Infirmiers sapeurs-pompiers
Joshua HochartNI
Sénateur — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/02/2024Mme Dominique Faure, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité. Monsieur le sénateur Hochart, le conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Nord, sous l'autorité du président du département, a engagé une réflexion sur le recentrage de ses activités de soutien sanitaire pour mieux s'articuler avec le service d'aide médicale urgente (Samu) et tout simplement éviter d'envoyer des infirmiers et des médecins sur des opérations de secours à la personne pouvant être prises en charge, notamment en milieu urbain, par le Samu.
Quoi de mieux qu'une meilleure coordination, notamment entre les « rouges » et les « blancs » ? Nous sommes pour notre part très heureux que le Sdis du Nord conduise cette réflexion.
Je relève que rien n'interdit à un Sdis de faire un tel choix pour son organisation, pour peu qu'il continue à assurer ses missions de secours. Chaque Sdis peut avoir une approche différente du sujet en fonction des réalités territoriales qui sont les siennes.
Dans les territoires ruraux, l'intervention des équipes médicales des Sdis est souvent la plus rapide. Dans les zones plus urbaines, la réponse du Samu est très souvent plus efficace.
Pour ce qui est du Sdis du Nord, les infirmiers et les médecins resteront toujours en soutien des sapeurs-pompiers en opération. Je tiens donc à rassurer les sapeurs-pompiers qui s'en inquiéteraient.
Le Gouvernement reste, comme toujours, très attentif aux conditions d'emploi de nos sapeurs-pompiers. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Joshua Hochart, pour la réplique.
M. Joshua Hochart. Madame la ministre, la coordination se fera les uns avec les autres, et non les uns sans les autres, comme le veut le Sdis du Nord.
Les belles paroles ne suffisent plus. Je me permettrai de faire un parallèle avec ce merveilleux jour de la Saint-Valentin : en politique, comme en amour, seules comptent les preuves ! Alors, au boulot ! (Exclamations amusées. - Mme Christine Herzog applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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