre, après les questions au gouvernement, le 27 et le 28 octobre, puis du vendredi 30 octobre au lundi 2 novembre : le jeudi 29 est réservé aux propositions de loi de La France insoumise. Le vote solennel suit, le mardi 3 novembre, et la seconde partie, celle des dépenses, s'ouvre dans la foulée avec la culture et les médias. Elle devait commencer le 27 octobre : les missions budgétaires disposent désormais de deux semaines au lieu de trois, puisque le vote sur l'ensemble reste fixé au mardi 17 novembre.

Juste avant la levée de séance, le 19 octobre, le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a dressé le bilan des votes : « Les discussions ont mené à une dégradation du déficit public de 10 milliards d'euros, dont 6 milliards ce seul après-midi. » Il a appelé à « un ressaisissement collectif ». L'insoumis Aurélien Le Coq lui a demandé si le gouvernement comptait passer par le 49.3 ou par ordonnances ; la séance a été levée sans réponse (compte rendu de la séance du 19 octobre au soir).

Ce que les députés ont déjà adopté

Les sept articles examinés la première semaine concernent surtout l'impôt sur le revenu. Les votes ont rassemblé des majorités différentes d'un article à l'autre. Le Rassemblement national, qui comptait le plus de députés présents sur chacun de ces scrutins, a été du côté gagnant sur tous ces articles sauf la contribution européenne, et son abstention a décidé de l'article 5.

📉
Article liminaire : supprimé
L'article qui affiche la trajectoire du déficit a été supprimé le 14 octobre, par 135 voix contre 53 : RN, LFI, socialistes, écologistes, UDR et communistes pour, bloc central et Droite républicaine contre.
🇪🇺
Article 55 : contribution européenne adoptée
Les 30,9 milliards d'euros versés au budget de l'Union européenne ont été votés le 14 octobre par 111 voix contre 93. Le bloc central, les socialistes, les écologistes et la Droite républicaine ont voté pour ; le RN, LFI, l'UDR et les communistes contre. Le détail de ce vote.
🧾
Article 2 : barème indexé, arrêts maladie épargnés
Le barème de l'impôt sur le revenu suit l'inflation (+2,1 %). Avant de l'adopter le 15 octobre par 96 voix contre 0, les députés en ont retiré l'imposition des indemnités des malades de longue durée et des accidentés du travail (109 voix contre 37). Les premiers votes de la séance.
👵
Article 3 : le rabot des retraités supprimé
Le plafond de l'abattement de 10 % sur les pensions devait passer à 3 000 euros, pour 1,4 milliard d'euros. L'article a été supprimé le 15 octobre par 116 voix contre 30. Qui a voté quoi.
🎁
Article 4 : dons d'argent allégés, élargis à 2027
La fenêtre de taxation réduite des dons d'argent aux 18-50 ans a été étendue à toute l'année 2027, puis l'article adopté le 16 octobre par 66 voix contre 25, avec les voix du RN et du bloc central. Héritage : les votes du 16 octobre.
💼
Article 5 : l'apport-cession resserré, à deux voix près
Le recentrage de ce régime de report d'imposition des chefs d'entreprise a été adopté le 16 octobre par 25 voix contre 23. La gauche a voté pour, le bloc central et la Droite républicaine contre ; les 23 députés RN présents se sont abstenus.

L'article 3 est le principal revers du gouvernement cette semaine. Les sept amendements de suppression adoptés venaient de cinq groupes : Laurent Wauquiez, Corentin Le Fur et Yannick Neuder (Droite républicaine), Marine Le Pen (RN), Éric Ciotti (UDR), Marianne Maximi (LFI) et Nicolas Sansu (communistes). Ils ont réuni le RN (50 voix), LFI (25), les socialistes (15), l'UDR (7), les écologistes (6), la Droite républicaine (5), LIOT et les communistes (4 chacun). Ensemble pour la République, les Démocrates et Horizons ont voté contre, avec le gouvernement.

