Communication du ministère des affaires étrangères
Édouard CourtialUC
Sénateur — Oise
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/05/2024M. Jean-Noël Barrot, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé de l'Europe. Monsieur le sénateur Courtial, je vous prie d'excuser Stéphane Séjourné, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, qui est retenu aujourd'hui à Weimar avec ses homologues polonais et allemand.
S'agissant de la Cour pénale internationale, le Quai d'Orsay a simplement rappelé ce que sont le droit et le principe de conventionnalité, à savoir que la France reconnaît l'indépendance de la Cour pénale internationale.
M. le ministre a aussi rappelé que cette reconnaissance n'implique en aucun cas et d'aucune manière une équivalence entre, d'une part, le Hamas, un groupe terroriste qui s'est rendu coupable du pire massacre antisémite depuis la Shoah, qui a revendiqué et célébré des attaques barbares, des actes de torture et des violences sexuelles, et, d'autre part, Israël, un État démocratique, qui doit respecter le droit international dans la conduite d'une guerre qu'il n'a pas provoquée lui-même. Voilà ce que Stéphane Séjourné a rappelé à son homologue israélien ce matin même.
En ce qui concerne le décès du président iranien, le Quai d'Orsay s'en est tenu aux usages protocolaires entre pays qui entretiennent des relations diplomatiques, ce qui n'enlève rien aux différends que nous avons avec l'Iran, en particulier eu égard à son action déstabilisatrice dans l'ensemble du Moyen-Orient. Je pense à son action au Liban, en Syrie, et en particulier à l'agression inacceptable de l'Iran contre l'État d'Israël du 13 avril dernier, que nous avons publiquement condamnée. Je pense aussi à la répression intolérable des mouvements pour les libertés publiques, et notamment pour les droits des femmes, au développement illégal et irresponsable du programme nucléaire iranien et, enfin à l'indigne politique d'otages d'État dont sont victimes quatre de nos compatriotes.
Le respect des usages protocolaires n'enlève rien à la fermeté avec laquelle la France s'adresse à l'Iran. (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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