Routes de l'Oise et canicule
Michel GuiniotRN
Député — Oise (6)
La question
M. Michel Guiniot interroge M. le ministre des transports sur les dégâts subis par les routes françaises du fait des canicules. Dans le département de l'Oise, plusieurs tronçons de route ont dû être fermés durant les périodes de fortes chaleurs du fait de leur impraticabilité. La direction générale du patrimoine routier et immobilier du département de l'Oise le reconnaît, l'entretien des routes est fait pour économiser les fonds publics, mais cela occasionne des frais supplémentaires pour maintenir les infrastructures en état durant des évènements exceptionnels. Il l'interroge donc sur la manière dont il envisage d'accompagner les petites communes pour faire face aux évènements naturels exceptionnels.
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/09/2026Les routes départementales représentent 380 000 km en France et les routes communales 700 000 km. Elles jouent un rôle essentiel pour nos concitoyens, mais doivent faire face au vieillissement du patrimoine. Les départements ont su relever ce défi : selon les données de l'observatoire national de la route, entre 2021 et 2024, le pourcentage de chaussées en bon état est passé de 61 % à 62,8 % et le pourcentage d'ouvrages d'art en bon état est passé de 53,9 % à 59,1 %. Ces routes sont également soumises aux aléas climatiques, qui peuvent parfois causer des dégâts. Les fortes chaleurs ne constituent toutefois pas l'aléa présentant les conséquences les plus lourdes : les cas de ressuage du bitume, tel que celui évoqué dans l'Oise, sont heureusement rares et généralement liés à un défaut de formulation ou de mise en œuvre. En revanche, d'autres aléas comme les inondations ou les mouvements de terrain peuvent causer des dégâts bien plus importants. En cas de catastrophe, l'État se mobilise aux côtés des collectivités, notamment par le fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit « fonds Barnier ». Au printemps 2025, la conférence « Ambition France Transports » a examiné de façon plus générale le besoin des collectivités pour l'entretien routier. Elle a néanmoins conclu que les données manquaient pour préciser les besoins d'investissement, et recommandé un audit de l'état du réseau routier départemental et communal structurant, à l'image de celui qui a été réalisé en 2018 sur le réseau routier national et qui est en cours d'actualisation. Cette mission échoira au Conseil d'orientation des infrastructures et sera réalisée en 2027. Pour le reste, les conclusions de la conférence « Ambition France Transports » consistent, concernant leur volet financier, à prévoir dans le cadre d'une nouvelle gouvernance des concessions autoroutières actant le retour de l'État, un accroissement des recettes de 2,5 Md€ par an à partir de 2036, bénéficiant à l'ensemble des infrastructures avec une priorité à la régénération, à la modernisation et à la performance des réseaux. Le détail de l'allocation de ces ressources sera précisé dans la première loi de programmation des infrastructures de transports, dont le principe est prévu à l'article 1er du projet de loi-cadre relatif au développement des transports qui a été adopté en première lecture, à une très large majorité au Sénat en séance publique le 28 avril dernier puis en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire à l'Assemblée nationale le 2 juillet.
Source : questions.assemblee-nationale.fr ↗
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