« Un pays qui consacre cinq fois plus de budget aux pensions de ses retraités qu’à l’avenir de sa jeunesse est un pays qui se meurt peu à peu. »

Pierre Cazeneuve
Pierre Cazeneuve
EPR
Hauts-de-Seine (7)
Voir la fiche →

Les ajouts de la séance : heures supplémentaires, hauts revenus, PME

Les « articles additionnels » votés après les articles 3 et 4 ajoutent au texte des mesures que le gouvernement n'avait pas prévues, souvent contre son avis. Les principales :

⏱️
Heures supplémentaires : plafond doublé
Le plafond des heures supplémentaires exonérées d'impôt passe de 7 500 à 15 000 euros par an (amendement de Gérault Verny, UDR), adopté par 64 voix contre 50. Le récit du vote.
⚖️
Hauts revenus : l'impôt minimum renforcé
Trois amendements de Charles de Courson (LIOT) durcissent la contribution différentielle sur les hauts revenus, qui garantit un taux minimal d'imposition aux plus aisés : décote réduite, majorations supprimées (de 43 à 47 voix pour, de 21 à 24 contre).
🏭
Investir dans une PME : 25 % de réduction d'impôt
La réduction d'impôt pour souscription au capital des PME passe de 18 à 25 % (amendement de Gabriel Attal, EPR, adopté par 83 voix contre 32). Le plafond du PEA-PME est porté de 225 000 à 300 000 euros (41 voix contre 34).
⛽
Frais réels : barème kilométrique relevé
Pour les revenus 2026, le barème des frais kilométriques des véhicules non électriques ne pourra pas être inférieur à celui de l'année précédente majoré de 10 %, en raison du prix du carburant (amendement de Gabriel Attal, 35 voix contre 8).
💍
Prestation compensatoire hors de l'impôt
Les prestations compensatoires versées après un divorce ne seraient plus imposables (amendement LFI de Sarah Legrain, 54 voix contre 13). Pourquoi c'est la troisième fois.
📰
Niche des journalistes plafonnée
L'avantage fiscal des journalistes ne pourra plus réduire leur impôt de plus de 850 euros par an (amendement LFI d'Aurélien Le Coq, 73 voix contre 49). Le vote en détail.

S'y ajoutent plusieurs dispositions sur les dons aux associations, dont une réduction d'impôt portée à 75 % pour les dons aux victimes de catastrophes naturelles (notre article), et la prolongation de deux exonérations : celle de la prime de partage de la valeur jusqu'à fin 2027, celle de la prise en charge par l'employeur de l'abonnement de transport de ses salariés jusqu'à fin 2029. Toutes ces mesures restent fragiles : elles ne survivent que si la première partie est adoptée le 3 novembre, et le gouvernement peut demander d'ici là une seconde délibération pour faire revoter un article.

Lundi 19 octobre : les collectivités épargnées

La dernière journée avant la pause a porté sur les dotations et les prélèvements des collectivités locales, que le gouvernement voulait mettre à contribution. Les principaux votes :

🏛️
Article 37 : la contribution de 2,5 milliards supprimée
Le prélèvement de 2,5 milliards d'euros sur les recettes des collectivités a été supprimé par 125 voix contre 33, avec le RN et toute la gauche, contre Ensemble pour la République et la Droite républicaine. Qui a voté quoi.
🧱
Article 35 : le remboursement de TVA aux communes maintenu
La baisse de 5 points du taux du FCTVA, le fonds qui rembourse aux collectivités la TVA de leurs investissements, a été supprimée par 125 voix contre 16.
🧾
Article 36 : l'écrêtement de la TVA locale rejeté
Les amendements de suppression ont été repoussés par 69 voix contre 51, le RN votant avec le camp présidentiel. Mais l'article lui-même, une fois amendé, n'a pas été adopté, à main levée, selon le compte rendu de la séance.
🗺️
Régions et Grand Paris : deux articles tombés
L'article 39, qui retirait aux régions 157 millions d'euros d'accise sur l'énergie, a été supprimé par 73 voix contre 32. L'article 40, sur le financement de la Métropole du Grand Paris, a été rejeté par 79 voix contre 61.

