Suppression de postes au sein de l'Office national des forêts
Laurent BurgoaLes Républicains
Sénateur — Gard
La question
M. Laurent Burgoa attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la suppression de postes au sein de l'Office national des forêts (ONF). En effet, la présentation du projet de loi de finances pour 2025 a suscité une vive inquiétude parmi les élus des communes et collectivités forestières, notamment en Occitanie. Ils dénoncent une réduction significative des moyens alloués aux collectivités, une baisse drastique des dotations et du Fonds vert, et plus particulièrement, la suppression de 95 postes au sein de l'Office National des Forêts. Cette décision s'inscrit dans un contexte où les enjeux climatiques et environnementaux liés à la gestion durable de nos forêts sont devenus cruciaux.
Les élus rappellent que la forêt publique représente 11 % du territoire national et constitue un puits de carbone essentiel pour atténuer les effets du changement climatique, tout en jouant un rôle primordial dans la prévention des incendies et la préservation de la biodiversité. Or, malgré l'urgence climatique que nous vivons, les perspectives financières pour la forêt sont sombres et l'ONF, dont l'expertise est indispensable aux communes, continue de voir ses effectifs se réduire.
Alors que la Cour des Comptes appelle à renforcer ses moyens pour mieux protéger nos forêts et soutenir la transition écologique, il lui demande quelles garanties il peut apporter aux élus locaux, pour que l'État prenne pleinement ses responsabilités dans la préservation des forêts publiques.
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 29/05/2025Le projet de loi de finances (PLF) pour 2025 prévoyait une baisse des effectifs de l'office national des forêts (ONF) de 95 postes, laquelle correspondait à une application du schéma d'emplois associé au contrat conclu entre l'État et l'établissement. Toutefois, dans un contexte marqué par la nécessaire adaptation des forêts publiques au changement climatique, la protection, la gestion et la régénération des forêts publiques restent une priorité du Gouvernement. En conséquence, le Gouvernement a pris la décision d'annuler cette baisse. Par ailleurs, dans un contexte budgétaire très contraint, il est envisagé que les moyens financiers alloués à l'ONF soient préservés, notamment pour les missions d'intérêt général confiées à l'établissement, confirmant ainsi le soutien de l'État à son opérateur forestier.
Source : senat.fr ↗
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