Responsabilité d'une route déclassée
Christine HerzogUC
Sénatrice — Moselle
La question
✓ Réponse du gouvernement
L'entretien d'une voie du domaine public routier ou de ses dépendances incombe, en principe, à la personne qui en est gestionnaire. La dépense obligatoire qui en découle est mise à la charge de la commune lorsqu'il s'agit d'une voie communale (article L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales), et du département lorsqu'il s'agit d'une voie départementale (article L. 3321-1 du même code).
Le déclassement correspond à un acte administratif prononcé par la personne publique propriétaire du bien et destiné à permettre la sortie de celui-ci du domaine public. Pour que le déclassement soit effectif, la voie doit également avoir fait l'objet d'une désaffectation de fait qui consiste en un simple constat que le bien n'est plus affecté au service public.
Le déclassement d'une voie n'a pas pour effet de transférer l'obligation d'entretien incombant à son gestionnaire. Seul un transfert de propriété, que ce soit au bénéfice d'une autre collectivité territoriale (CE, 27 décembre 2019, n° 420302) ou d'une personne privée, a pour effet de transférer cette obligation.
Aussi, en l'absence d'une cession amiable, sans déclassement préalable, à une autre personne publique (article L. 3112-1 du code général de la propriété des personnes publiques) ou d'une aliénation à une personne privée, le département demeure responsable de l'entretien d'une route départementale déclassée.
Source : senat.fr ↗
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