Les articles 34 (la dotation globale de fonctionnement, relevée de 356 millions d'euros par un amendement adopté par 41 voix contre 36), 38 (174 millions d'euros de compensations aux régions, adopté par 97 voix contre 56) et 41 (le tableau des prélèvements sur recettes au profit des collectivités) ont été adoptés. Les comptes rendus de la séance de l'après-midi et de celle du soir détaillent chaque vote.

Qui fait la majorité : le RN arbitre, le bloc central perd

Le bloc gouvernemental (Ensemble pour la République, Démocrates, Horizons) n'a gagné que lorsque les socialistes ou le RN votaient avec lui : la contribution européenne avec les socialistes, l'article 4 sur les dons avec le RN. Quand le RN et la gauche votent ensemble, comme sur l'article liminaire ou sur l'article 3, il perd. Le RN avait déjà refusé, le 13 octobre, la motion de rejet des socialistes (149 voix pour, 236 contre), choisissant de débattre du texte.

« Le Haut Conseil des finances publiques a d’ailleurs rendu son verdict : sur 28 milliards d’efforts bidon, 17 proviennent d’augmentations d’impôts. »

Jean-Philippe Tanguy
Jean-Philippe Tanguy
RN
Somme (4)
Voir la fiche →

À gauche, La France insoumise a voté contre les articles 4 et 55, et Aurélien Le Coq promet la défaite du texte. Les socialistes, qui avaient voté le budget de la Sécurité sociale 2026 mais rejeté celui de l'État, ont voté pour la contribution européenne et contre l'article 4.

« Ce budget sera battu, par la censure ou par la rue. Il sera votre tombeau. »

Aurélien Le Coq
Aurélien Le Coq
LFI-NFP
Nord (1)
Voir la fiche →

Ce qui reste à examiner avant le vote du 3 novembre

Les gros morceaux de la partie recettes n'ont pas encore été abordés. L'open data de l'Assemblée compte, au 21 octobre, les amendements suivants encore sans sort :

🏢
L'impôt des entreprises (article 15 et suivants)
534 amendements après l'article 15 et 32 sur l'article lui-même : surtaxe des grandes entreprises, holdings familiales, superprofits pétroliers, taxe Zucman, crédit d'impôt recherche.
🏘️
Fiscalité locale et véhicules (articles 25 et 26)
277 amendements après l'article 26 (taxe foncière, résidences secondaires, logements vacants) et 174 après l'article 25, sur la fiscalité des véhicules.
📊
Taxes affectées et chambres de commerce (article 42)
193 amendements sur les plafonds des taxes reversées aux agences et opérateurs, dont la coupe de 125 millions des CCI.
🎓
Prépas et BTS payants, TVA sur la télévision
L'article 54 (droits d'inscription de 270 euros en prépa et 178 euros en BTS, 11 amendements) et l'article 16 (TVA à 20 % sur les abonnements de télévision, 26 amendements), supprimés en commission, n'ont pas été revotés. Notre article sur les prépas.
⚖️
L'article d'équilibre (article 57)
Le dernier article fixe le solde du budget de l'État et le plafond des emplois. Il devra tenir compte des milliards de recettes déjà retirés par les votes de séance. C'est après lui seulement que l'Assemblée vote sur l'ensemble de la première partie.
Comment ça marche : la première partie d'un budget fixe les recettes et l'équilibre ; la seconde, celle des dépenses, ne peut pas être discutée tant que la première n'a pas été adoptée. Si les députés la rejettent le 3 novembre, tout le budget tombe en première lecture à l'Assemblée : les 149 amendements adoptés et les sept articles supprimés ou rejetés n'existent plus, et le texte part au Sénat dans la version du gouvernement, comme le budget 2026 en novembre 2025. Si elle est adoptée, la seconde partie s'ouvre le jour même. Suivre le texte →

