Rapport de l'observatoire des libertés associatives
Yan ChantrelSER
Sénateur — Français établis hors de France (Série 2)
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 26/03/2026M. le président. La parole est à Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative.
Mme Marina Ferrari, ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Monsieur le sénateur Chantrel, je vous remercie de cette question qui me permet de rappeler que la liberté associative est l'un des piliers de la démocratie française. Bien évidemment, le Gouvernement y demeure pleinement attaché et fidèle, garantissant le respect de l'esprit de la loi de 1901, dont nous nous apprêtons à fêter le 125e anniversaire.
Certains acteurs - vous faites référence à un rapport sur le sujet - relèvent des inquiétudes sur le respect des libertés associatives et s'interrogent sur les critères d'attribution des financements publics. Des associations indiquent, par exemple, avoir subi des retraits ou des refus de subventions en lien, est-il allégué, avec leur position militante.
Je veux être très claire sur ce point, monsieur le sénateur : l'action du Gouvernement s'inscrit pleinement et strictement dans le cadre légal et dans celui du contrat d'engagement républicain. À la page 20 du rapport que vous citez, il est bien souligné qu'aucune suspicion ne pèse sur les services de l'État.
Le contrat d'engagement républicain ne conditionne absolument pas les opinions ; au contraire, celui-ci garantit le respect des principes républicains. Il ne cible donc pas ces derniers, il les protège.
Les cas de refus et de retrait de subventions sur ce fondement par les représentants de l'État sont extrêmement rares. Ils se limitent à des cas pour lesquels un problème est avéré et, comme toute décision administrative, sont susceptibles de recours, toujours sous le contrôle du juge administratif. Le droit protège donc la liberté associative.
Les choix peuvent différer entre exécutifs locaux, comme vous l'avez relevé, en matière tant d'attribution de financements que d'accès à des locaux appartenant à la collectivité. Il leur appartient d'en assumer la responsabilité dans le respect de la loi, comme je l'ai rappelé.
En outre, le Gouvernement a fait le choix de stabiliser les financements associés au soutien de la vie associative. Je songe notamment au fonds de coopération de la jeunesse et de l'éducation populaire (Fonjep), au fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) ou encore à Guid'Asso, qui permet à nos associations d'être mieux accompagnées dans leurs démarches ou dans le conseil juridique. Monsieur le sénateur, nous répondons donc présents pour répondre aux besoins des structures et les soutenir financièrement. (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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