Ce qu'un rejet le 3 novembre changerait

Un rejet n'arrêterait pas la procédure. Le Sénat examinerait le texte du gouvernement, une commission mixte paritaire de sept députés et sept sénateurs chercherait ensuite un accord, et l'Assemblée garderait le dernier mot en lecture définitive, où le gouvernement peut recourir au 49.3. Le report du vote ne change pas les délais de la Constitution : l'Assemblée a jusqu'au 17 novembre pour sa première lecture, le Parlement jusqu'au 17 décembre ; au-delà, le gouvernement peut mettre le budget en vigueur par ordonnance. Sans budget au 31 décembre, une loi spéciale permet de continuer à lever l'impôt, comme en décembre 2024 et décembre 2025.

C'est le scénario de l'an dernier : première partie rejetée par 404 voix contre 1 le 21 novembre 2025, échec de la commission mixte paritaire le 19 décembre, loi spéciale, puis adoption du budget 2026 le 2 février 2026 par 49.3, sans vote des députés sur l'ensemble. Cette année, la marge est plus courte : la session s'arrête le 28 février 2027, quatre mois plus tôt que d'habitude, pour la présidentielle.

Le calendrier du budget 2027, date par date

Jeudi 1er octobre 2026
Présentation du projet de loi de finances et du budget de la Sécurité sociale pour 2027 en Conseil des ministres ; dépôt à l'Assemblée.
Du 7 au 9 octobre 2026
Examen en commission des finances : 211 amendements adoptés, sept articles supprimés, puis rejet de la première partie par 31 voix contre 3.
Mardi 13 octobre 2026
Ouverture de la séance. La motion de rejet des socialistes est repoussée par 236 voix contre 149.
Mercredi 14 octobre 2026
Article liminaire supprimé, article 1er adopté, contribution européenne (article 55) adoptée par 111 voix contre 93. Le compte rendu.
Jeudi 15 octobre 2026
Article 2 (barème) adopté par 96 voix contre 0 ; article 3 (retraités) supprimé par 116 voix contre 30 ; 74 scrutins dans la journée. Le compte rendu.
Vendredi 16 octobre 2026
Articles 4 (dons) et 5 (apport-cession) adoptés ; 71 scrutins. Séance levée à minuit après l'article 5.
Lundi 19 octobre 2026
Débat sur les finances locales, puis articles 34 à 41 : contribution de 2,5 milliards et baisse du FCTVA supprimées. Séance levée à minuit ; l'examen est suspendu.
Mardi 20 octobre 2026
Le vote prévu sur les recettes n'a pas lieu. Ouverture du budget de la Sécurité sociale : la motion de rejet de La France insoumise est repoussée par 259 voix contre 128.
Vendredi 23 octobre 2026
L'Assemblée rejette la partie recettes du budget de la Sécurité sociale par 115 voix contre 1 : le texte part au Sénat, qui l'examine à partir du 9 novembre.
Mardi 27 octobre 2026
Reprise de la première partie du budget de l'État, jusqu'au lundi 2 novembre (sauf le jeudi 29). Le vote solennel sur le budget de la Sécurité sociale, prévu ce jour-là, n'a plus d'objet : le texte a été rejeté le 23 octobre.
Mardi 3 novembre 2026, après-midi
Vote solennel sur la première partie (recettes), après les questions au gouvernement. Si elle est adoptée, ouverture de la seconde partie, mission par mission.
Mardi 17 novembre 2026
Vote solennel sur l'ensemble du budget de l'État. Fin du délai de 40 jours de l'Assemblée en première lecture ; le texte part au Sénat.
Jeudi 17 décembre 2026
Fin du délai de 70 jours de l'article 47 de la Constitution. Au-delà, ordonnance possible.
Dimanche 28 février 2027
Clôture anticipée de la session ordinaire, avant la présidentielle (premier tour le 18 avril).

Chaque scrutin public est nominatif : la position de votre député sur chacun des 188 votes de la première partie figure sur sa fiche personnelle. Pour voir ce que le budget change pour vous, mesure par mesure, consultez notre dossier budget 2027.

Pour aller plus loin